Montréal : Quand la police espionne les journalistes

novembre 5, 2016

C’est l’avalanche de révélations dans la province canadienne du Québec depuis une semaine. La police provinciale et celle de la ville de Montréal ont mis sur écoute des journalistes pour traquer leurs sources au sein des services de sécurité.

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Les relevés téléphoniques et des positions GPS en temps réel de téléphones de plusieurs journalistes d’investigation, de reporters de plusieurs médias, dont le diffuseur public Radio Canada, et d’un chroniquer vedette du journal La Presse ont été obtenus par la police. Dans certains cas, l’écoute a duré plusieurs années.

Bien que cette dernière ait obtenu au préalable un mandat d’une juge, les observateurs sont unanimes à y voir un abus et une atteinte à l’un des fondements de la démocratie. Les services de sécurité auraient pu arriver à leurs fins par d’autres moyens que de mettre sur écoute des représentants du quatrième pouvoir. Le chef de police de Montréal s’est voulu rassurant et a expliqué lors d’une conférence de presse, en mode gestion de crise, que cette «mesure est exceptionnelle».

Dans une rare réaction commune, les salles de rédaction des principaux journaux ont exprimé leur indignation face à cet espionnage électronique et ont demandé aux Parlements provincial et fédéral de prendre des mesures législatives pour protéger les sources journalistiques. Elles exigent de rendre plus contraignante «la procédure pour obtenir un mandat de surveillance contre un journaliste par les corps policiers».

De son côté, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s’est dite «révoltée» par cette surveillance. Elle estime que «l’espionnage téléphonique d’un journaliste d’une telle ampleur est du jamais vu au Québec». «Ce nouveau cas d’entrave policière au travail des médias crée un climat d’intimidation dans lequel tout divulgateur craindra désormais de parler à un journaliste.

Or, lorsque les gens ont peur de parler aux médias, les scandales restent cachés, la corruption se propage et les citoyens sont maintenus dans la noirceur. Il est dans l’intérêt du public de protéger la liberté fondamentale qu’est la liberté de la presse», estime le syndicat des journalistes.
Le gouvernement provincial a réagi en annonçant plusieurs mesures dont celles de mettre les mandats de surveillance contre les journalistes au même niveau que ceux appliqués aux avocats, juges et députés. Il a annoncé aussi la mise sur pieds d’une commission d’enquête publique.
Soutien d’Edward Snowden

Le célèbre lanceur d’alertes américain, Edward Snowden, qui a révélé au monde les pratiques de surveillance de masse de la National Security Agency (NSA), a apporté son soutien aux journalistes espionnés. Lors d’une visioconférence à l’université McGill de Montréal, l’informaticien exilé en Russie a estimé que ce qui vient de se passer «est une attaque radicale contre la liberté de la presse».

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Webdiffusée, son intervention a été projetée dans une salle qui n’arrivait pas à contenir les 600 personnes ayant pu y accéder. Plusieurs milliers d’autres ont dû rebrousser chemin après de longues heures d’attente. «Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, il est technologiquement et financièrement possible pour un gouvernement de traquer nos vies entières.

Ce n’est pas de la science-fiction. Ça se passe en ce moment», a-t-il rappelé faisant référence aux métadonnées qui permettent d’espionner sans faire des écoutes directes. Il a aussi mis en garde contre la banalisation de la perte de notion de vie privée qui est «la base de nos droits les plus fondamentaux. C’est la possibilité d’avoir ses propres idées, d’en discuter avec qui on veut. C’est la possibilité de communiquer avec qui on veut, de se rendre où on veut, de consulter ce que l’on veut sans que cela soit accumulé dans d’immenses banques de données, sans qu’on sache qui en fera quel usage dans le futur».

Par Samir Ben  Contactez moi

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Avant-première nord-américaine de Fadhma N’Soumer à Montréal : La Kabyle indomptée

octobre 31, 2016

Le film de Belkacem Hadjdadj retraçant l’épopée de Fadhma n’Soumer, héroïne de la résistance à l’occupation française dans les années 1850, sera projeté aujourd’hui (lundi 31.octobre) à Montréal en première nord-américaine.

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Programmé dans le cadre du Salon de la culture du Festival du Monde arabe de Montréal, il fait partie de la thématique des figures de la résistance. La programmation a retenu d’autres symboles : Nasser, Zénobya et Mohamed Ali.

La présentation du film a été confiée à la documentariste et journaliste Nadia Zouaoui. «Je suis plus qu’honorée de présenter ce film avec toute la symbolique que représente la rebelle Fadhma N’Soumer pour moi et pour les miens», a-t-elle publié sur les médias en incitant le public à venir nombreux.

L’espace Passerelle où aura lieu la projection risque de ne pas suffire pour accueillir tout le monde. Le débat qui suivra sera animé et modéré par le réalisateur Bachir Bensaddek, dont le film Montréal la blanche sera distribué prochainement en Algérie.
Produit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et Machaho production, Fadhma n’Soumer est sorti en 2014. D’une durée de 116 minutes, le film de Belkacem Hadjadj se décline, aussi, sous le titre de Burnous embrasé  (Avernus yerghan).

