Opération passeport biométrique dans l’ouest canadien

mai 17, 2015

Avec le consulat le plus proche situé à quelques 3 500 km, se déplacer à Ottawa pour se faire établir un passeport biométrique coûterait l’équivalent d’un voyage par avion vers l’Algérie pour les Algériens de Calgary et d’Edmonton!

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Solution. L’ambassade d’Algérie au Canada a envoyé une mission « mobile » spéciale « passeport biométrique » dans l’ouest canadien qui a duré une semaine.

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Près de 900 Algériens sur les 1 400 qui sont enregistrés comme résidents dans a province de l’Alberta ont pu finaliser leur dossier pour le fameux passeport qui remplacera le classique à la date butoir du 24 novembre 2015.

Dans la ville de Calgary, la mission a pu prendre les empreintes digitales et les photos de quelques 640 demandeurs qui avaient finalisé auparavant leurs dossiers. L’opération a duré 4 jours.

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A Edmonton, la capitale de la province, ce sont 250 dossiers qui ont été complétés en une journée.

Plus à l’Ouest, en Colombie Britannique à Vancouver, ce sont quelques 150 dossiers qui ont été finalisés.

Pour mener à bien cette opération, l’ambassade d’Algérie a fait appel aux associations d’Algériens qui activent localement.

Dans l’Est canadien, le consulat d’Algérie à Montréal a organisé plusieurs missions mobiles. La prochaine aura lieu dans la ville de Québec, le dimanche 7 juin.

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Près de 100 000 Algériens vivent au Canada. La quasi-totalité vit dans la grande région de Montréal. Ils sont desservis par deux consulats, Montréal et Ottawa, dans un pays de près de 10 millions de kilomètres carrés, le 2e au monde.

Par Samir Ben  Contactez moi

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Canada : Les Maghrébins du Québec à l’honneur

mai 16, 2015

Le Congrès maghrébin au Québec (CMQ) honore ce soir à Montréal des Québécois d’origine maghrébine.

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Une soirée de gala se tiendra au Musée des beaux arts de Montréal avec comme maîtresse de cérémonie la chanteuse d’origine algérienne Lynda Thalie. Événement très couru, plusieurs politiciens, ministres, artistes et gens des médias prendront part à la cérémonie.

Au programme musical, le CMQ a fait appel à la chanteuse d’origine marocaine vivant aux Etats-Unis, Nidal Ibourk et son orchestre oriental.

Sous le thème « De l’Andalouise au Québec : Harmonie. Diversité et Inclusion », la soirée coïncide aussi avec l’exposition « Merveilles et mirages de l’orientalisme de l’Espagne au Maroc – Benjamin constant en son temps ».

Le Congrès Maghrébin au Québec vise à travers ce concours à « mettre en exergue les éléments brillants de la communauté québécoise d’origine maghrébine », selon les organisateurs. Il est « ouvert aux gens d’affaires du Québec, œuvrant dans tous les secteurs de l’activité économique et a pour objectif de souligner le parcours d’excellence de nos concitoyens qui ont su par leurs accomplissements s’imposer dans leurs domaines respectifs ».

Concrètement, les prix seront remis dans les catégories suivantes : Arts et culture. Affaires, Engagement social et communautaire, Jeune espoir de moins de 25 ans et Professionnels du Québec.

Un jury exclusivement féminin reflétant aussi bien la diversité au Québec qu’au Maghreb a travaillé les dernières semaines pour départager les candidates et candidats. Résultat ce soir.

Par Samir Ben  Contactez moi

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Montréal : Ah Ya lyam, le « stand-up» en arabe algérien

mai 13, 2015

Le public algérien de Montréal est convié ce samedi à assister à la pièce de théâtre Ah Ya Lyam, écrite et réalisée par Said Benyoucef, un Algérien qui a roulé sa bosse dans le milieu théâtral entre l’Algérie (Oran), le Sénégal (Dakar)et le Canada (Québec, Hamilton…) comme acteur, auteur et réalisateur.

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La pièce, au format « stand-up » où le rire est privilégié, laisse parler Houari qui « après vingt ans d’exil, revient sur ses pas…en Algérie, son pays natal où l ne retrouve plus ses repères ».

Said Benyoucef assume la nostalgie et tente même de la décomplexer. « D’anecdote en anecdote, dans une langue dialectale châtiée et chatoyante, la pièce dépeint dans des proportions caricaturales, une multitude de situations aussi fantasques qu’ubuesques, traduisant de façon symptomatique, un profond malaise social. Un carnet de voyage drôle, au plus près de la nostalgie mais aussi… au plus profond de l’attachement », explique-t-il.

