La 3ème édition du couscous des Amériques

novembre 19, 2016

Pour célébrer ses 20 ans, le journal de la communauté algérienne et maghrébine de Montréal, Alfa, organise le samedi 26 novembre la troisième édition du Couscous des Amériques.

couscousdesameriques

Au-delà de la célébration de la rencontre entre les cultures, l’événement est une occasion pour une levée de fonds pour soutenir financièrement cette publication fondée par Mustapha Chelfi, l’un des deux doyens(*) des journalistes algériens de Montréal.

Quelques soucis de santé de l’ancien journaliste d’Algérie Actualité l’avait poussé à suspendre la publication du journal il y a un peu plus d’une année.

En juin dernier, il avait lancé un appel aux investisseurs potentiels intéressés par Alfa. «La communauté est devenue importante. Elle mériterait de disposer de médias qui parle d’elle et rejoignent également la société d’accueil. Alfa, journal francophone, a les capacités d’élargir son lectorat et de toucher un plus grand nombre de lecteurs.», affirmai-t-il dans son appel aux investisseurs dans la communauté et en dehors.

 

Détails :  

Quand : 26 novembre 2016, à partir de 18h30.

Où : La salle de réception du Centre Héllenique,
5757, avenue Wilderton Montréal (Qc) H3S 2K8.

Pour les billets :

514 531-1382
514 649-1382
514 686-4464

 

(*) l’autre étant le journaliste Aziz Fares.

 

Par Samir Ben  Contactez moi

———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun. ——————————

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Quand Justin Trudeau encourage les jeunes leaders d’origine algérienne

novembre 16, 2016

Quoi faire pour booster un événement ? Amine Salah, président de Mont-Algérie, une association de jeunes issus de la diaspora algérienne au Canada, n’est pas allé par quatre chemins pour y répondre : Faire appel à Justin Trudeau !

 

Lui et son équipe ont « bataillé » pendant plusieurs mois pour convaincre l’entourage du jeune Premier ministre canadien Justin Trudeau de soutenir leur événement, le Maghreb Young Leaders Exposition (MYLE), qui se tient ce mercredi soir- le 16 novembre.

Et ce ne sera pas un simple message envoyé aux participants. Justin Trudeau qui a bâti une image d’un dirigeant 2.0, les a gratifiés d’une vidéo qui moussera certainement la soirée. Et comme tout politicien qui se respecte, cet appui est aussi un clin d’œil aux électeurs d’origine maghrébine qui vivent dans sa circonscription montréalaise.

« Nous avions besoin d’une personne influente pour nous soutenir. Et ca envoie un magnifique message d’espoir pour les jeunes entrepreneurs issus de l’immigration maghrébine et autre », nous confie Amine Salah qui est aussi analyste en intelligence d’affaire chez la compagnie CGI.

Ce dernier a succédé à Saad Benguerrah, l’un des membres fondateurs de Mont Algérie en 2012, qui est cadre actuellement dans le secteur de la santé au Québec.

Le Maghreb Young Leaders Exposition (MYLE) est un événement dédié à l’entrepreneuriat et au recrutement des jeunes de 18 à 35 ans.

« Les étudiants maghrébins, canadiens ou internationaux, les entrepreneurs de tout genre, les nouveaux arrivants à la recherche d’emploi et d’orientation ainsi que les professionnels en administration des affaires et en informatique » sont invités par Mont Algérie qui organise l’événement en partenariat avec le Conseil des Maghrébins du Canada et INICIA networking, un regroupement  de compétences algériennes à travers le monde.

En plus des ateliers et conférence, cet événement gratuit « se clôturera par un cocktail réseautage qui permettra d’échanger entre jeunes diplômés, entrepreneurs et membres de grandes entreprises ».

 

Sur Facebook : https://www.facebook.com/events/178032029304473/

 

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Montréal : Défilé de haute couture algérienne

novembre 11, 2016

En 2011, la créatrice de mode Zahia Belbachir se faisait connaître à travers son premier concours Miss Arabia à Montréal. A l’époque l’événement n’était pas ouvert aux hommes !

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 Cinq ans plus tard, la fondatrice de la Boutique montréalaise Soucamélias organise, ce vendredi soir,  un défilé de mode sur le thème du costume algérien à travers les époques. Cette-fois, les homes seront les bienvenus !