Le film se déroule à la fin de la décennie 1840, une dizaine d’années après la chute d’Alger, «mais la Kabylie reste largement insoumise. Elle est un creuset d’agitation contre l’occupant et le refuge de rebelles du nouvel ordre colonial. La France s’active à préparer la conquête de cette région stratégique. La résistance s’organise». «C’est dans ce contexte que grandit Fadhma, au sein d’une famille de notables lettrés liée à une puissante confrérie religieuse.

Elle révèle très vite une personnalité exceptionnelle qui ne peut se satisfaire du statut réservé à la femme dans la société rurale du XIXe siècle. Rejetant le mariage traditionnel, elle préfère la retraite solitaire. Jusqu’au jour où l’histoire en marche lui fait rencontrer un destin à sa mesure…»


Musique : Concert de la chanteuse Amel Zen à Montréal

octobre 31, 2016

Le public montréalais avait rendez-vous dimanche soir avec la chanteuse pop algérienne Amel Zen.  Elle se produira à la salle Le National dans le cadre de la 17e édition du Festival du monde arabe.

Arrivée depuis quelques jours dans la métropole canadienne, Amel Zen a pris le temps de s’imprégner d’une ville où vit la grande majorité des 100 000 Algériens du Canada.

Au programme de son concert: le répertoire de la chanteuse puisé dans son album éponyme sorti en 2013 et quelques reprises au bonheur des habitués du Festival du monde arabe qui ne sont pas que « communautaires ».  D’ailleurs, le festival  est un incontournable de la scène culturelle de cette ville cosmopolite. Très couru par le public ouvert à la diversité, il présente une programmation très éclectique qui est tout sauf folklorique.

« Le public montréalais est curieux. J’aime cette curiosité artistique », a-t-elle expliqué en entrevue avec  El Watan après son passage sur les ondes de Radio Canada pour promouvoir son concert.

« Je ne fais pas de la musique que pour le public algérien ou que pour la communauté. Je pense qu’il faut aller au-delà  et montrer au monde cette Algérie moderne », ajoute celle qui vient tout juste de revenir des Etats-Unis où elle a participé à OneBeat,  un programme d’échange interculturel.

Ce soir, le public aura l’occasion d’écouter son dernier Single Tlata qui remet au goût du jour un ancien texte de Melhoune de cheikh Mohamed El Nejjar, Tlata zahoua ou mraha (les trois passions). Elle lui donne une nouvelle vie avec des sonorités rock.

Artiste de son temps, la trentenaire en a fait un vidéo clip disponible sur Youtube et dont la réalisation a été confiée au Mexicain  Julio Carlos Zapata. Actuellement, il dépasse les 800 000 visionnements.

« Ce que j’aime dans les médias sociaux c’est que ça donne l’égalité des chances pour tout le monde. On n’est pas dans le favoritisme. Si vous mettez une vidéo sur youtube et qu’elle devient virale, les portes des labels peuvent s’ouvrir, des rencontres artistiques deviennent possibles… », explique cette ancienne candidate de l’édition 2007 de Alhane wa chabab (la star académie algérienne).

Avant ce vidéoclip, Amel Zen avait lancé un autre Single El Warda (la fleur) dont les arrangements et la production du son ont été confiés à Safy Boutella. Un autre clip connait aussi du succès sur Youtube, Kan ikoulli (il me disait) avec plus de 400 000 visionnements.

Architecte de formation et ancienne élève de l’Association de musique andalouse El Kaissaria de Cherchell (Tipaza), Amel Zen chante aussi en chenoui (berbère de la région de Gouraya). Sa chanson Yelis Iyourayen (La fille de Gouraya) est un hommage aux femmes de la région. De père chenoui et mère chaouie,  « elle pratiquait, nous a-t-elle confié, cette langue lors des week-ends chez sa grand-mère ».

Son album « d’essence ethno- pop algérienne comporte douze chansons. Elle est l’auteur-compositrice de huit titres. Deux autres ont été réalisés en collaboration avec des auteurs-compositeurs, Messaoud Agrane, Yanis Djama, Yacine Meziane et Gargour Amine, un titre du patrimoine, un instrumental, une reprise en berbère et le remix du single Kan I’koli fait par The Crossfaders. Les sujets abordés sont variés, entre autres, l’amour, la trahison, la nostalgie, l’enfance, l’hypocrisie », expliquait-elle à El Watan à sa sortie.

Sur scène, Amel Zen sera accompagnée par un orchestre venu d’Algérie auquel se sont joints quelques musiciens montréalais de la diaspora algérienne.

Elle participe au Festival du monde arabe avec le soutien de l’Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC).

La salle Le National peut accueillir jusqu’à 750 spectateurs.

