Québec : Cinquante nuances de musulmans

avril 2, 2015

Aller vers l’autre pour le connaître au-delà des clichés et des préjugés. C’est ce que tente de promouvoir une exposition photos itinérante qui va parcourir le Québec durant les douze prochains mois. Bienvenue dans Québécois(e)s, Musulman(e)s …et après ?

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Elisabeth Garant, directrice du centre Justice et foi, n’aime pas les stéréotypes et les préjugés. Elle a mobilisé une équipe pluridisciplinaire pour aller à la chasse et à la déconstruction de cet obstacle à un vivre-ensemble harmonieux avec les musulmans du Québec.

Avec l’organisme LaVoiEdesFemmes, elle a mis en place une exposition de 24 photos d’autant de musulmans ou de personnes de culture musulmane. Des scènes et des clichés, sans jeu de mots, de la vie quotidienne d’hommes ou de femmes, ne portant pas forcément le voile comme on aurait pu s’y attendre – un stéréotype ! La première escale se tient jusqu’au 4 avril dans le hall du Gesu au centre-ville de Montréal.

« Les personnes qui ont accepté d’être pris en photo, ont des postures différentes les unes des autres. Nous avons essayé de montrer qu’il y a une diversité, des réalités différentes dans le mot musulman », explique celle qui se défend de présenter les musulmans comme victimes mais qui veut « changer un regard et un stéréotype qui s’enracine malheureusement ».

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Autant de musulmans que de façons d’être musulman. «Certains ont un rapport à l’islam dans une foi active; d’autres cultivent une attache plus culturelle, affective, de mémoire relativement à l’héritage qu’ils portent. D’autres, laïcs, ont un lien critique avec cette tradition et à la façon dont elle doit s’enraciner au Québec », nuance-t-elle.

Cette diversité « se décline à travers les 24 clichés qui montrent la rencontre avec l’autre, le rapport avec la société québécoise. Nous avons  essayé de montrer les musulmans et les musulmanes comme des acteurs réels qui font face à des obstacles dans leur désir de participation. C’est davantage cette figure que nous voulions mettre de l’avant et non pas la victime », nous dit Elisabeth Garant quand on lui parle de risque de victimisation et de singularisation qui entoure les musulmans.

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Le livret très instructif qui accompagne l’exposition est truffé de chiffres et d’explications de concepts et de notions et permet d’aller au-delà des photos.  On y apprend que la présence musulmane au Québec ne date pas de quelques années mais remonte à 1870, même si elle n’était pas très visible à l’époque.

En 2011, au Québec, 243 430 personnes ont déclaré être musulmanes. On découvre aussi que la première mosquée au Québec a été construite en 1964 à Ville Saint-Laurent.
Nous sommes loin de l’actualité tumultueuse qui entoure sur les mosquées du Québec où certaines sont menacées de fermetures quand d’autres donnent lieu parfois à des moments frôlant l’hystérie collective, comme lors de la séance publique du conseil municipal de Shawinigan au début du mois de février.

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L’influence du contexte international sur la perception qu’ont les Québécois du musulman ou du supposé musulman fait l’objet d’un tableau chronologique qui nous mène de la crise pétrolière de 1973 jusqu’à l’attentat contre Charlie Hebdo.

Le clou de cette exposition reste la bibliothèque humaine, un concept né au Danemark et déjà utilisé par les communautés autochtones.

« Une bibliothèque humaine pour déconstruire les préjugés. », explique la directrice du centre jésuite. « C’est une méthode d’animation qui passe par le partage. A toutes les demi-heures, les gens peuvent ‘emprunter’ une personne qui devient ainsi un livre. Pendant cette demi-heure, il y a un échange entre trois ou quatre personnes et ce livre ». Les sujets peuvent aller de son expérience de vie à la spiritualité », dit-elle.

 

L’image du musulman

La traitement médiatique qui participe à la fabrication d’une image, en général, est bien résumé par Jean-François Dumas fondateur d’Influence Communication qui estime qu’il « distorsionne souvent la réalité.  On croit malheureusement à tort que l’importance d’un phénomène de société [ou autre, NDLR] est directement proportionnelle à sa médiatisation.»