Colossale tâche, mais pas insurmontable pour cette battante originaire d’Oran. Aucune région du pays n’a été oubliée. La tradition sera maintenue mais subira quelques touches de modernité. « Le costume Algérien sera mis en valeur à ce rendez-vous de la Haute couture algérienne. Avec des touches de modernité sur fond artisanal. », explique l’organisatrice.

Les mannequins se déambuleront dans des tenues algéroises, kabyles, chaouies, constantinoises, oranaises, targuies et autres, sur une musique originale de Mohamed Rouane.

Zahia Belbachir a ratissé large en ouvrant les invitations en dehors de la communauté. Sa clientèle n’étant pas que maghrébine. On y trouve aussi des Québécoises et d’autres d’origines diverses.

 

Lien : https://www.facebook.com/events/1824715037762915/

 

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Justin Trudeau prêt à travailler avec Donald Trump

novembre 10, 2016

Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, s’est dit impatient de travailler avec Donald Trump au lendemain de la victoire de ce dernier.

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«Nous sommes impatients de travailler de très près avec le président élu, M. Trump, et avec son administration et le Congrès des États-Unis au cours des prochaines années, notamment sur les dossiers du commerce, de l’investissement ainsi que de la paix et de la sécurité internationales.», a déclaré Justin Trudeau dans une déclaration diffusée mercredi matin par son service de presse.

Le Canada, le voisin du nord des Etats-Unis avec lesquels il partage une frontière commune de près de 9 000 km,  a suivi de très près l’élection américaine.

Plusieurs enjeux retiennent l’attention au pays de l’érable qui est « naturellement gouverné » par les libéraux plus proches du Parti démocratique que de Donald Trump.

Justin Trudeau s’est gardé d’afficher publiquement sa préférence pendant la campagne électorale, lui le grand ami de Barack Obama.

Pendant sa campagne électoral, celui qui sera le 45e président des Etats-Unis n’a pas cessé de décrier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Il a demandé « de le renégocier l’ALÉNA et a promis de le déchirer s’il n’y avait pas de négociations », selon les médias locaux. Le climat et les réfugiés peuvent aussi être un objet de discrode.

La veille, l’ambassadeur des Etats-Unis à Ottawa s’est voulu rassurant quel qu’en soit l’issue. «Indépendamment de qui remporte cette course, la relation entre le Canada et les États-Unis continuera de s’épanouir et d’être très forte, a-t-il affirmé à l’agence   de presse canadienne. Je sais que nous continuerons d’être les meilleurs amis, partenaires commerciaux et alliés.»

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La deuxième génération des jeunes Maghrébins s’organise

novembre 8, 2016

Mont-Algérie, un regroupement de jeunes Algériens du Québec organise le 16 novembre prochain le Maghreb Young Leaders Exposition (MYLE), un événement dédié à l’entrepreneuriat et au recrutement des jeunes.

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Les organisateurs ratissent large. « Les étudiants maghrébins, canadiens ou internationaux, les entrepreneurs de tout genre, les nouveaux arrivants à la recherche d’emploi et d’orientation ainsi que les professionnels en administration des affaires et en informatique » sont invités par ce regroupement fondé en 2012.

En plus des ateliers et conférence, cet événement gratuit « se clôturera par un cocktail réseautage qui permettra d’échanger entre jeunes diplômés, entrepreneurs et membres de grandes entreprises », affirme, dans un communiqué, Amine Salah, président de Mont-Algérie.

La particularité de cette association est que la majorité de ses membres sont des jeunes étudiants ou diplômés issus de l’immigration algérienne au Québec. Ils sont nés au Canada ou arrivés très jeunes où ils y ont fait leur scolarité.

Pour l’observateur de la communauté algérienne du Canada qui compte un peu plus de 100 000 personnes, tout un changement de paradigme est en train de s’opérer. Les jeunes issus de cette communauté et qui n’ont pas de problèmes d’intégration comme auraient pu avoir leurs parents en leur temps, se prennent en charge et agissent naturellement selon les codes du pays où ils vivent.

Plus d’info : https://www.facebook.com/events/178032029304473/

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Les terrasses de Merzak Allouache projeté ce samedi à Montréal

novembre 6, 2016

L’avant-dernier film de Merzak Allouache Les Terrasses sorti en 2013 a été projeté samedi soir à Montréal, dans le cadre du volet cinéma de la 17e édition du Festival du monde arabe.

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Dans les yeux de Merzak Allouache, la société algérienne actuelle peut se raconter en cinq histoires en  autant de moments d’une journée (les appels à la prière) et sur cinq différentes terrasses.

