Cinéma : l’Algérie rafle trois prix au festival Vues d’Afrique de Montréal

avril 25, 2016

Trois productions algériennes ont remporté le prix du meilleur film de leur catégorie au 32e festival international de cinéma Vues d’Afrique de Montréal qui a pris fin hier avec une soirée de remise des trophées à la cinémathèque québécoise.

MadameCourage

Madame Courage de Merzak Allouache a décroché le prix du meilleur long métrage dans la catégorie fiction internationale

Madame Courage de Merzak Allouache a décroché le prix du meilleur long métrage dans la catégorie fiction internationale. Sorti en 2015, le film raconte « le quotidien de Omar, petit voleur à l’arraché de Mostaganem qui se dope aux psychotropes pour se donner le courage de ses méfaits. Un quotidien qui ne sera plus le même depuis que son regard a croisé celui de Selma, l’une de ses victimes pendant qu’il lui volait son collier en or. »

FiRassiRondPoint

Dans la catégorie documentaire, Fi Rassi Rond-Point (Dans ma tête, un rond-point) de Hassen Ferhani a remporté le prix du meilleur documentaire. Le film est  « une incursion directe dans le plus grand abattoir d’Alger où « des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde ».

Le Puits de Lotfi Bouchouchi a, quant à lui, raflé le prix du meilleur long métrage dans la catégorie Afrique Connexion. Sorti en 2014, il raconte l’histoire « de femmes et d’enfants d’un village du sud algérien se retrouvent assiégés par des soldats de l’armée française coloniale et ne peuvent sortir au risque de se faire tuer. Petit à petit, ces villageois sont confrontés à la soif. Au point où bientôt se pose pour eux le dilemme de choisir leur mort».

LePuits

Le cinéma algérien était représenté par quatre productions. En plus de celles primées, le court  métrage Serial K de Amin Sidi Boumédiène était aussi en compétition.

En hors compétition, l’Algérie était aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec .

Le projet a déjà été présenté au public l’année dernière lors de la 31eme édition en présence des jeunes réalisateurs derrière ces courts-métrages: Michaël Pineault (La Douceur de ses mains), Yannick Nolin (1,2,3 Viva l’Algérie); Guillaume Fournier (Une idée pour demain); Elias Djemil (Au rythme du temps) et  Samuel Matteau  (Karim + Hadjer).

La 32e édition du festival de cinéma Vues d’Afrique s’est tenue du 17 au 24 avril. La programmation a retenu « une centaine de films tous genres confondus, fictions, documentaires, longs et courts-métrages provenant de 33 pays africains et créoles, canadiens et de l’international».

Par Samir Ben  Contactez moi

———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun.


Le Puits de Lotfi Bouchouchi projeté ce soir à la cinémathèque québécoise

avril 23, 2016

 

Raconter la guerre de libération nationale (algérienne) sans verser dans la glorification béate ou la propagande du lendemain de l’indépendance, légitimes à l’époque, et qui ont caractérisé le cinéma algérien des 40 premières années post-révolution, est le défi que s’est lancé Lotfi Bouchouchi en réalisant sa première fiction, Le Puits.

LePuits

Le film raconte l’histoire d’un village du sud algérien assiégé par un commando de l’armée française, le commando 135 connu aussi par le commando Georges, formé de transfuges de l’ALN qui ont rejoint l’armée d’occupation, de harkis et de légionnaires. Le village est soupçonné d’abriter des moudjahidines qui ont anéanti un autre commando français. Le manque d’eau et la soif mettront les villageois devant le dilemme de choisir leur mort.

En entrevue avec El Watan, Lotfi BouchouchiLe explique que « Le Puits n’est pas un autre film sur la révolution c’est plutôt un autre regard sur celle-ci. Dans mon film le héros c’est le peuple. Les films post-indépendance parlaient, à juste titre d’ailleurs, du grand révolutionnaire qui n’avait pas peur. La femme qui était toujours infirmière. Mais plus de 50 ans après l’indépendance, le regard change et on a même l’obligation d’avoir un recul».