« L’image du musulman est détériorée par des amalgames. J’espère que l’exposition va en défaire quelques uns, qu’elle permette la reprise de la réflexion loin de la vision imposée par le discours de la lutte anti-terroriste. Beaucoup de gens au Québec ont amorcé leur réflexion sur la présence des musulmans après les événements de septembre 2001. Et, malheureusement, elle a été fortement influencée par des discours politiques et publics basés sur la lutte au terrorisme ».

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Interrogée dans un autre contexte qui n’était pas en lien avec l’exposition, Rachida Azdouz, psychologue spécialisée en relations interculturelle à l’Université de Montréal trouve que lorsqu’il s’agit de musulmans «le Québec est divisé en deux camps, autour desquels gravitent des positions marginales ou extrêmes ». Il y a « la vision des inclusifs dont la thèse soutient que les musulmans sont ciblés, ostracisés et diabolisés plus que les autres groupes en ce moment et qu’il faut nommer l’islamophobie comme un phénomène en soi, pas la diluer dans un tout raciste ou xénophobe ».

L’autre vision est celle des « identitaires » qui trouve que « le multiculturalisme canadien exacerbe tellement le droit à la différence qu’il ruine toute chance d’intégration autour de valeurs communes et qu’il dilue le fait canadien français dans un tout multiethnique ; avec la conséquence selon eux , que les groupes religieux, incluant les musulmans , « censurent » toute critique de l’orthodoxie et de ses excès au nom du droit à la différence , de la liberté d’expression ou de la dénonciation de l’islamophobie ».

La troisième voix est celles des « nuancés » comme les appelle Rachida Azdouz. Ils « dénoncent sans équivoque l’islamophobie tout en se donnant le droit de critiquer aussi sans équivoque les dérives communautaristes, le repli et les interprétations radicales ou décontextualisées de l’Islam : ils sont peu audibles dans les medias et souvent attaqués des deux bords pour « double discours » ou « ambigüité idéologique ».»

Et en marge des positions dominantes, Rachida Azdouz observe aussi des visions plus extrêmes : « franchement racistes, xénophobes et antireligieuses primaires ou encore archi-libérales qui prônent une conception absolue, jusqu’au-boutiste de la liberté d’expression religieuse , incluant celle des musulmans : par exemple, les musulmanes ont le droit de porter un niqab pour enseigner si les femmes occidentales ont le droit de porter une jupe courte pour enseigner, un juge peut porter un signe religieux très visible comme le turban ou le niqab en autant que ses jugements soient équitables ».

Lucide, Elisabeth Garant conclut que « l’exposition ne peut pas tout faire mais elle participe à déconstruire certains discours qui nuisent à une compréhension juste. Je pense qu’il y a des musulmans et des musulmanes qui appartiennent à des courants différents. L’effet pervers du jeu médiatique met à la marge la majorité et la minorité devient le centre de l’attention. »

 

 

Pour poursuivre : Entretien avec Rachida Azdouz

 

Par Samir Ben  Contactez moi

QuébécoisEs, musulmanEs… et après? Est préparée par le Centre justice et foi et l’organisme LaVoiEdesFemmes . Avec la collaboration des Productions Pied-de-biche et d’Espace Nodal et a bénéficié du financement de la Fondation Béati et de la Ville de Vaudreuil.

Comité organisateur : Elisabeth Garant, Mouloud Idir, Eve Torres et Andréanne-Pâquet.
Photos : Lucie Larin-Picard.
Texte accompagnant les photos : Anne Laguë
Livret : Bochra Manaï, Daisy Boustani et Mouloud Idir.

 

———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun. ——————————

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Rachida Azdouz : « Les Québécois ont actuellement une vision moins caricaturale des musulmans »

avril 2, 2015

Entretien avec Rachida Azdouz, psychologue spécialisée en relations interculturelles à l’Université de Montréal. Elle nous parle de l’image du musulman au Québec et ce qui pourrait la faire changer.