Le choix de terrasses pour voir l’Algérie est un choix naturel. Dans différentes discussions avec  les journalistes, le réalisateur explique que les terrasses en Algérie se sont transformées au fil du temps de lieux exclusivement féminins en des endroits où vivent les gens à cause de la crise du logement. Des terrasses qui sont « des espaces clos, devenus miroirs à ciel ouvert des contradictions, de la violence, de l’intolérance et des conflits sans fin qui minent la société algérienne ».

Comme le festival du monde arabe de Montréal n’est pas à proprement parler un festival de cinéma, les organisateurs se sont permis de retenir le film qui est déjà disponible sur DVD. Merzak Allouache ne sera pas présent à la projection de son film.

Les Terrassesétait dans la sélection officielle de la Mostra de Venise 2013 et du Prix Lumières de la presse étrangère (Paris) 2016.

Le réalisateur algérien a déjà été primé à Montréal. La dernière récompense lui est revenue en avril dernier lors du festival de cinéma Vues d’Afrique.  Son film Madame Courage (2015) a décroché le prix du meilleur long métrage.

Au programme du festival du monde arabe

Un autre film algérien sera projeté aujourd’hui, dimanche 6. Il s’agit de Maintenant, ils peuvent venir (2015) de Salem Brahimi. Il a été dans la sélection officielle du festival du film de Toronto en 2015 et a obtenu plusieurs prix dans d’autres festivals : Prix du meilleur « Nouveau réalisateur », Festival international du film Kosmorama, 2016 et Prix du Jury, Festival international du film de Dubaï, 2015. Montréal la blanche, une production québécoise de Bachir Bensaddek sera projeté mercredi 9 novembre. Le film Fadhma N’soumer de Belkacem Hadjadj a été projeté au début du festival.

A rappeler aussi qu’au menu du Salon de la culture du festival, Soheib Bencheikh, islamologue et ancien mufti de Marseille a donné samedi une conférence sur le concept d’islamophobie.

Plus d’info : http://festivalarabe.com/event/33-cin-les-terrasses/

 

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Montréal : Quand la police espionne les journalistes

novembre 5, 2016

C’est l’avalanche de révélations dans la province canadienne du Québec depuis une semaine. La police provinciale et celle de la ville de Montréal ont mis sur écoute des journalistes pour traquer leurs sources au sein des services de sécurité.

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Les relevés téléphoniques et des positions GPS en temps réel de téléphones de plusieurs journalistes d’investigation, de reporters de plusieurs médias, dont le diffuseur public Radio Canada, et d’un chroniquer vedette du journal La Presse ont été obtenus par la police. Dans certains cas, l’écoute a duré plusieurs années.

Bien que cette dernière ait obtenu au préalable un mandat d’une juge, les observateurs sont unanimes à y voir un abus et une atteinte à l’un des fondements de la démocratie. Les services de sécurité auraient pu arriver à leurs fins par d’autres moyens que de mettre sur écoute des représentants du quatrième pouvoir. Le chef de police de Montréal s’est voulu rassurant et a expliqué lors d’une conférence de presse, en mode gestion de crise, que cette «mesure est exceptionnelle».

Dans une rare réaction commune, les salles de rédaction des principaux journaux ont exprimé leur indignation face à cet espionnage électronique et ont demandé aux Parlements provincial et fédéral de prendre des mesures législatives pour protéger les sources journalistiques. Elles exigent de rendre plus contraignante «la procédure pour obtenir un mandat de surveillance contre un journaliste par les corps policiers».

De son côté, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s’est dite «révoltée» par cette surveillance. Elle estime que «l’espionnage téléphonique d’un journaliste d’une telle ampleur est du jamais vu au Québec». «Ce nouveau cas d’entrave policière au travail des médias crée un climat d’intimidation dans lequel tout divulgateur craindra désormais de parler à un journaliste.

Or, lorsque les gens ont peur de parler aux médias, les scandales restent cachés, la corruption se propage et les citoyens sont maintenus dans la noirceur. Il est dans l’intérêt du public de protéger la liberté fondamentale qu’est la liberté de la presse», estime le syndicat des journalistes.
Le gouvernement provincial a réagi en annonçant plusieurs mesures dont celles de mettre les mandats de surveillance contre les journalistes au même niveau que ceux appliqués aux avocats, juges et députés. Il a annoncé aussi la mise sur pieds d’une commission d’enquête publique.
Soutien d’Edward Snowden

Le célèbre lanceur d’alertes américain, Edward Snowden, qui a révélé au monde les pratiques de surveillance de masse de la National Security Agency (NSA), a apporté son soutien aux journalistes espionnés. Lors d’une visioconférence à l’université McGill de Montréal, l’informaticien exilé en Russie a estimé que ce qui vient de se passer «est une attaque radicale contre la liberté de la presse».

