Le procès du hacker Hamza Bendelladj fixé au 5 octobre

avril 13, 2015

Une audience préliminaire est prévue aujourd’hui mardi devant un tribunal d’Atlanta. L’Algérien de 26 ans risque 30 ans de prison.

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Le procès de Hamza Bendelladj surnommé « le hacker souriant » a été fixé au 5 octobre prochain a appris El Watan auprès du département de justice de l’Etat de Géorgie où est détenu le jeune algérien de 26 ans depuis mai 2013.

Après une arrestation hypermédiatisée en janvier 2013 à l’aéroport de Bangkok en Thaïlande où il était en transit entre la Malaisie et l’Égypte suivie de son extradition en mai de la même année vers les Etats-Unis, on n’a plus entendu parler du hacker connu sous le pseudonyme de « Bx1 ».

La justice américaine le poursuit pour 23 chefs d’accusation, notamment pour avoir participé au développement, à la vente et à la distribution du virus SpyEye. Chacun de ces chefs d’inculpation pourrait coûter une peine de 5 à 20 ans et une amende de 14 millions de dollars. Selon diverses sources, il risque un peine de prison de 30 ans. Aucune accusation de cyber-terrorisme n’a été évoquée.

«Les charges retenues contre Hamza Bendelladj et ses co-accusés sont utilisation des serveurs destinés à prendre le contrôle d’ordinateurs personnels et d’avoir fait une promotion agressive de leur virus visant d’autres cybercriminels internationaux pour voler des données confidentielles», selon le communiqué de la justice américaine diffusé lors de son arrestation.

SpyEye volait automatiquement sur les ordinateurs infectés des données personnelles et des informations financières.

«L’acte d’accusation fédéral et l’extradition de Bendelladj doivent être vus comme un message très clair aux cybercriminels internationaux qui se sentent en sécurité derrière leurs ordinateurs dans des pays étrangers : ils sont, en fait, à portée de main», continue le même communiqué.

Son avocat américain commis d’office par la justice américaine n’a pas voulu confirmer à El Watan si Hamza Bendelladj allait plaider coupable comme l’un de ses coaccusés, le Russe Aleksandr Panin .

Ce dernier avait plaidé coupable en janvier 2014 devant le tribunal fédéral d’Atlanta pour création de virus en vue de commettre une fraude bancaire.

Panin et Bendelladj auraient conspiré pour écouler ce virus au prix unitaire de 1000 à 8500 dollars sur des forums spécialisés. Le Russe aurait vendu le virus à quelques 150 clients. A titre d’exemple, l’un d’eux aurait subtilisé la somme de 3.2 millions de dollars en 6 mois des différents comptes bancaires.

Le hacker souriant semble, selon l’acte d’accusation être un « simple revendeur » des produits du pirate russe. C’est à travers lui que le FBI a pu remonter la filière. Son serveur était hébergé à Atlanta. C’est pour cette raison qu’il est incarcéré dans cette ville.

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Sara Nacer(*) : « Un bon film doit me déconnecter de ma réalité et me faire entrer dans la sienne »

avril 8, 2015

Festival de cinéma Vues d’Afrique de Montréal – du 29 avril au 3 mai.

Sara Nacer est une Montréalaise d’origine algérienne. Après des études en architecture à Alger couronnées de succès et de multiples distinctions, elle réoriente sa carrière vers le monde de la communication. Elle est membre de jury à la 31e édition du festival Vues d’Afrique.

Sara Nacer

Sara Nacer

Comment vous êtes-vous retrouvée membre de jury à cette 31e édition du Festival de cinéma Vues d’Afrique ?

J’ai découvert le festival Vues d’Afrique en 2012 en organisant la Semaine internationale sur l’Algérie et sa culture à Montréal. Pour les besoin de la programmation, je recherchais des films algériens primés, Bousmaha Seddiki commissaire de l’exposition m’a orienté vers Vues d’Afrique et nous avons donc conclu un partenariat, l’événement fut une réussite et cela a marqué le début de belles collaborations.

J’ai été membre du comité de visionnement lors des deux dernières éditions du festival, et j’ai eu le plaisir de présenter des films algériens à l’instar de Kedach thabni de la réalisatrice Fatma Zohra Zamoum, sélectionné en 2013. J’ai également participé à la rédaction des « coups de cœur » de la programmation de la 29 e édition.

