Le wali d’Alger fait appel à la diaspora algérienne du Canada

juillet 3, 2017

Abdelkader Zoukh,  wali d’Alger, fait appel à la diaspora algérienne du Canada pour participer à la mise en œuvre du Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme et de son plan stratégique.

L’invitation a été lancée par le wali lors d’une rencontre organisée par le consul d’Algérie à Montréal, Abdelghani Cheriaf,  en présence du maire d’Alger-Centre, Abdelhakim Bettache, et des membres de la communauté algérienne du Canada activant dans la gestion urbaine et les technologies de l’information. Le concept de «ville intelligente» a été au centre de la rencontre.

La réunion s’est déroulée en marge du 12e Congrès mondial Metropolis, l’association mondiale des grandes métropoles, des grandes villes, auquel a pris part le wali d’Alger. «Il va y avoir des experts de la ville de Montréal qui viendront nous soutenir et nous assister dans notre démarche, plus particulièrement en matière d’études, de savoir-faire et d’expérience. On va profiter de leur expérience pour exécuter le Plan stratégique d’Alger», nous a affirmé le wali la semaine dernière à Montréal. «Nous allons faire appel aussi à la diaspora. J’ai rencontré quelques experts de la diaspora algérienne qui vivent à Montréal. Nous sommes en train de préparer une rencontre après les élections locales. Ce sera dans une semaine.

A partir de là, on va voir dans quels domaines ils peuvent contribuer à la mise en œuvre du Plan stratégique. C’est ce qui est en train de se faire avec notre diaspora en Europe», a-t-il ajouté. Cette déclaration a été faite à la fin d’une rencontre avec le maire de Montréal, Denis Coderre. Les deux hommes venaient de signer l’avenant à l’Entente d’amitié et de coopération entre la wilaya d’Alger et la Ville de Montréal. L’Entente initiale a été signée à Alger en mars 1999. Elle touche plusieurs domaines, dont l’environnement, la culture et les sports, l’horticulture, la botanique et la biodiversité, le vivre-ensemble, la gestion et la planification urbaines.

«Il y avait un protocole en 1999. Il n’a pas été suivi d’effet. Nous avons signé un avenant pour aller de l’avant. Comme nous avons un Plan stratégique au niveau d’Alger, on aimerait bénéficier de l’expérience montréalaise», a affirmé Abdelkader Zoukh. Le Plan stratégique a plusieurs aspects : la question des bidonvilles, la réhabilitation de tout le vieux bâti,  le plan lumière pour l’amélioration de l’éclairage public et l’éclairage des édifices emblématiques, le Plan vert et l’aménagement de la baie d’Alger, entre autres. A noter aussi qu’à la même occasion, le wali a signé l’adhésion d’Alger à l’Observatoire international des maires sur le vivre-ensemble, lancé en 2015 par le maire de Montréal.

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Air Canada va inaugurer le vol Montréal-Alger ce samedi

juin 30, 2017

Le premier vol direct d’Air Canada entre Montréal et Alger sera inauguré demain à partir de l’aéroport Pierre Elliott Trudeau, annonce la compagnie canadienne par voie de communiqué.

« Air Canada est ravie de proposer un service sans escale au départ de Montréal et à destination d’Alger, une nouvelle destination attrayante qui renforce la place de l’aéroport Montréal-Trudeau en tant que plaque tournante stratégique pour l’ensemble de l’est du Canada et du nord-est des États-Unis, a affirmé Benjamin Smith, président – Transporteurs de passagers d’Air Canada. Misant sur le succès du service d’Air Canada Montréal–Casablanca maintenant assuré toute l’année, le service à destination d’Alger sera le seul vol sans escale exploité par un transporteur canadien entre Montréal et cette ville d’Afrique du Nord, établissant Air Canada comme un acteur de premier plan dans le marché important et grandissant entre le Canada et l’Algérie. Ce sera notre deuxième destination en Afrique, ce qui fait d’Air Canada l’un des rares transporteurs internationaux qui exploitent des vols à destination des six continents habités. »

« Grâce à ce nouveau vol saisonnier, il sera maintenant possible de voyager et de transiter par Alger sans escale. Cela permettra d’élargir l’éventail d’opportunités des voyageurs, en plus de faire rayonner le Québec à l’étranger. En effet, je suis certaine que ce vol aller-retour favorisera l’attraction touristique vers notre belle métropole montréalaise. Finalement, ce vol est une bonne nouvelle pour les gens d’affaires et facilitera les relations commerciales, entre le Québec et l’Algérie, a déclaré Lise Thériault, vice-première ministre, ministre responsable de la Condition féminine, ministre responsable des PME »

« L’horaire des vols est prévu de façon à optimiser les correspondances à la plaque tournante d’Air Canada à Montréal », selon la même source.

