En conflit avec Air Algérie : Les patrons du canadien SM international accusés de corruption au Canada

octobre 18, 2017

Le procès pour corruption de deux dirigeants du groupe canadien SM international, commencera le 8 novembre prochain au Palais de justice de Montréal,  selon ce qu’a appris El Watan.

Bernard Poulin – Président-Fondateur de SMi

Le groupe SMi qui vient de remporter un arbitrage contre Air Algérie dans l’affaire de la construction du siège social de la compagnie nationale à Bab Ezzouar (Alger) se trouve ainsi décapité d’une partie de sa direction.

Son président fondateur Bernard Poulin, 66 ans,  et  son vice-président infrastructures Dany Moreau  qui ont été arrêtés  le 19 septembre dernier par l’Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC) se présenteront avec six autres accusés pour une audience préliminaire.

Ils sont accusés « de fraude, de corruption dans les affaires municipales, d’abus de confiance et de complot, et ce, en lien avec un système de partage de contrats publics octroyés par la Ville de Montréal, entre 2001 et 2009 ».

Selon l’UPAC, l’enquête a démontré  qu’ « il existait un réseau de firmes de génie-conseil, de fonctionnaires municipaux ainsi que d’un élu qui, entre eux, avaient élaboré un système de partage de contrats en échange de financement politique, de ristournes sur la valeur des contrats mis en cause (160 millions de dollars) ou d’autres avantages personnels ».

 

Le groupe SM pourrait être blacklisté au Québec

Les conséquences de ces accusations ne s’arrêteront pas aux seuls accusés. Le groupe SM international pourrait être mis dans le Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics au Québec, une Blacklist qui a déjà accueilli SNC Lavalin accusé de fraude dans diverses affaires au Canada et à l’international.

Selon différentes médias locaux, « le gouvernement québécois « a entrepris des vérifications pour déterminer si le Groupe SM international (SMi) et ses filiales pourront continuer de faire affaire avec le gouvernement et les villes ». La décision pourrait prendre quelques semaines à quelques mois.

Fondé par Bernard Poulin en 1972, le groupe SM international est actif dans 35 pays. Il dispose de 8 bureaux à l’international dont un en Algérie. Il emploie 1000 employés.

Par Samir Ben  Contactez moi

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Diaspora algérienne au Canada : Motivations et histoires de réussites

octobre 15, 2017

Ils sont venus, ils étaient tous là!  L’auditorium du collège Regina Assumpta de Montréal  a accueilli  hier la première édition de la journée Where’ACC  organisée par le Centre culturel algérien (CCA) et consacrée au développement personnel.

Rayene Bouzitoun

C’était l’occasion pour les présents d’écouter les histoires de réussite et les motivations qui drivent les jeunes – y compris la deuxième génération –  issus de la diaspora algérienne au Canada et en Allemagne.

Protocole oblige,  et après l’intervention du président du CCA, Adel Ghlamallah ainsi que le chef du projet Where’ACC  (qui veut dire Où es-tu ? quand c’est prononcé en algérien), Youcef  Redjaouani, la parole a été donnée au Consul d’Algérie à Montréal, Abdelghani Cheriaf.

Pour ce dernier,  qui est revenu sur les problèmes de discrimination qui traversent les sociétés occidentale, « il n’est pas normal de demander à la deuxième génération qui est citoyenne canadienne et qui est passée par l’école canadienne, de s’intégrer. Ces jeunes évoluent dans une société qui est la leur ». « Ce n’est pas une raison pour se recroqueviller sur soi », a-t-il toutefois ajouté.

La ministre canadienne du patrimoine, Mélanie Joly, invitée à intervenir  a essayé de définir « c’est quoi être canadien », elle-même une 12ème génération. Pour elle, cinq éléments fondent l’identité canadienne : «  Nous sommes une petite population dans un vaste pays [36 millions d’habitants sur près de 10 millions de Km2, NDLR], proches d’un grand voisin, les États-Unis. Les autochtones. Le français et l’anglais.  La démocratie et enfin l’immigration ».

 

Conférence TEDx

Calquées sur le modèle des conférences TEDx, les présentations étaient chronométrées à 18 minutes.

