Canada : un séjour pour les jeunes de la diaspora en Algérie

juillet 25, 2015

Les jeunes algériens de la diaspora peuvent profiter d’un séjour gratuit en Algérie! Le ministère des affaires étrangères organisera à Souk Lethnine (Bejaia) un camp de vacances au profit des jeunes de la diaspora algérienne, selon un communiqué du consulat d’Algérie à Montréal.

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Le séjour débutera le 3 août prochain et s’étalera sur 15 jours. Il est ouvert aux jeunes (garçons et filles) âgés entre 18 et 30 ans.

« Tous les frais liés au séjour des participants à cette opération, sont pris en charge (frais d’hébergement, restauration et transport)», ajoute le communiqué.

L’inscription est toujours en cours et prendra fin le 30 juillet. S’en suivra un tirage au sort qui sera « effectué à l’issue de la collecte des candidatures et l’examen des requêtes ».

Les formulaires de candidatures (http://www.consulatalgeriemontreal.com/src/formulaires/formulaire_vacance2015.pdf) doivent être faxés au (514) 846 – 8127.

Le communiqué reste muet sur le nombre de places disponibles!

Par Samir Ben  Contactez moi

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copyright – 2012-2015 – Samir Ben

 


Montréal : le festival Orientalys à partir de ce jeudi

juillet 22, 2015

Le nom du festival est à lui seul tout un programme. C’est la rencontre de l’Orient qui va de l’Afrique du Nord à la Corée du sud et du Québec symbolisé par la fleur de lys.

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Du jeudi 23 au dimanche 26 juillet, le Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal abritera la cinquième édition du festival Orientalys, le pendant estival du Festival du monde arabe de Montréal, ce rendez-vous incontournable de l’automne montréalais depuis 15 ans.
«Cela fait maintenant 5 ans qu’Orientalys s’entoure d’artistes et de créateurs remarquables de tous bords qui puisent dans l’immense patrimoine culturel de l’Orient pour transcender les barrières des origines, des certitudes et des héritages, dans un espace dynamique, stimulant et rassembleur », explique Ghita Nakhlé, directrice du festival.

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Labess (Nedjim Bouizoul). Concert : Vendredi 24 juillet – 21h30 Scène Loto-Québec

Elle ajoute que «  malgré son jeune âge, notre festival a connu une évolution remarquable attirant des milliers de montréalais et de touristes chaque année. Notre ambition est de lui permettre de s’ancrer définitivement dans le paysage culturel montréalais et québécois». Le festival complètement gratuit aura deux grandes scènes où se produiront plusieurs artistes dont certains d’origine algérienne : le groupe Labess, Cheb Fayçal et Berbanya.

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Berbanya – Concert : Samedi 25 juillet – 18h30 – Scène Loto-Québec

La particularité et la marque de fabrique d’Orientalys est sans conteste la Médina qui s’installe sur les quais du Vieux-Port de Montréal  le temps du festival. Elle offre « une traversée des pays de la Route de la Soie. L’espace « Pays d’Orient » accueillera l’Algérie, la Tunisie, la Syrie, la Turquie, la Palestine, l’Iraq, l’Iran, le Pakistan, l’Inde, le Bangladesh, la Chine et la Corée du Sud ».

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Cheb Fayçal – Concert : Jeudi 23 juillet – 21h30 – Scène Loto-Québec

Le stand algérien  est pris en charge par SN Production ainsi que Racine et Confluences, un organisme à but non lucratif qui  a pour vocation « la diffusion et la promotion du patrimoine culturel algérien et maghrébin et qui encourage l’interculturalité ».

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DJ Rahimus aux commandes de la scène TD – Jeudi 23 juillet – 18h à 23h

Les organisateurs tablent sur d’autres activités.  « Le public participera à la fête en prenant part à des performances interactives étourdissantes dans la tente «Ateliers». Conteurs, danseurs, marionnettistes, musiciens et artisans proposeront des ateliers gratuits de broderies, percussions, contes orientaux, jeux de société, habillement, cours de langue, et autres activités, pour grands et petits».

Par Samir Ben  Contactez moi

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Immigration au Canada : Le Québec attire toujours les Algériens

juillet 19, 2015

Dans l’avion d’Air Algérie qui les amène d’Alger à Montréal, on peut reconnaître quelques-uns à leurs nombreux bagages, un peu plus que les autres passagers, à leur excitation et à leur angoisse parfois qui trahissent la peur de l’inconnu après avoir quitté les leurs pour une nouvelle vie. Une nouvelle aventure d’où ils doivent repartir de zéro.

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On les reconnaît aussi à leurs questions parfois existentielles (travail, enfants, réussite, études, couple…) et pour lesquelles il n’y a pas de réponses toutes prêtes. Ce sont les nouveaux immigrants algériens qui débarquent à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal dans la province du Québec à chaque vol d’Air Algérie – d’autres, peu nombreux, atterrissent dans d’autres aéroports ou passent par d’autres compagnies.