Par Samir Ben  Contactez moi

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Mohamed Lachemi, recteur de l’Université Ryerson : Des bourses pour étudiants algériens brillants..

octobre 19, 2016

A la tête de l’université Ryerson (Toronto, Canada), avec ses 43 000 étudiants, en plus de ceux inscrits en formation continue, Mohamed Lachemi, ancien brillant diplômé en génie civil de l’université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO), estime, dans cet entretien accordé à El Watan Etudiant, que l’université algérienne devrait accorder plus de place à la mise en pratique et à l’application des notions théoriques que l’étudiant apprend en classe. Il se dit également prêt à accueillir des étudiants algériens brillants, qui pourront bénéficier de bourses dans son université. M. Lachemi était à Alger cette semaine dans le cadre d’un forum sur la diaspora algérienne au Canada, où il devait parler de partenariat entre son université et les universités algériennes.

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Vous venez d’être installé à la tête de l’université canadienne Ryerson. Pouvez-vous la présenter ?

Notre université compte maintenant environ 43 000 étudiants réguliers. Nous avons plusieurs programmes qui sont enseignés dans sept facultés (sciences, communication, ingénierie, architecture…). Nous favorisons l’entrepreneurship et l’innovation. La plus grande étant l’incubateur, où les étudiants peuvent créer leur propre emploi pendant leur formation. Ils y apprennent à être entrepreneurs et à prendre des risques.

Cet incubateur, appelé Digital Media Zone (DMZ), est l’un des plus grands en Amérique du Nord, il comprend 10 zones d’innovation (biomédical, énergies, design…) où les étudiants venant de différents départements peuvent collaborer entre eux. Ils mettent ensemble leurs idées et forment des compagnies qui contribuent à la société.

Donc, c’est une université qui prépare au monde du travail seulement ?

Oui, mais pas seulement, il y a beaucoup de programmes qui sont accrédités par des agences d’aide à la création d’entreprises et ça prépare bien les étudiants à l’emploi. L’étudiant doit y participer, donc la réflexion est au cœur de cette démarche. On peut faire les deux.

Vous connaissez les deux systèmes universitaires. Quelles différences y a-t-il entre les universités algériennes et canadiennes ?

Je pense qu’au niveau des universités algériennes, il y a un très bon travail qui se fait sur le côté théorique. Ce qui manque, sans jouer au donneur de leçons, c’est la liaison entre la théorie et l’aspect pratico-pratique. Au Canada, les universités sont fortes dans ce domaine. L’étudiant a toujours une idée avancée sur les applications pratiques de ce qu’on lui enseigne en classe ou dans le laboratoire. Bien sûr, l’aspect théorique est important mais il faudrait toujours voir son application.

Avez-vous été sollicité par l’Algérie pour d’éventuels partenariats avec votre université ?

J’ai été plus sollicité par des individus au niveau des universités algériennes et j’ai toujours répondu positivement. Je pense que c’est important pour n’importe quel Algérien d’aider son pays et d’aider les gens qui y sont.

J’ai une dette envers l’Algérie. J’ai encadré dans le passé et j’encadre des étudiants algériens, que ce soit à Sherbrooke ou à Ryerson. Depuis l’annonce de ma nomination, je reçois encore plus d’emails d’universitaires algériens. Ma présence au forum de la diaspora algérienne du Canada à Alger peut être un bon début. J’espère pouvoir développer des partenariats avec les universités algériennes.

Etes-vous intéressé par le recrutement d’étudiants algériens dans votre université ?

Bien sûr. Il y a des possibilités pour les étudiants brillants d’avoir des bourses ici. Il faut le mentionner et en tenir compte. Je serais très heureux d’aider des gens qui sont en train de réfléchir à une formation à l’étranger.

Que doivent-ils faire ?

Dans les universités canadiennes, le processus est toujours le même, il faut faire une demande. Une bonne moyenne et une maîtrise de l’anglais sont nécessaires. Il y a plus de possibilités dans le Canada anglais qu’au Québec.

Quels conseil pourriez-vous donner aux étudiants algériens ?

S’il y a un conseil que je donnerais à un étudiant qu’il soit à Ryerson ou en Algérie, c’est le travail acharné. Pour les étudiants algériens qui veulent étudier au Canada, je leur dis de ne pas laisser l’anglais devenir un obstacle. On peut apprendre l’anglais.

Quand je suis venu au Canada, je ne parlais pas un seul mot d’anglais. Je l’ai appris par moi-même, je ne suis jamais allé dans une école pour l’apprendre. C’est un conseil que je donne. C’est une réalité maintenant, surtout dans le domaine scientifique.

La langue qui peut aider les gens à avancer, c’est l’anglais. Je parle bien du domaine scientifique, je ne parle pas du côté linguistique. Nous avons des collaborations avec des instituts français où je donne des conférences en anglais à leur demande. Les jeunes Algériens ont une capacité énorme à apprendre les langues.

Bio express :

Né en 1962 à Bordj Bounaâma dans la wilaya de Tissemsilt, Mohamed Lachemi obtient son baccalauréat série mathématiques à Relizane. Après une année de tronc commun à Tiaret, il passe quatre ans à l’université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO). Au bout d’un parcours exceptionnel, il décroche un ingéniorat en génie civil en 1986.

