Mohamed Benhaddadi, un Algérien dans le panthéon québécois

août 2, 2016

Le professeur, docteur et chercheur en génie électrique, Mohamed Benhaddadi vient d’ajouter un nouveau «trophée» à son tableau de chasse en recevant des mains du Premier ministre québécois, Philippe Couillard, la médaille de chevalier de l’Ordre national du Québec.

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Cet enfant du quartier algérois du 1er Mai, natif de Aïn El Hammam, village Ichelivane, a été décoré lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’Assemblée nationale provinciale, fin juin dernier. «En recevant l’Ordre national du Québec, vous entrez dans le panthéon québécois», a déclaré le Premier ministre, qui n’a pas tari d’éloges sur les qualités des lauréats de la cuvée 2016 de l’Ordre national du Québec, institué en 1984 et qui compte trois grades : chevalier, officier et grand officier. «Cette distinction est une fierté pour moi, pour ma famille, ma région natale, la Kabylie, et pour l’Algérie.

C’est surtout un signe que l’éducation et la recherche scientifique sont des vecteurs de promotion dans la société. C’est aussi un encouragement dans ce sens», a confié à El Watan Mohamed Benhaddadi, qui a également reçu en octobre 2015 le prix Denise-Barbeau de l’association francophone pour le savoir, Acfas, qui «récompense la qualité des activités de recherche d’une personne œuvrant au sein du réseau collégial [système nord-américain, NDLR.»

Premier Algérien qui accède au panthéon québécois, Mohamed Benhaddadi, dont les qualités de pédagogue sont reconnues par ses pairs, contribue régulièrement sur les colonnes d’El Watan avec des sujets liés à l’énergie. «Mohamed Benhaddadi se révèle un excellent pédagogue, un généreux vulgarisateur et une personnalité marquante du réseau collégial. Défenseur de l’efficacité énergétique, ce chercheur est sans doute le premier à avoir intégré dans le cursus technologique des cégeps les avancées de la recherche pour ce qui est de l’amélioration du rendement des moteurs électriques. Intarissable sur l’énergie en général et l’efficacité énergétique en particulier, il discourt amplement du sujet : articles pour la grande presse, conférences dans les collèges et universités, mémoires aux autorités, etc.», peut-on lire dans la note accompagnant l’annonce de sa distinction.

Après avoir obtenu son baccalauréat en Algérie, «Mohamed Benhaddadi a fait ses études supérieures en Ukraine, selon le site web de l’Acfas, où il finit premier de sa promotion à l’université de Luhansk, avant d’obtenir un doctorat à l’Institut polytechnique de Kiev. Il rentre en Algérie et devient professeur à l’Ecole militaire polytechnique de Bordj El Kiffan pendant deux ans, puis à l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediène à Alger, de 1989 à 1997. Il fait un court séjour en Belgique comme professeur invité à l’université de Liège, avant de rejoindre l’Ecole polytechnique de Montréal comme chargé de cours d’abord, puis comme professeur associé, de 1997 à 2013.»

Par Samir Ben  Contactez moi

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Montréal : Le consulat d’Algérie sur facebook

juillet 28, 2016

Le consulat général d’Algérie à Montréal se met à l’heure des médias sociaux et de l’internet 2.0.

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Lancée en juin dernier, la page facebook officielle reprend globalement le fil d’actualité et les communiqués qui sont présents sur le site web du consulat.

Le consul général d’Algérie Abdelghani Cherief explique dans un post publié la semaine dernière que  »par cet instrument nous vous offrons la possibilité d’un échange rapide et interactif qui vous permet de recueillir toutes les informations concernant la gestion administrative et consulaire.

Ce nouvel espace, c’est le vôtre, vient s’ajouter à notre site web que nous nous efforçons de rendre toujours plus utile et plus attractif. »

Page facebook : cliquez ici

Site du consulat : cliquez ici

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Canada : Rappel des boissons Chréa

juillet 6, 2016

(Lire mise à jour en bas) L’Agence canadienne d’inspection des aliments annonce le rappel des boissons Chréa Pulpe (boissons gazeuses fruitées) importées d’Algérie pour présence de sulfites non déclarées sur l’étiquette.

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L’importateur, Groupe Aliments Sara Inc, a été sommé de procéder à ce rappel qui  »découle d’activités d’inspection menées par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ».

L’Agence demande aux consommateurs de jeter la bouteille ou de la rapporter au magasin où elle a été achetée.

Les personnes sensibles aux sulfites ne doivent pas boire cette boisson  »puisque ceci pourrait entraîner une réaction grave, voire mortelle », ajoute l’agence.