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Webdiffusée, son intervention a été projetée dans une salle qui n’arrivait pas à contenir les 600 personnes ayant pu y accéder. Plusieurs milliers d’autres ont dû rebrousser chemin après de longues heures d’attente. «Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, il est technologiquement et financièrement possible pour un gouvernement de traquer nos vies entières.

Ce n’est pas de la science-fiction. Ça se passe en ce moment», a-t-il rappelé faisant référence aux métadonnées qui permettent d’espionner sans faire des écoutes directes. Il a aussi mis en garde contre la banalisation de la perte de notion de vie privée qui est «la base de nos droits les plus fondamentaux. C’est la possibilité d’avoir ses propres idées, d’en discuter avec qui on veut. C’est la possibilité de communiquer avec qui on veut, de se rendre où on veut, de consulter ce que l’on veut sans que cela soit accumulé dans d’immenses banques de données, sans qu’on sache qui en fera quel usage dans le futur».

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Avant-première nord-américaine de Fadhma N’Soumer à Montréal : La Kabyle indomptée

octobre 31, 2016

Le film de Belkacem Hadjdadj retraçant l’épopée de Fadhma n’Soumer, héroïne de la résistance à l’occupation française dans les années 1850, sera projeté aujourd’hui (lundi 31.octobre) à Montréal en première nord-américaine.

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Programmé dans le cadre du Salon de la culture du Festival du Monde arabe de Montréal, il fait partie de la thématique des figures de la résistance. La programmation a retenu d’autres symboles : Nasser, Zénobya et Mohamed Ali.

La présentation du film a été confiée à la documentariste et journaliste Nadia Zouaoui. «Je suis plus qu’honorée de présenter ce film avec toute la symbolique que représente la rebelle Fadhma N’Soumer pour moi et pour les miens», a-t-elle publié sur les médias en incitant le public à venir nombreux.

L’espace Passerelle où aura lieu la projection risque de ne pas suffire pour accueillir tout le monde. Le débat qui suivra sera animé et modéré par le réalisateur Bachir Bensaddek, dont le film Montréal la blanche sera distribué prochainement en Algérie.
Produit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et Machaho production, Fadhma n’Soumer est sorti en 2014. D’une durée de 116 minutes, le film de Belkacem Hadjadj se décline, aussi, sous le titre de Burnous embrasé  (Avernus yerghan).

Le film se déroule à la fin de la décennie 1840, une dizaine d’années après la chute d’Alger, «mais la Kabylie reste largement insoumise. Elle est un creuset d’agitation contre l’occupant et le refuge de rebelles du nouvel ordre colonial. La France s’active à préparer la conquête de cette région stratégique. La résistance s’organise». «C’est dans ce contexte que grandit Fadhma, au sein d’une famille de notables lettrés liée à une puissante confrérie religieuse.

Elle révèle très vite une personnalité exceptionnelle qui ne peut se satisfaire du statut réservé à la femme dans la société rurale du XIXe siècle. Rejetant le mariage traditionnel, elle préfère la retraite solitaire. Jusqu’au jour où l’histoire en marche lui fait rencontrer un destin à sa mesure…»


Musique : Concert de la chanteuse Amel Zen à Montréal

octobre 31, 2016

Le public montréalais avait rendez-vous dimanche soir avec la chanteuse pop algérienne Amel Zen.  Elle se produira à la salle Le National dans le cadre de la 17e édition du Festival du monde arabe.

Arrivée depuis quelques jours dans la métropole canadienne, Amel Zen a pris le temps de s’imprégner d’une ville où vit la grande majorité des 100 000 Algériens du Canada.

Au programme de son concert: le répertoire de la chanteuse puisé dans son album éponyme sorti en 2013 et quelques reprises au bonheur des habitués du Festival du monde arabe qui ne sont pas que « communautaires ».  D’ailleurs, le festival  est un incontournable de la scène culturelle de cette ville cosmopolite. Très couru par le public ouvert à la diversité, il présente une programmation très éclectique qui est tout sauf folklorique.

