Facebook : Le Premier ministre canadien adepte du One Two Three viva l’Algérie ?

mai 19, 2016

La réplique « non authentifiée » de Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada,  a propulsé au devant de la scène un jeune Montréalais d’origine algérienne très actif sur les médias sociaux

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Tout le monde a vu passer la capture écran de facebook où le Premier ministre canadien répond à une question d’un jeune Montréalais d’origine algérienne par un « Viva l’Algérie et aussi le Canada ». Le lycéen lui demandait : « Si je dis on two three , vous dites quoi ? ».

La capture a été partagée des centaines de fois sur twitter et sur facebook y compris par l’ambassadrice du Canada en Algérie.

L’échange qui a disparu, ou qui n’a jamais eu lieu!, se serait produit le 10 mai dernier sur la page de Justin Trudeau, connu pour son goût pour les selfies. On se rappelle qu’il avait entamé son règne par un buzz planétaire quand il s’est offert une séance d’égo-portraits avec les citoyens de sa circonscription dans le métro, le lendemain de son élection en octobre dernier. Une circonscription où se trouve le Petit Maghreb de Montréal, haut lieu de célébration lors des matchs de l’équipe nationale algérienne de football (soccer au canada).

Le jeune lycéen exhibait fièrement sur son mur facebook  « Je pense que Justin Trudeau a du sang algérien qui le coule dans les veines ‪#‎TeamDzPartout ».

Devant l’incrédulité de ses followers (suiveurs) qui lui font remarquer que la publication ne se trouve nulle part sur le mur du Premier ministre, il publie un post explicatif où il dit, entre auters, qu’il spammait régulièrement le mur de Justin Trudeau et fut surpris de recevoir une réponse aussi rapide de sa part, mais qu’il n’était pas sûr qui lui a répondu. Maintenant il « regrette de l’avoir supprimé ».

Contacté par El Watan, un attaché de presse du bureau du Premier ministre canadien dit qu’il n’a aucune information sur cet échange avec le lycéen et  explique que « le Premier ministre définit l’orientation et les attentes de sa présence et ses activités sur les médias sociaux. Alors que son personnel est impliqué dans la création et la diffusion de la plupart de ces communications, le Premier ministre écrit et diffuse parfois ses propres messages ».

Jeff Yates, journaliste au quotidien montréalais Métro, est sceptique. « Je ne peux pas dire à 100% si c’est vrai ou faux. Le commentaire où M. Trudeau aurait répondu n’existe pas. A-t-il été effacé? C’est possible, mais impossible d’en être certain. En général, M. Trudeau ne répond pas aux commentaires sur sa page Facebook, et dans ce cas-ci il aurait répondu en moins d’une minute. Tout cela me donne l’impression que c’est peut-être un montage photo, mais je ne peux pas en être certain », nous explique celui qui est aussi connu par le pseudo Inspecteur viral et qui anime une page du même nom où il traque les fausses informations sur les médias sociaux (Inspecteur viral)

Dans tous les cas, que Justin Trudeau soit adepte du « wantotrisme » ou pas, le jeune Chiheb a certainement gagné un bon nombre de followers avec cette histoire.

Par Samir Ben  Contactez moi

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Emprunt obligataire : Le gouvernement sollicite la diaspora

mai 10, 2016

Le gouvernement vient d’instruire les ambassades et autres consulats algériens à travers le monde à faire la promotion auprès des nationaux de l’étranger de l’emprunt obligataire lancé le 17 avril.

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Une opération qui risque de ne pas attirer beaucoup d’épargnants de la diaspora, même ceux mus par le patriotisme économique, selon les observateurs. L’une des premières raisons du désintérêt est que l’arrêté du ministère des Finances du 28 mars 2016 ne prévoit pas d’obligations en devises étrangères – les obligations sont émises sous forme de coupures de 50 000 DA. «Le taux d’intérêt de 3,5% sur 3 ans et 5,75% sur 5 ans est l’un des plus attractifs au monde. Au Canada, le taux est d’à peine 1% à court terme. Il n’y a que la Norvège et trois ou quatre autres pays qui ont mis sur le marché des obligations avec un taux aussi alléchant.