La nouvelle liaison saisonnière sera assurée par Air Canada Rouge, la filiale low cost de la compagnie canadienne. La desserte se fera au moyen d’appareils Boeing 767-300ER de 282 places avec trois options de confort, selon la même source : la classe économique; la place Préférence, offrant plus d’espace pour les jambes; et Premium Rouge, offrant plus d’espace personnel et un service supérieur.  A rappeler qu’Air Canada dessert déjà Alger à partir de Montréal via Francfort (Allemagne) en partenariat avec Lufthansa. De son côté, Air Algérie a une ligne directe depuis juin 2007.

 

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Montréal : Quand Taos Amrouche croise Assia Djebar

juin 18, 2017

La seconde édition de la journée Assia Djebar au Québec a été entamée hier sous le signe du chant berbère avec un récital de la soprano Fayrouz Oudjida qui a puisé dans le riche legs de Taos Amrouche.

Accompagné de Takfarinas Kichou au bendir et de Mehdi Nacer à la guitare,  Fayrouz Oudjida qui ne parle pas berbère, faut-il le souligner, a mené son programme avec la perfection qu’on lui connaît, l’entamant avec une chanson chaouie, suvie de Thakhoukhets Athoumalou ( le pêcher du champs à l’ombre) la chanson coup de cœur de Fayrouz Oudjida. Plusieurs chansons plus loin dont une en espagnole et le beau Essendou, elle finira son programme par une chanson kabyle rythmée.

« Pour moi, Taos Amrouche et Assia Djebar sont deux icônes de la culture algérienne. Chanter Taos Amrouche, un projet qui a mûri pendant 15 ans, le jour de la célébration de notre romancière est ma façon à moi de rendre hommage aux deux. », nous dit Fayrouz Oudjida.

Aujourd’hui à l’Université Concordia dont Assia Djabar détient un doctorat honoris causa, sera projeté le film que lui a consacré en 1992 le documentariste Kamal Dehane, Assia Djebar entre ombre et soleil.

Il sera suivi d’une « discussion avec les panelistes Lise Gauvin (Université de Montréal), Françoise Naudillon (Université Concordia), Marie-Blanche Tahon (Universtié d’Ottawa) et Saliha Beroual (Université Concordia) ».

Les organisateurs ont aussi prévu des « lectures et musique autour de l’œuvre d’Assia Djebar avec Marika Fellegi, violoniste et Elitsa Dimitrova, pianiste interprétant une œuvre originale. »

« La Journée Assia Djebar vise à rendre hommage à l’universalité de l’œuvre de cette écrivaine francophone d’origine algérienne qui lègue au monde de la littérature un héritage considérable. Lors de cette journée, c’est l’ensemble de son parcours d’écrivaine, de cinéaste et de militante pour la cause des femmes qui sera présenté et célébré par les amoureux du livre mais aussi par celles et ceux pour qui Assia Djebar a entretenu le désir de lire », expliquent les organisateurs.

A noter que plusieurs partenaires se sont associés pour ces deux journées d’hommage : Racines et Confluences, SN Production, Mémoire d’encrier et l’Union des écrivaines et des écrivains québécois en collaboration avec le Consulat d’Algérie à Montréal et le Département d’Études françaises de l’Université Concordia.

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Montréal : Deuxième édition de la journée Assia Djebar

juin 16, 2017

La deuxième édition de la journée Assia Djebar se tient aujourd’hui à Montréal à la maison des écrivains, siège de l’Union des  écrivaines et écrivains du Québec.

L’hommage à la romancière algérienne se déclinera en deux temps. Aujourd’hui, date anniversaire son entrée à l’académie française un certain 16 juin 2005, « la soprano Fayrouz Oudjida, accompagnée par Tacfarinas Kichou au bendir, offrira un récital de chants berbères de Taos Amrouche », selon le programme annoncé.

Demain à l’Université Concordia dont Assia Djabar détient un doctorat honoris causa, sera projeté le film que lui a consacré en 1992 le documentariste Kamal Dehane, Assia Djebar entre ombre et soleil.

Il sera suivi d’une « discussion avec les panelistes Lise Gauvin (Université de Montréal), Françoise Naudillon (Université Concordia), Marie-Blanche Tahon (Universtié d’Ottawa) et Saliha Beroual (Université Concordia) ».