« Le public montréalais est curieux. J’aime cette curiosité artistique », a-t-elle expliqué en entrevue avec  El Watan après son passage sur les ondes de Radio Canada pour promouvoir son concert.

« Je ne fais pas de la musique que pour le public algérien ou que pour la communauté. Je pense qu’il faut aller au-delà  et montrer au monde cette Algérie moderne », ajoute celle qui vient tout juste de revenir des Etats-Unis où elle a participé à OneBeat,  un programme d’échange interculturel.

Ce soir, le public aura l’occasion d’écouter son dernier Single Tlata qui remet au goût du jour un ancien texte de Melhoune de cheikh Mohamed El Nejjar, Tlata zahoua ou mraha (les trois passions). Elle lui donne une nouvelle vie avec des sonorités rock.

Artiste de son temps, la trentenaire en a fait un vidéo clip disponible sur Youtube et dont la réalisation a été confiée au Mexicain  Julio Carlos Zapata. Actuellement, il dépasse les 800 000 visionnements.

« Ce que j’aime dans les médias sociaux c’est que ça donne l’égalité des chances pour tout le monde. On n’est pas dans le favoritisme. Si vous mettez une vidéo sur youtube et qu’elle devient virale, les portes des labels peuvent s’ouvrir, des rencontres artistiques deviennent possibles… », explique cette ancienne candidate de l’édition 2007 de Alhane wa chabab (la star académie algérienne).

Avant ce vidéoclip, Amel Zen avait lancé un autre Single El Warda (la fleur) dont les arrangements et la production du son ont été confiés à Safy Boutella. Un autre clip connait aussi du succès sur Youtube, Kan ikoulli (il me disait) avec plus de 400 000 visionnements.

Architecte de formation et ancienne élève de l’Association de musique andalouse El Kaissaria de Cherchell (Tipaza), Amel Zen chante aussi en chenoui (berbère de la région de Gouraya). Sa chanson Yelis Iyourayen (La fille de Gouraya) est un hommage aux femmes de la région. De père chenoui et mère chaouie,  « elle pratiquait, nous a-t-elle confié, cette langue lors des week-ends chez sa grand-mère ».

Son album « d’essence ethno- pop algérienne comporte douze chansons. Elle est l’auteur-compositrice de huit titres. Deux autres ont été réalisés en collaboration avec des auteurs-compositeurs, Messaoud Agrane, Yanis Djama, Yacine Meziane et Gargour Amine, un titre du patrimoine, un instrumental, une reprise en berbère et le remix du single Kan I’koli fait par The Crossfaders. Les sujets abordés sont variés, entre autres, l’amour, la trahison, la nostalgie, l’enfance, l’hypocrisie », expliquait-elle à El Watan à sa sortie.

Sur scène, Amel Zen sera accompagnée par un orchestre venu d’Algérie auquel se sont joints quelques musiciens montréalais de la diaspora algérienne.

Elle participe au Festival du monde arabe avec le soutien de l’Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC).

La salle Le National peut accueillir jusqu’à 750 spectateurs.

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Mohamed Lachemi, recteur de l’Université Ryerson : Des bourses pour étudiants algériens brillants..

octobre 19, 2016

A la tête de l’université Ryerson (Toronto, Canada), avec ses 43 000 étudiants, en plus de ceux inscrits en formation continue, Mohamed Lachemi, ancien brillant diplômé en génie civil de l’université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO), estime, dans cet entretien accordé à El Watan Etudiant, que l’université algérienne devrait accorder plus de place à la mise en pratique et à l’application des notions théoriques que l’étudiant apprend en classe. Il se dit également prêt à accueillir des étudiants algériens brillants, qui pourront bénéficier de bourses dans son université. M. Lachemi était à Alger cette semaine dans le cadre d’un forum sur la diaspora algérienne au Canada, où il devait parler de partenariat entre son université et les universités algériennes.

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Vous venez d’être installé à la tête de l’université canadienne Ryerson. Pouvez-vous la présenter ?

Notre université compte maintenant environ 43 000 étudiants réguliers. Nous avons plusieurs programmes qui sont enseignés dans sept facultés (sciences, communication, ingénierie, architecture…). Nous favorisons l’entrepreneurship et l’innovation. La plus grande étant l’incubateur, où les étudiants peuvent créer leur propre emploi pendant leur formation. Ils y apprennent à être entrepreneurs et à prendre des risques.