Mais il ne faut pas compter sur l’engouement des épargnants algériens à convertir leurs dollars en dinars. La seule solution serait que le gouvernement les autorise à déposer leur argent en devises et à récupérer leur capital et les intérêts en devises», explique Youcef Bendada, un économiste à la retraite, qui vit au Canada. Le même décret stipule que les souscriptions peuvent être reçues, entre autres, dans les agences bancaires et les succursales de la Banque d’Algérie.

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Or, aucune représentation de la Banque d’Algérie n’est implantée en dehors du territoire national. «Il faudrait créer immédiatement des succursales à l’étranger du CPA ou de la BEA, par exemple, pour drainer l’épargne des Algériens de l’étranger», ajoute Youcef Bendada, surpris que l’arrêté ne prévoie rien pour la diaspora. A moins que le gouvernement s’attende à ce que l’argent vienne dans les bagages des touristes nationaux avec toutes les contraintes que posent les pays de résidence quant aux mouvements financiers (lutte contre le financement du terrorisme, protectionnisme…).

A titre de comparaison, les Marocains du Canada peuvent disposer de leur argent directement au pays, à travers la banque Desjardins, qui a une entente avec la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE). En outre, le gouvernement algérien n’a prévu aucun plan de communication à destination de la diaspora. La stratégie se résume à des messages austères sur les sites des représentations diplomatiques. Ainsi, sur le site du consulat d’Algérie à Montréal, comme sur d’autres consultés par El Watan, un lien informe «les membres de la communauté nationale, établis au Canada, que l’opération de souscription à l’emprunt national pour la croissance économique est effective depuis le 17 avril 2016».

Plus loin, «les ressortissants désireux de contribuer, de manière tangible, à la croissance économique du pays» sont invités «à prendre connaissance des conditions et des modalités d’émission par le Trésor public de l’emprunt, telles que fixées par l’arrêté du 28 mars 2016 du ministère des Finances». Il n’y a toutefois aucune documentation ou dépliant disponible à l’accueil du public, à part le même communiqué imprimé et affiché sur le babillard. Il ne faudra pas alors s’étonner du possible échec de cette opération auprès des Algériens de l’étranger dont le peu de considération, voire le mépris et la suspicion qu’affiche le gouvernement à leur égard sont symbolisés par l’article 51 de la nouvelle Constitution qui leur interdit l’accès «aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques».

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Feux de forêts de Fort McMurray (Canada) : Un Algérien témoigne

mai 7, 2016

La petite communauté des Algériens travaillant dans le secteur pétrolier dans l’Ouest canadien a été elle aussi touchée par les feux de forêts qui ravagent
depuis le 1er mai la région de la ville Fort McMurray, à 450 Km au nord d’Edmonton, la capitale de l’Alberta.

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Photo prise de la voiture de Said

« Beaucoup d’Algeriens sont affectés. Il y a beaucoup qui ont acheté des maisons là-bas », nous affirme un chef d’entreprise algérien vivant à Calgary, à 750 km au sud de Fort McMurray.

Contacté par El Watan, un Algérien, Said*, qui vit et travaille dans la ville sinistrée affirme que les maisons des Algériens ont été épargnées par les feux,
sauf une qui a été complètement détruite dans le quartier d’Abasand.
Il ajoute que tous les Algériens se portent bien et ont suivi les ordres d’évacuation. Ils sont maitenant à Edmonton ou à Calgary.

Said a été évacué jeudi dernier par sa compagnie. Il vit maintenant dans l’appartement que lui a prêté un ami. Travaillant dans les sables bitumineux d’où est extrait le pétrole de l’Ouest canadien, il a été mis au chômage pour les trois prochaines semaines. «On nous a promis qu’on sera rappelés mais rien n’est moin sûr», dit l’Algérien.