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 L’ACIA  »procède actuellement à une enquête sur la salubrité des aliments qui pourrait entraîner le rappel d’autres produits. Tout autre rappel de produit à haut risque sera signalé au public au moyen d’une mise à jour de l’avis de rappel d’aliments », selon le communiqué de l’Agence.

Les consommateurs algériens vivant au Canada raffolent des boissons importées de leur pays d’origine, particulièrement pendant le mois de ramdane.

A rappeler l’Algérie a exporté pour 953 millions de dollars canadiens vers le Canada en 2015, selon Statistique Canada et a importé pour plus de 570 millions de dollars de ce pays où vit la deuxième plus grande communauté algérienne de l’étranger avec 100 000 personnes.

La quasi-totalité des exportations algériennes vers ce pays, soit 953 millions de dollars, est couverte par les hydrocarbures. Le Canada exporte vers l’Algérie, principalement, des céréales – près de 470 millions de dollars en 2015.

Ces chiffres sont en baisse par rapport à ceux de 2013 en raison de la chute des prix du pétrole.  En cette année, l’Algérie avait exporté pour 3.350  milliards de dollars canadiens vers le pays de l’érable et en a importé pour près de 370 millions de dollars.  La quasi-totalité des exportations algériennes vers ce pays  est couverte par les hydrocarbures. Le reste est presque anecdotique (couscous, huile d’olive…). Seul le secteur des dattes s’en était sorti avec 2 millions de dollars.

On est très loin des 6 milliards de dollars exportés vers le Canada en 2012.

Mise à jour (14.07.2016) :

L’importateur du produit a contacté El Watan pour apporter sa version des faits. Dans un entretien téléphonique, il a affirmé que le rappel a été levé.

L’information a été démentie par les services de communication de l’ACIA. « Le rappel n’est pas annulé. Les produits doivent être bien étiquetés selon les règlements canadiens avant d’être vendu au Canada. Ils seront libérés une fois que leurs étiquettes seront conformes vis à vis de la déclaration bilingue des sulfites », nous a répondu le service de communciaion de l’ACIA.

L’importateur affirme aussi que la présence de sulfites était bien mentionnée sur l’étiquette « selon les normes internationales », soit le code SIN223.

Mais selon une porte-parole de l’ACIA  » au Canada, on n’utilise pas le nom SIN 223, et les sulfites doivent être déclarés sur l’étiquette comme prescrit selon les Règlements et la Loi sur les aliments et drogues. Santé Canada a évalué le produit qui porte la mention de « SIN 223 », mais ne mentionne pas les sulfites, comme un risque à la santé ».

Elle ajoute qu’un rappel  »« Classe I » correspond à une situation où il existe une probabilité raisonnable que l’utilisation d’un produit non conforme ou une exposition à celui-ci entraînera des effets nuisibles graves sur la santé, voire même la mort. Dans ce cas, le danger est pour les personnes sensibles aux sulfites »

 

Plus de détail : communiqué de l’ACIA

 

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Journée Assia Djebar au Québec : Evocation et célébration

juin 21, 2016

Il y a onze ans,  la romancière algérienne Assia Djebar était élue à l’académie française, un certain 16 juin 2005. Une date retenue par un groupe d’amis et d’admirateurs au Québec de la première Maghrébine de l’institution pour célébrer  son œuvre lors d’une soirée tenue jeudi dernier, à la Maison des écrivains à Montréal, siège de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ).

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Mäir Verthuy – (photo : Denise Pelletier)

« Lorsque nous avons perdu Assia Djebar, nous avons réfléchi à la meilleure façon d’honorer cette femme extraordinaire, son parcours, son héritage.  Nous avons choisi la célébration et non la peine. Nous avons décidé de ne pas célébrer sa naissance ou sa mort mais plutôt son œuvre à travers cette journée du 16 juin, date anniversaire de son entrée à l’académie française. », a expliqué à l’assistance  Sara Nacer, membre du comité d’organisation composé de SN Production, Racines et Confluences et l’UNEQ.

Un choix partagé par le directeur général de l’UNEQ, Francis Farley-Chevrier, pour qui « le combat féministe, les choix thématiques de la mémoire, l’histoire et l’identité nous rejoignent toujours au moment où la mondialisation apporte chaque jour son lot de nouvelles questions ».

Abdelghani Cherief, le consul général d’Algérie à Montréal,  qui a eu le frère de Assia Djebar comme supérieur hiérarchique au sein de la diplomatie algérienne, a exprimé son admiration pour la romancière algérienne qui « confrontée à la discrimination que lui a posé le fait colonial à elle comme à ses compatriotes, elle est partie à la conquête de la fierté et de la souveraineté dans la langue de l’autre. Comme Mouloud Mameri , comme Kateb Yacine qui parlait de butin de guerre . Assia Djebar s’est emparée de cette langue dont elle fit un si talentueux usage, non pas comme soumission mais comme libération ».