Rayene Bouzitoune, 18 ans, membre du Conseil jeunesse du Premier ministre canadien, Justin Trudeau a ouvert le bal. Enchainant sur la notion d’appartenance au Canada , elle a rappelé qu’elle est arrivée d’Algérie à quatre ans. Croyant au début que c’était un aller-retour, elle a fini par comprendre que c’était un aller simple.

Son parcours d’immigrante, elle le symbolise par le tracé qu’on laisse en traversant une tempête de neige.  « Ce ne sera pas normal que les générations immigrantes après nous retrouvent la même tempête mais qu’elles ne puissent pas marcher dans nos pas », explique-t-elle à une assistance, dont certains avaient l’âge de ses grands-parents,  qui l’écoutait religieusement. Pour construire son identité, chose pas facile même si elle serait restée en Algérie, elle s’est impliquée dans son milieu. « Quand j’ai compris que je suis au Canada pour longtemps, j’ai commencé à attendre le moment où je deviendrais canadienne ! », a-t-elle ajoutée. « Même avec mes papiers et ma citoyenneté, j’avais toujours cette conviction que je n’étais pas encore Canadienne. Qu’est-ce qui manque alors même si je parle bien le français et avec parfois un petit accent québécois ?»,  s’est-elle interrogée.  C’est en comprenant qu’en contribuant  à la société et en s’impliquant à tous les niveaux, pas exclusivement au niveau gouvernemental, qu’elle consolidait son appartenance à cette société canadienne.  « S’impliquer peut consister juste à lancer une initiative locale comme un comité de recyclage dans une école primaire! », précise-t-elle.  Et quand on fait quelque chose pour la société, l’écho de nos actions nous revient.  «Ce monde est une montagne et nos actions sont les cris. L’écho de nos actions nous revient », a-t-elle conclu par cette citation du poète soufi Jalal Eddine Rumi

Sarah Dahmani

Sarah Dahmani, arrivée au Canada à l’âge de 11 ans se rappelle du premier choc linguistique qu’elle a eu en s’installant avec ses parents à St-Guillaume (Québec), un village de 1500 habitants!  A sa première journée de classe, elle est rentrée chez elle en pleurant en demandant, en colère, à ses parents pourquoi ils l’avaient inscrite dans une école anglophone!. Son père, intrigué, l’accompagne le lendemain à sa nouvelle école et finit par comprendre que l’enseignante avait un fort accent québécois!

Comme elle était une excellente élève en Algérie, elle a compris que pour maintenir son niveau, elle devait redoubler d’efforts.  Elle allait commencer à travailler en milieu hospitalier avant de comprendre que ce n’était pas ce qu’elle voulait au fond d’elle.  Elle abandonne tout et postule pour un travail au sein d’un organisme à but non lucratif qui s’occupe de l’environnement à la grande incompréhension de ses parents.

A force de persévérer elle a obtenu en 2013 avec on équipe le Phénix de l’environnement, la plus haute distinction en environnement au Québec.  De cette expérience, elle se rappellera toujours de la réaction d’un collègue québécois à qui elle a dit qu’elle était contente et tellement chanceuse d’avoir obtenu ce prix. « Félicitation Sarah ! La chance n’existe pas. La chance c’est de savoir saisir les opportunités quand elles se présentent! » , lui avait-il lancé.

Ghani Kolli

Ghani Kolli, entrepreneur et conférencier, qui vit au Canada depuis 2011, a rappelé que son premier choc migratoire et culturel, il l’a eu quand il a déménagé de son village natal Tagma en allant s’installer à Bejaia. Un autre choc culturel en arrivant à Alger. Le succès pour lui « c’est de rester et demeurer ce que nous sommes profondément. Car avec tous ces mouvements d’un lieu à un autre avec toutes ces cultures et sous-cultures, l’enjeu est de rester soi-même ».

 

Si Mohand Ou Mhand, the new cool!

C’est en bleu de Shanghai qu’Ismail Chaib, venu de Berlin, a donné  sa conférence  en arabe algérien. Il a entamé sa présentation en racontant l’histoire du poète kabyle Si Mohand Ou Mhand  (1848-1905) qui a quitté son village après un désaccord avec son entourage. Le directeur des opérations chez TESOBE (une Startup dans le domaine financier en Allemagne) fera  le parallèle avec son propre grand-père qui a quitté sa Kabylie natale pour s’installer et fonder une famille à El Harrach (Alger).  Arrive son tour, lui aussi, fâché un peu contre son propre pays,  qu’il quittera il y a quelques années pour la France puis l’Allemagne.