Ce brillant étudiant bénéficie d’une bourse d’étude de l’Etat algérien qui lui permet de s’inscrire à l’université de Sherbrooke (Canada) où il décroche un doctorat en génie civil. Il entame en 1993 une carrière de chercheur au sein du centre d’excellence sur le béton de la même université.

En 1998, il est recruté par l’université Ryerson comme professeur au département de génie civil qu’il finit par diriger. Avec des centaines de publications dans son domaine et des collaborations avec plusieurs universités et centres de recherche dans le monde, la carrière de Mohamed Lachemi culmine avec son installation, la semaine dernière, à la tête de l’université Ryerson, dont il devient le 9e recteur depuis sa fondation en 1948.

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Journées de la diaspora algérienne du Canada : Le gouvernement écarte le professeur Omar Aktouf

octobre 17, 2016

Le professeur en management aux Hautes études commerciales (HEC) Montréal, Omar Aktouf, ne mâche pas ses mots quand il parle des Journées scientifiques et culturelles des Algériens du Canada qui se déroulent cette semaine à Alger à l’occasion de la Journée nationale de l’émigration. Son nom ne figure pas sur la liste de la cinquantaine de membres de la diaspora, entre scientifiques, artistes et autres, invités par le ministère des Affaires étrangères.

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«Je dois avouer que je suis profondément attristé et atteint par tant de dédain immérité, tant de haine et de hogra. Je n’en reviens pas ! Comment peuvent-ils avoir ce culot de me considérer comme une “non-compétence” ?», explique celui qui a quitté l’Algérie il y a une trentaine d’années, mais qui a maintenu un contact constant avec le pays.

«Je vois bien que je suis considéré comme un gros zéro par mon pays (via les initiateurs de la diaspora d’ici ? ndlr) pendant que je saute ces jours-ci d’un avion à l’autre pour la Colombie, le Pérou, l’Équateur…, pour lancer mes écrits traduits, prononcer conférences, programmes et leçons inaugurales… Pas étonné ! C’est de la censure fasciste pure et simple», rajoute ce professeur pourfendeur de la “croissance infinie” et du libéralisme.

Ce nouvel épisode d’une relation en dents de scie avec les autorités de son pays lui rappelle la cabale montée contre lui vers la fin des années 90. Les autorités avaient mis en doute son patriotisme quand il s’est levé contre les accords de l’Algérie avec le FMI et la Banque mondiale. Du coup, le gouvernement l’avait écarté de la liste TOKTEN du PNUD (le Programmes des Nations Unies pour le développement) qui permet aux compétences des diasporas du Sud d’aider leurs pays d’origine.

Plus récemment, il a participé à une rencontre du Conseil national économique et social (CNES) à Alger. Mais apparemment, la lune de miel a été de courte durée puisque le gouvernement est revenu à ses vieilles habitudes. Le professeur Omar Aktouf croit que son discours anti-libéral dérange toujours.

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Omar Aktouf n’est pas le seul à avoir été évincé de la participation à ces journées. Un autre intellectuel, Aziz Farès, ancien animateur et producteur radio en Algérie et qui continue la production et l’animation au Canada avec une émission à Radio VM de Montréal, a, quant à lui, été contacté avant d’être écarté. «Ils prennent qui ils veulent. Ça m’est égal. Je n’attends rien de personne. Je constate simplement que les critères sont fondés sur le beni âamisme et le chtih. Les écrivains ne les intéressent pas. Je ne critique pas ceux et celles qui sont partis : ce sont des gens très bien», écrit sur Facebook celui qui vient de publier un essai sur l’islamisme, L’encre des savants est plus sacrée que le sang des martyrs*.

En 2009, sa maison d’édition de l’époque, les Éditions du terroir, avait édité le livre Notre ami Bouteflika, de l’État rêvé à l’État scélérat, un ouvrage collectif sous la direction de Mohamed Benchicou. C’est probablement le livre qui l’a «perdu».

Farid Salem, un autre membre de la diaspora algérienne au Canada qui vient de réactiver son association Solidarité Québec Algérie, ne demande qu’une seule chose : «Que ceux qui ont été choisis ne parlent pas au nom des Algériens du Canada.»

Pour Youcef Bendada, économiste à la retraite qui avait travaillé un temps au Consulat d’Algérie à Montréal, «l’événement en lui-même mérite d’être souligné, mais c’est le manque de transparence dans le choix de la cinquantaine de personnes qui me pose problème.»

Il est vrai que la culture de la dissimulation a encore de beaux jours devant elle puisqu’il a été impossible de connaître qui participe à ces Journées et selon quels critères de choix. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé : les «heureux élus» auraient même reçu consigne de ne pas trop ébruiter l’événement avant de prendre l’avion.

 

* Aux éditions XYZ, Montréal, 2016, 130 pages….. ISBN 9782892619911.

 

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Omar Aktouf nous interpelle avec raison…

octobre 17, 2016

Je publie, ici, une contribution de l’économiste Youcef Bendada suite à la publication dans les colonnes d’El Watan du testament intellectuel d’Omar Aktouf

Omar Aktouf nous interpelle avec raison…

Je ne peux laisser le dernier cri-testament de notre ami et (un des plus grands à mes yeux) intellectuel Omar Aktouf sans une suite digne — je l’espère — de la hauteur qu’il prend pour interpeller son pays et… le monde.