Il est rejoint par Hocine Meghar, ambassadeur d’Algérie à Ottawa qui s’est remémoré sa rencontre avec Assia Djebar, il y a 16 ans lorsqu’il était ambassadeur à Rome. Elle présentait sa pièce de théâtre Les filles d’Ismail. « Elevée dans un enracinement berbéro-arabe musulman, a-t-il expliqué, elle a essayé à travers ses romans, ses conférences,  ses pièce de théâtre et ses écrits se sourcer dans un syncrétisme des cultures et des religions donnant ainsi une femme dont la seule nationalité est la culture universelle ». Il a regretté qu’elle « ne soit pas assez connue dans le monde arabo-musulman, elle qui était imbue de sa culture d’origine et de sa religion ».

L’ancrage arabo-berbère de Assia Djebar a été aussi souligné par l’invitée d’honneur de la soirée, Maïr Verthuy, professeure émérite de littérature francophone à l’université Concordia (Montréal) qui a introduit Assia Djebar dans les programmes universitaires au Canada et en Amérique du Nord.

« Elle a toujours été algérienne, très arabe, très berbère. Le berbère est devenu de plus en plus important pour elle au fur et a mesure qu’elle vieillissait », a-t-elle dit à l’assistance en réponse à une question sur la signification de l’accession à l’académie française pour la romancière.

Entre anecdotes et analyse de l’œuvre de Assia Djebar, Maïr Verthuy qui est derrière l’attribution à la romancière algérienne d’un doctorat honoris causa de l’université Concordia, a estimé que  l’académicienne était « féministe mais n’était pas militante ailleurs que dans l’écriture. Et l’écriture est ce qui reste ».

La quête des origines chez Assia Djebar a interpellé la jeune poétesse autochtone de la nation Innue, Natasha Kanapé-Fontaine qui participait à l’hommage, qui s’est dite « très contente que Assia Djebar tenait de plus en plus à parler des Berbères ». Elle a lu un extrait de La femme sans sépulture (Albin Michel, 2002) qui raconte l’histoire de Zoulikha une héroïne de la guerre de libération nationale dont le corps n’a jamais été retrouvé après son arrestation par l’armée française. Une histoire qui rappelle à la poétesse Innue  le drame des femmes autochtones disparues ou assassinées, un sujet délicat au Canada.

Et ce n’était pas l’unique extrait de l’œuvre de Assia Djebar lu pendant la soirée. L’écrivaine d’origine égyptienne Mona Latif-Ghattas Mona a penché pour Nulle part dans la maison de mon père (Actes sud, 2010).

La soirée a été ponctuée de morceaux musique entre les interventions.  Le musicien montréalais d’adoption Nassim Gadouche avec son mandole a puisé dans le répertoire chaabi, algérois et kabyle.

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Air France lance le vol Montréal-Oran via Paris

juin 15, 2016

Air France vient de mettre sur le marché une offre qui permettra de relier Montréal à Oran via Paris à partir du 26 juillet prochain.

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La compagnie francaise s’attaque directement à la clientèle d’Air Algérie en provenance du Canada qui est composée principalement d’Algériens vivant dans ce pays – environ 100 000 personnes.
Selon des agences de voyages basées à Montréal et qui ont commencé à offrir ce vol, Air France a aligné sa franchise bagages sur celle d’Air Algérie pour cette destination, soit 2 x 23 kgs. L’Attente en correspondance à Paris serait de deux heures.
Les tarifs appliqués restent concurrentiels. Ainsi, pour un vol Montréal-Oran vers la fin juillet avec un retour en septembre, le tarif est de 990 dollars canadiens avec Air France et 1400 dollars avec Air Algérie. Pour un retour en aout, les prix montent à 1280$ avec Air France et  à 1800$ avec la compagnie nationale.
Air Algérie de son côté offre la même destination mais les passagers doivent récupérer leurs bagages à Alger pour les enregistrer sur les vols intérieurs en changeant d’aérogare.
Aigle Azur en partenariat avec Corsair propose aussi Montréal-Oran via Paris mais qui n’a pas eu beaucoup de succès depuis son lancement, il ya deux ans. Les passagers doivent passer une nuit à Paris. Ce qui pose parfois problème à ceux qui doivent avoir un visa pour entrer en France.
A noter qu’Air Canada a lancé cette année son premier vol ves le Maghreb en inaugurant sa ligne Montréal-Casablanca. La prochaine destination serait Alger, Le projet est au stade de réflexion avancée, mais aucune échéance n’a été établie pour le moment.
 