Tout se passe généralement vite et bien avec les services d’immigration fédéraux ou provinciaux. La bureaucratie canadienne a le mérite d’être efficace. Ses lourdeurs ou ses problèmes avec la corruption sont ailleurs et le risque de la croiser à l’aéroport est faible. Au premier trimestre 2015, pas moins de 414 immigrants d’origine algérienne ont été admis au Québec sur un total de 9200. Ils sont classés cinquièmes après les Chinois, les Français, les Iraniens et les Marocains, selon les statistiques du ministère de l’Immigration.

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Ces chiffres peuvent paraître faibles, mais il ne faut pas oublier que ce sont ceux d’un seul trimestre. Pour l’année 2014, le Québec a reçu 50 275 immigrants dont 7% venaient d’Algérie, soit 3519. Ils étaient classés 3es après les Iraniens et les Français, suivis des Chinois et des Haitiens. «C’est une communauté d’installation récente au Québec et au Canada en général», explique le Dr Brahim Benyoucef, expert en urbanisme et fondateur de l’Observatoire Espace et Société au Québec.

Il a dressé un portrait de l’immigration algérienne au Canada en 2013 (voir l’entretien qu’il a accordé à El Watan pour ce dossier). «Selon la période d’immigration, seulement 360, soit 2,0% du total des Algériens immigrés au Québec, ont immigré avant 1976 ; 165, soit 0,9% ont immigré entre 1976-1980 ; 170, soit 1,0% entre 1981-1985 ; 760, soit 4,3% entre 1986-1990», explique-t-il. S’ensuit une «hausse» de l’immigration algérienne qui coïncidait avec la décennie noire. Et c’est dans les années 2000 qu’il y a eu une «explosion». «Entre 2001 et 2006, soit durant cinq ans seulement, le Canada a reçu plus d’Algériens qu’il n’en a reçus durant deux décennies (1980 à 2000)», remarque le Dr Brahim Benyoucef.

Plusieurs raisons expliquent cette évolution. «La politique d’accueil que la Canada a adoptée pour parer à son déficit démographique, la situation sécuritaire en Algérie fragilisée dès 1988 et la volonté de certaines familles algériennes de profiter d’une ouverture pour explorer de nouvelles opportunités, d’autant plus que le Canada affiche une attitude d’ouverture et d’accueil très différente de l’hostilité de certains pays d’Europe, dont la France», selon le même interlocuteur.

Le cheminement au Québec d’une famille maghrébine typique a fait l’objet d’une bande dessinée publiée en 2010 par le Centre culturel algérien (CCA), une association indépendante basée à Montréal — à ne pas confondre avec les centres culturels relevant de la diplomatie algérienne. Intégration… Dites-vous ! est le titre de la BD d’une quarantaine de pages éditée en collaboration avec le ministère de l’Immigration.

BD conçue et réalisée par l'association le Centre Culturel Algérien (Montréal) - http://www.ccacanada.org/

BD conçue et réalisée par l’association le Centre Culturel Algérien (Montréal) – http://www.ccacanada.org/

Elle gagnerait à être mise dans le sac d’accueil de tout immigrant qui débarque d’un avion d’Air Algérie. On y suit les parents, Madjid et Nabila, et leurs deux enfants, Nawal et Nassim. Après l’euphorie des premiers jours, place à la déception et la frustration des parents qui ne trouvent pas de travail. La maman remet en cause le choix de venir au Québec. Le père, de son côté, n’arrive pas à digérer le fait de se retrouver à compter sur l’aide sociale.

Lui dont les succès professionnels dans son pays étaient donnés comme exemple. Maintenant, il passe son temps avec d’autres immigrants qui vivent de l’aide sociale et qui passent leur temps dans les cafés à broyer du noir et à cracher sur cette société qui ne les reconnaît pas à leur juste valeur. De leur côté, les enfants s’intègrent plus facilement à travers l’école. Et c’est la rencontre avec la famille québécoise d’un ami de leurs enfants que leur expérience au Québec prend un cheminement plus positif. La bande dessinée a le mérite d’utiliser un langage direct et aborder frontalement les problèmes (les vraies affaires, comme on dit au Québec).

 

Pensée positive et réussite

Mehdi Benboubakeur est arrivé au Québec avec sa femme il y a une dizaine d’années à l’âge de 31 ans. Au bout de 2 semaines, il répond à une petite annonce. Un producteur de film indépendant cherchait une personne qui avait des qualifications en effets spéciaux. «On m’a demandé où j’avais fait mes études dans ce domaine. Je leur ai dit que j’étais autodidacte», explique Mehdi. A son grand bonheur, il est retenu. «J’ai passé les tests, et j’ai obtenu le poste», raconte Mehdi. En Algérie, il avait lancé une agence de publicité. Parmi ses clients, l’émission Khatem Souleimane qui passait sur la télévision algérienne et dont il avait réalisé le générique. «Je ne présume jamais que la personne que je vais rencontrer va me dire non», nous dit cet ingénieur en génie mécanique, major de sa promotion.