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Ce monde devenu, à raison, fou au point d’organiser sa finitude chaque jour davantage. Je commencerai par réagir à quelques réactions et propos que j’ai lus ou entendus de-ci de-là, puis je rappellerai succinctement qui est Omar Aktouf, rappeler ses faits de science, et enfin donner mon point de vue, en tant qu’économiste, sur l’importance et l’originalité des accusations qu’il porte à l’encontre des «sciences psychopathiques» que sont devenus l’économie et le management.

Les réactions à son testament : entre suppliques et malveillance gratuite

Il n’y a pas si longtemps, mais quatre années tout de même, dans El Watan du  22 juillet 2012 j’écrivais, lorsqu’on l’a soumis au lynchage médiatique, dans ces mêmes colonnes : «Faut-il faire taire Omar Aktouf  ?»*

Y serait-on arrivé aujourd’hui ? A l’usure. Comme beaucoup j’espère bien que non. Et comme beaucoup je lui lance à mon tour un solennel appel pour qu’il revienne sur sa décision et continuer à nous éclairer, à nous faire réfléchir avec la franchise, la vigueur et la rigueur qui font sa signature. La très grosse majorité des réactions et commentaires lus ou entendus depuis la publication de ce testament va dans ce sens et je m’en réjouis. Mais je me réjouis bien moins de lire ou entendre dire, entre autres, qu’il serait «déconnecté de la réalité», «gauchiste attardé», ou encore qu’il «n’apporte aucune solution», qu’il ne fait que «critiquer», tout en «crachant dans la soupe» d’un Occident où lui-même «a choisi de se la couler douce», «après avoir bien profité de l’Algérie».

Que de mauvaise foi et faux procès ! Je suis atterré de voir que, sans cesse, on continue plus à s’attaquer au «messager qu’au message». Facilité et lâcheté, sinon calomnie. Je mets au défi quiconque de prouver avec un extrait quelconque de ses nombreuses publications comment et en quoi il serait déconnecté de la réalité ? Et de laquelle ? En quoi ses propos seraient preuves de «gauchisme dépassé» ? Et puis, lorsqu’on invoque l’absence de «solutions», de quelles solutions parle-t-on ?

De celles qui consisteraient à «rassurer» les «élites», à dire comment, malgré tout ce qu’il dénonce, on peut tranquillement continuer à vouloir rêver de tous devenir des Bill Gates ? On lui fait là un gigantesque faux procès car des solutions il en donne à chaque bout d’analyse : il y en a par chapitres entiers dans La stratégie de l’autruche, et même dans la préface ! Il y en a dans toutes ses publications où il revient inlassablement sur les modèles scandinave, allemand, malais et j’en passe, il y en a tout autant dans cette dernière parution où il parle de «croissance zéro», «d’économie circulaire», de ce que font des pays comme l’Islande et la Suisse avec le système financier-bancaire, de revoir à fond les rôles de la finance et de l’infinie croissance du PNB, etc., etc. Ne sont-ce pas là des solutions ? Ou alors des «solutions» dont on ne veut pas ? Quant au fait qu’il aurait choisi de se la couler douce en Occident après avoir abondamment profité de l’Algérie, je renvoie qui le veut bien à la déchirante préface de l’édition algérienne de Algérie entre l’exil et la curée y lire noir sur blanc qu’il a été mis à la porte de son pays, et même que celui-ci lui est débiteur !

Omar Aktouf : un homme authentique, un grand patriote, un esprit libre et encyclopédique    

Des générations d’étudiants qui ont étudié ses écrits ou avec lui témoignent de l’extraordinaire qualité de son enseignement. Son principal ouvrage, Le management entre tradition et renouvellement, qui en est à sa 5e édition, est le livre de référence obligatoire en la matière à HEC Montréal depuis… 1989 ! Un record de longévité à faire verdir d’envie nombre de ses «confrères» ! Ceci à telle enseigne que l’Algérie fait venir à grands frais des «experts» canadiens, et même français, qui ont été formés par ses écrits et ses idées ! J’en ai rencontré plus d’un ne comprenant rien à l’ostracisme dont il est l’objet. Omar Aktouf n’a aucune crainte d’écrire ou dire carrément, sans détours, les choses comme il les pense. Et jusqu’à présent, nul n’a prouvé qu’il pense faux.

Alors, que lui reproche-t-on ? D’être un homme authentique tout simplement. D’être un vrai patriote jusqu’à se faire montrer la porte de l’exil parce qu’il refusait compromis et compromissions. D’être un esprit libre qui, jamais, ne plie devant aucune sorte de pouvoir, aucun consensus de «profiteurs de systèmes». Y compris à HEC Montréal, il est victime de son intransigeance et de sa franchise envers les carnages du capitalisme néolibéral. Il y est un véritable «électron libre», sauvage et insoumis, honni par nombre de ses collègues, adorés par ses étudiants, traité en «vedette» en Amérique latine.