Bien que la comédie soit en arabe algérien, Said Benyoucef la destine à tout le public maghrébin de la métropole canadienne.

Nous y reviendrons.

Plus d’infos sur :

https://www.facebook.com/pages/Ah-Ya-Lyam/305532066316754?fref=ts

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Recours collectif contre Air Algérie au Canada

avril 30, 2015

Un recours collectif a été lancé par un passager du vol Alger-Montréal du 13 octobre 2009. Le retard et l’humiliation subis par 160 passagers pourraient coûter un demi-million de dollars à la compagnie.

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Près de 6 ans après l’humiliante mésaventure subie par des passagers du vol AH 2700 Alger-Montréal du 13 octobre 2009, la justice canadienne a commencé ce mardi à entendre les experts dans le cadre d’un recours collectif lancé grâce à la solide détermination d’un passager.

Le procès qui devait commencer lundi n’a été entamé que mardi car la délégation d’Air Algérie est arrivée en retard au Palais de justice de Montréal.

L’affaire devrait se tenir en deux phases. La cour supérieure du Québec déterminera ce jeudi la validité de l’accusation, après témoignages des experts de l’accusation et de la défense, dont le pilote du vol venu d’Alger. La deuxième phase aura lieu plus tard en 2016.

Les voyageurs concernés par le recours collectif sont « tous les passagers du vol AH 2700 d’Air Algérie qui devait effectuer la liaison entre Alger et Montréal le 13 octobre 2009 à 14h45 et qui détenaient un titre de transport aérien aller-retour Montréal-Alger-Montréal y compris ceux qui ont fait d’autres escales une fois rendus à Alger et avant leur retour à Montréal », selon les documents de la cour supérieure du Québec.

Le groupe soutenu par le Fonds d’aide aux recours collectifs réclame un minimum de 2 000 dollars canadiens de dommages plus les intérêts courus depuis la date du dépôt du recours.

Cette somme est demandée pour compenser « les troubles, inconvénients, fatigue et stress durant l’attente du départ et au retour » et plus important « l’atteinte à la dignité ».

Ces indemnités englobent « les frais de subsistance et d’hébergement durant l’attente; les frais de transport terrestre aller et/ou retour entre l’aéroport et un hôtel pour la nuit du 13 au 14 octobre 2009; les frais d’appel et de communications; perte de salaire pour les 14 et 15 octobre 2009; montants payés à des tiers pour gardiennage des enfants, du domicile ou d’animaux; et autres dommages découlant directement du retard. »

Pas de justice pour ceux qui résident en Algérie

Les avocats d’Air Algérie ont toutefois réussi à exclure du recours 110 passager résidents en Algérie sur les 270. Justice sera alors rendue uniquement aux 160 qui vivent au Canada.

La genèse de cette affaire remonte donc au 13 octobre 2013.  « Après avoir procédé à l’enregistrement, pour un départ prévu à 14 h 45, les passagers du vol AH 2700 au nombre de 270, composés d’adultes et d’enfants de tous âges, étaient dans la zone d’embarquement en vue de monter à bord du vol AH 2700 d’Air Algérie à destination de Montréal », selon les documents de la cour supérieure du Québec.

Ce n’est qu’aux environs de 16 h 30, que des agents d’Air Algérie « ont informé les passagers que le départ avait été retardé » en raison d’un problème technique et les a appelés à monter à bord de l’avion en vue du vol.

Après deux heures dans l’avion, les passagers sont débarqués.  Vers 20 h 00, Air Algérie distribue aux passagers des sandwichs, une tranche de gâteau et une bouteille d’eau.

Le vol est ensuite annulé et on informe les passagers vers 21h00. Ils sont emmenés à l’hôtel pour passer la nuit. Surprise. A l’hôtel, on les informe qu’il n’y avait pas assez de chambres pour accueillir tout le monde à cause d’un congrès.

Les passagers, selon la cour, « ont été laissés complètement à eux-mêmes. Aucun responsable d’Air Algérie n’était présent » pour les assister. Les familles ont été séparées afin de pouvoir attribuer les chambres aux personnes de même sexe.

« Nombreux autres passagers, certains avec leur famille, ont dû passer la nuit, sans dormir, assis dans des escaliers et sur des chaises de l’hôtel. D’autres sont repartis à l’aéroport à bord des navettes et se sont couchés par terre ou sur des sièges de la salle d’attente en attendant le vol promis pour le lendemain. », ajoute la cour.