A rappeler que vu l’ampleur du brasier qui n’est pas près de s’éteindre vu la météo annoncée, l’état d’urgence a été déclaré dans la province.
L’ambassade d’Algérie à Ottawa n’a pas répondu à nos demandes d’information.

Mise à jour (10 mai 2016)  :Voici le message envoyé par l’ambassade d’Algérie au Canada aux Algériens de  l’Alberta :

Cher(e)Compatriote,

L’Ambassade d’Algérie à Ottawa suit de très près la situation des
ressortissants algériens résidant dans le territoire de Fort McMurray,
en Alberta, suite à l’incendie qui ravage actuellement  cette région.
L’Ambassade témoigne son soutien aux ressortissants qui sont touchés par
cette terrible épreuve et invite les personnes qui ont des difficultés
particulières à prendre contact avec ses services.
Bien cordialement.

Ambassade d’Algérie à Ottawa
Service Consulaire

 

La catastrophe de Fort McMurray en chiffres (source : Le journal de Montréal) :

90 000 sinistrés

1600 bâtiments détruits à Fort McMurray

4 localités évacuées

85 000 hectares touchés par les feux

49 feux en cours, dont 7 hors de contrôle

1110 pompiers, 145 hélicoptères, 22 avions-citernes

0 blessé grave ou personne manquante
*Le témoin a préféré garder l’anonymat

 

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Montréal: Hommage à Kamel Hamadi

mai 5, 2016

Le théâtre du renouveau amazigh (Canada) rendra hommage à l’auteur-compositeur et chanteur Kamel Hamadi le samedi 7 mai à Montréal.

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Un riche programme a été concocté pour celui qu’on crédite de plus de 2 500 chansons et opérettes composées durant plus de 60 ans de production artistique que ce soit en kabyle en arabe algérien et même pour des artistes orientaux.

« Nous célébrerons, en sa présence, son incommensurable contribution à notre culture par le biais d’une soirée hommage au programme original qui consistera, entre autres, par l’interprétation de quelques œuvres de son riche patrimoine de plus de 2500 chansons écrites », expliquent les organisateurs.

Le documentaire « Kamel Hamadi Ger Yenzizen » de Abderazak Labri Cherif sorti en 2010 et qui retrace la vie et le parcours artistique de celui qu’on surnomme « Le tailleur de chansons sur mesure » est programmé en ouverture de la soirée.

https://youtu.be/DpXPbMt3x1M

Plusieurs artistes de la scène kabyle montréalaise se succéderont pour rendre un hommage en chansons à l’époux de la défunte chanteuse Noura.  L’orchestre sera dirigé par Rafik Abdeladim.

Le programme détaillé…

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Cinéma : l’Algérie rafle trois prix au festival Vues d’Afrique de Montréal

avril 25, 2016

Trois productions algériennes ont remporté le prix du meilleur film de leur catégorie au 32e festival international de cinéma Vues d’Afrique de Montréal qui a pris fin hier avec une soirée de remise des trophées à la cinémathèque québécoise.

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Madame Courage de Merzak Allouache a décroché le prix du meilleur long métrage dans la catégorie fiction internationale

Madame Courage de Merzak Allouache a décroché le prix du meilleur long métrage dans la catégorie fiction internationale. Sorti en 2015, le film raconte « le quotidien de Omar, petit voleur à l’arraché de Mostaganem qui se dope aux psychotropes pour se donner le courage de ses méfaits. Un quotidien qui ne sera plus le même depuis que son regard a croisé celui de Selma, l’une de ses victimes pendant qu’il lui volait son collier en or. »

FiRassiRondPoint

Dans la catégorie documentaire, Fi Rassi Rond-Point (Dans ma tête, un rond-point) de Hassen Ferhani a remporté le prix du meilleur documentaire. Le film est  « une incursion directe dans le plus grand abattoir d’Alger où « des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde ».