Quartier Le Petit Maghreb - Supporters de l'équipe nationale algérienne - Coupe du monde de football 2014- (c) Mohamed Kadri

Quartier Le Petit Maghreb de Montréal – Supporters de l’équipe nationale algérienne – Coupe du monde de football 2014- (c) Mohamed Kadri

Mehdi a, par ailleurs, une formation supérieure en marketing-communication qu’il a suivie à l’école El Qualam à Annaba, en Algérie, en partenariat avec l’université de Perpignan (France). Avec un ami, immigrant d’origine marocaine, il lance en 2008 un magazine, Réussir Ici. «Notre vision était d’adopter une attitude et une pensée positives, (à ne pas confondre avec la pensée magique, Ndlr). Il faut prendre notre place dans la société d’accueil. Nous sommes en Amérique du Nord.

Il ne faut pas attendre qu’on nous la donne. Il faut juste entreprendre. Rien ne peut nous bloquer si nous avons la bonne idée», explique-t-il avant de lancer un : «Si tu te lances en mode perdant, sois sûr que tu vas perdre». Mehdi n’a pas refait d’études mais a pris des cours de cinéma. «Le magazine m’avait permis d’agrandir mon réseau et j’ai été approché par l’organisme ‘‘La conférence des élus de Montréal’’ qui m’a proposé de déposer ma candidature pour un poste de chargé de communication que j’ai fini par décrocher», nous dit-il. Il est à ce poste depuis 2008.

L’organisme vient d’être dissous il y a quelques jours, mais Mehdi Benboubakeur n’a pas chômé et il continue sa carrière à la tête du Printemps numérique, «une initiative qui renforce le positionnement de Montréal comme capitale créative». «Mon conseil aux nouveaux arrivants est d’être positif et de croire en soi. Il faut aussi se dire qu’il y a toujours du bon même dans les situations les plus difficiles et qu’il n’y a rien d’anormal de passer par des moments de doute et de questionnement», conclut ce papa de 3 garçons, tous nés au Québec.

 

Aziz reprend le chemin de l’école

 

Le problème de la non-reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquises par les immigrants en dehors du Québec n’arrête pas les demandes d’immigration venant d’Algérie. Encore moins les délais de traitement de dossiers par les services d’immigration du Québec qui vont de 4 ans et 9 mois à 5 ans et demi en moyenne. «J’ai quitté l’Algérie, c’était mon premier objectif. Ce qui allait venir après m’importait peu», nous explique Djamel, un ingénieur en informatique qui travaille dans le soutien technique dans un centre d’appel.

Montréal - (c) Mohamed Kadri

Montréal – (c) Mohamed Kadri

«Le taux de chômage des immigrants était de 11,6% en 2013 contre 7,6% pour l’ensemble de la population. La population immigrée d’arrivée très récente (5 ans ou moins) affiche un taux de chômage plus élevé que celui de l’ensemble de la population immigrée (14,6% contre 11,6%).

Le taux de chômage des personnes immigrantes diminue avec la durée de résidence. Il était de 11,2% chez celles arrivées il y a 5 à 10 ans, et de 10,8% chez celles arrivées il y a plus de 10 ans», selon les chiffres du ministère de l’immigration. Aziz, 34 ans, est arrivé au Québec il y a un peu plus d’une année. Avec un diplôme français en ressources humaines et une expérience de travail de 8 ans à Alger, il ne s’attendait pas à ce qu’aucune compagnie ou administration ne réponde à ses dizaines de CV envoyés. «Je savais que ça n’allait pas être facile.

Avec Internet et les amis qui vivent depuis plusieurs années, j’entendais parler du problème. Mais je me disais que ça n’arrive qu’aux autres», affirme ce père de deux petites filles. «Curieusement, je ne recevais des réponses que pour des postes de travail dans les centres s’appel», ajoute-t-il. «Ne jamais écouter les mauvais conseils», répète Aziz qui se rappelle le chemin que lui ont montré certains immigrants qui vivent de l’aide sociale et qu’il a rencontrés dans un café du quartier le Petit Maghreb de Montréal. «Mets-toi sur l’aide sociale et travaille au noir.

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C’est la seule issue pour les immigrants ici», lui conseille-t-on. Si d’autres peuvent subir un «lavage de cerveau», Aziz n’y succombe pas. Il commence à travailler comme commercial dans une grande enseigne de distribution. Voyant qu’il ne pouvait pas évoluer, il quitte après quelques mois. «La réussite passe par un bon travail qui nécessite un diplôme d’ici», nous dit Aziz qui a repris le chemin des études pour préparer un diplôme en gestion commerciale.

Alors, quid d’une immigration réussie ? Pour le Dr Brahim Benyoucef, «elle consiste en une adhésion confortable dans le milieu d’accueil. J’entends par confortable, consciente et cohérente avec la vison et les valeurs de l’individu et de sa famille. Une adhésion intervenant à tous les niveaux emploi et société. Une adhésion qui répond aux attentes initialement fixées. C’est une adhésion réussissant l’équilibre entre conscience identitaire et conscience citoyenne».