Ce n’est qu’aux environs de 3 h 30 le matin du 14 octobre 2009, « fatigués voire même exténués » que les passagers ont été invités à embarquer dans des minibus qui « les ramenaient à l’aéroport d’Alger pour s’enregistrer à nouveau en vue du vol vers Montréal ». Et encore un autre retard. Ce n’est qu’à 7 h 30, le mercredi le 14 octobre 2009, que l’avion a quitté Alger.

Si ces voyageurs d’infortune ont trouvé le moyen et la possibilité de faire valoir leurs droits grâce à un passager déterminé, qu’en est-il des milliers d’autres ?

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Montréal : une fin de semaine sous le signe de Tamazight

avril 25, 2015

Le 35ème anniversaire du Printemps berbère marquera la fin de semaine pour la communauté berbère et les sympathisants de la cause amazighe en Algérie et au Maghreb et ceux qui y voient une revendication démocratique légitime.

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Journée de la Robe kabyle – quartier Rosemont – Montréal

Plusieurs activités sont programmées dans la métropole canadienne à cette occasion. Certes, il y l’incontournable volet festif mais la date se prête aussi à la réflexion.

Le Centre amazigh de Montréal proche des revendications du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) organise quatre conférences ce samedi après-midi.

Elles porteront sur le mouvement berbère des années 70 et l’affaire des poseurs de bombes du journal El Moudjahid en 1976. Elle sera donnée par Kaci Lounes, l’un des condamnés dans cette affaire.

Lhacène Ziani, ancien ministre du « gouvernement du MAK », parlera des événements de 1980 et 2001.

Le journaliste Yahia Arkat abordera le traitement de l’information pendant les événements de 1976, 1980 et 2001. Le linguiste Ramdane Achab parlera de Tamazight, état des lieux et perspectives.

De son côté, l’Association des amis de l’Algérie plurielle dont les idées se rapprochent de celles du Front des forces socialistes (FFS) organise elle-aussi une conférence débat sur la genèse des événements de 2001 et leurs développements. Elle sera animée par Malek Benslama membre de la direction du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), Badreddine Djahnine, ex-SG du Syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation (SETE) de Bejaia et Mabrouk Rabahi, membre du Collectif étudiant d’Oran.

Il faut aussi noter la journée de la Robe kabyle organisée par la militante et journaliste berbère Djamila Addar et qui a eu lieu la semaine dernière dans le Petit Maghreb de Montréal.

Plus de détails :

https://www.facebook.com/events/1666502330239467/

et

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1439946959636979&set=a.1384201671878175.1073741826.100008650663550&type=1&theater

 

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Le procès du hacker Hamza Bendelladj fixé au 5 octobre

avril 13, 2015

Une audience préliminaire est prévue aujourd’hui mardi devant un tribunal d’Atlanta. L’Algérien de 26 ans risque 30 ans de prison.

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Le procès de Hamza Bendelladj surnommé « le hacker souriant » a été fixé au 5 octobre prochain a appris El Watan auprès du département de justice de l’Etat de Géorgie où est détenu le jeune algérien de 26 ans depuis mai 2013.

Après une arrestation hypermédiatisée en janvier 2013 à l’aéroport de Bangkok en Thaïlande où il était en transit entre la Malaisie et l’Égypte suivie de son extradition en mai de la même année vers les Etats-Unis, on n’a plus entendu parler du hacker connu sous le pseudonyme de « Bx1 ».

La justice américaine le poursuit pour 23 chefs d’accusation, notamment pour avoir participé au développement, à la vente et à la distribution du virus SpyEye. Chacun de ces chefs d’inculpation pourrait coûter une peine de 5 à 20 ans et une amende de 14 millions de dollars. Selon diverses sources, il risque un peine de prison de 30 ans. Aucune accusation de cyber-terrorisme n’a été évoquée.

«Les charges retenues contre Hamza Bendelladj et ses co-accusés sont utilisation des serveurs destinés à prendre le contrôle d’ordinateurs personnels et d’avoir fait une promotion agressive de leur virus visant d’autres cybercriminels internationaux pour voler des données confidentielles», selon le communiqué de la justice américaine diffusé lors de son arrestation.

SpyEye volait automatiquement sur les ordinateurs infectés des données personnelles et des informations financières.

«L’acte d’accusation fédéral et l’extradition de Bendelladj doivent être vus comme un message très clair aux cybercriminels internationaux qui se sentent en sécurité derrière leurs ordinateurs dans des pays étrangers : ils sont, en fait, à portée de main», continue le même communiqué.