J’aime beaucoup Vues d’Afrique, et je tente chaque année d’encourager la visibilité de l’Algérie en soumettant à la programmation des productions et réalisations algériennes.

Lorsqu’on m’a invitée à faire partie du jury de la 31ème édition, j’ai accepté avec plaisir. Le jury  »Afrique Connexion » dont je fais partie remettra le Prix de l’Organisation Internationale de la francophonie dans trois catégorie Court métrage, Long métrage et Série.

Le cinéma me passionne car c’est un médium interculturel unique, et même s’il est perçu par beaucoup de gens comme un simple divertissement, il représente pour moi une des formes d’expression culturelle et identitaire les plus puissantes. De plus, par l’universalité de son langage, il joue un très grand rôle dans le dialogue des cultures et la construction de la mémoire collective. Un film peut changer votre vision du monde !
C’est en évoluant dans le domaine culturel, que j’ai pris conscience du pouvoir et du rôle du cinéma et c’est un ami réalisateur qui m’a initiée au monde de la production.

En 2013, j’ai créé SN Production, une compagnie spécialisée dans la production artistique et cinématographique. Nous produisons actuellement notre premier long métrage documentaire. Nous avons également produit un vidéo-clip tourné au cœur du Sahara, dans le cadre d’une exposition sur le désert algérien à Montréal.

Notre projet de film documentaire a été sélectionné au Marché international du film documentaire de Sitges en septembre dernier et j’ai également bénéficié d’une formation dans le domaine de la production via le programme Euromed en 2013 grâce à ce projet. Produire est un grand défi et je pense réellement que la passion est le moteur du cinéma indépendant.

Quels sont les ingrédients – les nécessaires et les petits plus – qui font que vous penchez pour un film plutôt qu’un autre ?

Comme membre du jury, il y’a des recommandations et des consignes auxquelles on doit se soumettre, mais au delà de cela, il y a une grande place à la subjectivité. Je crois qu’il y a un rapport unique entre chaque membre du jury et l’œuvre qu’il visionne.

Pour ma part, un bon film doit me faire rêver, il faut qu’il me déconnecte de ma réalité et me connecte avec la sienne, pour que la magie du cinéma opère et pour que je puisse vivre une expérience cinématographique.
Je considère que voir un film c’est voyager dans le monde du réalisateur. C’est également se soumettre à une expérience cognitive. Il y a certains films qui vous marquent émotionnellement.
Dans le cadre de ce festival, je préconise les œuvres qui ont un impact sur le public et qui remettent en question certains paradigmes socioculturels, car ce sont des œuvres qui poussent à la réflexion et au débat.

Est-ce que le public montréalais s’intéresse au cinéma africain ?

Vues d’Afrique est un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles montréalais, car il représente une vitrine sur le cinéma et la culture africaine, et c’est une occasion unique de découvrir des œuvres cinématographiques qu’on n’a pas l’occasion de voir dans d’autres festivals.
Le public montréalais est très curieux et également ouvert sur le monde, la culture a une très grande place à Montréal, pour preuve le nombre de festivals et d’événements culturels qui y prennent place.
Si on porte un regard sur le public de Vues d’Afrique, il y a également une grande diversité. Il y’a ceux qui viennent découvrir le continent africain à travers son cinéma. D’autres viennent voir les productions de leur pays d’origine.

On peut d’ailleurs percevoir une certaine fierté chez les personnes qui voient leur culture mise à l’honneur.

Je ressens personnellement beaucoup d’émotions lorsque des films algériens sont projetés, plus particulièrement lorsque ce sont des jeunes cinéastes qui laissent exprimer leur génie créatif pour porter à l’écran des chefs d’œuvres.

Je pense notamment à Karim Moussaoui et Anis Djaad qui ont séduit le public en apportant un regard nouveau sur l’Algérie. Leur film ont d’ailleurs été primés à Vues d’Afrique.

Dans le public, on rencontre également des Québécois qui ont eu l’occasion de se rendre en Afrique; et ce festival est une sorte de pèlerinage pour eux. Ce qui attire également le public, c’est les débats et les tables rondes organisés en marge des projections, car cela laisse la place à des rencontres et des échanges inédits.