Le Puits de Lotfi Bouchouchi a, quant à lui, raflé le prix du meilleur long métrage dans la catégorie Afrique Connexion. Sorti en 2014, il raconte l’histoire « de femmes et d’enfants d’un village du sud algérien se retrouvent assiégés par des soldats de l’armée française coloniale et ne peuvent sortir au risque de se faire tuer. Petit à petit, ces villageois sont confrontés à la soif. Au point où bientôt se pose pour eux le dilemme de choisir leur mort».

LePuits

Le cinéma algérien était représenté par quatre productions. En plus de celles primées, le court  métrage Serial K de Amin Sidi Boumédiène était aussi en compétition.

En hors compétition, l’Algérie était aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec .

Le projet a déjà été présenté au public l’année dernière lors de la 31eme édition en présence des jeunes réalisateurs derrière ces courts-métrages: Michaël Pineault (La Douceur de ses mains), Yannick Nolin (1,2,3 Viva l’Algérie); Guillaume Fournier (Une idée pour demain); Elias Djemil (Au rythme du temps) et  Samuel Matteau  (Karim + Hadjer).

La 32e édition du festival de cinéma Vues d’Afrique s’est tenue du 17 au 24 avril. La programmation a retenu « une centaine de films tous genres confondus, fictions, documentaires, longs et courts-métrages provenant de 33 pays africains et créoles, canadiens et de l’international».

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Le Puits de Lotfi Bouchouchi projeté ce soir à la cinémathèque québécoise

avril 23, 2016

 

Raconter la guerre de libération nationale (algérienne) sans verser dans la glorification béate ou la propagande du lendemain de l’indépendance, légitimes à l’époque, et qui ont caractérisé le cinéma algérien des 40 premières années post-révolution, est le défi que s’est lancé Lotfi Bouchouchi en réalisant sa première fiction, Le Puits.

LePuits

Le film raconte l’histoire d’un village du sud algérien assiégé par un commando de l’armée française, le commando 135 connu aussi par le commando Georges, formé de transfuges de l’ALN qui ont rejoint l’armée d’occupation, de harkis et de légionnaires. Le village est soupçonné d’abriter des moudjahidines qui ont anéanti un autre commando français. Le manque d’eau et la soif mettront les villageois devant le dilemme de choisir leur mort.

En entrevue avec El Watan, Lotfi BouchouchiLe explique que « Le Puits n’est pas un autre film sur la révolution c’est plutôt un autre regard sur celle-ci. Dans mon film le héros c’est le peuple. Les films post-indépendance parlaient, à juste titre d’ailleurs, du grand révolutionnaire qui n’avait pas peur. La femme qui était toujours infirmière. Mais plus de 50 ans après l’indépendance, le regard change et on a même l’obligation d’avoir un recul».

Lotfi Bouchouchi a une longue feuille de route dans la production cinématographique en Algérie. Le scénario du film écrit par Yacine Benelhadj est basé sur une nouvelle de l’oncle du réalisateur. Il a fait appel à des acteurs algériens dont Nadia Kaci et français. Le jeu des enfants est plus que convaincant et il vaut le déplacement. La musique du film ne laisse pas indifférent.

Le Puits sera projeté ce soir, en présence du réalisateur, à la cinémathèque québécoise dans le cadre du Festival de cinéma Vues d’Afrique où il est en compétition.

 

Vues d’Afrique

Quatre films algériens font partie de la programmation du festival qui prend fin dimanche. Dans la fiction, les programmateurs de Vues d’Afrique ont sélectionné Madame Courage de Merzak Allouache, une co-production algéro-francaise sortie en 2015.  Dans la catégorie Afrique Connexion, on retrouve le film de Lotfi Bouchouchi  Le Puits une production algérienne.