 

La psychologue Rachida Azdouz     Rachida Qzdouz. Photo : Radio-Canada/Marie-Ève Soutière

La psychologue Rachida Azdouz Rachida Qzdouz. Photo : Radio-Canada/Marie-Ève Soutière

 

Comme peut-on qualifier l’image du musulman au Québec? Monolithique ou nuancée ? Est-ce que les gens savent par exemple qu’il y a des musulmans athées….. ?

Je crois que ça a beaucoup évolué depuis 10 ans …les Québécois ont une vision moins caricaturale des musulmans et savent qu’il y a des tendances et des variantes.

Mais on a encore du mal à imaginer un athée de culture musulmane comme on imagine un athée de culture judéo-chrétienne.

On le trouve suspect …s’Il est athée, il doit éliminer toute référence à l’islam dans son auto-identification.

Le problème vient aussi parfois des musulmans eux-mêmes qui ont du mal à intégrer l’athée dans l’éventail des possibles, surtout dans un climat d’islamophobie: il est parfois traité d’informateur indigène, de « bon » musulman (bon avec ironie) qui montre l’image qu’on attend de lui…un musulman sans sa foi et sans sa pratique , un musulman qui montre patte blanche ….pas solidaire , qui se renie .

 

Est-ce que les médias au Québec participent à la construction de cette image (mauvaise ou bonne) – on voit plus d’imams radicaux que d’autres ?

Oui , on accorde trop de visibilité à des personnalités très marginales …mais elles font aussi partie de la réalité, aussi marginale soit-elle, et il ne faut pas nier leur existence ni la camoufler.

Les médias doivent refléter la réalité sous toutes ses formes, pas seulement les réalités dominantes ou consensuelles.

 

 

Dans ce contexte, quelle image de soi peuvent avoir les jeunes issus de l’immigration musulmane – la deuxième génération?

Plus la diversité interne sera reflétée à travers des visages publics, moins les jeunes auront l’impression d’être prisonniers d’un seul schéma , acculés à l’identification par opposition et hostilité à la société d’accueil ou au contraire par assimilation et mimétisme: les jeunes de tradition musulmane ont autant besoin de s’inspirer d’un Rachid Badouri que d’un Boucar Diouf, une Nabila Benyoucef, un Akli Ait Abdallah, une Kahina Talbi, une Rachida Mfaddel, un Mohamed Lotfi, un Aziz Fares ….

Parmi ces personnes, certaines affichent leurs croyances religieuses alors que d’autres sont davantage reconnues pour leur identité professionnelle et on en oublie leurs origines.

Tous ces cas de figure doivent pouvoir cohabiter et inspirer les jeunes.

 

Que doivent faire les musulmans ou les personnes d’ascendance ou de culture musulmanes pour « rassurer » les Québécois?

 

La meilleure chose à faire pour les Québécois de tradition musulmane est de se montrer dans toute leur diversité, leurs variantes, leurs débats internes, incluant les désaccords et les conflits sur la question religieuse et les stratégies d’intégration …

Le devoir de loyauté et de solidarité ne doit pas exclure le droit à la différence et le droit à la dissidence.

Éviter la délégitimation et la diabolisation des uns par les autres qui alimente la peur chez les accueillants. Ne pas céder à l’illusion du ou des porte-parole légitimes, fédérateurs, qui porteront publiquement la voix de tous, dans un élan volontariste.

Mieux vaut une multitude de musulmans « représentatifs » des divers visages   de la tradition musulmane, du très orthodoxe à l’athée, que quelques « représentants  » liés par des mots d’ordre, aussi nobles soient ils.

 

Par Samir Ben  Contactez moi

 

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Immigration au Canada : Les Algériens seront prioritaires… (*)

avril 1, 2015

Entrée Express. Les candidats algériens à l’immigration au Canada seront priopritaires dans le traitement des demandes déposées dans le cadre du programme Entrée Express qui est en vigueur depuis le début de l’année.

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A partir du 1er avril, la proprité sera donné aux Algériens, selon une source proche du ministère en charge du dossier qui a préféré garder l’anonymat pour ne pas subir la colère des candidats des autres pays qui devront attendre leur tour et une sélection hypothétique.