En somme, le public est divers et cette diversité est à l’image de l’Afrique, c’est un continent chargé d’histoire, et au niveau de la cinématographie, il y’a un large éventail de choix. J’ai moi même découvert beaucoup de cinéastes africains grâce à ce festival.
Des projets en cours pour SN production?

SN production compte déjà plus de 10 productions artistiques incluant des expositions, des conférences, des concerts et des tournées artistiques à Montréal mais également dans d’autres villes du Canada.

Nous sommes également fiers d’êtres partenaires de plusieurs festivals de musiques, d’arts visuels et de cinéma à l’instar du Festival International Nuits d’Afrique de Montréal, le Festival du Monde Arabe, le Festival Orientalys, le Sunfest en Ontario, et le Festival International de Cinéma et d’Arts visuels Vues d’Afrique.

Nous avons également collaboré avec l’agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC).
L’équipe s’est agrandie avec Karima Boughrara qui a récemment pris la direction artistique. Elle a fait un travail extraordinaire en Algérie dans le domaine musical et elle a longtemps œuvré pour la reconnaissance des musiques traditionnelles.

Cherif Ferah qui est le cofondateur de SN Production en assure aujourd’hui la planification stratégique.  De beaux projets sont à venir mais je peux vous annoncer dès aujourd’hui nos deux prochains événements: nous produirons le 15 mai prochain, la Mezzo Soprano Fairouz Oudjida pour un récital exceptionnel. Fairouz a le don d’émouvoir le public par la puissance de sa voix et par la richesse de son répertoire. Le 12 juin, nous recevrons le pianiste de renom Zaki Allal, qui se produire au cœur de la prestigieuse école de musique Schulich de l’université Mcgill.  Zaki a une carrière internationale, il s’est notamment produit au Carnegie Hall de New York et il se produira à Paris après Montréal. Nous voulons offrir cette année à notre public un nouveau regard sur la culture algérienne à travers ces artistes de talent qui excellent dans le registre classique.

Notre site internet SN-production.com sera prochainement en ligne, il servira également de plate-forme de rayonnement pour nos artistes et notre culture.
Pouvez-vous nous dévoiler le film que vous allez primer en tant que membre deu jury de Vues d’Afrique ?!
Je ne peux le dire à l’avance ! je n’ai pas encore visionné les films d’ailleurs ! mais j’invite le public à venir voyager, découvrir et échanger lors de cette 31e édition. Je m’attends également à beaucoup d’émotions lors de l’hommage qui sera rendu cette année à Assia Djebar et à René Vautier.

Propos recueillis à Montréal par Samir Ben

 

(*)Bio Express :

Diplômée de l’école d’architecture et d’urbanisme d’Alger, ville où elle a grandi, Sara Nacer, est lauréate de plusieurs prix dont le prix d’Excellence de son école d’architecture pour son projet de fin d’étude ainsi que deux concours internationaux (Paris 2008 et Shanghai 2010). Une année après l’obtention de son diplôme, elle quitte Alger pour s’installer à Montréal et décide de réorienter sa carrière professionnelle. Elle est admise au programme de Relation publiques de l’Université du Québec à Montréal, et obtient son diplôme en avril 2013, elle y poursuit actuellement une Maîtrise.

Cette passionnée d’arts et de culture s’implique dès son arrivée à Montréal fin 2010 à la promotion de la culture algérienne. Elle dirige pendant deux ans la Fondation Club Avenir qui promeut l’excellence de la communauté algérienne au Canada et organise la première Semaine internationale HEC Montréal sur l’Algérie et sa culture en 2012. La même année, elle rejoint l’équipe du Festival international Nuits d’Afrique avant d’être récemment nommée à la présidence du pôle socioculturel du Congrès maghrébin. En 2013, elle fonde SN Production Inc., une boite de production artistique et cinématographique qui compte déjà plusieurs productions artistiques et de nombreuses collaborations (Slimane Benaissa, Amazigh Kateb, Cheikh Sidi Bemol, Hasna El Becharia, Dahka Band…)

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Québec : Cinquante nuances de musulmans

avril 2, 2015

Aller vers l’autre pour le connaître au-delà des clichés et des préjugés. C’est ce que tente de promouvoir une exposition photos itinérante qui va parcourir le Québec durant les douze prochains mois. Bienvenue dans Québécois(e)s, Musulman(e)s …et après ?