Les organisateurs ont aussi prévu des « lectures et musique autour de l’œuvre d’Assia Djebar avec Marika Fellegi, violoniste et Elitsa Dimitrova, pianiste interprétant une œuvre originale. »

« La Journée Assia Djebar vise à rendre hommage à l’universalité de l’œuvre de cette écrivaine francophone d’origine algérienne qui lègue au monde de la littérature un héritage considérable. Lors de cette journée, c’est l’ensemble de son parcours d’écrivaine, de cinéaste et de militante pour la cause des femmes qui sera présenté et célébré par les amoureux du livre mais aussi par celles et ceux pour qui Assia Djebar a entretenu le désir de lire », expliquent les organisateurs.

A noter que plusieurs partenaires se sont associés pour ces deux journées d’hommage : Racines et Confluences, SN Production, Mémoire d’encrier et l’Union des écrivaines et des écrivains québécois en collaboration avec le Consulat d’Algérie à Montréal et le Département d’Études françaises de l’Université Concordia.

 

Plus :

Aujourd’hui : https://www.uneq.qc.ca/evenement/6530/

Demain : https://www.uneq.qc.ca/evenement/journee-assia-djebar-edition-2017/

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Ramadhan à Montréal : Jamais sans ma zlabia de Boufarik !

juin 15, 2017

Zlabia et Ramadan sont indissociables dans la culture populaire algérienne. Ceci reste valable partout où s’« exportent »  les Algériens.

Premier jour du Ramadhan à Montréal. Plus on avançait dans la journée, plus l’envie d’une zlabia, ce fameux gâteau frit au miel, devenait pressante. Pour trouver la meilleure zlabia dans la ville, Il n’y a pas mieux que les réseaux sociaux pour avoir la réponse.

Et pas n’importe quelle zlabia, celle de Boufarik, la variante «de forme longue, en bâtonnets et légèrement épaisse, de couleur jaune-marron», comme la définit savamment Wikipédia. Facebook n’a pas mis beaucoup de temps avant de ramener la bonne réponse.
«La zlabia la plus proche et qui ressemble à 95% à celle de Boufarik est faite par un Boufarikois depuis plusieurs années ici à Montréal. Il se ressource chaque année au bled.

La pâtisserie La Marguerite, près de l’Intermarché, à l’intersection des boulevards Viau et Robert [pas très loin du quartier le Petit Maghreb, NDLR]», poste sur Facebook Abdelkader Kechad, lui aussi originaire de la même ville. Il a fondé en 1997, le premier site web d’information pour les Algériens du Canada, Algeroweb qu’il a rebaptisé, quelques années plus tard, Ksari, du nom du mythique quartier où se fait la zlabia de sa ville d’origine.

Pour les inconditionnels de cette douceur, «la meilleure zlabia est à El Ksari, à côté de la gare de train de Boufarik. L’endroit où tout a démarré avec la famille Aksil», ajoute un autre Boufarikois de Montréal, Abdelkader Kherrat. Direction donc la pâtisserie La Marguerite, au quartier St-Léonard, historiquement peuplé par une majorité d’immigrants italiens de l’après-guerre, longtemps avant l’arrivée des Maghrébins. Il reste moins de 3 heures pour El iftar.

Les deux jeunes vendeuses de La Marguertie n’ont pas le temps de souffler : 500 g de zlabia pour ce client à 15$ (1800 DA) le kilo, 6 pains pour l’autre, 4 qalb ellouz pour cette jeune fille, un pain brioché pour la dame au foulard, des qtayef et des mille-feuilles pour ces deux frères… et la file ne diminue pas en ce dimanche après-midi. Le présentoir regorge aussi de pâtisseries françaises très prisées par la clientèle essentiellement maghrébine, sans oublier le pain au sanoudj (grains de nigelle), au sésame ou aux grains d’anis.  Dans l’arrière-boutique, Mohamed, le zlabia-man, est affairé à préparer la zlabia.

Toute la panoplie du parfait préparateur de zlabia est là, dont le fameux entonnoir. Matériel importé de Boufarik. La semoule, elle-même, vient d’Algérie. Le sirop est fabriqué dans le magasin. «On n’utilise pas la semoule d’ici, car elle est mélangée avec d’autres ingrédients (maïs…)», explique-t-il. En arrivant à Montréal en 1996, il ne se destinait pas à faire de la zlabia. D’ailleurs, il ne savait même pas la préparer, bien qu’il soit originaire de Boufarik -la cité CNEP, pas loin d’El Ksari.

«Tous mes amis et mes voisins en Algérie font de la zlabia. Comme j’avais émigré jeune, à l’âge de 18 ans, je n’ai pas eu le temps d’apprendre à la préparer. Mon aventure a commencé quand j’ai vu quelqu’un à Montréal faire une sorte de zlabia difforme qu’il appelait zlabia de Boufarik ! Sur la blague, j’ai dit à un ami que la prochaine fois que je descends au bled, j’irai apprendre comment la préparer ! J’ai fait un ‘stage’ de trois mois en Algérie pour l’apprendre», explique-t-il, pendant qu’à l’aide de son entonnoir rempli d’une pâte fluide il « dessinait » la zlabia dans l’huile bouillante.