Le Premier ministre canadien Stephen Harper vient de signer un décret exécutif, non publié dans le journal officiel du pays de l’érable, qui ouvre les portes à plus d’immigration algérienne.

Les demandes d’immigration des Algériens seront traitées dans les 15 jours, y compris les week-ends, à partir de la date du dépôt de dossier.  Ce dernier sera allégé : il suffit d’avoir fait des études secondaire et d’un casier judiciaire vierge. Donc, plus besoin de prouver ses ressources financières, ses études universitaires ainsi que sa bonne santé.

Les candidats seront reçus par l’ambassadrice canadienne, selon ses disponibilités, qui devrait leur offrir du sirop d’érable en guise de bienvenue.

Selon une source du ministère canadien de l’immigration, il ne sera plus nécessaire de se déplacer en Tunisie pour le fameux entretien de sélection.  Les candidats sélectionnés sur la base du premier arrivé premier servi, seront accueillis dans la nouvelle extension de l’ambassade canadienne.

Celle-ci a récupéré une partie de la propriété de SNC-Lavalin qui lui est adjacente. Cette compagnie l’a offert gratuitement pour l’opération dans le but de redorer son image qui a été ternie par des histoires de corruption en Algérie .

SNC Lavalin a promis qu’elle prendrait en charge les trois premiers mois de résidence au Canada des candidats reçus (logement,nourriture, loisir et le mariage pour les célibataires).

L’argent sera prélevé des caisses de la compagnie montréalaise qui a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 6 milliards de dollars les 10 dernièrs années en Algérie. L’ambassade canadienne a recruté du personnel local pour faire face aux prévisions.

Une source canadienne à Ottawa a affirmé à Elwatan.com que cette décision a été prise avec la bénédiction de la reine Elisabeth II, le canada étant une monarchie constitutionnelle, pour différentes raisons : Les Algériens ont démontré depuis toujours leur capacité d’adaptation à l’hiver canadien et au monde du travail. Ils occupent tous des postes de reponsabilité et ont un revenu annuel moyen de plus de 250 000 dollars. Le taux de chômage étant insignifiant et tout le monde trouve du travail dans son domaine.

Le gouvernement algérien a  accepté cette nouvelle politique du Canada à la seule condition qu’il sera permis aux pêcheurs algériens d’aller pêcher la morue sur les côtes atlantiques canadiennes.

(*)Le lecteur aura compris de lui-même que tout ceci n’est qu’un poisson d’avril et que rien de tout ce qui a été écrit plus haut n’est vrai ! (La version initiale de ce post a été publiée pour la première fois le 1er avril 2013)

Par Samir Ben  Contactez moi

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Canada : L’attentat contre Charlie Hebdo replonge les journalistes algériens dans la décennie noire

janvier 10, 2015

Des journalistes algériens qui ont fui le pays pendant la décennie noire pour se réfugier au Canada se retrouvent catapultés en plein dans l’horreur des assassinats de leurs collègues et amis et l’angoisse du tueur embusqué au coin de rue « grâce » à l’attenant contre le magazine Charlie Hebdo.

A l’époque, la communauté internationale faisait dans le soutien « sélectif ». Ecoutons deux d’entre eux : Karim Ait-Oumeziane et Souleïmane Mellal, l’ancien présentateur vedette de la télévision algérienne actuellement, rédacteur en chef de Radio Canada Internationale.

 

http://ici.radio-canada.ca/tele/le-telejournal-18h/2014-2015/segments/reportage/816/charlie-hebdo-mosquee-algerie

 

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« Il faut reconnaître le MAK » (Me Ali Yahia Abdennour au Canada )

novembre 18, 2014

Voilà une déclaration qui ne devrait pas déplaire au fondateur du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), Ferhat Mehenni.

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Me Ali Yahia Abdennour qui est au Canada pour promouvoir son livre sur la crise berbère de 1949 et animer une série de rencontres sur la situation politique en Algérie, répondait à une question sur la légitimité et la pertinence du mouvement autonomiste, lors des débats qui ont suivi sa première conférence tenue dimanche dernier à Montréal.