Ismail Chaib

Mais la décision de partir n’était pas facile. Il y avait cette  « peur » de tout laisser tomber. A l’époque, il avait une start-up prometteuse SMSBridge qui fonctionnait bien. Il avait « peur » de tout quitter, situation et famille.  Quelque temps après son installation en France pour étudier, il a eu une opportunité de travail en Allemagne sur le projet Open Bank. Encore une fois, cette « peur » de tout lâcher!  En analysant son parcours, il s’est rendu compte que les décision les plus déterminantes sur sa vie ont été prises à ces moments de « peur ». En conclusion, « sortir de sa zone de confort » est la seule façon pour avancer dans la vie, selon Ismail Chaib qui fera, lui-même,  face à une autre « peur »… il aura bientôt 30 ans! Gageons, qu’il s’en sortira ! Il faudra lui poser la question «  Wo bist Du ou Where’ACC » à ce moment-là !

 

Par Samir Ben  Contactez moi

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Allègement des conditions d’obtention de la citoyenneté canadienne

octobre 6, 2017

Le gouvernement de Justin Trudeau allège et simplifie les conditions d’obtentions de la citoyenneté canadienne pour les étrangers vivant légalement au Canada avec statut de résident permanent.

 A partir du 11 octobre prochain, tout demandeur de citoyenneté doit avoir « été présent au Canada pendant au moins trois des cinq ans qui ont précédé la date de sa demande ».

Auparavant, les conservateurs qui étaient au pouvoir, avaient imposé une présence effective de quatre ans pendant les six ans précédents la demande.  Leur loi était entrée en vigueur en juin 2015.

Deux ans plus tard, les libéraux de Justin Trudeau appliquent une de leurs promesses électorales en abrogeant les dispositions critiquées par beaucoup d’organisme défendant les immigrants.

D’autres changements ont été apportés. Ainsi, l’obligation d’être présent  au Canada six mois par année pendant les 4 ans précédents la demande a été supprimée.

L’exigence de connaître l’anglais ou le, les deux langues officielle du pays, pour les demandeurs a été changée. Elle est s’applique entre 18 et 54 ans. Auparavant, elle était applicable pour tout demandeur âgé de 14 à 64 ans.

« L’un des principaux atouts pour réussir son intégration dans la vie au Canada est l’obtention de la citoyenneté canadienne. Le gouvernement encourage tous les immigrants à demander la citoyenneté canadienne et à profiter de tous les avantages qu’offre le fait d’être Canadien. », explique le ministre canadien de l’immigration, Ahmed Hussen, lui-même arrivé au Canada en 1992 comme réfugié Somalien.

 

Les Algériens champions de la citoyenneté canadienne

« Les Algériens obtiennent en moyenne la citoyenneté  canadienne au bout de 3.8 années de résidence. Ceci contrairement à la moyenne des immigrants qui l’obtienne au bout de 6 ans », affirme l’historienne Marion Camarasa dans son livre La Méditerranée sur les rives du Saint-Laurent: une histoire des Algériens au Canada.

« Les originaires d’Algérie naturalisés conservent leur nationalité algérienne et acquièrent la citoyenneté canadienne souvent pour des raisons pratiques. Elle leur ouvre les portes du monde occidental », ajoute l’historienne.

La notion de citoyenneté, quoique juridiquement ne différant pas du concept de nationalité, n’est pas lié à la nation. Elle est très répandue dans les Etats fédéraux qui peuvent être composés de plusieurs nations. Au Canada, par exemple, le Québec est reconnu comme « une nation au sein d’un Canada uni ».

A noter que d’autres mesures sont entrées en vigueur en juin dernier date de la promulgation de la nouvelle loi. Le mesure qui permettait, sur proposition de conservateurs, de révoquer la citoyenneté canadienne d’un binational « si cette personne est déclarée coupable de trahison, d’espionnage ou de terrorisme » a été abrogée.  « Tout citoyen à double nationalité qui est déclaré coupable de ces crimes est traduit devant la justice canadienne, comme tout autre Canadien qui enfreint la loi » prévoit la loi proposée par le gouvernement Trudeau.