Son avocat américain commis d’office par la justice américaine n’a pas voulu confirmer à El Watan si Hamza Bendelladj allait plaider coupable comme l’un de ses coaccusés, le Russe Aleksandr Panin .

Ce dernier avait plaidé coupable en janvier 2014 devant le tribunal fédéral d’Atlanta pour création de virus en vue de commettre une fraude bancaire.

Panin et Bendelladj auraient conspiré pour écouler ce virus au prix unitaire de 1000 à 8500 dollars sur des forums spécialisés. Le Russe aurait vendu le virus à quelques 150 clients. A titre d’exemple, l’un d’eux aurait subtilisé la somme de 3.2 millions de dollars en 6 mois des différents comptes bancaires.

Le hacker souriant semble, selon l’acte d’accusation être un « simple revendeur » des produits du pirate russe. C’est à travers lui que le FBI a pu remonter la filière. Son serveur était hébergé à Atlanta. C’est pour cette raison qu’il est incarcéré dans cette ville.

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El Djazair mon amour au festival Vues d’Afrique de Montréal

avril 11, 2015

La 31e édition du festival Vues d’Afrique se tiendra du 29 avril au 3 mai prochain. Un hommage y sera rendu à René Vautier (Avoir vingt-ans dans les Aurès) et à la romancière Assia Djebar.

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31 ans et pas une ride ! Le festival international de cinéma Vues d’Afrique qui fait découvrir depuis 1985 aux Montréalais et plus récemment aux Québécois et Canadiens, le cinéma africain revient cette année avec une programmation riche de plus de 80 fictions et documentaires réalisés par des Africains, en Afrique ou ailleurs.

Bien que le cinéma algérien soit absent cette année – on pense à l’Oranais de Lyes Salem qui n’a pas été programmé – l’Algérie sera présente à travers un hommage rendu à deux Algériens d’origine et de cœur disparus en 2015, Assia Djebar et René Vautier ainsi que le projet collectif « El Djazaïr mon Amour ».

« Par la réalisation de 5 courts-métrages reliés entre eux par la thématique de l’amour, cinq cinéastes de la ville de Québec aux visions diverses se livrent à une exploration subjective de l’Algérie, quelque cinquante ans après la révolution. Leurs films, tournés en Algérie avec les gens rencontrés en cours de route, sont autant de portes d’entrée qui servent à mieux comprendre la société algérienne, de même que les défis qu’elle continue de rencontrer chaque jour », expliquent les programmateurs du festival à propos du projet El Djazair mon amour.

Les cinq courts sont: « La douceur de ses mains » (Michaël Pineault), « 1,2,3 Viva l’Algérie » (Yannick Nolin), « Une idée pour demain » (Guillaume Fournier), « Au rythme du temps » (Elias Djemil), « Karim+Hadjer » (Samuel Matteau). ,

Assia Djebar, René Vautier. « En hommage à deux auteurs disparus dans l’année, deux films seront projetés : Le dur désir de dire d’Alain d’Aix qui retrace le parcours du cinéaste René Vautier (Avoir vingt-ans dans les Aures) et Ritorni (Retour au bled) de Giovanna Taviani qui fait trois portraits, dont celui de l’écrivaine Assia Djebar, membre de l’Académie française », lit-on dans le communiqué du festival.

A noter aussi la présence de la Montréalaise d’origine algérienne Sara Nacer dans le jury de la catégorie Afrique Connexion (Lire l’entretien qui suit dans El Watan).

Fondé par Gérard Le Chêne, un Breton qui a émigré au Québec il y a un peu plus de 40 ans, le festival Vues d’Afrique est dirigé actuellement par sa fille. Née à Lomé de mère Togolaise, Géraldine Le Chêne, qui représente à elle seule le multiculturalisme du monde actuel, dirige avec passion et brio le festival conçu par son père.

Détails de la programmation : http://www.vuesdafrique.org/

 

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Sara Nacer(*) : « Un bon film doit me déconnecter de ma réalité et me faire entrer dans la sienne »

avril 8, 2015

Festival de cinéma Vues d’Afrique de Montréal – du 29 avril au 3 mai.

Sara Nacer est une Montréalaise d’origine algérienne. Après des études en architecture à Alger couronnées de succès et de multiples distinctions, elle réoriente sa carrière vers le monde de la communication. Elle est membre de jury à la 31e édition du festival Vues d’Afrique.

Sara Nacer

Sara Nacer

Comment vous êtes-vous retrouvée membre de jury à cette 31e édition du Festival de cinéma Vues d’Afrique ?