Lotfi Bouchouchi a une longue feuille de route dans la production cinématographique en Algérie. Le scénario du film écrit par Yacine Benelhadj est basé sur une nouvelle de l’oncle du réalisateur. Il a fait appel à des acteurs algériens dont Nadia Kaci et français. Le jeu des enfants est plus que convaincant et il vaut le déplacement. La musique du film ne laisse pas indifférent.

Le Puits sera projeté ce soir, en présence du réalisateur, à la cinémathèque québécoise dans le cadre du Festival de cinéma Vues d’Afrique où il est en compétition.

 

Vues d’Afrique

Quatre films algériens font partie de la programmation du festival qui prend fin dimanche. Dans la fiction, les programmateurs de Vues d’Afrique ont sélectionné Madame Courage de Merzak Allouache, une co-production algéro-francaise sortie en 2015.  Dans la catégorie Afrique Connexion, on retrouve le film de Lotfi Bouchouchi  Le Puits une production algérienne.

De son côté Amin Sidi Boumedième concourt dans la même catégorie mais en court-métrage avec Serial K sortie en 2014. Le documentaire de Hassen Ferhani, Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point) est en course pour le prix du meilleur documentaire.

En hors compétition, l’Algérie sera aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec.

 

Détails : Le Puits de Lotfi Bouchouchi…

 

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Jay Strongwater. Avocat du hacker Hamza Bendelladj «Nous allons faire appel»

avril 23, 2016

Jay Strongwater est l’avocat commis d’office de Hamza Bendelladj qui vient d’être condamné à 15 ans de prison ferme. Membre du barreau de Géorgie (Etats-Unis), son cabinet est basé à Atlanta. Il répond aux questions d’El Watan.

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Quels sont les arguments des procureurs américains contre Hamza Bendelladj qui ont mené à cette condamnation ?

Les procureurs ont estimé le nombre d’ordinateurs infectés à plusieurs millions avec un coût moyen de réparation de 150 dollars par machine. Dans l’ordinateur de mon client, ils ont trouvé plus de 400 000 comptes estimés à 500 dollars chacun. Et aucune circonstance atténuante ne lui a été accordée.

Quels sont vos contre-arguments ?

Pour nous, l’emploi du virus SpyEye et l’utilisation des brèches de sécurité dans les systèmes de données des grands magasins sont deux choses distinctes. Notre expert l’a démontré devant la cour. Un bon pourcentage des cartes de crédit obtenues par Hamza Bendelladj étaient expirées. En plus, les antivirus bon marché peuvent facilement supprimer le cheval de Troie SpyEye. Leur coût est minime et très loin de l’estimation du gouvernement.

Hamza Bendelladj faisait partie des clients d’Aleksandr Panin (le créateur du virus), qui en avait plus de 150. Il y avait plusieurs versions de SpyEye, dont quelques-unes seulement liées à mon client. Et le gouvernement n’a apporté aucune preuve que celui-ci a réalisé des gains ou des profits.

Allez-vous faire appel ?

Oui. Nous avons 14 jours pour le faire. Le processus peut prendre de 12 à 18 mois.

Pourquoi le hacker algérien a-t-il écopé d’une peine plus lourde que le Russe qui a créé le virus SpyEye ?

Alexandr Panin s’est présenté comme un développeur qui n’a gagné aucun sou. Il y avait une entente avec les procureurs : en échange de sa coopération, ils ont requis une peine plus légère contre lui. Comme je l’ai dit, Hamza était l’un des 150 clients de Panin.

Il y a plus de 80 versions du virus SpyEye. Le gouvernement n’a apporté aucune preuve quant à la version qu’aurait  utilisée Hamza.

Mais Bendelladj aurait développé sa propre version de SpyEye…

Oui, le gouvernement a démontré en cour que Hamza Bendelladj a développé des «add ons» (ajouts) à SpyEye.
Pourquoi aucune somme d’argent n’a été réclamée au hacker algérien ?