 

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Canada : La dépouille d’une Algérienne bloquée à Calgary à cause d’Air Algérie

juin 9, 2016

La dépouille d’une Algérienne morte d’une crise cardiaque la semaine dernière à Calgary en Alberta est toujours bloquée dans cette ville de l‘ouest canadien à cause d’une série d’erreurs commises par le salon funéraire qui rejette la faute sur Air Algérie.

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Cette triste histoire a commencé hier quand Air Canada n’a pas voulu embarquer la dépouille qui devait transiter par Montréal avant de s’envoler vers Alger, prétextant que la représentation d’Air Algérie à Montréal n’avait pas encore donné son accord pour l’envoi de la dépouille. La compagnie nationale n’avait répondu à aucun des emails, fax et appels téléphoniques pour coordonner l’opération.

C’est l’explication donnée par le salon funéraire Heritage funeral services chargé par le mari de la défunte et des membres de la communauté algérienne de Calgary (http://calgaryalgeriansociety.com) de procéder au rapatriement du corps.

Une source d’Air Algérie Montréal a balayé du revers de la main ces accusations. « Nous ne  traitons jamais directement les opérations de rapatriement de corps. Ca se passe entre les salons funéraires et notre transitaire », a ajouté cette source qui était au courant de l’affaire. D’ailleurs beaucoup reprochent exactement cette approche à la compagnie nationale qui consiste à expliquer la situation sans montrer une quelconque disponibilité à faire avancer les choses,

Au moment où nous mettons en ligne, le transitaire d’Air Algerie, Cargolution, n’a toujours pas répondu aux questions posées par El Watan.

Finalement, le mari et ses deux enfants se sont envolés hier vers Alger sans leur mère décédée avec les mêmes billets achetés pour aller passer le ramadan en Algérie. Le mari n’avait pas le choix, sinon il aurait perdu ses titres de transports. La solidarité de la communauté l’ayant grandement apaisé.

Entre temps, les membres de la communauté ont rompu avec le salon funéraire albertain qui a été défaillant et ont chargé un autre de Montréal, Magnus Poirier.

La dépouille devrait transiter par Paris ou Francfort selon les disponibilités pour que la mère des deux enfants puisse enfin arriver à sa dernières demeure.

A rappeler qu’Air Algérie Canada est toujours sans directeur depuis janvier 2015, date à la mise en retraite de son ancien directeur suite à sa condamnation par la justice canadienne pour agression sexuelle. Il a fait appel.

Une Algérienne évacuée de Fort McMurray

Cette Algérienne faisait partie avec sa famille des évacués de la ville de Fort McMurray en raison des feux de forêts qui ont ravagé cette région de l’Ouest canadien.

Elle avait été retrouvée morte d’une crise cardiaque dans sa résidence à Calgary; ses deux enfants de 4 et 6 ans à côté d’elle ignorant ce qui est arrivé à leur mère.

Le mari de cette maman de 35 ans était absent car il avait regagné, deux jours plus tôt, son travail dans la région sinistrée où est produit le pétrole extrait des sables bitumineux.

Selon des membres de la Calgary Algerian Society, une association d’Algériens de Calgary (Alberta), la famille vivait depuis son évacuation dans une résidence universitaire et les enfants étaient inscrits provisoirement dans une nouvelle école. Le chauffeur de taxi, fourni par le programme d’aide aux sinistrés, s’est présenté le matin, comme à son habitude, à la résidence pour emmener les enfants à leur classe. Mais comme personne ne répondait, il a contacté le mari qui lui-même a dû appeler des amis de la famille. Ces derniers ont pu accéder à la résidence et on fait la malheureuse découverte.

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Décès d’une Algérienne évacuée de Fort McMurray

juin 2, 2016

Une Algérienne évacuée il y a un mois de la ville de Fort McMurray en raison des feux de forêts qui ont ravagé cette région de l’Ouest canadien a été retrouvée morte d’une crise cardiaque, hier, dans sa résidence à Calgary; ses deux enfants de 4 et 6 ans à côté d’elle ignorant ce qui est arrivé à leur mère.

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Le mari de cette maman de 35 ans était absent car il avait regagné, deux jours plus tôt, son travail dans la région sinistrée où est produit le pétrole extrait des sables bitumineux.