Par Samir Ben  Contactez moi

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Kathleen Weil. Ministre québécoise de l’Immigration, la diversité et l’Inclusion «La déqualification professionnelle des parents pourrait être un des facteurs de la radicalisation de leurs enfants»

juillet 19, 2015

– Les candidats à l’immigration au Québec se plaignent des longs délais d’attente. Avez-vous lancé des actions pour les réduire ?

Au cours des dernières années, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion a reçu un nombre important de demandes dans le cadre des programmes des travailleurs qualifiés et des immigrants investisseurs, un volume nettement supérieur aux objectifs fixés et à sa capacité de traitement.

Kathleen Weil. Ministre québécoise de l’Immigration, la diversité et l’Inclusion

Kathleen Weil. Ministre québécoise de l’Immigration, la diversité et l’Inclusion

Le ministère a instauré un système de gestion des demandes en 2012 et œuvre actuellement à réduire les délais de traitement et les inventaires. Nous développons présentement un projet de système d’immigration basé sur la déclaration d’intérêt (DI). Considérant que la Loi sur l’immigration au Québec (LIQ) doit être modifiée et entérinée et qu’une nouvelle plateforme électronique doit être implantée, l’opérationnalisation de la DI au Québec n’est pas envisageable avant 2016.

 

– Allez-vous maintenir le même niveau d’immigration venant d’Algérie, ou allez-vous la baisser après tous les débats sur le voile et l’impossibilité d’intégration les Maghrébins au Québec à cause des différences culturelles (la religion en particulier) ?

Bien que certaines personnes d’origine maghrébine éprouvent des difficultés d’intégration professionnelle, il est faux d’affirmer que l’intégration de ces personnes est impossible. De nombreuses personnes immigrantes d’origine maghrébine se sont intégrées à la société québécoise avec succès et contribuent à la prospérité du Québec. La nouvelle politique prêtera une attention soutenue à la question de l’intégration, notamment professionnelle, des personnes immigrantes, dont celles issues du Maghreb.

La politique sera accompagnée d’une stratégie d’action qui définira les moyens concrets pour assurer la pleine participation des personnes immigrantes de toutes origines. La planification pluriannuelle de l’immigration, qui est un processus soumis à la consultation publique, permet au Québec d’établir le nombre de personnes immigrantes qu’il compte accueillir au cours d’une période donnée, ainsi que des orientations en matière d’immigration. Un nouvel exercice devrait avoir lieu au cours des prochains mois.

 

– Récemment, le gouvernement du Québec a lancé un plan d’action pour faire face à la radicalisation. Pensez-vous qu’il peut y avoir un lien entre la déqualification professionnelle des parents et la radicalisation de leurs enfants ?

La déqualification professionnelle des parents pourrait être un des facteurs de la radicalisation de leurs enfants. C’est pourquoi le Plan d’action propose entre autres des modèles de réussite aux jeunes, notamment ceux de minorités racisées afin de favoriser l’inclusion.

L’objectif vise à influencer positivement ces jeunes particulièrement sensibles aux blessures de leurs parents, en leur permettant de rencontrer des Québécoises et des Québécois qui sont des exemples de persévérance et de détermination, et qui sont capables d’insuffler de l’espoir aux jeunes en les encourageant à croire en leurs capacités et à poursuivre leurs rêves.

Outre cette action qui vise à renforcer l’estime de soi, le Plan d’action prévoit aussi des mesures qui visent à déconstruire les préjugés, notamment islamophobes et des mesures d’éducation aux droits et libertés de la personne et aux valeurs démocratiques.

Par ailleurs, le Plan d’action offre aussi aux familles un soutien en vue d’améliorer la communication intrafamiliale. Certaines des mesures visent également à présenter et à faciliter l’accès aux ressources existantes auxquelles les familles peuvent s’adresser si elles ont des inquiétudes envers leurs enfants qui montreraient des signes possibles de radicalisation.

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Brahim Benyoucef. A propos de l’émigration algérienne au Québec «Place à la deuxième génération»

juillet 19, 2015

– Vous avez établi récemment un portrait de l’immigration algérienne au Québec. Quels sont les traits qui se sont dégagés ?

C’est une communauté d’installation récente au Québec et au Canada en général. Compte tenu du profil francophone, la communauté algérienne a bénéficié ces dernières années de quotas considérables qui la plaçaient aux premiers rangs des nouveaux immigrants reçus au Québec.

Dr Brahim Benyoucef,  expert en urbanisme et fondateur de l’Observatoire Espace et Société au Québec-Canada.

Dr Brahim Benyoucef,
expert en urbanisme et fondateur de l’Observatoire Espace et Société au Québec-Canada.