Après l’avoir laissée dorer, il la plonge dans le sirop onctueux à base de sucre préparé auparavant. «Nous préparons la zlabia depuis 15 ans. Mais nous sommes installés dans ce magasin depuis seulement 3 ans. Nous avons commencé à la faire à la maison puis on est passés par la Table fleurie d’Algérie [célèbre pâtisserie algérienne du Petit Maghreb, NDLR], principalement pendant le mois du Ramadan. Mais dans ce magasin, la zlabia est disponible à longueur d’année. En dehors du mois sacré, elle se vend bien les week-ends !», explique Noureddine, le copropriétaire des lieux et originaire de Bouzaréah (Alger).

«Beaucoup d’Algériens viennent s’approvisionner ici. Chaque jour, nous écoulons 200 kg de zlabia entre la vente au magasin et la distribution. Le week-end, on dépasse les 250 kg», ajoute cet ancien ingénieur en électronique en Algérie. Au même moment, il reçoit un coup de téléphone. Une dame de la ville du Québec passait une commande pour des gâteaux et de la zlabia.
«On la distribue dans les magasins halal et les boulangeries. Notre zlabia est distribuée dans la ville du Québec, à Ottawa et à Kingston (Ontario). On a aussi quelques clients réguliers des Etats-Unis», affirme Noureddine.

Zlabia au sirop d’érable ?

A un peu moins de 4 km au sud, le Petit Maghreb. Ici, la terrasse du bar Zoé est ouverte, un client est installé avec une bière. Même chose au bistro chez Albero, un coin de rue plus loin.

Seul signe de Ramadhan, et pas des moindres : les cafés sont vides ou fermés. Il faudra revenir le soir ! Le café Safir, célèbre point de ralliement des fans de l’équipe nationale de football (soccer au Canada) est lui aussi fermé. Des enfants enchaînent les katas dans le dojo situé de l’autre côté de la rue, sous le regard de leur entraîneur (Sensei) Redouane Malek, champion canadien et algérien de karaté koshiki.

Juste à côté, des clients s’alignent à l’intérieur de la boulangerie Castel face à une batterie de grands plateaux de qalb ellouz.
Au coin de la 14e avenue, la pizzeria Pino se transforme chaque Ramadhan, depuis quelques années, en lieu de préparation et de vente de zlabia. Le chef ici est Omar. Il vient de Tizi Ouzou.

«Ma famille à Tizi Ouzou et moi nous préparons la zlabia de depuis 1962. A Montréal, depuis 2012», explique Omar, le zlabia-man, pendant que son collègue allume l’écran installé à l’entrée. C’est le journal télévisé en tamazight sur Canal Algérie !
Quand le journaliste demande si on peut préparer une bonne zlabia de Boufarik avec du sirop d’érable, la réponse de Omar, Mohamed ou Noureddine est sans équivoque : non ! pour la simple raison que le sirop d’érable est trop liquide, alors que la zlabia demande du sirop onctueux.

Il ne faut pas pousser l’intégration trop loin ! «Non on ne peut pas. Le sirop d’érable est léger. Celui que nous fabriquons à base de sucre est plus onctueux, ajoute Noureddine. Cela va revenir trop cher et elle ne se conservera pas bien. Quand le sirop est onctueux, ça se conserve trois jours sans souci. Pour l’anecdote, nous avons des clients qui nous demandent de leur vendre ce sirop pour leurs gâteaux (makrout et autres), chose que nous ne faisons pas malheureusement».

 Le temps et les 6248 km de distance entre Montréal et sa ville d’origine finiront certainement par imposer un compromis pour mettre un peu de sirop d’érable dans la zlabia de Boufarik !

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La vice-Première ministre du Québec en visite en Algérie

juin 13, 2017

Lise Thériault, la vice-Première ministre de la province canadienne du Québec, en charge de la PME et de la Condition féminine, effectuera une visite en Algérie du 1er au 10 juillet prochain, a appris El Watan auprès de son cabinet.

Une visite axée sur l’entrepreneuriat en général et l’entrepreneuriat féminin en particulier. La vice-Première ministre sera à la tête d’une délégation composée principalement de femmes entrepreneures, dont Ruth Vachon, la présidente du Réseau des femmes d’affaires du Québec. La délégation arrivera dans le vol inaugural de la ligne Montréal-Alger d’Air Canada Rouge, la filiale low cost de la compagnie canadienne.