Il n’y a aucune raison pour cela, puisque l’Etat n’a subi aucune perte. En plus, il n’y a, virtuellement, aucune possibilié de récupérer quoi que ce soit de Hamza Bendelladj.

Pourra-t-il espérer être libéré avant 15 ans ?

Il faut qu’il passé au moins 85% de la peine en prison. Mais comme il n’est pas citoyen américain, il ne pourra pas bénéficier d’autres remises de peine. A la fin, il sera expulsé vers l’Algérie.

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Le hacker algérien Hamza Bendelladj condamné à 15 ans de prison ferme

avril 23, 2016

Les remords et les regrets exprimés par Hamza Bendelladj à tous ceux qu’il a pu blesser ou leur causer du tort, mercredi dernier devant la juge  Amy Totenberg, au palais de justice d’Atlanta, n’ont pas réussi à infléchir la magistrate américaine qui l’a condamné à 15 ans de prison ferme et 3 ans de probation .

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Agé de 27 ans et père d’une fillette, l’Algérien était connu dans le milieu des hackers sous le pseudonyme Bx1. Les médias l’ont baptisé le «hacker souriant» après son arrestation hyperdmédiatisée, en janvier 2013 à l’aéroport de Bangkok, et son extradition vers les Etats-Unis.

A l’époque, il affichait un large sourire et ne semblait pas mesurer l’implacable sentence qui l’attendait trois ans plus tard, à plus de 14 000 km de là.

Son extradition vers les Etats-Unis était motivée par le fait que les serveurs informatiques utilisés pour stocker les données et les information volées se trouvaient sur le territoire de l’Etat de Géorgie. La justice américaine réclamait Hamza Bendelladj et son complice, le Russe Aleksandr Panin, pour avoir «développé, distribué et contrôlé SpyEye, un virus informatique qui vole les informations bancaires de ses victimes».

Le Russe a plaidé coupable. Sa collaboration avec la justice lui a permis d’écoper d’une peine de prison moins longue de 9 ans et 6 mois. Selon la justice américaine, «entre 2010 et 2012, avant son démantèlement par le FBI, le virus SpyEye était le principal cheval de Troie utilisé par de nombreux  hackers et cybercriminels à travers le monde. Plus de 50 millions d’ordinateurs ont été infectés et les pertes infligées aux personnes ainsi qu’aux institutions financières sont estimées à près d’un milliard de dollars».

Aleksandr Panin, sous le pseuodnyme Gribodemon, est considéré par les procureurs américains comme le développeur initial du virus SpyEye. Il aurait reçu le code du programme malicieux d’un développeur russe, Evginy Bogachev — psueodnyme Zeus —qui est le hacker le plus recherché par le FBI.

Le rôle de Hamza Bendelladj n’a pas été des moindres, selon les procureurs. Il aurait envoyé sur internet des millions d’e-mails indésirables (spams) contenant le virus SpyEye et qui ont infecté des centaines de milliers d’ordinateurs aux Etats-Unis.

Il aurait eu en sa possession près «d’un demi-million de numéros de cartes de crédit qu’il revendait, causant des millions de dollars de perte aux victimes».

Dans un communiqué au ton triomphal, le FBI estime que «les arrestations et la sévérité de la sentence envoient un message fort aux développeurs de virus et à leurs receleurs, où qu’ils se trouvent dans le monde».

Dans un entretien accordé à El Watan, Jay Strongwater, l’avocat de Hamza Bendelladj, explique qu’il fera appel de cette décision. Il a 14 jours pour le faire.

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Etats-Unis : Le hacker algérien Hamza Bendelladj fera appel de sa condamnation à 15 ans de prison

avril 21, 2016

La hacker algérien Hamza Bendelladj condamné hier par la justice américaine à 15 ans de prison fera appel de sa sentence, a appris El Watan auprès de son avocat qui a rappelé qu’il le fera dans les 14 prochains jours.