Selon des membres de la Calgary Algerian Society, une association d’Algériens de Calgary (Alberta), la famille vivait depuis son évacuation dans une résidence universitaire et les enfants étaient inscrits provisoirement dans une nouvelle école. Le chauffeur de taxi, fourni par le programme d’aide aux sinistrés, s’est présenté le matin, comme à son habitude, à la résidence pour emmener les enfants à leur classe. Mais comme personne ne répondait, il a contacté le mari qui lui-même a dû appeler des amis de la famille. Ces derniers ont pu accéder à la résidence et on fait la malheureuse découverte.

Le mari compte rapatrier le corps de sa femme en Algérie pour y être enterrée. Une levée de fonds est prévue pour l’aider à rassembler l’argent nécessaire à cette opération qui serait, au bas mot, de 10 000$ canadiens. L’ambassade d’Algérie à Ottawa a été mise au courant pour le volet administratif.

(Mise à jour le 3 juin 2016 ) : 

Yacine Drici, le mari de la défunte Amina Tourki accepte les dons par transfert INTERAC à l’adresse courriel : drcyacine (at) yahoo.fr (mettre mot de passe Algeria)

 

Lien : http://calgaryalgeriansociety.com/

 

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Maïr Verthuy (Université Concordia) : « Assia Djebar était trop intelligente pour les hommes »

mai 25, 2016

Maïr Verthuy a été pendant longtemps professeure au département d’études françaises à l’université Concordia (Montréal, Canada). Elle y a co-fondé, en 1978, l’institut Simone de Beauvoir dont elle a été la première directrice. Elle a introduit la littérature de femmes, francophones, dans le cursus de son département. Parmi ces auteures Assia Djebar qui recevra en 2002 un doctorat honoris causa de la même université. Entre temps, elles sont devenues de grandes amies. Parler de Assia Djebar avec Mair Verthuy installe une telle proximité avec l’auteure algérienne qu’on se surprend à l’évoquer, tout simplement, par son prénom Assia. Maïr (Marie en Gallois) Verthuy nous dévoile un peu de la Assia qu’elle a connue.

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Comment s’est faite votre rencontre avec Assia Djebar ?

J’étais professeure de français à l’université Concordia. J’y ai enseigné d’abord l’histoire de la  littérature française.  Et comme il n’y avait pas de femmes au programme, la première des choses que j’ai faites a été, évidemment, d’enlever quelques hommes et de mettre des femmes à leurs places. C’était vers la fin des années 1960 bien avant la création de l’institut Simone de Beauvoir en 1978. Il y avait des femmes qui écrivaient mais leur public était réduit. Je parle du Québec et de la France qui étaient très en retard par rapport à la Grande-Bretagne d’où je venais.

J’ai découvert Assia Djebar chez Julliard. Ces premiers livres sont émouvants. On y voit que pour ces jeunes filles, la liberté c’est la France mais elles ne sont pas françaises. Elles sont déchirées dans les premiers romans. Pour elles, il était hors de question de se faire françaises pour être libres. Bref, je suis tombé complètement amoureuse de ce qu’elle faisait. Après, je l’ai introduite dans les programmes à Concordia.

 

Et la rencontre ?

Dans les années 1970 elle publiait de plus en plus. Je lisais tout. J’avais l’idée de la faire venir au Canada mais je ne savais pas comment le faire. Comme j’étais la seule femme au département d’études françaises, tous mes collègues ne me portaient pas dans leur cœur d’autant plus que je n’étais pas timide et modeste  comme devaient l’être les femmes à l’époque.  J’ai réussi à l’inviter à un colloque à Ottawa en 1982. Comme c’était financé par l’ambassade de France au Canada, il fallait convaincre l’ambassadeur qui ne la connaissait pas! Depuis, nous sommes devenues de très bonnes amies.

 

Grâce à vous Assia Djebar est enseignée en Amérique du Nord…

 

Je n’aime pas ce « grâce à vous ». Elle est certainement enseignée au Canada à cause de moi mais elle a, quand même, fait la connaissance ensuite de chercheuses américaines. J’ai été la première mais pas « grâce à moi ».

J’avais deux ou trois étudiantes américaines ainsi que des étudiants français qui repartaient avec une connaissance de Assia Djebar. Pas de miracle!

 

Assia Djebar a été connue en Amérique du Nord avant la France…

 Et encore! Vous savez, quand Julliard a dû fermer boutique, on ne trouvait pas les livres de Assia Djebar en France. Je ne les achetais pas en France. Je les commandais aux autres maisons d’édition ou à Alger. A l’époque si vous entriez dans une bibliothèque et vous demandiez un des ses livres, on vous prenait pour un fou !

Plus tard, il y avait des colloques à son sujet un peu partout dans le monde (peut être pas en France!). La Belgique lui a donné un doctorat honoris causa puis Concordia, entre autres.