Entre 2007 et 2011, sa part était de 8,4% du total des immigrants reçus à pareille période, ce qui l’élève au rang 2 après les Marocains et avant les Français et les chinois. Elle présente un profil identique à celui de toute la communauté maghrébine. La communauté compte légèrement plus d’hommes que de femmes. C’est une communauté jeune. Les immigrants d’origine algérienne sont très scolarisés. Le taux de chômage que la communauté subit est presque trois fois supérieur à celui de l’ensemble de la population du Québec (voir encadré pour les statistiques).

 

– Y a-t-il toujours des obstacles à l’accès au marché du travail pour les Algériens du Québec ?

La situation demeure toujours problématique pour les nouveaux arrivants, exposés dès leur arrivée aux surprises du nouveau milieu, aux chocs de changement et appelés à s’engager dans un long processus de découverte, d’apprentissage, d’adaptation et de réajustement. Toutefois, pour ceux qui comptent déjà quelques années de résidence, même s’il n’y a pas eu depuis un grand sondage, les témoignages indiquent que les personnes après quelques années d’expérimentation du milieu finissent par emprunter une voie qui les réconforte, soit celle des études ou du travail et de la progression à l’interne et à travers la mobilité dans le marché de l’emploi au fur à mesure de l’acquisition des expériences.

Il se trouve que les personnes arrivent à s’accrocher au marché et finissent par obtenir un emploi, même s’il ne correspond pas forcément à celui de leur choix. C’est pour cela que je dis qu’il est temps d’alléger la forte attention accordée à l’employabilité afin de diriger les efforts vers les enjeux liés à l’enfance, à la famille et à l’éducation des enfants, etc. car les enjeux de la communauté changent et il faut s’adapter en conséquence.

 

– Pensez-vous que la deuxième génération aura plus de facilité sur le marché du travail ?

Il est certain que la deuxième génération pourrait avoir la chance de s’épargner beaucoup d’ennuis, notamment ceux reliés à la reconnaissance des acquis et à l’expérience canadienne, dans la mesure où la plupart sont diplômés des établissements canadiens et entament pour la plupart leur expérience de travail au Canada dès le jeune âge. Je le dis au conditionnel, car cela dépend de l’effort que les personnes déploient pour réussir leurs études et réussir des choix de carrière avisés.

Comme autre atout, ils ont la facilité de communication car ils adoptent facilement la raison et la manière de penser d’ici. Ils s’exposent cependant à deux risques majeurs : le premier concerne tous les Canadiens, il s’agit du risque lié aux caprices du marché et au rythme de croissance économique. Le deuxième risque est lié à la discrimination et ses effets, phénomène fluctuant avec l’image que l’opinion publique se fait du musulman en général et de l’Algérien en particulier et variable avec les conjonctures politiques, les surprises de l’actualité et les campagnes médiatiques.

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Diaspora : L’auteure Djemila Benhabib, invitée du Carrefour littéraire de Montréal

juillet 16, 2015

Pour sa sixième édition qui se tiendra ce vendredi, le Carrefour littéraire de Montréal invite la journaliste et auteure d’origine algérienne Djemila Benhabib pour parler de son expérience d’écriture comme moyen et acte de résistance.

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L’auteure de Ma vie à contre-Coran et des Soldats d’Allah à la conquête de l’occident aura aussi l’occasion de débattre avec les habitués de ce café littéraire lancé il y a quelques mois par le quatuor  Ali Kaidi, Khelifa Hareb, Nacer Irid et Mouloud Idriss, quatre militants pour la démocratie et l’identité amazighe en Algérie et au Québec.

Dès le lancement de ce café littéraire qui se tient au Café le Carrefour, d’où son nom, pas loin du Petit Maghreb de Montréal, ses initiateurs n’ont pas fait dans la facilité et dans la non- pertinence du choix des sujets ou des invités.

Le ton a été donné dès le premier rendez-vous où le sujet était Albert Camus « célèbre mais néanmoins controversé », comme le décrit Khelifa Hareb. Cirta, capitale de la Numidie en écho à la manifestation Constantine Capitale de la culture arabe, était le sujet du troisième café littéraire.

Et cette sixième édition ne déroge pas à la règle puisque la militante laïque et anti-islamiste Djemila Benhabib est connue pour son talent polémiste. Un talent reconnu même par ses adversaires politiques.

Adulée au Québec par certains, honnie par d’autres, l’ancienne correspondante d’El Watan à Montréal ne passe laisse pas indifférent.

Son combat contre les islamistes lui vaut souvent le qualificatif d’islamophobe. Une accusation colportée, d’un côté, évidemment, par un courant islamiste radical qui veut la faire taire en usant et abusant d’une liberté d’expression possible en occident. D’un autre côté, le musulman « lamda » lui reproche de fournir des munitions aux islamophobes qui ne veulent pas de musulmans en occident.

Au mois d’août prochain, elle aura l’occasion de défendre son point de vue en commission parlementaire à l’occasion de l’étude du projet de loi 59 sur le discours haineux. Certains voient dans ce projet une menace pour toute critique de l’islam qui pourrait être prise pour de l’islamophobie.