Mais nul ne peut rien contre lui car ses positions, aussi choquantes soient-elles pour tous les aplaventristes de ce monde, sont toujours bétonnées, imparables, solidement documentées et démontrées, mais surtout basées sur un véritable savoir encyclopédique. Voilà qui lui vaut jalousies, envies, fiels, injures à sa personne qui n’ont d’égal, comparé à lui, que l’inculture de ceux qui le dénigrent. Je défie quiconque de ceux-là de déconstruire le puissant raisonnement (et avec quel défi en un format aussi court !) qu’il conduit à propos de l’éclairage des sciences fondamentales en matière de croissance infinie et de légitimité épistémologique de la dite «valeur ajoutée/création de richesses».

Qui parmi eux en a la capacité ? Les connaissances ? L’art du discours ? La verve et la concision du propos ? Détracteurs lâchement à couvert, à vos claviers ! Chiche !

Un «fou-charlatan»… largement reconnu, sollicité et respecté ! Et un grand visionnaire

Comment peut-on être «charlatan», «fou», «déconnecté», «sans solutions» et être — entre bien d’autres citations et distinctions nationales et internationales —, parmi les 75 personnalités choisies comme «contributeurs les plus significatifs à l’histoire récente du Canada» !?**, ou encore avoir été consultant, presque en dizaines d’années, auprès de gros ministères français ? De la prestigieuse agence de coopération internationale allemande GTZ ? Du gigantesque groupe Desjardins du Québec ? De la célèbre multinationale papetière Cascades ? Conférencier parmi les plus invités au Brésil, Colombie, Mexique ?

C’est en connaissance de cause que je suis un soutien sans réserve de ses graves critiques adressées à l’économie néoclassique-néolibérale et son «complice», le management.

Omar Aktouf interpelle l’Algérie en mettant toujours le doigt là où cela fait très mal, mais il interpelle aussi le monde. Il a vu — et écrit —, en ce qui concerne l’Algérie, bien avant tout le monde ce que nul ne voyait venir : «La décennie noire et l’inexorable chute vers le chaos de notre pays». Comme il a vu venir dès 2006 la fameuse crise des Subprimes ! La même chose, en ce qui concerne le monde, pour la mondialisation néolibérale et ses ravages : ne nage-t-on pas dans ses dégâts de partout ? Qui peut le nier ? Les tyrans grecs faisaient tuer les annonceurs de mauvaises nouvelles.

Combien aujourd’hui s’acharnent à — encore une fois ignoblement ad hominem, ou lâchement à couvert — vouloir symboliquement tuer Omar Aktouf ? Mais il est terriblement en avance, et il a terriblement raison, et «ils» le savent. Sa magistrale, même si rapide et courte, démonstration de l’ineptie grave de ces fausses sciences, économie néolibérale et management, qu’il qualifie de psychopathiques, est tout simplement inattaquable.

Or voilà, de mon point de vue, le pivot, le cœur, la raison d’être centrale, «LE» message poignant de ce courageux «testament». Pourquoi ne suscite-t-il, en tant que tel, aucun débat jusque-là ? Ne le comprend-on pas ? Refuse-t-on de le comprendre ? En a-t-on peur au point de se terrer derrière un silence qui en dit long ? En est-on tout simplement incapable, parce que Omar Aktouf interpelle ici le monde et l’Occident dans ce qu’ils ont de plus ancré et de sacré : leur pseudo apport de «progrès» à l’humanité qui se révèle n’être que destructions exponentielles ! Preuves scientifiques et encyclopédiques à l’appui ! (pour la gouverne de ceux qui oseraient nier les liens qu’il fait entre économie-gestion-finances et physique-thermodynamique, je signale que figure dans La stratégie de l’autruche un magistral texte écrit par un physicien, professeur émérite international et directeur de laboratoire de recherche en thermodynamique, qui atteste vigoureusement que notre Omar Aktouf a non seulement raison de faire ces liens, mais qu’il a tout simplement ouvert un insoupçonnable nouveau champ de recherche multidisciplinaire !).

Je dois humblement avouer que, encore une fois, qu’avec le recul et les acquis de 30 années de pratique de gestion, je suis profondément secoué par cette titanesque analyse. J’avoue aussi que j’ai dû lire et relire, retourner au chapitre du livre La stratégie de l’autruche, fouiner ailleurs sur le sujet.

Analyse qui, autant dans ses prémices que dans ses conséquences, prouve indubitablement que, à cause de pseudo sciences comme l’économie néoclassique, puis le management qui va avec, comme Aktouf le dit si bien, notre monde marche sur sa tête depuis près de deux siècles ! Finie la litanie du «bel exemple occidental» ! Démasquée sa pseudo «civilisation développée» ! Et un Nobel d’économie — quelle ironie ! — à Omar Aktouf ! Oui, personnellement, je le crois largement de ce niveau. Ce serait justice pour cet esprit libre qui enrichit la science économique par sa vision totalement nouvelle, moderne de l’économie et du développement durable.
Par Youcef Bendada

Economiste (Montréal)

*https://lemontrealdz.wordpress.com/2012/07/22/faut-il-faire-taire-omar-aktouf/
**http://www.hec.ca/nouvelles/2009/2009011.html)


Alger : Journées de la diaspora algérienne au Canada

octobre 5, 2016

Alger accueillera du 14 au 19 du mois en cours les « Journées scientifiques et culturelles des Algériens du Canada ».