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Hamza Bendelladj à son arrestation en Thaïlande en janvier 2013

Appelé le hacker souriant par les médias, Hamza Bendelladj a connu sa sentence hier au Palais de justice d’Atlanta en Géorgie (Etats-Unis). Il avait plaidé coupable en juin 2015 pour avoir «développé, distribué et contrôlé SpyEye, un cheval de Troie bancaire malicieux».

Son co-accusé, le Russe Aleksandr Panin, a écopé d’une peine de prison de 9 ans et 6 mois de prison. Il avait plaidé coupable en janvier 2014 pour «création de virus en vue de commettre une fraude bancaire».

Le virus aurait infecté 50 millions d’ordinateurs. Le préjudice financier serait de près d’un milliard de dollars.

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Festival Vues d’Afrique de Montréal : Quatre films algériens en compétition

avril 17, 2016

Les cinéastes algériens, du moins à travers leurs films,  sont des habitués du rendez-vous cinématographique printanier de Montréal, le festival international du cinéma Vues d’Afrique qui fête ses 32 ans cette année.

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Pour l’édition qui se tient à partir d’aujourd’hui jusqu’au 24 avril, la programmation a retenu quatre films algériens qui feront partie de « la centaine de films tous genres confondus, fictions, documentaires, longs et courts-métrages provenant de 33 pays africains et créoles, canadiens et de l’international seront à l’honneur, durant huit jours de célébration du 7e art».

Dans la fiction, les programmateurs de Vues d’Afrique ont sélectionné Madame Courage de Merzak Allouache, une co-production algéro-francaise sortie en 2015.  Dans la catégorie Afrique Connexion, on retrouve le film de Lotfi Bouchouchi  Le Puits une production algérienne. Le réalisateur sera présent aux deux projections prévues. De son côté Amin Sidi Boumedième concourt dans la même catégorie mais en court-métrage avec Serial K sortie en 2014. Le documentaire de Hassen Ferhani, Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point) est en course pour le prix du meilleur documentaire.

Contrairement à ce qu’affirme le communiqué du festival qui les présente sous le thème du conflit identitaire, les films de Merzak Allouache et de Hassen Ferhani traitent de problématiques différentes.  Madame Courage raconte « le quotidien de Omar, petit voleur à l’arraché de Mostaganem qui se dope aux psychotropes pour se donner le courage de ses méfaits. Un quotidien qui ne sera plus le même depuis que son regard a croisé celui de Selma, l’une de ses victimes pendant qu’il lui volait son collier en or. »

Fi Rassi rond-point ( Dans ma tête un rond-point) est une incursion « une incursion directe dans le plus grand abattoir d’Alger où « des hommes vivent et travaillent à huis-clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de Chaabi et de Raï qui cadencent leur vie et leur monde ».

Quant au film de Lotfi Chaouchi dont ce sera la première nord-américaine, Le puits est l’histoire « de femmes et d’enfants d’un village du sud algérien se retrouvent assiégés par des soldats de l’armée française coloniale et ne peuvent sortir au risque de se faire tuer. Petit à petit, ces villageois sont confrontés à la soif. Au point où bientôt se pose pour eux le dilemme de choisir leur mort ».

Amin Sidi Boumediene participe avec un court-métrage, Serial K, film « muet » où on n’entend que le bêlement des moutons où « un homme, dans un champs de la banlieue d’Alger, observe un troupeau de moutons mené par un berger. Voyant une des bêtes se faire maltraiter, il la secoure et l’emmène chez lui. Plus tard dans la journée, il se poste face à une maison d’un quartier chic pour photographier une jeune fille avec envie. Débute alors un étrange rituel…

En hors compétition, l’Algérie sera aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec .

Le projet a déjà été présenté au public l’année dernière lors de la 31eme édition en présence des jeunes réalisateurs derrière ces courts-métrages: Michaël Pineault (La Douceur de ses mains), Yannick Nolin (1,2,3 Viva l’Algérie); Guillaume Fournier (Une idée pour demain); Elias Djemil (Au rythme du temps) et  Samuel Matteau  (Karim + Hadjer).

Ce dernier est actuellement en Algérie pour d’autres projets.