Des réactions sur les réseaux sociaux ont amené Khelifa Hareb à donner quelques précisions. « Nous remercions nos invités et Djemila Benhabib d’avoir accepté nos invitations sans hésitation et de nous honorer avec leurs participations. Nos invités sont des écrivains, des réalisateurs, chercheurs qui partagent avec nous un minimum syndical (démocratie, justice sociale, laïcité, féminisme, écologie)», explique-t-il.

« On donne la chance aux orateurs d’exposer leurs idées autour d’un thème bien défini en toute liberté et indépendance. Cela ne veut pas dire qu’on partage ou qu’on on adhère complètement à leurs idées. Et c’est tant mieux ainsi. Car notre objectif est de créer un débat constructif, un vrai échange d’idées libre et indépendant, ouvert, démocratique, responsable, loin de toute structuration partisane, ou récupération politique », conclut-il.

Il est à parier que la salle du Café Carrefour sur la rue Bélanger ne suffira pas à tous ceux et celles qui viendront écouter l’auteure.

Djemila Benhabib est née en Ukraine de père algérien et de mère chypriote- grecque. Ses parents aux convictions de gauche étaient des enseignants universitaires. Elevée à Oran, elle a fui l’Algérie pendant la décennie noire sous la menace terroriste. Proche de la branche identitaire du Parti Québécois, elle a été candidate de ce parti aux élections provinciales de 2012 et 2014 où elle a été défaite.

Ses livres ont édités en Algérie par les éditions Koukou du journaliste Arezki Ait-Larbi (http://www.koukou-editions.com/).

La page Facebook du Carrefour littéraire…

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Ramadhan à Montréal : Jamais sans ma boisson algérienne

juillet 15, 2015

Les ventes de boissons et autres jus algériens ont explosé pendant ce Ramadhan dans les commerces tenus par des Maghrébins.

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Le mois de Ramadhan signifie pour beaucoup de Montréalais d’origine algérienne un retour en force des produits algériens sur la table du f’tour. Bien que disponibles pendant toute l’année dans les épiceries «ethniques» dans le Petit Maghreb, un regain d’intérêt est enregistré durant le Ramadhan pour les boissons gazeuses et les jus algériens. Merouane Belattar, propriétaire de la compagnie Syphax import-export et importateur de produits algériens, reconnaît qu’il n’a même pas besoin de faire de la publicité pour écouler sa marchandise.

Les chaînes de télévision algériennes captées par satellite en Amérique du Nord ou sur internet assurent toute la promotion avec la publicité qui tourne presque en boucle pendant le Ramadhan. A force de persévérance, il a réussi à placer les boissons Ifri chez Loblaws, une grande enseigne de distribution canadienne. «Nous ramenons nos produits directement de l’usine et comme ils répondent aux normes canadiennes et qu’ils sont sans conservateur, nous avons pu sortir le produit algérien du marché ethnique qui reste limité», explique celui qui est arrivé d’Algérie il y a 12 ans.

Le problème soulevé par beaucoup de consommateurs algériens dans la métropole canadienne est l’écart des prix du même produit d’un magasin à un autre. Il n’est pas rare de trouver une bouteille de boisson gazeuse Hamoud Boualem au prix de 1,69 dollar dans un magasin et 2,49 dollars dans un autre. Cette disparité dans les prix s’explique par l’entrée d’importateurs «trabendistes» qui achètent les produits algériens chez les grossistes à Alger en court-circuitant le fabricant. Ils créent des entreprises de droit algérien auxquelles ils vendent ces produits et les expédient au Canada, «oubliant» au passage que les fabricants ont des produits qui sont destinés exclusivement à l’exportation.

Car chaque pays à ses normes de santé, d’emballage et d’étiquetage. Mais cette quête du gain rapide nuit à l’image du produit algérien et retarde son entrée dans la grande distribution canadienne. Curieusement, ils arrivent à passer les Douanes algériennes sans aucune difficulté. Résultat : des produits subventionnés par l’Etat algérien, comme la semoule, se retrouvent en vente sur le marché canadien (bien canadien, il ne s’agit pas d’Oujda ou de l’Est marocain).

Bien qu’il fasse grande partie de son chiffre d’affaires dans les boissons et les jus, Merouane Bellattar est convaincu que l’assainissement de la corporation et une implication de la diplomatie économique algérienne aideraient à exporter beaucoup d’autres produits vers le Canada et aller au-delà des dattes. Et pourquoi pas les fruits et légumes autres que la pomme de terre qui reste un tabou dans les relations économiques entre les deux pays !

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Evénements de Ghardaia : Rassemblement à Montréal

juillet 12, 2015

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées ce samedi face au Consulat d’Algérie à Montréal afin de « dénoncer les violences et les tueries dont est victime la communauté mozabite en Algérie » à l’appel d’un Collectif de solidarité avec les Amazighs mozabites.

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Ce regroupement voulait « exprimer sa solidarité avec les victimes mozabites, dénoncer l’indifférence et le silence des intellectuels et le parti-pris ou l’incompétence du pouvoir algérien », selon le document distribué par les organisateurs.