Tout à coup, des Français ont commencé à comprendre qu’elle était célèbre partout ailleurs.

 

Comment s’est passée son entrée à l’académie française ? 

Ca m’avait étonnée d’abord. Parce qu’il fallait les voir tous et demander qu’ils votent pour vous. J’ai été étonnée qu’Assia ait été capable de cela. Elle m’avait dit qu’elle avait beaucoup souffert et que sa fierté en prenait un coup. En même temps, c’était important pour elle en tant qu’Algérienne en tant que femme arabe, berbère etc. d’être à l’académie française pour montrer que c’était faisable. Elle l’a fait  en tant que femme arabe. Elle a fait venir sa robe d’Alger. Elle a acheté le genre d’épée qu’il faut avoir d’Algérie aussi.

 

La revanche de la colonisée ?

Je pense qu’il y a eu un peu de cela. Reste à savoir si c’était conscient ou inconscient. Je ne pense pas qu’elle ait fait ça consciemment mais je pense qu’elle a été vraiment animée par cela, au moins en partie. Parce qu’en fait, avant la cérémonie d’entrée à l’académie française, elle avait organisé une cérémonie à l’institut du monde arabe où elle avait montré comment elle allait être habillée et l’épée qu’elle allait utiliser. Une façon à elle de dire : vous voyez, j’y vais  mais je ne suis pas française.

 

Comment a-t-elle vécu l’expérience du Nobel non obtenu ?

C’est honteux qu’elle ne l’ait pas obtenu. Personne n’a écrit mieux que Assia Djebar sur l’Afrique du Nord et sur une longue période. Il y a eu des auteurs français comme Fromentin qui ont décrit ce nouveau pays mais il n’y avait pas d’arabes du tout.  Un des livres de Assia Djebar s’ouvre sur l’invasion française et le traitement des autochtones par les Français – Assia était historienne, il ne faut pas l’oublier.

Elle était choquée et déçue de ne pas l’avoir eu. Très déçue. Elle ne pouvait pas aller le dire partout. Ca aurait paru outrecuidant de sa part. Elle pensait que ca allait se faire puisqu’on lui avait dit de rester à côté du téléphone.  Ils ont choisi à sa place une Allemande (2009, NDLR). Je n’ai pas d’objection du fait qu’elle soit allemande. Elle était beaucoup moins connue que Assia Djebar qui l’était, au moins, dans les Amériques, en Europe et en Afrique.

 

Pour revenir à l’écriture de Assia, en quoi est-elle universelle ?

Parce qu’elle pose les problèmes qui sont plus ou moins universels. Il y a aussi énormément d’ironie dans son écriture. Par exemple, le problème de la polygamie, bien que ce ne soit pas universel mais il y a peu de pays  où elle n’existe pas – Toutes les maîtresses à côtés des  épouses.  Je pense que cette tendresse qu’elle montre pour la femme trompée, méprisée et exploitée est aussi un élément universel.

Elle crée aussi des mondes. Elle vous oblige à penser. Je n’ai jamais compris pourquoi les gens pensent que la fiction est sans importance. Quand vous entrez dans un roman, vous entrez dans un monde autre que le vôtre. Vous apprenez ses règles et ses conditions. Vous y apprenez des choses et vous devez vous placer par rapport à ce monde que vous êtes en train de découvrir. Ca peut vous plaire ou déplaire. Ca vous pousse constamment à réfléchir à vous interroger. C’est le plus important. Cet impact, elle l’aura toujours.

 

Sommes-nous devant une écriture féminine ou féministe ?

 

C’est une écriture féministe. Elle le dit dans Ombre sultane, si ma mémoire est bonne. « Est-ce que j’ai eu tort d’activer les femmes ? Est-ce que j’ai augmenté leurs problèmes ? ». Elle se voyait très bien comme féministe, en fait.  Ce n’était pas la militante parce que son  arme c’était la littérature. Elle était militante dans un sens.

 

Si Assia se résumait en un livre, ce serait lequel ?

Certainement L’amour, la Fantasia. D’ailleurs les trois romans que je préfère, bien que je les apprécie tous de façon différente : L’amour, la fantasia; Vaste est la prison; Ombre sultane. Cela dit, Assia était très attachée à Loin de Médine; c’est un livre qui m’a émue sans réellement me plaire. Elle voulait à tout prix  offrir un rôle important aux femmes à l’époque où l’Islam se développait. Sur le plan historique, je n’ai rien à dire car là mon ignorance est totale. Mais cela me fait penser aux gens qui veulent être à la fois chrétiens et féministes, et l’on sort l’histoire de Marie-Madeleine. Les hommes y ont vite mis bon ordre !!!   Encore une fois ces deux religions finissent par se ressembler dans leur évolution parce que l’enjeu réel, c’est le pouvoir.