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Elisabeth Garant, directrice du centre Justice et foi, n’aime pas les stéréotypes et les préjugés. Elle a mobilisé une équipe pluridisciplinaire pour aller à la chasse et à la déconstruction de cet obstacle à un vivre-ensemble harmonieux avec les musulmans du Québec.

Avec l’organisme LaVoiEdesFemmes, elle a mis en place une exposition de 24 photos d’autant de musulmans ou de personnes de culture musulmane. Des scènes et des clichés, sans jeu de mots, de la vie quotidienne d’hommes ou de femmes, ne portant pas forcément le voile comme on aurait pu s’y attendre – un stéréotype ! La première escale se tient jusqu’au 4 avril dans le hall du Gesu au centre-ville de Montréal.

« Les personnes qui ont accepté d’être pris en photo, ont des postures différentes les unes des autres. Nous avons essayé de montrer qu’il y a une diversité, des réalités différentes dans le mot musulman », explique celle qui se défend de présenter les musulmans comme victimes mais qui veut « changer un regard et un stéréotype qui s’enracine malheureusement ».

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Autant de musulmans que de façons d’être musulman. «Certains ont un rapport à l’islam dans une foi active; d’autres cultivent une attache plus culturelle, affective, de mémoire relativement à l’héritage qu’ils portent. D’autres, laïcs, ont un lien critique avec cette tradition et à la façon dont elle doit s’enraciner au Québec », nuance-t-elle.

Cette diversité « se décline à travers les 24 clichés qui montrent la rencontre avec l’autre, le rapport avec la société québécoise. Nous avons  essayé de montrer les musulmans et les musulmanes comme des acteurs réels qui font face à des obstacles dans leur désir de participation. C’est davantage cette figure que nous voulions mettre de l’avant et non pas la victime », nous dit Elisabeth Garant quand on lui parle de risque de victimisation et de singularisation qui entoure les musulmans.

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Le livret très instructif qui accompagne l’exposition est truffé de chiffres et d’explications de concepts et de notions et permet d’aller au-delà des photos.  On y apprend que la présence musulmane au Québec ne date pas de quelques années mais remonte à 1870, même si elle n’était pas très visible à l’époque.

En 2011, au Québec, 243 430 personnes ont déclaré être musulmanes. On découvre aussi que la première mosquée au Québec a été construite en 1964 à Ville Saint-Laurent.
Nous sommes loin de l’actualité tumultueuse qui entoure sur les mosquées du Québec où certaines sont menacées de fermetures quand d’autres donnent lieu parfois à des moments frôlant l’hystérie collective, comme lors de la séance publique du conseil municipal de Shawinigan au début du mois de février.

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L’influence du contexte international sur la perception qu’ont les Québécois du musulman ou du supposé musulman fait l’objet d’un tableau chronologique qui nous mène de la crise pétrolière de 1973 jusqu’à l’attentat contre Charlie Hebdo.

Le clou de cette exposition reste la bibliothèque humaine, un concept né au Danemark et déjà utilisé par les communautés autochtones.

« Une bibliothèque humaine pour déconstruire les préjugés. », explique la directrice du centre jésuite. « C’est une méthode d’animation qui passe par le partage. A toutes les demi-heures, les gens peuvent ‘emprunter’ une personne qui devient ainsi un livre. Pendant cette demi-heure, il y a un échange entre trois ou quatre personnes et ce livre ». Les sujets peuvent aller de son expérience de vie à la spiritualité », dit-elle.

 

L’image du musulman

La traitement médiatique qui participe à la fabrication d’une image, en général, est bien résumé par Jean-François Dumas fondateur d’Influence Communication qui estime qu’il « distorsionne souvent la réalité.  On croit malheureusement à tort que l’importance d’un phénomène de société [ou autre, NDLR] est directement proportionnelle à sa médiatisation.»

« L’image du musulman est détériorée par des amalgames. J’espère que l’exposition va en défaire quelques uns, qu’elle permette la reprise de la réflexion loin de la vision imposée par le discours de la lutte anti-terroriste. Beaucoup de gens au Québec ont amorcé leur réflexion sur la présence des musulmans après les événements de septembre 2001. Et, malheureusement, elle a été fortement influencée par des discours politiques et publics basés sur la lutte au terrorisme ».