Choix

La soirée d’ouverture sera tunisienne avec Les Frontières du Ciel du réalisateur Farès Naanaa. Il sera projeté en première nord-américaine. Le film raconte l’histoire de « Sami et Sara, la trentaine, qui mènent une vie paisible et semblent heureux, avant qu’un drame ne s’abatte sur eux».

Les festivaliers découvriront cette année le phénomène Nollywwod « la seconde plus grande industrie du film basée au Nigéria, après Bollywood, et avant même Hollywood ». Un soirée lui est consacrée ce lundi.

Actualité mondiale oblige, la radicalisation est au programme avec le documentaire Salafistes de François Margolin et Lemine Ould Salem. « Une incursion à la rencontre de ces adeptes d’une doctrine rigoriste héritée des prétendus enseignements de l’islam condamnant aveuglément femmes et hommes en Afrique sub-saharienne »

Le programme : Vues d’Afrique…

 

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Lancement du Mois amazigh de Montréal

mars 29, 2016

La commémoration du printemps berbère coïncidera cette année avec le lancement du premier Mois amazigh de Montréal.

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L’initiative revient à la Fédération des Amazighes de l’Amérique du nord (FAAN) créée en octobre dernier à Montréal et présidée par Noureddine Rami, un ancien du mouvement des aarchs, et co-présidée par la militante et journaliste Djamila Addar.

« La FAAN est persuadée que c’est à travers des événements de cette envergure que la communauté amazighe pourrait livrer son génie à Montréal et ainsi, se faire une place dans le paysage culturel montréalais à l’instar des autres communautés qui la composent», expliquent les organisateurs dans un communiqué.

Plusieurs activités sont prévues entre conférences, chants et danses. Elles se dérouleront les week-ends.

« L’instauration de cet évènement culturel à Montréal incarne la détermination du peuple amazigh à se réapproprier sa mémoire, son identité, sa langue et sa culture. Aussi, de ce passé récent, glorieux et douloureux à la fois, sont nés d’autres combats, d’autres stratégies de sensibilisation et surtout d’autres façons de défendre les droits élémentaires d’une identité amazighe brimée sur ses propres territoires, en Afrique du Nord », ajoute la même source.

L’objectif suprême de cette manifestation culturelle étant de « dire, chanter, écrire, lire et partager Tamazight avec les siens et avec les Autres».

Le programme : détails sur le mois amazigh de Montréal…

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Montréal : Un hommage aux victimes algériennes du terrorisme intégriste

mars 22, 2016

Ajouad Montréal organisera ce jeudi 24 mars un hommage aux victimes algériennes du terrorisme islamiste de la décennie noire.

Ajouad

« La journée contre l’oubli », la cinquième,  a failli ne pas avoir lieu expliquent les organisateurs. « La petite équipe de Ajouad – Montréal, qui initie cet évènement depuis maintenant 5 ans, a manqué du souffle nécessaire à l’organisation d’un évènement rassembleur. Manque de temps ou d’énergie, plusieurs facteurs pourraient expliquer ce relâchement collectif », peut-on lire dans le communiqué annonçant l’événement et signé par idir Sadou et Azzedine Achour.

La formule change. « Il y aura, bien sûr, un moment de recueillement pour se souvenir des disparus et réaffirmer la pérennité du combat mémoriel.  Nous rendrons compte également des suites réservées aux résolutions prises lors de notre assemblée de l’année dernière », ajoute la même source.

Les organisateurs croient que « cette fois, le moment est venu de nous arrêter pour réfléchir ensemble sur le devenir de cette initiative, ainsi que sur les pistes d’action susceptibles d’ancrer durablement ce combat mémoriel dans les réalités de notre diaspora et dans la conscience des jeunes générations ».

Ils donnent rendez-vous  « à celles et ceux qui restent attachés à la commémoration de cette journée de la mémoire et qui ont à cœur de témoigner de la barbarie de l’intégrisme islamiste et de dénoncer l’amnésie visant à l’absoudre de ses crimes ».