On ne sait pas encore qui sont les responsables algériens qui recevront la ministre. Mais une rencontre avec Ali Haddad, le président du Forum des chefs d’entreprise, est très probable, car cette visite a été abordée début avril dernier lors de la mission du FCE à Montréal. Une autre réunion devrait se dérouler avec les membres du Réseau des femmes d’affaires algériennes (RAFA), une association créée en janvier 2016.
Par ailleurs, en octobre prochain, selon d’autres sources, Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales du Québec, se rendra en Algérie pour une visite de plusieurs jours. Au programme : la reconnaissance des diplômes entre l’Algérie et le Québec et le dossier de la Sécurité sociale.

Le volume des échanges entre les deux pays a connu une baisse considérable ces dernières années. Il est passé de 3,72 milliards de dollars en 2013, à 1,5 milliard en 2015 avant de se redresser à 2,37 milliards en 2016. «En 2016, l’Algérie était le premier partenaire commercial bilatéral du Canada en Afrique, et le 32e partenaire commercial bilatéral du Canada.

L’Algérie a été, de 2007 à 2012, le plus important fournisseur de pétrole brut au Canada, et en 2016, le deuxième plus important fournisseur de pétrole brut au Canada après les Etats-Unis», selon les chiffres fournis par les services commerciaux de l’ambassade du Canada en Algérie.
«En 2016, les importations du Canada provenant de l’Algérie se chiffraient à presque 1,9 milliard de dollars canadiens et étaient essentiellement constituées de pétrole brut (98%).

 La même année, les principales marchandises exportées par le Canada vers l’Algérie étaient les céréales (67,7%, principalement du blé dur), les légumineuses (12,3%) et de la machinerie (8,1%). En 2016, la valeur de nos exportations vers l’Algérie a décliné de 13,5% par rapport à 2015. L’Algérie était en 2016, le plus important acheteur mondial de blé dur canadien. Ces statistiques ne tiennent pas compte du secteur des services pour lequel Statistique Canada ne fournit pas de données pour l’Algérie. Selon Statistique Canada, les exportations de services vers tous les pays du Maghreb se sont élevées à 470 millions de dollars en 2015», ajoute la même source.

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Le Wali d’Alger en visite à Montréal

juin 11, 2017

Abdelkader Zoukh, Wali d’Alger sera en visite à Montréal du 19 au 22 juin, a-t-on appris de sources concordantes. Il sera accompagné de Abdelhakim Bettache, maire d’Alger-Centre.

Le déplacement du wali d’Alger dans la métropole canadienne se fera à l’occasion du 12e Congrès mondial Metropolis, l’association mondiale des grandes métropoles, des grandes villes et des aires métropolitaines.  Un regroupement créé il y a 30 ans et  qui compte 140 membres.

«Sous le thème  ‘Enjeux globaux : Métropoles en action’, le 12e Congrès mondial de Metropolis rassemblera les décideurs des grandes villes du monde entier, ainsi que les acteurs publics, institutionnels, privés, communautaires et académiques », annoncent les organisateurs.

 

Plusieurs thématiques seront abordées lors de ce congrès telles que les métropoles intelligentes, le développement durable et l’inclusion et le vivre ensemble, entre autres.

Sur ce dernier point, il faut rappeler que le Wali d’Alger est membre de l’Observatoire international des maires sur le vivre ensemble lancé en 2015 par le maire de Montréal, Denis Coderre. Lors de cette visite une rencontre est prévue entre les deux hommes.

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Canada : Rappel de dattes Deglet Nour algériennes pour présence d’insectes

juin 6, 2017

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a procédé au rappel de dattes algériennes, Deglet Nour de marque Sud Dattes pour présence d’insectes.

Selon un avis de l’ACIA paru il y a quelques jours, le rappel est de classe 3 (faible risque ou aucun risque). L’Agence ne mentionne pas le type d’insectes.

Très prisées pendant le ramadan, ces datte sont vendues dans les marchés fréquentés par les Maghrébins.

Habituellement, les consommateurs  peuvent constater la présence de vers dans les dattes mais n’en font pas une histoire. Ils les enlèvent et consomment le fruit ou bien ils jettent la datte tout simplement.

Le lot concerné porte le nom de «Dattes Deglet Nour d’Algérie conditionnées  – 500 g ». Date de production 1/2017. Expiration 7/2018.

En 2013, l’Algérie a exporté près de 2 millions de dollars en dattes vers le Canada, seul secteur hors hydrocarbure qui a performé a cette date.

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Taïeb Hafsi. Professeur à HEC Montréal : «En économie, les dirigeants algériens agissent sans discipline»

mai 31, 2017

A l’occasion de la nomination du nouveau gouvernement, Taïeb Hafsi professeur en management et titulaire de la chaire de Stratégie et société à HEC Montréal, répond aux questions d’El Watan.
Il dresse, sans langue de bois et sans concession, un constat peut reluisant. Il propose aussi des solutions.