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Interrogée dans un autre contexte qui n’était pas en lien avec l’exposition, Rachida Azdouz, psychologue spécialisée en relations interculturelle à l’Université de Montréal trouve que lorsqu’il s’agit de musulmans «le Québec est divisé en deux camps, autour desquels gravitent des positions marginales ou extrêmes ». Il y a « la vision des inclusifs dont la thèse soutient que les musulmans sont ciblés, ostracisés et diabolisés plus que les autres groupes en ce moment et qu’il faut nommer l’islamophobie comme un phénomène en soi, pas la diluer dans un tout raciste ou xénophobe ».

L’autre vision est celle des « identitaires » qui trouve que « le multiculturalisme canadien exacerbe tellement le droit à la différence qu’il ruine toute chance d’intégration autour de valeurs communes et qu’il dilue le fait canadien français dans un tout multiethnique ; avec la conséquence selon eux , que les groupes religieux, incluant les musulmans , « censurent » toute critique de l’orthodoxie et de ses excès au nom du droit à la différence , de la liberté d’expression ou de la dénonciation de l’islamophobie ».

La troisième voix est celles des « nuancés » comme les appelle Rachida Azdouz. Ils « dénoncent sans équivoque l’islamophobie tout en se donnant le droit de critiquer aussi sans équivoque les dérives communautaristes, le repli et les interprétations radicales ou décontextualisées de l’Islam : ils sont peu audibles dans les medias et souvent attaqués des deux bords pour « double discours » ou « ambigüité idéologique ».»

Et en marge des positions dominantes, Rachida Azdouz observe aussi des visions plus extrêmes : « franchement racistes, xénophobes et antireligieuses primaires ou encore archi-libérales qui prônent une conception absolue, jusqu’au-boutiste de la liberté d’expression religieuse , incluant celle des musulmans : par exemple, les musulmanes ont le droit de porter un niqab pour enseigner si les femmes occidentales ont le droit de porter une jupe courte pour enseigner, un juge peut porter un signe religieux très visible comme le turban ou le niqab en autant que ses jugements soient équitables ».

Lucide, Elisabeth Garant conclut que « l’exposition ne peut pas tout faire mais elle participe à déconstruire certains discours qui nuisent à une compréhension juste. Je pense qu’il y a des musulmans et des musulmanes qui appartiennent à des courants différents. L’effet pervers du jeu médiatique met à la marge la majorité et la minorité devient le centre de l’attention. »

 

 

Pour poursuivre : Entretien avec Rachida Azdouz

 

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QuébécoisEs, musulmanEs… et après? Est préparée par le Centre justice et foi et l’organisme LaVoiEdesFemmes . Avec la collaboration des Productions Pied-de-biche et d’Espace Nodal et a bénéficié du financement de la Fondation Béati et de la Ville de Vaudreuil.

Comité organisateur : Elisabeth Garant, Mouloud Idir, Eve Torres et Andréanne-Pâquet.
Photos : Lucie Larin-Picard.
Texte accompagnant les photos : Anne Laguë
Livret : Bochra Manaï, Daisy Boustani et Mouloud Idir.

 

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Les islamophobes de Pegida tentent une incursion à Montréal

mars 29, 2015

Ce qui devait être le premier rassemblement public ouvertement raciste et islamophobe de Montréal s’est vite vu remplacer par une contre-manifestation qui dénonce le groupe Pegida Quebec, le pendant québécois des Patriotes européens contre l’islamisation de l’occident.

Ironie de l’actualité. C’est la semaine de lutte contre le racisme au Québec.

Marche anti-Pegida - Petite Maghreb- Montréal

Marche anti-Pegida – Petite Maghreb- Montréal

Flop. Pegida a dû annuler sa manifesation faute de participants.  Ils faisaient face aux centaines de la contre-manifestants affiliés à la gauche québécoise vite rejoints par des étudiants en colère contre les mesures d’austérité du gouvernement provincial.

Pegida Québec dont l’un des portes-parole est de mère québécoise et père serbe a été dénoncé par la claisse politique québécoise et dès son appel par la classe politique à manifester contre les musulamans sommés de réformer leur religion ou de quitter le Québec.