J’ai découvert le festival Vues d’Afrique en 2012 en organisant la Semaine internationale sur l’Algérie et sa culture à Montréal. Pour les besoin de la programmation, je recherchais des films algériens primés, Bousmaha Seddiki commissaire de l’exposition m’a orienté vers Vues d’Afrique et nous avons donc conclu un partenariat, l’événement fut une réussite et cela a marqué le début de belles collaborations.

J’ai été membre du comité de visionnement lors des deux dernières éditions du festival, et j’ai eu le plaisir de présenter des films algériens à l’instar de Kedach thabni de la réalisatrice Fatma Zohra Zamoum, sélectionné en 2013. J’ai également participé à la rédaction des « coups de cœur » de la programmation de la 29 e édition.

J’aime beaucoup Vues d’Afrique, et je tente chaque année d’encourager la visibilité de l’Algérie en soumettant à la programmation des productions et réalisations algériennes.

Lorsqu’on m’a invitée à faire partie du jury de la 31ème édition, j’ai accepté avec plaisir. Le jury  »Afrique Connexion » dont je fais partie remettra le Prix de l’Organisation Internationale de la francophonie dans trois catégorie Court métrage, Long métrage et Série.

Le cinéma me passionne car c’est un médium interculturel unique, et même s’il est perçu par beaucoup de gens comme un simple divertissement, il représente pour moi une des formes d’expression culturelle et identitaire les plus puissantes. De plus, par l’universalité de son langage, il joue un très grand rôle dans le dialogue des cultures et la construction de la mémoire collective. Un film peut changer votre vision du monde !
C’est en évoluant dans le domaine culturel, que j’ai pris conscience du pouvoir et du rôle du cinéma et c’est un ami réalisateur qui m’a initiée au monde de la production.

En 2013, j’ai créé SN Production, une compagnie spécialisée dans la production artistique et cinématographique. Nous produisons actuellement notre premier long métrage documentaire. Nous avons également produit un vidéo-clip tourné au cœur du Sahara, dans le cadre d’une exposition sur le désert algérien à Montréal.

Notre projet de film documentaire a été sélectionné au Marché international du film documentaire de Sitges en septembre dernier et j’ai également bénéficié d’une formation dans le domaine de la production via le programme Euromed en 2013 grâce à ce projet. Produire est un grand défi et je pense réellement que la passion est le moteur du cinéma indépendant.

Quels sont les ingrédients – les nécessaires et les petits plus – qui font que vous penchez pour un film plutôt qu’un autre ?

Comme membre du jury, il y’a des recommandations et des consignes auxquelles on doit se soumettre, mais au delà de cela, il y a une grande place à la subjectivité. Je crois qu’il y a un rapport unique entre chaque membre du jury et l’œuvre qu’il visionne.

Pour ma part, un bon film doit me faire rêver, il faut qu’il me déconnecte de ma réalité et me connecte avec la sienne, pour que la magie du cinéma opère et pour que je puisse vivre une expérience cinématographique.
Je considère que voir un film c’est voyager dans le monde du réalisateur. C’est également se soumettre à une expérience cognitive. Il y a certains films qui vous marquent émotionnellement.
Dans le cadre de ce festival, je préconise les œuvres qui ont un impact sur le public et qui remettent en question certains paradigmes socioculturels, car ce sont des œuvres qui poussent à la réflexion et au débat.

Est-ce que le public montréalais s’intéresse au cinéma africain ?

Vues d’Afrique est un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles montréalais, car il représente une vitrine sur le cinéma et la culture africaine, et c’est une occasion unique de découvrir des œuvres cinématographiques qu’on n’a pas l’occasion de voir dans d’autres festivals.
Le public montréalais est très curieux et également ouvert sur le monde, la culture a une très grande place à Montréal, pour preuve le nombre de festivals et d’événements culturels qui y prennent place.
Si on porte un regard sur le public de Vues d’Afrique, il y a également une grande diversité. Il y’a ceux qui viennent découvrir le continent africain à travers son cinéma. D’autres viennent voir les productions de leur pays d’origine.

On peut d’ailleurs percevoir une certaine fierté chez les personnes qui voient leur culture mise à l’honneur.

Je ressens personnellement beaucoup d’émotions lorsque des films algériens sont projetés, plus particulièrement lorsque ce sont des jeunes cinéastes qui laissent exprimer leur génie créatif pour porter à l’écran des chefs d’œuvres.

Je pense notamment à Karim Moussaoui et Anis Djaad qui ont séduit le public en apportant un regard nouveau sur l’Algérie. Leur film ont d’ailleurs été primés à Vues d’Afrique.