L’année dernière, Ajouad Montréal avait organisé l’hommage en présence de Karima Bennoune, professeure de droit internationale à l’université de Californie qui avait présenté son livre Your Fatwa Does not apply here (http://www.karimabennoune.com/books/your-fatwa-does-not-apply-here/) (Votre fatwa ne s’applique pas ici ou Histoires non-dites de la lutte contre l’intégrisme), un recueil de témoignages et de portraits de celles et ceux qui luttent contre l’intégrisme dans les pays musulmans.

« La journée contre l’oubli » est organisée chaque 22 mars en Algérie et partout dans le monde. Elle est initiée par Ajouad Algérie Mémoires, une association basée en France et co-fondée par le fils du journaliste et chroniqueur Said Mekbel assassiné le 3 décembre 1994 et Amel Faredeheb, fille de l’économiste Abderahmane Fardeheb assassiné le 26 septembre de la même année.

 

Infos :

Jeudi 24 mars 2016, à 18h
Au Centre communautaire Ahuntsic
10780, rue Laverdure à Montréal
(Stationnement disponible à l’arrière du Centre communautaire)

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Algérie : Un pas vers la démocratie ? (vidéo)

février 26, 2016

Retour sur la révision de la constitution algérienne, l’état des lieux de la démocratie et ce qui fait la stabilité du pouvoir algérien, avec Islam Amine Derradji, qui prépare un doctorat en science politique  à l’Université de Montréal. La discussion fort enrichissante a eu lieu sur le plateau de la chaîne québécoise Canal Savoir en collaboration avec le journal Le Devoir. Vidéo.

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Cinéma : Montréal la blanche rend hommage aux Algériens qui ont fui l’islamisme

février 25, 2016

C’est dans une salle archicomble qu’a eu lieu hier à Montréal la première nord-américaine de Montréal la blanche, le film du réalisateur Algérien d’origine et Québécois d’adoption, Bachir Bensaddek.

Montreal

Le huis clos qui se passe dans un taxi entre Amokrane, le chauffeur algérien, et sa cliente Kahina qui doit récupérer sa fille dont elle a la garde partagée, donne lieu à des va-et-vient entre leur vie actuelle et celle qu’ils ont fuie à cause de la montée du terrorisme islamiste en Algérie.

Amokrane reconnait en Kahina son idole de jeunesse, la chanteuse Kahina Kateb qu’il croyait tuée par les islamistes.
Si beaucoup d’Algériens se reconnaîtront dans le film, cette fiction permettra aussi au public québécois de voir l’humain derrière l’immigrant qui vit à côté – next door.

Le réalisateur a fait appel aux talents de Kahina Aktouf qui a fait ses preuves à la télévision et au cinéma québécois (Le marais,  Toute la vérité…) et  Rabah Aït Ouyahia découvert dans  L’ange de goudron.  Quelques visages connus de la faune montréalaise d’origine algérienne font partie de la distribution du film. On y reconnaît les humoristes Mehdi Bousaidan et Fares Mekideche alias Uncle Fofi du Couscous Comedy Show, les chanteurs Karim Zaidi (Syncop) et Nedjim Bouizzoul  (Labess), entre autres.

« Montréal la blanche est une aventure qui a commencé il y a 13 ans, quand j’ai réalisé la pièce de théâtre documentaire du même nom, explique Bachir Bensaddek. Le soir de la générale, quand j’ai vu les comédiens sur scène, je me suis dit que ça ne pouvait pas s’arrêter là. Il fallait faire autre chose ».

« Montréal la blanche  est une référence à Alger la blanche. L’idée étant de pouvoir parler d’Alger et de Montréal en même temps », ajoute le réalisateur.

Quelques 300 cinéphiles ont pu assister à la projection lors d’une soirée tapis bleu – et non rouge, Québec oblige! – dans le cadre des Rendez-Vous du cinéma québécois qui se tiennent jusqu’au 27 du mois en cours. D’autres ont dû rebrousser chemin faute de places. Ils pourront se rattraper à la sortie du film le 18 mars prochain.

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