 

Quel a été son plus grand regret ?

Si elle avait un regret, c’est d’avoir été trop intelligente pour les hommes !

 

Quelle était la chose qui la révoltait le plus dans la réalité des femmes de son pays dans leur oppression ?

Je crois que c’est l’enfermement.

 

Quel est votre message aux participants à la rencontre d’Alger?

Je voulais beaucoup y aller. Wassyla Tamzali (l’organisatrice) m’a promis de m’emmener voir la tombe d’Assia. Mon médecin trouvait que faire un long vol suivi de trois jours d’intenses activités et long vol de retour était un peu trop. Dites aux participant-e-s de me garder la place au chaud car je n’ai pas renoncé à aller en Algérie un jour.

 

Dans le film « autour de Mair » de Hejer Charf, parlez-vous de Assia Djebar?

Pas uniquement de Assia. On parle de beaucoup d’auteures. Le principe du film est qu’en j’ai fait connaitre avant les autres universités canadiennes, les auteures francophones y compris immigrées.  En fait, c’est bizarre pour moi de me voir à l’écran. C’est la vision qu’a Hejer Charf de moi. Ce n’est pas une vision fausse mais c’est son film. Il y vait des heures et des heures d’enregistrement et il fallait qu’elle les réduise à 90 minutes. Le film est bien fait.

Ce que je voudrais que les gens retiennent c’est que justement c’était important d’ouvrir les portes aux femmes. Il n’y avait pas de femmes enseignées au Canada dans les universités. J’avais fait   une recherche avec une collègue de l’Ouest canadien et on a trouvé que les seules femmes qui étaient enseignées c’était Mme de Sévigné, George Sand et encore très mal!. Quand on voit un manque, il faut agir et je pense que j’ai agi.

 

Evénement :

* Paroles croisées sur  « Assia Djebar, écrivaine, cinéaste et plasticienne », une rencontre sur l’œuvre plurielle de Assia Djebar (aujourd’hui 26 mai  aux Ateliers sauvages – 38 rue Didouche Mourad, Alger).

*Le samedi 28 mai : projection du film canadien « Autour de Maïr » d’Hejer Charf à l’invitation de l’ambassade du Canada, un film sur l’écriture des femmes qui retrace les combats de Maïr Verthuy (lieu : l’institut francais – 7 rue Capitaine Hassani, Alger).

*Le 16 juin à Montréal, Maïr Verthuy prendra la parole à l’occasion de la journée Assia Djebar au Québec instaurée en février dernier, premier anniversaire du décès de l’auteure algérienne. La date choisie par l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et l’organisme Racines et Confluences coïncide avec le jour d’entrée de Assia Djebar à l’académie française.

 

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Facebook : Le Premier ministre canadien adepte du One Two Three viva l’Algérie ?

mai 19, 2016

La réplique « non authentifiée » de Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada,  a propulsé au devant de la scène un jeune Montréalais d’origine algérienne très actif sur les médias sociaux

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Tout le monde a vu passer la capture écran de facebook où le Premier ministre canadien répond à une question d’un jeune Montréalais d’origine algérienne par un « Viva l’Algérie et aussi le Canada ». Le lycéen lui demandait : « Si je dis on two three , vous dites quoi ? ».

La capture a été partagée des centaines de fois sur twitter et sur facebook y compris par l’ambassadrice du Canada en Algérie.

L’échange qui a disparu, ou qui n’a jamais eu lieu!, se serait produit le 10 mai dernier sur la page de Justin Trudeau, connu pour son goût pour les selfies. On se rappelle qu’il avait entamé son règne par un buzz planétaire quand il s’est offert une séance d’égo-portraits avec les citoyens de sa circonscription dans le métro, le lendemain de son élection en octobre dernier. Une circonscription où se trouve le Petit Maghreb de Montréal, haut lieu de célébration lors des matchs de l’équipe nationale algérienne de football (soccer au canada).

Le jeune lycéen exhibait fièrement sur son mur facebook  « Je pense que Justin Trudeau a du sang algérien qui le coule dans les veines ‪#‎TeamDzPartout ».

Devant l’incrédulité de ses followers (suiveurs) qui lui font remarquer que la publication ne se trouve nulle part sur le mur du Premier ministre, il publie un post explicatif où il dit, entre auters, qu’il spammait régulièrement le mur de Justin Trudeau et fut surpris de recevoir une réponse aussi rapide de sa part, mais qu’il n’était pas sûr qui lui a répondu. Maintenant il « regrette de l’avoir supprimé ».