De son côté Amin Sidi Boumedième concourt dans la même catégorie mais en court-métrage avec Serial K sortie en 2014. Le documentaire de Hassen Ferhani, Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point) est en course pour le prix du meilleur documentaire.

En hors compétition, l’Algérie sera aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec.

 

Détails : Le Puits de Lotfi Bouchouchi…

 

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Jay Strongwater. Avocat du hacker Hamza Bendelladj «Nous allons faire appel»

avril 23, 2016

Jay Strongwater est l’avocat commis d’office de Hamza Bendelladj qui vient d’être condamné à 15 ans de prison ferme. Membre du barreau de Géorgie (Etats-Unis), son cabinet est basé à Atlanta. Il répond aux questions d’El Watan.

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Quels sont les arguments des procureurs américains contre Hamza Bendelladj qui ont mené à cette condamnation ?

Les procureurs ont estimé le nombre d’ordinateurs infectés à plusieurs millions avec un coût moyen de réparation de 150 dollars par machine. Dans l’ordinateur de mon client, ils ont trouvé plus de 400 000 comptes estimés à 500 dollars chacun. Et aucune circonstance atténuante ne lui a été accordée.

Quels sont vos contre-arguments ?

Pour nous, l’emploi du virus SpyEye et l’utilisation des brèches de sécurité dans les systèmes de données des grands magasins sont deux choses distinctes. Notre expert l’a démontré devant la cour. Un bon pourcentage des cartes de crédit obtenues par Hamza Bendelladj étaient expirées. En plus, les antivirus bon marché peuvent facilement supprimer le cheval de Troie SpyEye. Leur coût est minime et très loin de l’estimation du gouvernement.

Hamza Bendelladj faisait partie des clients d’Aleksandr Panin (le créateur du virus), qui en avait plus de 150. Il y avait plusieurs versions de SpyEye, dont quelques-unes seulement liées à mon client. Et le gouvernement n’a apporté aucune preuve que celui-ci a réalisé des gains ou des profits.

Allez-vous faire appel ?

Oui. Nous avons 14 jours pour le faire. Le processus peut prendre de 12 à 18 mois.

Pourquoi le hacker algérien a-t-il écopé d’une peine plus lourde que le Russe qui a créé le virus SpyEye ?

Alexandr Panin s’est présenté comme un développeur qui n’a gagné aucun sou. Il y avait une entente avec les procureurs : en échange de sa coopération, ils ont requis une peine plus légère contre lui. Comme je l’ai dit, Hamza était l’un des 150 clients de Panin.

Il y a plus de 80 versions du virus SpyEye. Le gouvernement n’a apporté aucune preuve quant à la version qu’aurait  utilisée Hamza.

Mais Bendelladj aurait développé sa propre version de SpyEye…

Oui, le gouvernement a démontré en cour que Hamza Bendelladj a développé des «add ons» (ajouts) à SpyEye.
Pourquoi aucune somme d’argent n’a été réclamée au hacker algérien ?

Il n’y a aucune raison pour cela, puisque l’Etat n’a subi aucune perte. En plus, il n’y a, virtuellement, aucune possibilié de récupérer quoi que ce soit de Hamza Bendelladj.

Pourra-t-il espérer être libéré avant 15 ans ?

Il faut qu’il passé au moins 85% de la peine en prison. Mais comme il n’est pas citoyen américain, il ne pourra pas bénéficier d’autres remises de peine. A la fin, il sera expulsé vers l’Algérie.

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Le hacker algérien Hamza Bendelladj condamné à 15 ans de prison ferme

avril 23, 2016

Les remords et les regrets exprimés par Hamza Bendelladj à tous ceux qu’il a pu blesser ou leur causer du tort, mercredi dernier devant la juge  Amy Totenberg, au palais de justice d’Atlanta, n’ont pas réussi à infléchir la magistrate américaine qui l’a condamné à 15 ans de prison ferme et 3 ans de probation .