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Japon : Hommage à Hasni à Tokyo

septembre 30, 2017

Au Bar Bonobo à Shibuya, quartier branché de Tokyo, l’ambiance était à la musique rai dimanche dernier. Quelques 70 personnes ont répondu à l’invitation de Toufik Ouamria et sa femme Natsue pour rendre hommage à l’icône du rai Hasni tombé sous les balles assassines d’un islamiste il y a 23 ans, un certain jeudi 29 septembre 1994 plus précisément.

Des Japonais curieux et ouverts sur les musiques du monde ou des Algériens issus de la petite communauté d’environ 400 âmes du pays du soleil levant.

Le couple algéro-nippon n’est pas à son premier événement consacré à Hasni. Depuis 7 ans, Toufik, gérant de restaurant et Natsue employée dans l’industrie de la musique, ne ratent pour rien au monde aucun anniversaire de la mort de Hasni. Le nombreux public a ému Toufik car habituellement l’affluence est un peu plus modeste.

L’année dernière, il a eu même droit à une visite surprise de l’ambassadeur d’Algérie au Japon. Compréhensible quand on sait que le Constantinois de Sidi Mabrouk (Le bosquet) a un statut de quasi-ambassadeur de la musique algérienne à Tokyo. Toutes les stars algériennes qui passent par la capitale japonaise font un saut chez lui. Le blogue de sa femme Natsue sur la culture algérienne est devenu un incontournable pour tout japonais qui s’intéresse à l’Algérie (https://blogs.yahoo.co.jp/natsuex).

« Hasni représentait l’espoir. C’était un vrai homme, un patriote. A l’annonce de son assassinat, je ne voulais pas le croire. Après le choc, plus rien n’a été comme avant pour moi. Le bon rai était fini… », nous dit Toufik, 43 ans, toujours inconsolable, plus de deux décades, après la mort de son idole.

Le chanteur a une influence particulière sur Toufik au point où il a donné le nom de Hasna à l’une de ses deux filles. Sa relation avec sa femme a commencé autour d’une discussion sur Hasni à Séoul en Corée du Sud où il a vécu un moment.

Matoub en japonais

Natsue Ouamria a plus d’une corde à son arc. Elle a étudié la musique en Europe dont la France où elle a découvert le rai et la musique algérienne. En plus de son érudition en ce domaine, elle est une bonne organisatrice d’événements. Le passage de Chikha Rimitti au Tokyo Summer Festival en 2004 s’est fait grâce à elle.

L’une des réalisations dont elle est très fière est d’avoir publié dans un magazine japonais de musique du monde quelques traductions de textes de Lounes Matoub avec l’aide de son mari Toufik.

De loin, il n’est pas évident de voir que les Japonais sont ouverts sur les rythmes du monde. Mais cette perception se trouve chamboulée quand on découvre que même des albums du chanteur chaoui Kamel El Galmi trouvent des acheteurs au Japon!

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Festival du monde Arabe de Montréal : Slimane Benaissa présente sa nouvelle pièce Trois jours avant … l’heure

septembre 28, 2017

Slimane Benaissa revient à Montréal en novembre pour présenter sa nouvelle pièce Trois jours avant … l’heure qu’il vient de monter en Belgique.

Il la présentera le 8 novembre prochain dans le cadre de la 18e édition du festival du monde arabe de Montréal, une ville qu’il connait bien puisqu’il s’y est produit à différentes occasions ces dernières années.

La pièce explore « les coulisses » logistiques et mentales de la préparation d’un attentat kamikaze. « Quand on se penche sur l’itinéraire et les motivations des kamikazes et qu’on constate les dégâts qu’ils causent, et une fois la stupeur dépassée, en supposant qu’elle passe, on a l’impression que cela relève de la farce », explique l’auteur en prenant le soin de mettre de l’avant tout le respect pour les victimes et leurs proches qui sont au fond « nos proches ».

« C’est l’envers du décor que nous avons voulu dévoiler : qu’en est-il de leur déterminisme apparent ? Qu’en est-il de leur préparation à des fins aussi funestes ? Qu’en est-il de la logique qui sous-tend la radicalisation ? Quel est le lien entre le religieux et l’idéologique ? Qu’en est-il d’un acte fou, au nom d’une cause désespérée ? », ajoute le dramaturge dans la présentation de sa pièce.