L’illustre avocat a rappelé dans sa réponse, sa dernière contribution sur les colonnes d’El Watan où il affirmait que « Les partis non reconnus, présidés par Ali Benflis, Sid Ahmed Ghozali, Ali Rachedi Abdeslam, Ferhat Mehenni, etc. ont droit de cité, car toutes les voix ont le droit de se faire entendre. Il est temps que le bon sens et la raison habitent les esprits. ».

Pour l’infatigable militant des droits de l’Homme, « le parti de Ferhat Mhenni a le droit d’exister » et ce sera au peuple trancher. Mais sans liberté, puisque l’armée accapare le pouvoir depuis l’indépendance, ce ne sera pas une tâche facile. « La souveraineté populaire a été confisquée autant par le colonialisme que par les militaires. Nous avons libéré le territoire mais pas le peuple », ajoute Me Ali Yahia Abdennour. Il fera appel à Victor Hugo qui avait dit « libérez la liberté et elle fera le reste ». Pour lui, d’ailleurs, le « problème » de la liberté et de la justice se posera « lorsque le pouvoir actuel doit partir ». Il lui prédit une fin avant avril 2015.

Il a aussi rappelé avoir rencontré Ferhat Mehenni et avoir séjourné en Espagne. Un pays dont il loue la décentralisation, chose qui manque cruellement en Algérie. Une centralisation qui commence à la base où « le secrétaire général d’une APC désigné par décret présidentiel a plus de pouvoir qu’un président d’APC pourtant élu », sans oublier le wali qui a presque un droit de vie et de mort sur les maires.

Revenant sur le cas de l’Espagne, Me Ali Yahia Abdennour rappelle que les régions de ce pays jouissent déjà d’une large autonomie à tous les niveaux.

Par ailleurs, il n’adhère pas à l’idée de l’indépendance de la Kabylie. « Comment voulez-vous abandonner les richesses du Sahara ?», tranche-t-il.

L’ancien ministre de l’agriculture sous Boumédiène est invité par la Fondation canadienne pour Tamazight (Tiregwa). Selon son président Rachid Beguenane, il devrait aussi « donner ce mardi une conférence à l’université Laval dans la capitale provinciale et une autre, samedi prochain, à l’Université du Québec à Montréal. Elles auront pour thèmes la démocratie en Afrique du Nord ».

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Hocine Meghar nouvel ambassadeur d’Algérie au Canada

novembre 6, 2014

Hocine Meghar vient d’être nommé ambassadeur d’Algérie au Canada. Il remplace Smail Benamara en poste à Ottawa depuis 2006.

Hocine Meghar, nouvel ambassadeur d'Algérie au Canada

Hocine Meghar, nouvel ambassadeur d’Algérie au Canada

Diplomate de carrière, Hocine Meghar a été, entre autres, ambassadeur d’Algérie en Allemagne. Son dernier poste était directeur général de la communauté nationale à l’étranger au ministère des affaires étrangères.

Cette nomination fait partie d’un vaste mouvement dans le corps diplomatique annoncé ce jeudi par la présidence algérienne.

 

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Algériens du Canada : Place à l’excellence

novembre 2, 2014

La fondation Club avenir a honoré hier six membres de la communauté algérienne au Canada pour l’excellence de leur parcours lors d’une soirée de gala suivie d’un concert Gnawi de Hasna El Becharia

Les lauréats 2014 (de gauche à droite) : Fairouz Oudjida, Mohamed Ammour, Malik Boukhira, Meriem Benmelouka, Hafid Naoun et Karima Brikh

Les lauréats 2014 (de gauche à droite) : Fairouz Oudjida, Mohamed Ammour, Malik Boukhira, Meriem Benmelouka, Hafid Naoun et Karima Brikh. Photo : blednet.com

Pour son douzième gala d’excellence, la fondation Club avenir n’a pas failli à sa réputation de « détecteur » de success-story dans la communauté algérienne au Canada.

L’organisme qui s’est donné comme mission, il y a 11 ans, de promouvoir l’intégration au Canada à travers la mise en avant de l’excellence, a remis hier ses trophées pour six lauréats d’origine algérienne.