Dans le public, on rencontre également des Québécois qui ont eu l’occasion de se rendre en Afrique; et ce festival est une sorte de pèlerinage pour eux. Ce qui attire également le public, c’est les débats et les tables rondes organisés en marge des projections, car cela laisse la place à des rencontres et des échanges inédits.

En somme, le public est divers et cette diversité est à l’image de l’Afrique, c’est un continent chargé d’histoire, et au niveau de la cinématographie, il y’a un large éventail de choix. J’ai moi même découvert beaucoup de cinéastes africains grâce à ce festival.
Des projets en cours pour SN production?

SN production compte déjà plus de 10 productions artistiques incluant des expositions, des conférences, des concerts et des tournées artistiques à Montréal mais également dans d’autres villes du Canada.

Nous sommes également fiers d’êtres partenaires de plusieurs festivals de musiques, d’arts visuels et de cinéma à l’instar du Festival International Nuits d’Afrique de Montréal, le Festival du Monde Arabe, le Festival Orientalys, le Sunfest en Ontario, et le Festival International de Cinéma et d’Arts visuels Vues d’Afrique.

Nous avons également collaboré avec l’agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC).
L’équipe s’est agrandie avec Karima Boughrara qui a récemment pris la direction artistique. Elle a fait un travail extraordinaire en Algérie dans le domaine musical et elle a longtemps œuvré pour la reconnaissance des musiques traditionnelles.

Cherif Ferah qui est le cofondateur de SN Production en assure aujourd’hui la planification stratégique.  De beaux projets sont à venir mais je peux vous annoncer dès aujourd’hui nos deux prochains événements: nous produirons le 15 mai prochain, la Mezzo Soprano Fairouz Oudjida pour un récital exceptionnel. Fairouz a le don d’émouvoir le public par la puissance de sa voix et par la richesse de son répertoire. Le 12 juin, nous recevrons le pianiste de renom Zaki Allal, qui se produire au cœur de la prestigieuse école de musique Schulich de l’université Mcgill.  Zaki a une carrière internationale, il s’est notamment produit au Carnegie Hall de New York et il se produira à Paris après Montréal. Nous voulons offrir cette année à notre public un nouveau regard sur la culture algérienne à travers ces artistes de talent qui excellent dans le registre classique.

Notre site internet SN-production.com sera prochainement en ligne, il servira également de plate-forme de rayonnement pour nos artistes et notre culture.
Pouvez-vous nous dévoiler le film que vous allez primer en tant que membre deu jury de Vues d’Afrique ?!
Je ne peux le dire à l’avance ! je n’ai pas encore visionné les films d’ailleurs ! mais j’invite le public à venir voyager, découvrir et échanger lors de cette 31e édition. Je m’attends également à beaucoup d’émotions lors de l’hommage qui sera rendu cette année à Assia Djebar et à René Vautier.

Propos recueillis à Montréal par Samir Ben

 

(*)Bio Express :

Diplômée de l’école d’architecture et d’urbanisme d’Alger, ville où elle a grandi, Sara Nacer, est lauréate de plusieurs prix dont le prix d’Excellence de son école d’architecture pour son projet de fin d’étude ainsi que deux concours internationaux (Paris 2008 et Shanghai 2010). Une année après l’obtention de son diplôme, elle quitte Alger pour s’installer à Montréal et décide de réorienter sa carrière professionnelle. Elle est admise au programme de Relation publiques de l’Université du Québec à Montréal, et obtient son diplôme en avril 2013, elle y poursuit actuellement une Maîtrise.

Cette passionnée d’arts et de culture s’implique dès son arrivée à Montréal fin 2010 à la promotion de la culture algérienne. Elle dirige pendant deux ans la Fondation Club Avenir qui promeut l’excellence de la communauté algérienne au Canada et organise la première Semaine internationale HEC Montréal sur l’Algérie et sa culture en 2012. La même année, elle rejoint l’équipe du Festival international Nuits d’Afrique avant d’être récemment nommée à la présidence du pôle socioculturel du Congrès maghrébin. En 2013, elle fonde SN Production Inc., une boite de production artistique et cinématographique qui compte déjà plusieurs productions artistiques et de nombreuses collaborations (Slimane Benaissa, Amazigh Kateb, Cheikh Sidi Bemol, Hasna El Becharia, Dahka Band…)

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Québec : Cinquante nuances de musulmans

avril 2, 2015

Aller vers l’autre pour le connaître au-delà des clichés et des préjugés. C’est ce que tente de promouvoir une exposition photos itinérante qui va parcourir le Québec durant les douze prochains mois. Bienvenue dans Québécois(e)s, Musulman(e)s …et après ?