Slimane Benaissa qui a célébré ses cinquante ans de carrière en juin dernier en reprenant sa célèbre pièce Babor Ghraq n’a pas encore dit son dernier mot. Si certains ont vu en cette reprise un tarissement de sa source créative, ils se raviseront vite avec Trois jours avant…l’heure.

Programmation du Festival du Monde Arabe : http://festivalarabe.com/evenement/trois-jours-avant-lheure/

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Algérie-Canada : Le conseil de développement déplore les difficultés d’obtention de visas pour les hommes d’affaires algériens

septembre 27, 2017

Le conseil de développement Algérie-Canada (CDCA) a mis de l’avant, hier lors d’une rencontre organisée à Montréal, les difficultés que rencontrent les hommes et les femmes d’affaires algériens pour obtenir des visas canadiens.

Mustapha Ouyed – vice-président exécutif du CDCA – (C) Karim Ouadia

« Les hommes et les femmes d’affaires algériens qui veulent venir discuter avec des partenaires canadiens n’ont pas les mêmes facilités de visa que l’Algérie octroie aux Canadiens », a expliqué Mustapha Ouyed, vice-Président exécutif du CDCA devant une assistance composée des gens du milieu des affaires.

« Le problème des visas est l’un des enjeux que nous avons identifiés. Nous comprenons qu’au Canada la diplomatie et l’octroi de visas soient gérés par deux ministères différents mais on aimerait bien qu’il y ait des mécanismes qui rendent les choses plus fluides », a-t-il ajouté.

Ce problème s’est posé la semaine dernière à la présidente du Ladies Business Club d’Algérie, Lamia Boudoudou.

Sa demande de visa pour la Canada a essuyé un refus car son dossier n’a pas convaincu l’agent qui l’a traité qu’elle « quitterait le canada à la fin de son séjour».

Celle-ci s’est fait connaître en lançant il y a quelques années une entreprise qui offre des services aux femmes d’affaires et autres employées actives.

Elle était invitée à Montréal par la Fondation club Avenir, un organisme canadien qui promeut l’excellence au sein de la communauté des Algériens du Canada. Elle devait prendre part à une table-ronde qui avait pour thème « l’épanouissement professionnel de la femme algérienne» lors de la levée de fonds annuelle de cet organisme.

Etant l’une des invitées d’honneur de la soirée, son absence a mis mal à l’aise les fondateurs de la Fondation dont l’illustre professeur en management à HEC Montréal, Taieb Hafsi.

Les autres intervenantes étaient Iris Almeida-Côté, présidente du groupe Innova Connect nommée à deux reprises dans le top 100 des femmes les plus influentes au Canada, l’ancienne députée fédérale d’origine algérienne Sadia Groguhé et Ruth Vachon, présidente du réseau des femmes d’affaires du Québec.

Cette dernière faisait partie de la délégation qui accompagnait la vice-première ministre du Québec qui a effectué une visite officielle en Algérie au début de juillet dernier.

Ironiquement, la visite était centrée sur l’entreprenariat féminin et devait inaugurer une nouvelle ère dans les relations entre les femmes d’affaires algériennes et canadiennes et plus particulièrement les québécoises grâce à la langue française.  Mais au vu du traitement réservé à  Lamia Boudoudou par les fonctionnaires en charge des visas canadiens, il y a tout un fossé entre les intentions et la réalité.

Lamia Boudoudou a expliqué qu’elle comprend quelque part la décision du fonctionnaire qui lui refusé son visa. « Avec tout ce qui se dit et s’écrit sur la situation économique et politique de l’Algérie, j’imagine qu’il s’est dit que tout le monde veut fuir! », nous dit cette ex-émigrée en France qui n’a qu’un seul le passeport, l’algérien.

A noter que selon les chiffres de l’ambassade canadienne à Alger, 14 000 Algériens ont visité le Canada en 2016 en dehors de ceux qui y vivent.

Le CDCA qui promeut le développement des relations d’affaires entre l’Algérie et le Canada a été créé l’année dernière. Un autre organisme, l’Alliance d’affaires Canada Algérie poursuit les mêmes objectifs depuis une dizaine d’années.

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Hockey : La sélection marocaine bat l’équipe algérienne

septembre 18, 2017

C’est sur un score de 9 à 2 qu’a pris fin le match de hockey sur glace entre le Maroc et l’Algérie au Colisée de Laval au nord de Montréal.