La porte-parole du Collectif, Djamila Addar, explique qu’il n’y a aucune hiérarchisation parmi les victimes des événements de Ghardaia même si le rassemblement ne parle que des Mozabites. En effet, sur les 24 morts enregistrés ces derniers jours, 12 sont mozabites et 12 ou chaambis (arabes).

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« Nous parlons de Mozabites parce que ce sont eux qui disent qu’ils se font tuer et que leurs maisons brûlent. Les autres, nous ne les avons pas entendus. Ils n’ont rien dit », ajoute la porte-parole du Collectif. « Que ce soit de l’un ou de l’autre côté, pour nous les victimes sont algériennes », nuance-t-elle.

« L’Algérie se portera mieux quand on se dira les quatre vérités, continue Djamila Addar. Il faut que les gens comprennent et admettent que les Mozabites sont des amazighes. Ils ont un rite confessionnel différent de celui de la majorité des Algériens. Mais ils ne sont pas moins algériens que nous. Ou moins musulmans que les autres musulmans algériens. On parle bien français mais nous ne le sommes pas. Alors pourquoi dire que nous somme arabes parce que nous parlons arabe ? »

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Les présents scandaient « pouvoir assassin » ou « Assa Azekka Amazigh yella yella » en brandissant des pancartes dénonçant « l’impunité » et qui appellent à « libérer les détenus ». Sur d’autres pancartes, on pouvait lire, entre autres, « Halte au massacre des Mozabites », « ONU, ou êtes-vous ? ».

Plusieurs personnes ont pris la parole. L’une d’elles a expliqué à l’assistance qu’elle répond toujours présent quand une partie de l’Algérie est touchée.

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Des participants brandissaient aussi des drapeaux amazighs. Dans le lot, le drapeau du MAK et une absence remarquée du drapeau algérien. Bien que les organisateurs aient insisté sur le caractère non partisan du rassemblement, il leur sera un peu difficile de passer le test de la cohérence vu les réactions qui ont déjà commencé sur les réseaux sociaux.

Les Mozabites du Canada

D’ailleurs les Mozabites du Canada n’étaient pas présents au rassemblement. Contacté par El Watan, un porte de la communauté mozabite, Mustapha Loulou a expliqué que « les gens ont la liberté de prendre la décision qui leur convient du moment que c’est une action citoyenne qui n’a aucune connotation politique » avant de reconnaître qu’il « y a une crainte que ce soit récupéré par le MAK ».

La communauté mozabite du Canada a rendu public un communiqué dans lequel elle appelle l’Etat algérien à prendre « ses responsabilités afin que la sécurité des biens et personnes soit garantie et que la justice prenne toute sa place ».

Pour arriver à une paix durable « il est impératif et urgent d’adopter une politique de lutte contre le racisme, contre le discours haineux et contre la précarité sociale, culturelle et économique; et de promouvoir un système éducatif fondé sur l’éthique, le civisme, le respect et la tolérance », ajoute le communiqué.

Les Mozabites du Canada rappellent que «  voilà plus de deux ans que le Mzab vit au rythme de la violence. Atteinte aux vies humaines; dignité humaine bafouée ; biens et patrimoine saccagés. Ni l’Homme, ni l’animal et ni la nature n’ont été épargnés d’une violence meurtrière qui fait de plus en plus de victimes. Des hommes et des femmes atteints dans leur vie, dignité  et sécurité. Les morts se comptent par dizaines, les blessés par centaines et les maisons et commerces vandalisés par milliers. Un patrimoine millénaire saccagé. Des palmerais aménagées au prix de sang et de vies, détruites et incendiées. Des faux barrages dressés un peu partout. De paisibles personnes se font immoler en plein jour ».

Ils mettent en garde contre « le terrorisme qui secoue le Mzab et par conséquent menace toute l’Algérie ».

« Avons-nous conscience que le Mzab est partie prenante de l’Algérie? Avons-nous conscience qu’à travers le Mzab, c’est toute l’Algérie qui est visée?  Avons-nous conscience que quoi qu’il arrive au Mzab, c’est toute l’Algérie qui paierait le prix? », rappellent-ils.

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Crash du vol d’Air Algérie au Mali : un recours collectif au Canada

juillet 4, 2015

Une demande de recours collectif contre Air Algérie a été déposée hier à la Cour supérieure du Québec (Canada) par un père de famille qui a perdu sa femme et ses deux enfants dans le crash du vol Ouagadougou-Alger survenu le 24 juillet 2014 au-dessus du Mali.

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L’information rapportée par les médias locaux ne donne pas les montants réclamés par les familles des victimes. « Elles réclament des dédommagements financiers pour des préjudices moraux, traumatiques et psychologiques.», selon les mêmes sources.

Quatre Canadiens figuraient parmi les victimes du vol AH 5017 mais le recours concerne «aussi celles qui résident dans des pays étrangers ».