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Elisabeth Garant, directrice du centre Justice et foi, n’aime pas les stéréotypes et les préjugés. Elle a mobilisé une équipe pluridisciplinaire pour aller à la chasse et à la déconstruction de cet obstacle à un vivre-ensemble harmonieux avec les musulmans du Québec.

Avec l’organisme LaVoiEdesFemmes, elle a mis en place une exposition de 24 photos d’autant de musulmans ou de personnes de culture musulmane. Des scènes et des clichés, sans jeu de mots, de la vie quotidienne d’hommes ou de femmes, ne portant pas forcément le voile comme on aurait pu s’y attendre – un stéréotype ! La première escale se tient jusqu’au 4 avril dans le hall du Gesu au centre-ville de Montréal.

« Les personnes qui ont accepté d’être pris en photo, ont des postures différentes les unes des autres. Nous avons essayé de montrer qu’il y a une diversité, des réalités différentes dans le mot musulman », explique celle qui se défend de présenter les musulmans comme victimes mais qui veut « changer un regard et un stéréotype qui s’enracine malheureusement ».

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Autant de musulmans que de façons d’être musulman. «Certains ont un rapport à l’islam dans une foi active; d’autres cultivent une attache plus culturelle, affective, de mémoire relativement à l’héritage qu’ils portent. D’autres, laïcs, ont un lien critique avec cette tradition et à la façon dont elle doit s’enraciner au Québec », nuance-t-elle.

Cette diversité « se décline à travers les 24 clichés qui montrent la rencontre avec l’autre, le rapport avec la société québécoise. Nous avons  essayé de montrer les musulmans et les musulmanes comme des acteurs réels qui font face à des obstacles dans leur désir de participation. C’est davantage cette figure que nous voulions mettre de l’avant et non pas la victime », nous dit Elisabeth Garant quand on lui parle de risque de victimisation et de singularisation qui entoure les musulmans.

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Le livret très instructif qui accompagne l’exposition est truffé de chiffres et d’explications de concepts et de notions et permet d’aller au-delà des photos.  On y apprend que la présence musulmane au Québec ne date pas de quelques années mais remonte à 1870, même si elle n’était pas très visible à l’époque.

En 2011, au Québec, 243 430 personnes ont déclaré être musulmanes. On découvre aussi que la première mosquée au Québec a été construite en 1964 à Ville Saint-Laurent.
Nous sommes loin de l’actualité tumultueuse qui entoure sur les mosquées du Québec où certaines sont menacées de fermetures quand d’autres donnent lieu parfois à des moments frôlant l’hystérie collective, comme lors de la séance publique du conseil municipal de Shawinigan au début du mois de février.

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L’influence du contexte international sur la perception qu’ont les Québécois du musulman ou du supposé musulman fait l’objet d’un tableau chronologique qui nous mène de la crise pétrolière de 1973 jusqu’à l’attentat contre Charlie Hebdo.

Le clou de cette exposition reste la bibliothèque humaine, un concept né au Danemark et déjà utilisé par les communautés autochtones.

« Une bibliothèque humaine pour déconstruire les préjugés. », explique la directrice du centre jésuite. « C’est une méthode d’animation qui passe par le partage. A toutes les demi-heures, les gens peuvent ‘emprunter’ une personne qui devient ainsi un livre. Pendant cette demi-heure, il y a un échange entre trois ou quatre personnes et ce livre ». Les sujets peuvent aller de son expérience de vie à la spiritualité », dit-elle.

 

L’image du musulman

La traitement médiatique qui participe à la fabrication d’une image, en général, est bien résumé par Jean-François Dumas fondateur d’Influence Communication qui estime qu’il « distorsionne souvent la réalité.  On croit malheureusement à tort que l’importance d’un phénomène de société [ou autre, NDLR] est directement proportionnelle à sa médiatisation.»

« L’image du musulman est détériorée par des amalgames. J’espère que l’exposition va en défaire quelques uns, qu’elle permette la reprise de la réflexion loin de la vision imposée par le discours de la lutte anti-terroriste. Beaucoup de gens au Québec ont amorcé leur réflexion sur la présence des musulmans après les événements de septembre 2001. Et, malheureusement, elle a été fortement influencée par des discours politiques et publics basés sur la lutte au terrorisme ».