La baisse, depuis près de trois années déjà, des cours du pétrole a entraîné une fragilisation des positions financières de l’Algérie, tant en interne qu’en externe ; baisse importante des réserves de change, baisse sensible de l’épargne interne et disparition du FRR, des déficits en hausse,…etc. Face à ce tableau de bord qui donne l’alarme, de quelle marge de manœuvre dispose encore le nouvel Exécutif nommé jeudi dernier ?

C’est étonnant que chacun attende un miracle. Le miracle ne se produira pas. L’Etat joue avec le feu. Depuis une décennie, il refuse de reconnaitre que le soleil se lève à l’Est. En niant la réalité, on ne l’efface pas. De nombreux auteurs, économistes et politistes, ont déjà indiqué la voie à suivre. En particulier le groupe Nabni a fourni une feuille de route remarquable, qui a été pour l’essentiel ignorée.

 

De même Abderrahmane Mebtoul, parmi beaucoup d’autres, n’arrête pas de mettre en garde et de rappeler les choses qu’on ne peut pas éviter. Le ministère des Finances, lui-même, a publié un modèle économique qui reprend certaines choses importantes qui pourraient aider. Finalement, on a l’impression que les dirigeants ont la tête dans le sable.

Pour répéter donc, les calculs actuels, rappelés récemment par le Pr Mebtoul, montrent que les sorties de devises en 2017 seraient de 57 milliards de dollars. Pour couvrir cela, il faudrait pour un pays aussi dépendant de l’énergie que l’Algérie un prix international du baril à 85 dollars. Comme il est à 50, les dangers de banqueroute sont clairs. Il n’y a qu’une seule voie, celle de la création de richesses.

Cela se fait par le secteur privé qu’on doit aider à être bon, notamment dans sa capacité à exporter. Il faut simplifier considérablement le processus de création et de développement d’entreprise. Il faut arrêter les décisions incompréhensibles de freinage des champions nationaux, comme Cevital et beaucoup d’autres.

Il faut encourager le financement par l’entreprise plutôt que directement par l’Etat. Les projets de qualité sont finançables à l’échelle internationale et cela doit être permis. Il faut encourager l’investissement par la diaspora en relation avec les entreprises privées algériennes. L’avenir de l’Algérie est dans une association tous azimuts avec l’Europe et une unité économique maghrébine.

Pour réaliser cela, la liberté des entreprises est une étape essentielle. L’autre aspect, qui n’est pas négligeable, c’est que l’économie c’est aussi lié à l’optimisme et à la confiance des acteurs économiques (les ménages et les entreprises). Optimisme et confiance sont directement liés à la clarté des objectifs et à la moralité des dirigeants. Beaucoup reste à faire en la matière.

Les futurs arbitrages seront assurément douloureux ! Quelles sont, d’après vous, les mesures urgentes à effet immédiat susceptibles de contribuer à l’amélioration de la situation ?

Comme je viens de le mentionner, je vous suggère de relire les dernières recommandations de Nabni. Elles sont vraiment appropriées et très clairement énoncées. Votre journal pourrait les reproduire partie par partie et les publiciser.

Au plan de la réduction des dépenses, l’on s’attend à ce que les arbitrages actuels entraînent de nouvelles tournures austères dans le budget de l’Etat ; une allocation ciblée des subventions, baisse des budgets d’équipement et de fonctionnement, restriction à l’importation,…etc. Qu’en pensez-vous ?

L’Algérie est un pays qui méprise l’organisation. Les dirigeants agissent sans discipline, de manière informelle, sans respect des règles qu’ils émettent. Le pays est en conséquence plutôt désordonné. Le problème est vraiment un problème d’ordre. On peut faire beaucoup mieux avec un comportement ordonné. On ne peut pas changer considérablement le soutien social actuel.

On peut améliorer sa gestion. Aujourd’hui, le paradoxe est que seuls les plus nantis bénéficient des subventions et autres aides de l’Etat. Les pauvres sont complètement en dehors du système et souffrent beaucoup. L’effet du désordre est clair aussi au niveau de l’activité des entreprises. Les restrictions à l’importation, la baisse des budgets, etc., sont des actions de panique, qui démontrent seulement un manque de compréhension de l’économie et une peur de perdre le contrôle.

C’est au contraire, maintenant qu’il faut se rapprocher des acteurs économiques nationaux et internationaux et établir des plans de route raisonnables. Mon conseil est surtout de faire appel à la connaissance et de commencer à construire véritablement, sans crainte, parce que l’Algérie a la possibilité de faire beaucoup mieux, même en cette période difficile.