Cette action judiciaire doit être autorisée, au préalable, par la Cour supérieure pour qu’elle puisse éventuellement aboutir à une indemnisation.

Le crash serait dû à une erreur de l’équipage espagnole. « La cause principale de l’accident est « la non-activation du système d’antigivre des sondes moteur, alors que la température extérieure et la zone humide traversée requéraient sa mise en place », révèle une enquête judiciaire française dont les conclusions ont été rendues publiques hier par le quotidien Le Figaro.

L’avion, un MD 83, était exploité par la compagnie espagnole Swiftair qui l’a loué  ainsi que son équipage à Air Algérie.

A rappeler que la compagnie nationale est poursuivie au Canada par un autre recours collectif (https://lemontrealdz.wordpress.com/2015/04/30/recours-collectif-contre-air-algerie-au-canada/ ou http://www.elwatan.com/actualite/canada-recours-collectif-contre-air-algerie-qui-risque-gros-29-04-2015-293598_109.php).

Il a été autorisé et concerne les passagers du vol Alger-Montréal du 13 octobre 2009. Les requérants, 160 personnes, réclament un demi-million de dollars pour « retard et humiliation ».

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Diaspora : La Fondation Club avenir honorée à Montréal

juin 28, 2015

Communautaire. A force de distribuer les honneurs, on finit toujours par en attraper quelques uns. La Fondation Club Avenir dont l’un des trois fondateurs est le professeur en management Taieb Hafsi a été honorée vendredi dernier à Montréal.

Bachir Halimi et Ahmed Aina

Bachir Halimi et Ahmed Aina

Lors d’un gala organisé à l’occasion du 13ème anniversaire du groupe Atlas Média qui édite le journal Atlas Montréal destiné à la communauté marocaine du Québec et plus généralement maghrébine, les deux autres membres fondateurs de Club Avenir, Ahmed Aina, qui en assure actuellement la présidence, et Bachir Halimi ont reçu le trophée de reconnaissance au nom de la fondation.

Plusieurs autres organismes communautaires et entreprises appartenant à des membres de la communauté maghrébine ont été honorés pendant cette soirée ramadanesque avec rupture de jeûne, Iftar, qu’organisait pour la onzième année le groupe Atlas Media.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, grand twitteur devant l’Eternel et que les Maghrébins surnomment « Kader » a invité les présents à observer une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats terroristes survenus en Tunisie, au Koweit, en Somalie et en France.

Une occasion aussi pour lui de parler du Centre de lutte à la radicalisation menant à la violence mis en place il y a quelques semaines par la ville de Montréal. Le gouvernement provincial a, lui aussi, lancé un plan de lutte à la radicalisation au début du mois de juin pour répondre aux inquiétudes suscitées, entre autres, par les jeunes Québécois qui partent à l’étranger rejoindre Daesh.

De l’argent pour la campagne électorale

Le Canada s’en va en élections législatives prévues pour le 19 octobre prochain et tout le monde est en mode électoral.

Et ce genre d’événement est très couru par les politiciens de tous les niveaux, du municipal au fédéral. Il permet aux élus d’afficher leur proximité avec la communauté en espérant qu’elle le leur rendra aux prochaines élections.

Iftar

De gauche à droite: Rachid Najahi, Directeur Général du Groupe Atlas Média, Hoang Mai, député Brossard—La prairie, Sadia Groguhé, députée St-Lambert, M Jaouad Mohamed, président Taxi Hochelaga, Denis Coderre, maire de Montréal, Marie Montpetit. Députée de Crémazie, Gaétan Barette, ministre de la santé, Maria Mourani députée de L’acadie, Alain Giguère, député Marc- Aurèle- Fortin, Djaouida Sellah, députée St-Bruno—St-Hubert, José Nunez-Mélo, député de Laval.

Bien sûr que le vote ne sera pas déterminé uniquement sur la base d’un « ramadan karim », d’un « salam alikoum » ou d’un « azul ». Mais comme dans toute relation, les petits gestes comptent !

Les contributions financières de la communauté maghrébine aux campagnes électorales des candidats de la même origine sont un autre des bénéfices que peuvent tirer ces derniers de leur participation à cet iftar.

Plusieurs d’entre eux étaient présents. Les députées-candidates du Nouveau parti démocratique (NPD) d’origine algérienne, Djaouida Sellah et Sadia Groguhé ainsi que Maria Mourani d’origine libanaise.

Ces derniers tablent beaucoup sur les petites contributions qui peuvent se faire directement sur internet. Elles permettront de prendre en charge les frais de location des locaux électoraux, achat d’affiches et pancartes, entre autres.

Il est vrai que Montréal connaît une débauche de soirées d’hommage et que l’industrie des plaques et trophées est florissante dans la métropole, mais au-delà de certains galas purement « commerciaux » et du folklore, il est important d’encourager l’excellence.

C’est ce que fait aussi depuis 2002 la Fondation club avenir avec les membres de la communauté algérienne. : encourager l’intégration par le mise de l’avant de l’excellence.

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