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Une cinquantaine d’artistes et de scientifiques algériens vivant au pays de l’érable s’envoleront la semaine prochaine de Montréal pour prendre part à l’événement qui se déroulera dans trois différents endroits de la capitale algérienne : le Palais de la culture, le musée du Bardo ainsi que la salle Ibn Zaidoun.

Quelques noms d’artistes et de scientifiques ont filtré de la liste des participants en l’absence de communication « officielle » : la chanteuse Lynda Thalie, la mezzo-soprano Fairouz Oudjida, le groupe des Amis de la musique andalouse de Montréal (AMAM) qui présentera aussi un volet berbère en l’absence du groupe Berbanya qui n’a pas pu participer pour des raisons de calendrier ainsi que le pianiste Mehdi-Bilal Ghazi.

En art visuel, les organisateurs ont retenu, entre autres, les œuvres de l’artiste Mehel et de l’Algéro-québécoise Nadia Ait Said.

Du côté des conférences scientifiques, on notera la présence, entre autres, de Bachir Mazouz, professeur à l’Ecole nationale d’administration publique (Québec) et du professeur et chercheur en génie électrique Mohamed Benhaddadi qui a reçu en juin dernier la médaille de Chevalier de l’Ordre national du Québec ou encore Mohamed Lachemi, le nouveau recteur de l’Université Ryerson de Toronto.

Bien que l’idée émane de membres de la communauté algérienne au Canada qui l’avaient proposé il y a plus de deux ans au ministre des affaires étrangères en visite à Montréal, l’organisation a été prise en charge par le Consulat général.

Les participants choisis répondent à un profil recherché, nous assure-t-on. Dans cette sélection, les organisateurs n’ont pas lancé un appel à participation mais ont préféré le contact direct et quelques réunions « discrètes ». Ceci fera certainement des mécontents qui se manifesteront à l’annonce de l’événement.

Plusieurs secteurs n’ont pas été pris en compte mais devraient l’être dans de futures éditions de ces journées qui sont appelées à être renouvelées – la version 2016 est considérée comme une expérience pilote. On pensera aux sports,  à la jeunesse, à l’économie et l’entreprise ou encore, et non des moindres, la littérature avec ses écrivains et ses maisons d’édition..

Reste à répondre à la question de la finalité de ce genre d’événement, qui, on imagine fera courir les caméras des télévisions publiques et privées.  On nous assure qu’au-delà de l’opération de communication, le réseautage  et le contact direct seront au cœur de l’événement. Plus de 100 000 Algériens vivent au Canada. La quasi-totalité réside dans la région de Montréal.

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———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun. ——————————

copyright – 2012-2016 – Samir Ben


L’Algérien Mohamed Lachemi installé à la tête de l’Université Ryerson de Toronto

octobre 1, 2016

Mohamed Lachemi, ancien brillant diplômé en génie civile de l’Unviersité des sciences et de la technologie d’Oran (USTO) a pris vendredi dernier ses fonctions comme doyen et président de l’Université Ryerson lors d’une cérémonie tenue dans cette institution du centre-ville de Toronto.

Ryerson University-Ryerson University Appoints Mohamed Lachemi a

Nommé le 1er avril dernier à la tête de cette université canadienne fondée en 1948 et qui compte près de 40 000 étudiants, Mohamed Lachemi est détenteur, entre autres, d’un doctorat de l’université de Sherbrooke.
Né en 1962, il est arrivé au Canada dans les années 80. En 1998, il entre à l’université Ryerson pour occuper le poste de professeur dans son domaine et devenir le doyen de sa faculté. Il gravira tous les échelons pour accéder finalement à la tête de cette institution classée 20e au Top 100 des universités canadiennes.
A cette occasion, Mohamed Lachemi a annoncé la creation d’un fonds pour soutenir l’accès à l’éducation à son université.
«Nous savons tous que l’accès à l’universtié transforme des vies. Je vais commencer à contacter les donateurs pour créer ce nouveau fonds qui ouvrira lesportes de l’université aux autres comme ce fut le cas pour moi. Ce fonds aidera ceux qui sont dans le besoin y compris les jeunes aborigènes du Canada et les étudiants venant d’autres pays», a déclaré celui qui a vécu dans la province du Québec au début de son émigration avant de déménager en Ontario où se trouve l’université qu’il préside maintenant.

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Air Canada annonce le vol Montréal-Alger sans escale

septembre 28, 2016

Air Canada vient d’annoncer par voie de communiqué le lancement à partir du 26 juin 2017 d’un vol direct entre Montréal et Alger à raison de quatre vols par semaine.