La difficulté principale est que la population n’a aucune confiance dans l’Etat. Il faut donc faire des choses qui permettent de redonner à l’Etat sa stature et son influence. Cela passe par une moralité sans faille, un changement radical de la classe politique, notamment un rajeunissement de tout l’appareil de direction.

Celui qui veut gagner de l’argent doit aller vers le privé et l’entrepreneuriat. Celui qui va vers l’Etat et ses institutions doit être motivé uniquement par le désir de servir les autres. Cela peut paraître naïf ou prétentieux, mais la sauvegarde de la nation est à ce prix

La présidence de la République a une responsabilité historique en ces temps difficiles. Si elle continue à jouer un jeu politique centré uniquement sur le maintien du pouvoir actuel, elle va faire beaucoup de mal aux citoyens de ce beau pays et perdra le pouvoir.

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Borhane Ali-Tatar : Champion de dictée

mai 26, 2017

A 10 ans, l’élève de Annaba est lauréat d’un concours international de dictée au Canada. Les 80 écoliers participants viennent d’Algérie, du Canada, des Etats-Unis, du Maroc et du Sénégal.

Aéroport Houari Boumédiène. La nuit du mardi 23 au mercredi 24 mai. Il est 00h15. Amine Borhane Ali-Tatar vient d’arriver dans l’avion en provenance de Francfort, avant-dernière escale d’un long voyage nocturne entre Montréal et Alger qui se prolongera par route jusqu’à Annaba, sa ville natale. Il ne revenait pas les mains vides.

Dans ses valises, une médaille d’argent remportée haut la main lors d’une compétition internationale de dictée organisée par la fondation canadienne Paul Gérin-Lajoie (PGL, voir encadré). Du haut de ses 10 ans, Borhane, c’est ainsi que son père Moncef nous corrige le prénom, a décroché cette distinction dans la catégorie «français langue seconde». A son arrivée à Alger, drapeau algérien à la main, il n’y avait que papa et maman pour l’accueillir.

A l’aéroport, l’attention était plutôt portée sur une jeune équipe de football qui venait elle aussi d’arriver accompagnée du nouveau président de la Fédération algérienne de football, Kheireddine Zetchi ! L’élève de 5e année primaire de l’école publique Salah Bezri, du quartier Beauséjour de Annaba, ne s’est pas retrouvé à Montréal par hasard.

Enfant précoce, «Borhane comptait jusqu’à 20 avant l’âge de deux ans !», nous révèle au téléphone son père, conseiller en sport et entraîneur de tennis, à partir d’Alger où il attendait, avec son épouse Salima, cadre dans une banque, l’arrivée de leur fils. Elève brillant, il a toujours été dans le trio de tête de sa classe. Ce qui lui a permis de se qualifier pour l’épreuve finale de la dictée internationale et représenter l’Algérie. «C’est la troisième participation de l’Algérie à ce concours», nous informe Karima Sayah, directrice de l’école Al Awael de Annaba qui organise les épreuves de sélection en Algérie.

Lynda Kacimi, directrice pédagogique du projet PGL en Algérie et enseignante de français, nous explique que Borhane a été sélectionné parmi «900 participants de la wilaya de Annaba, y compris ses 10 communes et 5 écoles du Sud algérien (Oued Souf et Ouargla)». «La finale nationale s’est déroulée à l’hôtel Sabri au mois d’avril dernier. Le texte nous a été communiqué par la fondation. La correction s’est déroulée dans la transparence (des représentants de l’éducation et des inspecteurs) et dans l’anonymat», poursuit celle qui a accompagné le jeune représentant de l’Algérie à Montréal.

De la mythologie grecque à Harry Potter

L’intérêt de Borhane pour la lecture s’est manifesté dès son jeune âge. «Il pouvait reconnaître des mots dans les livres et sur le journal», se remémore son père qui a posté sur les réseaux sociaux quelques vidéos du jeune lauréat, où on le voit, encore bébé, compter jusqu’à 20 et reconnaître les formes géométriques. Avec ses deux grand-mères et son grand-père paternel, d’anciens enseignants de français, on peut dire que dans le cas de Borhane, le fruit n’est pas tombé loin de l’arbre !

«Maintenant, la lecture est devenue un gros budget. Il les dévore en deux trois jours maximum», nous explique son père qui réside avec sa petite famille, qui compte aussi un autre garçon de 6 ans, dans le quartier les Allemands de la Coquette. Des livres payés rubis sur l’ongle en l’absence d’un réseau performant de bibliothèque à Annaba et partout en Algérie. «A quatre ans, il connaissait la mythologie grecque grâce aux livres», affirme son père.