Une autre rencontre est prévue ce mercredi à partir de 19 heures sur la même patinoire.

 

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Hockey sur glace : L’Algérie affrontera le Maroc à Montréal !

septembre 15, 2017

Une sélection algérienne de hockey sur glace (Les Corsaires d’Alger) affrontera ce dimanche 17 septembre à Montréal une équipe marocaine lors d’un match qui se tiendra dans une aréna au nord de la ville.

Harond Litim – Capitaine de la sélection algérie – les Corsaires d’Alger

Organisée par l’association des joueurs de hockey marocains, l’association de l’équipe de hockey d’Algérie et la boîte d’événementiel FESTITAM, la rencontre ne sera pas la première entre des joueurs d’origine algérienne et marocaine venant de du Québec et de France.

La dernière rencontre remonte à juillet 2016 lors de la première coupe d’Afrique de hockey sur glace organisée au Maroc (Casablanca et Rabat) par la Fédération royale marocaine de hockey sur glace.

Les deux capitaines d’équipe Harond Litim (Algérie) et Adil El Farj (Maroc) ont pu former leurs équipes en puisant dans le vivier québécois où le hockey sur glace est le sport-roi.

La majorité des joueurs se connaissent puisqu’ils ont l’occasion de jouer des rencontres amicales à Montréal.

Contrairement à la croyance populaire, les jeunes Maghrébins du Québec s’intéressent aussi au hockey et pas uniquement au soccer (football).

« Dès qu’il y a une patinoire, ils veulent y aller. Ils ont déjà la base en rollers », explique Adil El Farj qui a commencé à jouer au hockey au lycée à Montréal.

Il réfute aussi l’idée qui veut que la pratique du hockey plus coûte cher aux parents. « N’importe quel sport coûte de l’argent et pas plus le hockey que le soccer », affirme-t-il.

Au Maroc, il y a une fédération de hockey sur glace grâce à la présence de plusieurs patinoires. Le royaume est le seul pays du Maghreb membre de la fédération internationale de hockey sur glace.

« Le premier club de hockey sur glace au Maroc est né en 2005 à Rabat. En février 2016, la Fédération royale marocaine de hockey sur glace a été créée, remplaçant ainsi l’Association marocaine de hockey sur glace (ANMHG) qui chapeautait ce sport à l’échelle nationale », selon l’agence de presse marocaine.

L’Algérie est à la traîne. Malgré l’absence de patinoires  et de fédération, une équipe algérienne « non officielle » existe. Elle a été fondée par l’Algérien résidant au Royaume Unis, Karim Kerbouche. Sa première participation à une compétition remonte à la coupe arabe de 2008 aux Emirats Arabes Unis.

Harond Litim se rappelle quand certains responsables algériens souriaient quand il leur parlait d’une équipe algérienne de hockey sur glace. « Ah le Zindedine Zidane du hockey !», s’amusaient-ils.

« L’Algérie vit toujours avec la gloire du match contre l’Allemagne en 1982. La disqualification au Mondial et peut être à la coupe d’Afrique sera peut être l’occasion à nos responsables de sortir des sentiers battus et penser au hockey »,  ajoute celui qui est convaincu qu’il suffit d’une patinoire pour lancer ce sport en Algérie.

Pour avoir un maximum de présence, l’organisateur a pu offrir l’entrée gratuite au match en allant chercher du sponsoring chez les commerçants de la communauté (Boulangeries Castel, Fiston inc, entre autres) ou des institutions (Banque nationale).

« Nous avons aussi un match contre une sélection libanaise, le 22 septembre à Montréal », rappelle Harond Litim qui dit ne pas craindre un envahissement de patinoire!

 

Pour assister (Gratuit) : https://www.eventbrite.ca/e/match-de-hockey-algerie-vs-maroc-tickets-36889593768

 

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Après le transfert des corps, les factures à payer

août 18, 2017

Quand la mère de Redouane s’est éteinte au début du mois de juillet à Red Deer, une ville dans la province de l’Alberta dans l’ouest canadien, il s’est retrouvé devant une situation imprévue.