Contacté par El Watan, un attaché de presse du bureau du Premier ministre canadien dit qu’il n’a aucune information sur cet échange avec le lycéen et  explique que « le Premier ministre définit l’orientation et les attentes de sa présence et ses activités sur les médias sociaux. Alors que son personnel est impliqué dans la création et la diffusion de la plupart de ces communications, le Premier ministre écrit et diffuse parfois ses propres messages ».

Jeff Yates, journaliste au quotidien montréalais Métro, est sceptique. « Je ne peux pas dire à 100% si c’est vrai ou faux. Le commentaire où M. Trudeau aurait répondu n’existe pas. A-t-il été effacé? C’est possible, mais impossible d’en être certain. En général, M. Trudeau ne répond pas aux commentaires sur sa page Facebook, et dans ce cas-ci il aurait répondu en moins d’une minute. Tout cela me donne l’impression que c’est peut-être un montage photo, mais je ne peux pas en être certain », nous explique celui qui est aussi connu par le pseudo Inspecteur viral et qui anime une page du même nom où il traque les fausses informations sur les médias sociaux (Inspecteur viral)

Dans tous les cas, que Justin Trudeau soit adepte du « wantotrisme » ou pas, le jeune Chiheb a certainement gagné un bon nombre de followers avec cette histoire.

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Emprunt obligataire : Le gouvernement sollicite la diaspora

mai 10, 2016

Le gouvernement vient d’instruire les ambassades et autres consulats algériens à travers le monde à faire la promotion auprès des nationaux de l’étranger de l’emprunt obligataire lancé le 17 avril.

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Une opération qui risque de ne pas attirer beaucoup d’épargnants de la diaspora, même ceux mus par le patriotisme économique, selon les observateurs. L’une des premières raisons du désintérêt est que l’arrêté du ministère des Finances du 28 mars 2016 ne prévoit pas d’obligations en devises étrangères – les obligations sont émises sous forme de coupures de 50 000 DA. «Le taux d’intérêt de 3,5% sur 3 ans et 5,75% sur 5 ans est l’un des plus attractifs au monde. Au Canada, le taux est d’à peine 1% à court terme. Il n’y a que la Norvège et trois ou quatre autres pays qui ont mis sur le marché des obligations avec un taux aussi alléchant.

Mais il ne faut pas compter sur l’engouement des épargnants algériens à convertir leurs dollars en dinars. La seule solution serait que le gouvernement les autorise à déposer leur argent en devises et à récupérer leur capital et les intérêts en devises», explique Youcef Bendada, un économiste à la retraite, qui vit au Canada. Le même décret stipule que les souscriptions peuvent être reçues, entre autres, dans les agences bancaires et les succursales de la Banque d’Algérie.

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Or, aucune représentation de la Banque d’Algérie n’est implantée en dehors du territoire national. «Il faudrait créer immédiatement des succursales à l’étranger du CPA ou de la BEA, par exemple, pour drainer l’épargne des Algériens de l’étranger», ajoute Youcef Bendada, surpris que l’arrêté ne prévoie rien pour la diaspora. A moins que le gouvernement s’attende à ce que l’argent vienne dans les bagages des touristes nationaux avec toutes les contraintes que posent les pays de résidence quant aux mouvements financiers (lutte contre le financement du terrorisme, protectionnisme…).

A titre de comparaison, les Marocains du Canada peuvent disposer de leur argent directement au pays, à travers la banque Desjardins, qui a une entente avec la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE). En outre, le gouvernement algérien n’a prévu aucun plan de communication à destination de la diaspora. La stratégie se résume à des messages austères sur les sites des représentations diplomatiques. Ainsi, sur le site du consulat d’Algérie à Montréal, comme sur d’autres consultés par El Watan, un lien informe «les membres de la communauté nationale, établis au Canada, que l’opération de souscription à l’emprunt national pour la croissance économique est effective depuis le 17 avril 2016».

Plus loin, «les ressortissants désireux de contribuer, de manière tangible, à la croissance économique du pays» sont invités «à prendre connaissance des conditions et des modalités d’émission par le Trésor public de l’emprunt, telles que fixées par l’arrêté du 28 mars 2016 du ministère des Finances». Il n’y a toutefois aucune documentation ou dépliant disponible à l’accueil du public, à part le même communiqué imprimé et affiché sur le babillard. Il ne faudra pas alors s’étonner du possible échec de cette opération auprès des Algériens de l’étranger dont le peu de considération, voire le mépris et la suspicion qu’affiche le gouvernement à leur égard sont symbolisés par l’article 51 de la nouvelle Constitution qui leur interdit l’accès «aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques».

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