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Agé de 27 ans et père d’une fillette, l’Algérien était connu dans le milieu des hackers sous le pseudonyme Bx1. Les médias l’ont baptisé le «hacker souriant» après son arrestation hyperdmédiatisée, en janvier 2013 à l’aéroport de Bangkok, et son extradition vers les Etats-Unis.

A l’époque, il affichait un large sourire et ne semblait pas mesurer l’implacable sentence qui l’attendait trois ans plus tard, à plus de 14 000 km de là.

Son extradition vers les Etats-Unis était motivée par le fait que les serveurs informatiques utilisés pour stocker les données et les information volées se trouvaient sur le territoire de l’Etat de Géorgie. La justice américaine réclamait Hamza Bendelladj et son complice, le Russe Aleksandr Panin, pour avoir «développé, distribué et contrôlé SpyEye, un virus informatique qui vole les informations bancaires de ses victimes».

Le Russe a plaidé coupable. Sa collaboration avec la justice lui a permis d’écoper d’une peine de prison moins longue de 9 ans et 6 mois. Selon la justice américaine, «entre 2010 et 2012, avant son démantèlement par le FBI, le virus SpyEye était le principal cheval de Troie utilisé par de nombreux  hackers et cybercriminels à travers le monde. Plus de 50 millions d’ordinateurs ont été infectés et les pertes infligées aux personnes ainsi qu’aux institutions financières sont estimées à près d’un milliard de dollars».

Aleksandr Panin, sous le pseuodnyme Gribodemon, est considéré par les procureurs américains comme le développeur initial du virus SpyEye. Il aurait reçu le code du programme malicieux d’un développeur russe, Evginy Bogachev — psueodnyme Zeus —qui est le hacker le plus recherché par le FBI.

Le rôle de Hamza Bendelladj n’a pas été des moindres, selon les procureurs. Il aurait envoyé sur internet des millions d’e-mails indésirables (spams) contenant le virus SpyEye et qui ont infecté des centaines de milliers d’ordinateurs aux Etats-Unis.

Il aurait eu en sa possession près «d’un demi-million de numéros de cartes de crédit qu’il revendait, causant des millions de dollars de perte aux victimes».

Dans un communiqué au ton triomphal, le FBI estime que «les arrestations et la sévérité de la sentence envoient un message fort aux développeurs de virus et à leurs receleurs, où qu’ils se trouvent dans le monde».

Dans un entretien accordé à El Watan, Jay Strongwater, l’avocat de Hamza Bendelladj, explique qu’il fera appel de cette décision. Il a 14 jours pour le faire.

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Etats-Unis : Le hacker algérien Hamza Bendelladj fera appel de sa condamnation à 15 ans de prison

avril 21, 2016

La hacker algérien Hamza Bendelladj condamné hier par la justice américaine à 15 ans de prison fera appel de sa sentence, a appris El Watan auprès de son avocat qui a rappelé qu’il le fera dans les 14 prochains jours.

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Hamza Bendelladj à son arrestation en Thaïlande en janvier 2013

Appelé le hacker souriant par les médias, Hamza Bendelladj a connu sa sentence hier au Palais de justice d’Atlanta en Géorgie (Etats-Unis). Il avait plaidé coupable en juin 2015 pour avoir «développé, distribué et contrôlé SpyEye, un cheval de Troie bancaire malicieux».

Son co-accusé, le Russe Aleksandr Panin, a écopé d’une peine de prison de 9 ans et 6 mois de prison. Il avait plaidé coupable en janvier 2014 pour «création de virus en vue de commettre une fraude bancaire».

Le virus aurait infecté 50 millions d’ordinateurs. Le préjudice financier serait de près d’un milliard de dollars.

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Festival Vues d’Afrique de Montréal : Quatre films algériens en compétition

avril 17, 2016

Les cinéastes algériens, du moins à travers leurs films,  sont des habitués du rendez-vous cinématographique printanier de Montréal, le festival international du cinéma Vues d’Afrique qui fête ses 32 ans cette année.