Récemment, il s’est attaqué à la série Harry Potter. «Il dévore un tome en deux trois jours maximum. Dès qu’il en termine un, il demande l’autre. Et s’il n’est pas disponible, il recommence le même livre plusieurs fois», informe le père. Le iPad, cadeau d’encouragement du consulat d’Algérie à Montréal, qui a pris en charge une partie du séjour, servira certainement à autre chose qu’à la lecture sur tablette.

Borhane aime l’odeur du papier ! Le père explique qu’il n’y a aucune pression sur son fils, il le laisse évoluer à son rythme. Et pour décompresser, il joue au tennis. Son passe-temps favori reste les discussions avec son grand-père sur la grammaire et les jeux de charade. Le séjour d’une semaine à Montréal a permis au jeune Borhane de visiter la grande bibliothèque de la ville. Une expérience qui l’a marqué, selon son père.

Ce dernier ainsi que sa femme sont restés en contact continu avec leur fils. Ils ont ameuté tous leurs contacts à Montréal pour qu’ils rendent son séjour le plus agréable possible. On ne laisse pas partir son enfant sans vivre une montagne russe d’émotions ! Sur facebook, ils ont publié un message à tous leurs amis à Montréal, principalement d’anciens tennismen algériens, leur demandant d’assister à la dictée pour encourager leur fils : «Vous n’avez pas le choix, et comme tout Algérien qui se respecte, vous devez vous munir du drapeau.

Et si vous voyez que ça ne se passe pas bien pour le représentant d’Algérie, il ne faut pas déroger à la règle : un bon envahissement de terrain est demandé !» lit-on dans leur message. Le jour de son arrivée en Algérie, Borhane devait affronter une autre épreuve. A 8h30, il devait être à Annaba pour passer son examen de 5e année primaire ! En l’absence de vol sur Annaba, le père et la mère ont dû se relayer au volant de leur voiture toute la nuit.

«Nous avons ramené avec nous des coussins et un drap pour qu’il puisse dormir», nous dit le père. Arrivé à 7h30, douche,  petit-déjeuner et à l’attaque ! A 8h30 il est déjà en plein examen (arabe, français et mathématiques). Des études de texte sur Les petites herbes (arabe) et Le menuisier (français). Les parents avaient plus peur de la dictée que de l’examen de 5e année. Borhane, apparemment n’a eu peur ni de l’une ni de l’autre !

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ENCADRE

Extrait de la dictée PGL – Grande fi nale internationale 2017

Boustifaille médiévale

«Voilà plus de mille ans dans une contrée nordique, trois Vikings juvéniles s’apprêtaient à prendre leur premier copieux repas de la journée. Ce trio improbable était composé d’un féroce guerrier omnivore, d’une druidesse végétarienne et d’un vaillant éclaireur toujours prêt à déguster la chair tendre d’une grillade de phoque. Le lourd plateau de bois débordait d’appétissantes victuailles apprêtées avec les restes de la veille afi n de satisfaire cette tablée scandinave…»

La compétition

La grande fi nale internationale de La Dictée PGL organisée par la fondation Paul Gérin-Lajoie s’est déroulée le dimanche 21 mai à Montréal. Cette 26e édition avait pour thème «Le monde dans mon assiette». 79 écoliers de 5e et 6e années provenant du Canada, des Etats-Unis, du Sénégal, du Maroc et de l’Algérie se sont eff orcés de faire le moins de fautes possible afi n de remporter l’une des trois bourses d’études. Parmi les participants, on comptait 66 fi nalistes dans la catégorie francophone et 13 dans la catégorie français langue seconde. Dans la catégorie français langue seconde, Amine Borhane Ali-Tatar (école El Awael, Algérie)est classé 2e. Catégorie gagnants régionaux français langue seconde: hors Canada : Amine Borhane Ali-Tatar (école El Awael, Algérie).

Sélection en Algérie

C’est l’école Al Awael de Annaba qui organise le processus de sélection en Algérie. Avec une expérience de plus de 10 années dans l’organisation du concours de dictée en trois langues. «En 2015, Al Awae a rejoint le réseau PGL en organisant la première dictée PGL en Algérie le 27 avril 2015 à l’hôtel Sabri, Annaba.» L’école a ouvert ses portes en 2001 et a obtenu son agrément en 2005. En 2014, Al Awael adhère au réseau des écoles associées à l’Unesco. Depuis sa création, elle a vu défi ler plus de 3000 élèves.

La fondation Paul Gérin-Lajoie

La fondation Paul Gérin-Lajoie est une organisation à but non lucratif qui a pour mission de contribuer à l’éducation de base des enfants, de même qu’à l’alphabétisation et la formation professionnelle des jeunes dans les pays en développement. Au Canada, la Fondation mène des activités de sensibilisation à la coopération et à la solidarité internationale. www.fondationpgl.ca

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