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Interrogée dans un autre contexte qui n’était pas en lien avec l’exposition, Rachida Azdouz, psychologue spécialisée en relations interculturelle à l’Université de Montréal trouve que lorsqu’il s’agit de musulmans «le Québec est divisé en deux camps, autour desquels gravitent des positions marginales ou extrêmes ». Il y a « la vision des inclusifs dont la thèse soutient que les musulmans sont ciblés, ostracisés et diabolisés plus que les autres groupes en ce moment et qu’il faut nommer l’islamophobie comme un phénomène en soi, pas la diluer dans un tout raciste ou xénophobe ».

L’autre vision est celle des « identitaires » qui trouve que « le multiculturalisme canadien exacerbe tellement le droit à la différence qu’il ruine toute chance d’intégration autour de valeurs communes et qu’il dilue le fait canadien français dans un tout multiethnique ; avec la conséquence selon eux , que les groupes religieux, incluant les musulmans , « censurent » toute critique de l’orthodoxie et de ses excès au nom du droit à la différence , de la liberté d’expression ou de la dénonciation de l’islamophobie ».

La troisième voix est celles des « nuancés » comme les appelle Rachida Azdouz. Ils « dénoncent sans équivoque l’islamophobie tout en se donnant le droit de critiquer aussi sans équivoque les dérives communautaristes, le repli et les interprétations radicales ou décontextualisées de l’Islam : ils sont peu audibles dans les medias et souvent attaqués des deux bords pour « double discours » ou « ambigüité idéologique ».»

Et en marge des positions dominantes, Rachida Azdouz observe aussi des visions plus extrêmes : « franchement racistes, xénophobes et antireligieuses primaires ou encore archi-libérales qui prônent une conception absolue, jusqu’au-boutiste de la liberté d’expression religieuse , incluant celle des musulmans : par exemple, les musulmanes ont le droit de porter un niqab pour enseigner si les femmes occidentales ont le droit de porter une jupe courte pour enseigner, un juge peut porter un signe religieux très visible comme le turban ou le niqab en autant que ses jugements soient équitables ».

Lucide, Elisabeth Garant conclut que « l’exposition ne peut pas tout faire mais elle participe à déconstruire certains discours qui nuisent à une compréhension juste. Je pense qu’il y a des musulmans et des musulmanes qui appartiennent à des courants différents. L’effet pervers du jeu médiatique met à la marge la majorité et la minorité devient le centre de l’attention. »

 

 

Pour poursuivre : Entretien avec Rachida Azdouz

 

Par Samir Ben  Contactez moi

QuébécoisEs, musulmanEs… et après? Est préparée par le Centre justice et foi et l’organisme LaVoiEdesFemmes . Avec la collaboration des Productions Pied-de-biche et d’Espace Nodal et a bénéficié du financement de la Fondation Béati et de la Ville de Vaudreuil.

Comité organisateur : Elisabeth Garant, Mouloud Idir, Eve Torres et Andréanne-Pâquet.
Photos : Lucie Larin-Picard.
Texte accompagnant les photos : Anne Laguë
Livret : Bochra Manaï, Daisy Boustani et Mouloud Idir.

 

———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun. ——————————

copyright – 2012-2015 – Samir Ben


Les islamophobes de Pegida tentent une incursion à Montréal

mars 29, 2015

Ce qui devait être le premier rassemblement public ouvertement raciste et islamophobe de Montréal s’est vite vu remplacer par une contre-manifestation qui dénonce le groupe Pegida Quebec, le pendant québécois des Patriotes européens contre l’islamisation de l’occident.

Ironie de l’actualité. C’est la semaine de lutte contre le racisme au Québec.

Marche anti-Pegida - Petite Maghreb- Montréal

Marche anti-Pegida – Petite Maghreb- Montréal

Flop. Pegida a dû annuler sa manifesation faute de participants.  Ils faisaient face aux centaines de la contre-manifestants affiliés à la gauche québécoise vite rejoints par des étudiants en colère contre les mesures d’austérité du gouvernement provincial.

Pegida Québec dont l’un des portes-parole est de mère québécoise et père serbe a été dénoncé par la claisse politique québécoise et dès son appel par la classe politique à manifester contre les musulamans sommés de réformer leur religion ou de quitter le Québec.

Les députés provinciaux ont dénoncé unanimement la manifestation de Pegida ainsi que le maire de Montréal et la plupart des chroniqueurs et éditorialistes – quoique les poids lourds des chroniqueur de droite soient restés silencieux !

fleurs

Par provocation, Pegida Quebec a choisi le Petit Maghreb, une artère commerciale où se trouvent plusieurs boutiques et cafés détenus par des Nord-africains. Ils ont été accueillis par des fleurs.

Mais petit bémol et vigilance : les intégristes musulmans  veillent eux aussi de l’autre bord !

 

Par Samir Ben  Contactez moi

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