Cet incubateur, appelé Digital Media Zone (DMZ), est l’un des plus grands en Amérique du Nord, il comprend 10 zones d’innovation (biomédical, énergies, design…) où les étudiants venant de différents départements peuvent collaborer entre eux. Ils mettent ensemble leurs idées et forment des compagnies qui contribuent à la société.

Donc, c’est une université qui prépare au monde du travail seulement ?

Oui, mais pas seulement, il y a beaucoup de programmes qui sont accrédités par des agences d’aide à la création d’entreprises et ça prépare bien les étudiants à l’emploi. L’étudiant doit y participer, donc la réflexion est au cœur de cette démarche. On peut faire les deux.

Vous connaissez les deux systèmes universitaires. Quelles différences y a-t-il entre les universités algériennes et canadiennes ?

Je pense qu’au niveau des universités algériennes, il y a un très bon travail qui se fait sur le côté théorique. Ce qui manque, sans jouer au donneur de leçons, c’est la liaison entre la théorie et l’aspect pratico-pratique. Au Canada, les universités sont fortes dans ce domaine. L’étudiant a toujours une idée avancée sur les applications pratiques de ce qu’on lui enseigne en classe ou dans le laboratoire. Bien sûr, l’aspect théorique est important mais il faudrait toujours voir son application.

Avez-vous été sollicité par l’Algérie pour d’éventuels partenariats avec votre université ?

J’ai été plus sollicité par des individus au niveau des universités algériennes et j’ai toujours répondu positivement. Je pense que c’est important pour n’importe quel Algérien d’aider son pays et d’aider les gens qui y sont.

J’ai une dette envers l’Algérie. J’ai encadré dans le passé et j’encadre des étudiants algériens, que ce soit à Sherbrooke ou à Ryerson. Depuis l’annonce de ma nomination, je reçois encore plus d’emails d’universitaires algériens. Ma présence au forum de la diaspora algérienne du Canada à Alger peut être un bon début. J’espère pouvoir développer des partenariats avec les universités algériennes.

Etes-vous intéressé par le recrutement d’étudiants algériens dans votre université ?

Bien sûr. Il y a des possibilités pour les étudiants brillants d’avoir des bourses ici. Il faut le mentionner et en tenir compte. Je serais très heureux d’aider des gens qui sont en train de réfléchir à une formation à l’étranger.

Que doivent-ils faire ?

Dans les universités canadiennes, le processus est toujours le même, il faut faire une demande. Une bonne moyenne et une maîtrise de l’anglais sont nécessaires. Il y a plus de possibilités dans le Canada anglais qu’au Québec.

Quels conseil pourriez-vous donner aux étudiants algériens ?

S’il y a un conseil que je donnerais à un étudiant qu’il soit à Ryerson ou en Algérie, c’est le travail acharné. Pour les étudiants algériens qui veulent étudier au Canada, je leur dis de ne pas laisser l’anglais devenir un obstacle. On peut apprendre l’anglais.

Quand je suis venu au Canada, je ne parlais pas un seul mot d’anglais. Je l’ai appris par moi-même, je ne suis jamais allé dans une école pour l’apprendre. C’est un conseil que je donne. C’est une réalité maintenant, surtout dans le domaine scientifique.

La langue qui peut aider les gens à avancer, c’est l’anglais. Je parle bien du domaine scientifique, je ne parle pas du côté linguistique. Nous avons des collaborations avec des instituts français où je donne des conférences en anglais à leur demande. Les jeunes Algériens ont une capacité énorme à apprendre les langues.

Bio express :

Né en 1962 à Bordj Bounaâma dans la wilaya de Tissemsilt, Mohamed Lachemi obtient son baccalauréat série mathématiques à Relizane. Après une année de tronc commun à Tiaret, il passe quatre ans à l’université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO). Au bout d’un parcours exceptionnel, il décroche un ingéniorat en génie civil en 1986.

Ce brillant étudiant bénéficie d’une bourse d’étude de l’Etat algérien qui lui permet de s’inscrire à l’université de Sherbrooke (Canada) où il décroche un doctorat en génie civil. Il entame en 1993 une carrière de chercheur au sein du centre d’excellence sur le béton de la même université.

En 1998, il est recruté par l’université Ryerson comme professeur au département de génie civil qu’il finit par diriger. Avec des centaines de publications dans son domaine et des collaborations avec plusieurs universités et centres de recherche dans le monde, la carrière de Mohamed Lachemi culmine avec son installation, la semaine dernière, à la tête de l’université Ryerson, dont il devient le 9e recteur depuis sa fondation en 1948.

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