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Pour l’édition qui se tient à partir d’aujourd’hui jusqu’au 24 avril, la programmation a retenu quatre films algériens qui feront partie de « la centaine de films tous genres confondus, fictions, documentaires, longs et courts-métrages provenant de 33 pays africains et créoles, canadiens et de l’international seront à l’honneur, durant huit jours de célébration du 7e art».

Dans la fiction, les programmateurs de Vues d’Afrique ont sélectionné Madame Courage de Merzak Allouache, une co-production algéro-francaise sortie en 2015.  Dans la catégorie Afrique Connexion, on retrouve le film de Lotfi Bouchouchi  Le Puits une production algérienne. Le réalisateur sera présent aux deux projections prévues. De son côté Amin Sidi Boumedième concourt dans la même catégorie mais en court-métrage avec Serial K sortie en 2014. Le documentaire de Hassen Ferhani, Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point) est en course pour le prix du meilleur documentaire.

Contrairement à ce qu’affirme le communiqué du festival qui les présente sous le thème du conflit identitaire, les films de Merzak Allouache et de Hassen Ferhani traitent de problématiques différentes.  Madame Courage raconte « le quotidien de Omar, petit voleur à l’arraché de Mostaganem qui se dope aux psychotropes pour se donner le courage de ses méfaits. Un quotidien qui ne sera plus le même depuis que son regard a croisé celui de Selma, l’une de ses victimes pendant qu’il lui volait son collier en or. »

Fi Rassi rond-point ( Dans ma tête un rond-point) est une incursion « une incursion directe dans le plus grand abattoir d’Alger où « des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde ».

Quant au film de Lotfi Chaouchi dont ce sera la première nord-américaine, Le puits est l’histoire « de femmes et d’enfants d’un village du sud algérien se retrouvent assiégés par des soldats de l’armée française coloniale et ne peuvent sortir au risque de se faire tuer. Petit à petit, ces villageois sont confrontés à la soif. Au point où bientôt se pose pour eux le dilemme de choisir leur mort ».

Amin Sidi Boumediene participe avec un court-métrage, Serial K, film « muet » où on n’entend que le bêlement des moutons où « un homme, dans un champs de la banlieue d’Alger, observe un troupeau de moutons mené par un berger. Voyant une des bêtes se faire maltraiter, il la secoure et l’emmène chez lui. Plus tard dans la journée, il se poste face à une maison d’un quartier chic pour photographier une jeune fille avec envie. Débute alors un étrange rituel…

En hors compétition, l’Algérie sera aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec .

Le projet a déjà été présenté au public l’année dernière lors de la 31eme édition en présence des jeunes réalisateurs derrière ces courts-métrages: Michaël Pineault (La Douceur de ses mains), Yannick Nolin (1,2,3 Viva l’Algérie); Guillaume Fournier (Une idée pour demain); Elias Djemil (Au rythme du temps) et  Samuel Matteau  (Karim + Hadjer).

Ce dernier est actuellement en Algérie pour d’autres projets.

Choix

La soirée d’ouverture sera tunisienne avec Les Frontières du Ciel du réalisateur Farès Naanaa. Il sera projeté en première nord-américaine. Le film raconte l’histoire de « Sami et Sara, la trentaine, qui mènent une vie paisible et semblent heureux, avant qu’un drame ne s’abatte sur eux».

Les festivaliers découvriront cette année le phénomène Nollywwod « la seconde plus grande industrie du film basée au Nigéria, après Bollywood, et avant même Hollywood ». Un soirée lui est consacrée ce lundi.

Actualité mondiale oblige, la radicalisation est au programme avec le documentaire Salafistes de François Margolin et Lemine Ould Salem. « Une incursion à la rencontre de ces adeptes d’une doctrine rigoriste héritée des prétendus enseignements de l’islam condamnant aveuglément femmes et hommes en Afrique sub-saharienne »

Le programme : Vues d’Afrique…

 

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