Les députés provinciaux ont dénoncé unanimement la manifestation de Pegida ainsi que le maire de Montréal et la plupart des chroniqueurs et éditorialistes – quoique les poids lourds des chroniqueur de droite soient restés silencieux !

fleurs

Par provocation, Pegida Quebec a choisi le Petit Maghreb, une artère commerciale où se trouvent plusieurs boutiques et cafés détenus par des Nord-africains. Ils ont été accueillis par des fleurs.

Mais petit bémol et vigilance : les intégristes musulmans  veillent eux aussi de l’autre bord !

 

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Berbère TV disponible au Canada

janvier 13, 2015

La chaîne de télévision Berbère TV fera son entrée sur le câble canadien â partir du 22 janvier prochain chez l’opérateur Bell.

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Il aura fallu une pétition des amazighophones du Canada en 2012, des négociations avec le CRTC, l’agence de régulation de la télévision canadienne, avec l’appui de TV5 Canada et du public amazigh pour que le projet aboutisse.

Berbère TV vient ainsi enrichir l’offre internationale de l’opérateur historique canadien. Le premier mois, la chaine est proposée gratuitement en promotion.

L’abonnement mensuel coûtera 7 dollars canadiens. La chaîne sera disponible chez d’autres opérateurs dans le futur.

A Montréal, une grande cérémonie est prévue au printemps pour célébrer l’arrivée de Berbère TV avec un concert du chanteur Idir.

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Canada : L’attentat contre Charlie Hebdo replonge les journalistes algériens dans la décennie noire

janvier 10, 2015

Des journalistes algériens qui ont fui le pays pendant la décennie noire pour se réfugier au Canada se retrouvent catapultés en plein dans l’horreur des assassinats de leurs collègues et amis et l’angoisse du tueur embusqué au coin de rue « grâce » à l’attenant contre le magazine Charlie Hebdo.

A l’époque, la communauté internationale faisait dans le soutien « sélectif ». Ecoutons deux d’entre eux : Karim Ait-Oumeziane et Souleïmane Mellal, l’ancien présentateur vedette de la télévision algérienne actuellement, rédacteur en chef de Radio Canada Internationale.

 

http://ici.radio-canada.ca/tele/le-telejournal-18h/2014-2015/segments/reportage/816/charlie-hebdo-mosquee-algerie

 

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« Il faut reconnaître le MAK » (Me Ali Yahia Abdennour au Canada )

novembre 18, 2014

Voilà une déclaration qui ne devrait pas déplaire au fondateur du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), Ferhat Mehenni.

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Me Ali Yahia Abdennour qui est au Canada pour promouvoir son livre sur la crise berbère de 1949 et animer une série de rencontres sur la situation politique en Algérie, répondait à une question sur la légitimité et la pertinence du mouvement autonomiste, lors des débats qui ont suivi sa première conférence tenue dimanche dernier à Montréal.

L’illustre avocat a rappelé dans sa réponse, sa dernière contribution sur les colonnes d’El Watan où il affirmait que « Les partis non reconnus, présidés par Ali Benflis, Sid Ahmed Ghozali, Ali Rachedi Abdeslam, Ferhat Mehenni, etc. ont droit de cité, car toutes les voix ont le droit de se faire entendre. Il est temps que le bon sens et la raison habitent les esprits. ».

Pour l’infatigable militant des droits de l’Homme, « le parti de Ferhat Mhenni a le droit d’exister » et ce sera au peuple trancher. Mais sans liberté, puisque l’armée accapare le pouvoir depuis l’indépendance, ce ne sera pas une tâche facile. « La souveraineté populaire a été confisquée autant par le colonialisme que par les militaires. Nous avons libéré le territoire mais pas le peuple », ajoute Me Ali Yahia Abdennour. Il fera appel à Victor Hugo qui avait dit « libérez la liberté et elle fera le reste ». Pour lui, d’ailleurs, le « problème » de la liberté et de la justice se posera « lorsque le pouvoir actuel doit partir ». Il lui prédit une fin avant avril 2015.

Il a aussi rappelé avoir rencontré Ferhat Mehenni et avoir séjourné en Espagne. Un pays dont il loue la décentralisation, chose qui manque cruellement en Algérie. Une centralisation qui commence à la base où « le secrétaire général d’une APC désigné par décret présidentiel a plus de pouvoir qu’un président d’APC pourtant élu », sans oublier le wali qui a presque un droit de vie et de mort sur les maires.