 

Comme diraient les Jamaïcains : « Ya Mon! ». Plus tôt dans la journée, l'appareil Airbus 319 aux couleurs d'Air Canada rouge a pris son envol pour la Jamaïque depuis Toronto, marquant le début des opérations pour la ligne aérienne qui offrira des vols pour des vacances en Europe et dans les Caraïbes au départ de Toronto et Montréal. (Groupe CNW/Air Canada rouge)

La compagnie canadienne privilégie la haute saison, pour le moment, puisque le programme annoncé s’étalera jusqu’au 27 octobre 2017.  « Misant sur le succés d’Air Canada à Casablanca, le service à destination d’Alger sera le seul vol sans escale exploité par un transporteur canadien entre Montréal et cette ville d’Afrique du Nord, établissant Air Canada comme un joueur de premier plan dans le marché important et grandissant entre le Canada et l’Algérie. Ce sera notre deuxieme destination en Afrique, ce qui fait d’Air Canada l’un des rares transporteurs internationaux qui exploitent des vols à destination des six continents habités », affirme Benjamin Smith, président de la division Transport de passagers d’Air Canada.

 

La nouvelle liaison saisonnière sera assurée par Air Canada Rouge, la filiale low cost de la compagnie canadienne. La desserte se fera au moyen d’appareils Boeing 767-300ER de 282 places avec trois options de confort, selon la même source : la classe économique;  la place Préférence, offrant plus d’espace pour les jambes; et Premium Rouge, offrant plus d’espace personnel et un service supérieur. La vente des billets n’est pas encore ouverte.  A rappeler qu’Air Canada dessert déjà Alger à partir de Montréal via Francfort (Allemagne) en paretenariat avec Lufthansa. De son côté, Air Algérie a une ligne directe depuis juin 2007.

(Mise à jour : 30.09.2016)

Questions à John Reber, porte-parole d’Air Canada

Air Canada pourrait maintenir le vol Montréal-Alger après le saison estivale 

 

Vous lancez une ligne qui est exploitée par Air Algérie depuis près de 10 ans, pourquoi ce retard ?
Comme toute décision d’entreprendre une nouvelle liaison aérienne, cela dépend de la disponibilité des avions et il faut ensuite exploiter le service avec le bon type d’appareil adapté au marché pour assurer son succès commercial.
Avec la récente expansion du parc aérien d’Air Canada et la création de notre filiale Air Canada Rouge, nous pouvons maintenant aller de l’avant.

Le lancement effectif de la ligne attend l’approbation du gouvernement canadien? Y a-t-il un point en particulier qui bloque ?

Il n’y a rien particulier à signaler, car nous avons les droits pour cette liaison. Nous attendons la mise à jour de la documentation avant de lancer la mise en vente des billets.
D’un autre côté, nous sommes en train de compléter les démarches [auprès des autorités algériennes, NDLR] afin d’avoir le droit de vendre les billets en Algérie, et nous n’attendons pas de problème à ce niveau.

Vous avez opté pour votre branche Low Cost pour cette ligne, pour quelles raisons ?
Nous avons créé notre filiale Air Canada Rouge surtout pour desservir les destinations où il y a une forte demande chez les gens qui veulent rendre visite à leur famille, en vacances, quand les gens cherchent le meilleur rapport qualité-prix pour cela, et souvent de façon saisonnière. Air Canada Rouge est la solution parfaite et son succès en témoigne.

Sur le plan des prix, avez-vous prévu des promotions ?
De façon générale, nous procédons aux promotions pour stimuler le marché au besoin, mais les promotions ne sont jamais annoncées à l’avance.

Y a-t-il un plan pour étendre les vols au-delà de la période estivale ?
Cela dépendra de la demande du marché et du rendement de la desserte. Comme fait preuve de notre nouvelle liaison Montréal-Casablanca, en effet, c’était un grand succès après seulement la première saison, et nous y retournerons en avril 2017 de façon permanente pour offrir un vol toute l’année.

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Un salon pour les Maghrébins du Québec

septembre 26, 2016

Une communauté de près de 300 000 personnes se devait d’avoir son propre salon sans une ville aussi cosmopolite que Montréal. C’est chose faite depuis deux ans.

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Le deuxième Salon du développement Canado-Maghrébin se tiendra les vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre au Palais des Congrès de Montréal.

Loin de tout folklore que peuvent suggérer les regroupements communautaires, ce salon organisé par le Conseil des Maghrébins au Canada, un organisme qui a l’âge du salon qu’il chapeaute, veut « réunir dans un même lieu les principaux intervenants pour développer et promouvoir les intérêts des maghrébins au Canada.»

Il « sera l’occasion parfaite pour souligner le multiculturalisme de la société canadienne et l’importance de l’intégration linguistique, sociale et professionnelle de la communauté maghrébine », expliquent les organisateurs.

Le salon se déclinera en quatre pavillons : Associations et organismes gouvernementaux, Culture et tourisme,  Entrepreneuriat, emploi et service et finalement Éducation et formation.

Site du Salon : http://saloncanadomaghrebin.ca/

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