La palme d’or est revenue à Malik Boukhira, co-fondateur de Spearhead Games, une compagnie de conception de jeux vidéo pour Playstation, entre autres.

Malik Boukhira

Malik Boukhira

Dans la catégorie contribution communautaire, le jury a retenu Mohammed Ammour dans la liste soumise par le comité de sélection. Ancien joueur de foot-ball en Algérie et en France et entraineur de plusieurs équipes au Canada depuis 15 ans.

Mohamed Ammour

Mohamed Ammour

Le prix de la réussite professionnelle a été remporté ex-æquo par deux membres de la communauté algérienne. Meriem Benmelouka est directrice générale du Campus des Technologies de la Santé (CTS) de Montréal, qui accompagne les entreprises du secteur des technologies médicales. Hafid Naoun est fondateur d’un organisme qui offre des services de mise à jour des connaissances et d’aide à l’emploi pour les ingénieurs et techniciens immigrants (APCDAO).

Meriem Benmelouka

Meriem Benmelouka – photo blednet.com

 

Hafid Naoun

Hafid Naoun

Le prix jeune potentiel a été attribué à la journaliste Karima Brikh, la présentatrice du téléjournal du week-end de la chaîne de télévision TVA. La star montante du journalisme télévisuel au Québec est de mère Québécoise et de père Algérien originaire de Bejaia qui a émigré dans les années 1970.

Karima Brikh

Karima Brikh

Enfin, la mezzo-soprano Fairouz Oudjida a remporté le prix de l’entreprenariat féminin. Elle s’est distinguée en chantant l’opéra classique (français, italien, russe) et « algérien » (arabe, kabyle et gnawa).

Fairouz Oudjida

Fairouz Oudjida

Le gala s’est poursuivi dans une ambiance Gnawi avec Hasna El Becharia qui signe son deuxième concert à Montréal en un peu plus d’une année.

La soirée s’est déroulée en présence de l’ambassadeur et du consul d’Algérie ainsi que de plusieurs personnalités politiques canadiennes et québécoises dont la ministre provinciale de l’Immigration, de la diversité et de l’Inclusion. Cette dernière n’a pas manqué de souligner la qualité des immigrants algériens qui s’installent au Québec. « Le ‪‎Québec sélectionne la crème de la crème en Algérie », a dit Kathleen Weil.

Plus d’info :

http ://www.clubavenir.com

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L’Enfant de la haute plaine, premier roman de Hamid Benchaar

septembre 16, 2014

Une guerre sans images n’en est pas une et ne serait qu’un vague souvenir englouti par l’oubli. C’est pour échapper à cette fatalité que Hamid Benchaar a écrit son premier roman qui raconte la guerre de l’indépendance de l’Algérie à travers les yeux d’un petit garçon de sept ans, Zine, qui pourrait être lui, enfant.

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« La Guerre d’Algérie demeure une inconnue pour les générations post-indépendance pour qui, elle n’existe simplement pas, car sans images », dit l’auteur dans le blog qu’il tient sur le site du journal français Le Monde.

L’Enfant de la haute plaine, commence en 1958 au moment où « la guerre d’Algérie entre dans sa quatrième année. Tortures, viols et tueries s’abattent du jour au lendemain sur de paisibles paysans de cette région qui fut à la pointe de la lutte pour l’indépendance », peut-on lire en quatrième de couverture de ce roman publié récemment chez l’Harmattan.

L’enjeu de raconter cette guerre ? Ne pas la raconter « fait l’affaire des bourreaux d’hier qui peuvent ainsi nier l’existence des exactions commises et notamment la torture. Heureusement, il y a les écrits qui témoignent et qui accusent », ajoute l’auteur.

« J’ai voulu, dans ce livre, rappeler combien ce conflit fut atroce et complexe, et combien il était difficile, sur le moment, de faire la distinction entre les bourreaux et les victimes », dit ce diplômé de l’Institut polytechnique national de Grenoble (France).

Hamid Benchaar vit entre Montréal et Ottawa où il exerce actuellement comme consultant en systèmes informatiques pour le gouvernement canadien.