Revenant sur le cas de l’Espagne, Me Ali Yahia Abdennour rappelle que les régions de ce pays jouissent déjà d’une large autonomie à tous les niveaux.

Par ailleurs, il n’adhère pas à l’idée de l’indépendance de la Kabylie. « Comment voulez-vous abandonner les richesses du Sahara ?», tranche-t-il.

L’ancien ministre de l’agriculture sous Boumédiène est invité par la Fondation canadienne pour Tamazight (Tiregwa). Selon son président Rachid Beguenane, il devrait aussi « donner ce mardi une conférence à l’université Laval dans la capitale provinciale et une autre, samedi prochain, à l’Université du Québec à Montréal. Elles auront pour thèmes la démocratie en Afrique du Nord ».

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Moins de pétrole algérien pour le Québec ?

novembre 12, 2014

Le gouvernement du Québec voudrait diminuer la dépendance de la province canadienne au pétrole algérien qui représente près de 40 % de ses importations en brut. Il se tournerait dans le futur davantage vers la province de l’Alberta et les Etats-Unis.

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Sans donner d’échéancier précis, Pierre Arcand, ministre québécois des ressources naturelles, qui répondait à un député de l’opposition a affirmé, que « la sécurité énergétique est de plus en plus importante et le Québec tentera de s’approvisionner davantage chez ses voisins d’Amérique du Nord en pétrole, que ce soit d’autres provinces ou des États américains ».

Le ministre faisait le lien avec l’instabilité actuelle au Moyen-orient due à l’émergence de l’organisation appelée Etat islamique.

«Quand on voit ce qui se passe entre avec toute la question de l’État islamique, il est clair qu’on a avantage à regarder nos approvisionnements énergétiques de notre côté, du côté nord-américain (…), et de dépendre le moins possible des approvisionnements qui viennent de l’extérieur», a-t-il dit pendant l’interpellation, ajoute l’agence de presse canadienne.

Cette option était en préparation bien avant l’apparition de Daesh, puisque plusieurs études sont menées pour établir une nouvelle politique énergétique de la province.

Selon la même source, en 2012, en plus du pétrole algérien, environ un tiers des importations « provient d’autres pays dont des pays du Moyen-Orient et seulement 8 pour cent du pétrole importé ici vient du reste du Canada. ».

L’ancienne première-ministre du Québec, Pauline Marois avait affirmé à El Watan en avril dernier que le « Québec veut diminuer progressivement sa dépendance au pétrole, mais cela ne vise pas plus particulièrement le pétrole produit en Algérie que celui de tout autre pays ».

Pour l’Algérie, les exportations d’hydrocarbure vers le Canada dont le Québec s’élevaient en 2013 à plus de 3.3 milliards de dollars canadiens.

 

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Hocine Meghar nouvel ambassadeur d’Algérie au Canada

novembre 6, 2014

Hocine Meghar vient d’être nommé ambassadeur d’Algérie au Canada. Il remplace Smail Benamara en poste à Ottawa depuis 2006.

Hocine Meghar, nouvel ambassadeur d'Algérie au Canada

Hocine Meghar, nouvel ambassadeur d’Algérie au Canada

Diplomate de carrière, Hocine Meghar a été, entre autres, ambassadeur d’Algérie en Allemagne. Son dernier poste était directeur général de la communauté nationale à l’étranger au ministère des affaires étrangères.

Cette nomination fait partie d’un vaste mouvement dans le corps diplomatique annoncé ce jeudi par la présidence algérienne.

 

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La crise berbère de 1949 pour les nuls…

novembre 3, 2014

La crise berbère de 1949 sera le thème d’une conférence qui sera donnée par Mr Ali Yahia Abdennour le 16 novembre à Montréal.

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Me Ali Yahia Abdennour qui a publié chez Barzakh un livre sur le sujet apportera un éclairage de première main, en témoin du siècle qu’il est.

Il est invité par la Fondation canadienne pour tamazight  »Tiregwa’.

 

Lire le communiqué de la Fondation Tiregwa…

 

Par Samir Ben  Contactez moi

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