Lui, prévoyant d’habitude, était dans l’impossibilité d’envoyer sa maman en Algérie pour l’enterrer à Annaba. Les services funéraires et le transport par avion d’Edmonton, la capitale de l’Alberta, vers Montréal puis Alger coûtent près de 11 000 dollars canadiens. Une maman, Khalti Yamina, qu’il chérissait au point où il l’avait ramenée vivre avec lui et d’autres membres de sa familles au Canada. Le seul recours pour lui était de se retourner vers la communauté.

Un appel sur facebook vite relayé sur les pages algériennes de Montréal a alerté l’Association de la sépulture musulmane du Québec (ASMQ). Cette dernière qui dispose d’un Fonds d’entraide et de solidarité y a puisé directement et a fait un appel aux dons. La générosité des Algériens et des autres communautés a fini par permettre à cette dame de 87 ans d’être enterrée vers la mi-juillet en Algérie.

Son cas n’est pas unique. Régulièrement, des appels à l’aide sont lancés sur les médias sociaux pour venir en aide à des familles qui veulent envoyer leurs défunts en Algérie ou les enterrer au Québec. Cette province canadienne dispose d’un cimetière exclusivement musulman au Nord de Montréal et de carrés musulmans dans des cimetières multiconfessionnels. «Je n’aime pas cette appellation de carré musulman.

C’est un cimetière à part entière qui dispose de 3000 places», insiste Omar Chikh, directeur du Centre funéraire musulmans de Montréal -Dar El Imane affilié à l’entreprise funéraire Magnus Poirier, en parlant du cimetière qu’il a inauguré il y a environ deux ans. Bien qu’il y a possibilité de se faire enterre au Québec les gens continuent à se faire rapatrier.

«Si encore une majorité de personnes font le choix de se faire rapatrier au pays d’origine, et ce, pour diverses raisons qui s’articulent les unes avec les autres (à la fois sociales, culturelles, religieuses, économiques, etc.), de plus en plus de personnes font le choix de se faire inhumer dans leur terre d’accueil», écrit dans les médias locaux, Yannick Boucher, chargé de cours et doctorant au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal et qui s’intéresse aux rites funéraires des musulmans. Il estime à 70% le taux de rapatriement des défunts vers leur pays d’origine.

Selon Abdelghani Cheriaf, consul général d’Algérie à Montréal, les demandes d’aide sont minimes. «Sur une cinquantaine de décès par année, nous recevons 4 à 5 demandes d’aide», explique-t-il. Donc, on est loin de l’image qu’on se fait à chaque annonce de collecte pour rapatriement. Cette visibilié est due généralement aux circonstances de décès qui sont parfois dramatiques (accident de la route, noyade, meurtre…). Le consulat dispose d’un budget très limité qui peut être siphonné par un seul rapatriement.

Dans des cas exceptionnels, comme pour les victimes de la tuerie de la Grande Mosquée de Québec, le ministère a autorisé la prise en charge. «Nous avons eu aussi des cas désespérés comme les deux pères de famille noyés l’été 2016 quand ils sauvaient un enfant. Exceptionnellement le rapatriement a été pris en charge», ajoute-t-il. Quid de la loi de finances 2017 qui a limité le rapatriement des dépouilles aux seuls nécessiteux ?

Celle-ci a abrogé les deux premières versions, 2015 et 2016, qui l’ouvraient à tout le monde mais jamais mises en application car aucun décret exécutif n’a suivi. «La loi ne définit pas « nécessiteux ». Nous attendons de connaître concrètement qui y aura droit», explique Abdelghani Cheriaf.  La solution viendrait d’un décret exécutif ou d’un simple arrêté ministériel.

Monsieur rapatriement

C’est sans conteste monsieur rapatriement. Le député de la diaspora pour l’Europe et l’Amérique, Noreddine Belmeddah, s’est fait connaître dans l’hémicycle par ses prises de position concernant le dossier des rapatriements. Son intérêt au sujet remonte au temps où il présidait une association qui défendait les harraga en Espagne et en Europe. A l’automne 2014, il a pris le gouvernement de court en faisant adopter par l’APN en plénière un amendement au projet de loi de finances 2015.

Il y a introduit la notion de prise en charge par l’Etat du rapatriement des dépouilles des Algériens.  Le ministre des Finances était hors de lui au point où le président de l’APN lui a lancé un retentissant «Allah Ghaleb» ! Juste après lors d’une rencontre, l’ex-Premier ministre Sellal lui dit publiquement : «Tu nous as créé un problème !» Solution pour Sellal ? Aucun texte exécutif n’a suivi et l’article est resté lettre morte. «Cet amendement m’a coûté cher.

A cause de lui j’ai été éliminé des listes du FLN pour les élections législatives de mai dernier, moi qui avais siégé à la tête de la commission des affaires étrangères au nom du parti», nous explique Noreddine Belmeddah qui a été réélu sur les listes de l’Alliance nationale républicaine (ANR). Pour Hakim Bouisri, administrateur et co-fondateur de l’ASMQ, «nous encourageons les gens à prendre des assurances-vie ici au Canada. En cas de décès, il suffit juste de donner le code de police d’assurance à la maison funéraire et le problème est réglé». Pour 30 dollars par mois, on peut avoir une assurance vie de 100 000 dollars.

Ceci évite parfois les collectes douteuses ou l’argent n’est pas tracé. «Nous avons eu même quelqu’un qui est allé collecter l’argent après la mort de son ex-femme avec qui il n’avait plus aucun lien», affirme Hakim Biouisri. De son côté, le consul souligne l’importance de penser à ceux qu’on laisse derrière soi, car les factures ne s’arrêteront pas pour la famille avec la mort. C’est beaucoup plus important que le simple transfert du corps. Il faut penser aux vivants.

Par Samir Ben  Contactez moi

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80% des Algériens décédés au Canada se font rapatrier

août 18, 2017

Omar Chikh est directeur du  Centre funéraire musulman de Montréal.

Est-ce que les Algériens du Canada qui décèdent se font automatiquement rapatrier en Algérie ?

Sur 10 décès, 8 se font rapatrier pour être enterrés en Algérie. C’est émotionnel et subjectif. On reste attaché au pays surtout que les parents sont enterrés là-bas.

Mais la tendance s’inverse. On remarque de plus en plus une hausse des enterrements ici au Canada. Certaines familles sont à la troisième génération. Les enfants sont nés et ont grandi ici. Les cimetières sont propres et bien organisés. Dans ce cas, il est préférable de se faire enterrer au Canada pour ne pas compliquer le recueillement de ceux laissés derrière nous.

– Un rapatriement en Algérie ou un enterrement au Canada n’est pas gratuit. Comment s’organisent les familles lors d’un décès ?

Les frais sont entre 5000 et 6000 dollars. Sur 10 décès, nous avons 4 cas de collecte d’argent auprès de la communauté. A peine 10% des gens sont assurés. Quand les gens ont un bon travail ou travaillent dans de grandes entreprises, ces dernières leur proposent des assurances-vie.

Ceux qui posent problème sont ceux qui travaillent dans des petites entreprises ou qui travaillent à travers des agences de main-d’œuvre. Nous avons mis en place des ententes de type préarrangements funéraires, une nouveauté dans la communauté. Une quarantaine d’ententes ont déjà été signées [le Centre funéraire musulman de Montréal –  Dar El Imane est affilié à l’entreprise de services funéraires Magnus Poirier, ndlr].

– La loi de finances 2017 a prévu une prise en charge pour les rapatriements des Algériens nécessiteux.  Est-ce que les gens en bénéficient au Canada ?

Personne n’en a bénéficié. Elle n’est pas appliquée [le gouvernement n’a pas encore publié les textes exécutifs, ndlr].

– L’opinion publique affirme que contrairement à l’Algérie, le Maroc et la Tunisie prennent en charge leurs ressortissants !

Il n’y a que la Tunisie qui le fait. Le Maroc le fait à travers des assurances. Certes en Algérie, il y a l’assurance Amana, partenariat entre la SAA et la MACIF qui offre des assurances rapatriement.

Elle ne fonctionne pas, même si nous convenons qu’elle est abordable. Pratiquement elle ne réussit pas à intéresser la communauté pour plusieurs raisons, entre autres, l’inexistence de représentation de banque algérienne au Canada et les longs délais des virements bancaires entre les deux pays.

Les assurances marocaines ont des représentations bancaires à Montréal. Ce sont elles qui se chargent de tout. Le virement prend 10 minutes ! Les compagnies Pakistan Airlines, Turkish Airlines ou El Al (Israël) transportent gratuitement les dépouilles de leurs ressortissants. Air Algérie nous facture au poids !

 

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