[rectifié le 17.09.2014] Natif des Aurès en Algérie, il a déjà publié chez l’éditeur allemand Dictus Publishing, en mode impression à la demande, un essai, Liberté choisie et appartenance subie : Réflexions de nature politique et philosophique sur l’exil, la mémoire et l’histoire des sociétés,  qui est une compilation de textes postés sur le même blog.

 

Le blog de l’auteur …

Le site des éditions l’Harmattan ….

 

 

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Le gouvernement canadien s’oppose à la venue d’enfants palestiniens blessés

août 14, 2014

Le gouvernement conservateur canadien vient d’opposer une fin de non-recevoir à la demande d’entrée au Canada pour assurer des soins à une centaine d’enfants palestiniens blessés par les récents bombardements de l’armée israélienne sur la bande de Ghaza.

Manifestation de soutien aux Palestiniens de Gaza. Montréal. 10 aout 2014. Photo. Mohamed Kadri.

Manifestation de soutien aux Palestiniens de Gaza. Montréal. 10 aout 2014. Photo. Mohamed Kadri.

Cette initiative vient d’un médecin canado-palestinien, le docteur Izzeldin Abuelaish, qui a lui-même perdu trois de ses filles, en 2009, tuées par le tir d’un char israélien sur leur maison à Ghaza. Cette expérience est racontée dans un livre qu’il a publié en 2011 sous le titre Je ne haïrai point.

Le gouvernement canadien justifie sa décision par les risques liés au transport et qui pourraient aggraver l’état de santé de ces enfants. Leur séparation de leurs familles en serait l’autre raison, selon le porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères.

Le Dr Abuelaish a affirmé aux médias canadiens qu’il est choqué par le fait qu’on puisse refuser des soins à un enfant blessé. «Imaginez un moment que ce soit votre enfant», s’est-il adressé aux conservateurs.

«Notre responsabilité éthique est de leur prodiguer l’aide nécessaire au moment où ces enfants en ont besoin», a-t-il ajouté.

Pour lui, si la volonté politique est présente, il suffit d’un avion pour ramener ces enfants. Et l’avion est prêt. Il a aussi mis à contribution les services médicaux et sociaux de la province de l’Ontario.

Les 100 enfants, qu’il compte toujours ramener malgré le refus du gouvernement qui doit délivrer les visas, ont des blessures ou sont dans un état qui leur permet de voyager de Ghaza jusqu’au Canada. La majorité a besoin de soins orthopédiques, de chirurgie plastique, vasculaire ou nerveuse.

Plusieurs citoyens canadiens ont proposé d’héberger ces enfants pendant leur séjour au Canada. Le ministre ontarien de la Santé a affirmé, dans un communiqué, qu’il y a «une responsabilité morale à assister les enfants blessés dans des conflits armés».

Pour ne pas laisser mourir ce projet, le Dr Abuelaish a lancé une pétition sur internet dans l’espoir d’avoir un appui populaire massif qui infléchirait la position du gouvernement conservateur.

Cette attitude du gouvernement canadien ne surprend pas les observateurs qui y voient une volonté des conservateurs de ne pas laisser une telle opération aboutir, car elle risque de ternir l’image de leur allié dans l’opinion publique.

Dès le début des bombardements israéliens sur Ghaza, le Premier ministre, Stephen Harper, s’est porté pour la défense d’Israël. Il affirmé à plusieurs reprises que «le Canada continuera d’appuyer de façon inébranlable le droit d’Israël de se défendre».

Le dernier appui à Israël remonte à deux jours avec la mise en place d’une commission d’enquête de l’ONU sur de possibles crimes de guerre à Ghaza. Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, s’en est pris à cette commission. «C’est une honte totale, qui ne fera rien pour promouvoir la paix et la dignité dans la bande de Ghaza et pour le peuple palestinien», a-t-il dit.

MARCHE POUR GHAZA

L’attitude du gouvernement canadien dans le dossier palestinien a été dénoncée par plus de 10 000 personnes lors d’une marche qui a sillonné les rues de Montréal, dimanche dernier. Organisée par une coalition de syndicats, d’organisations populaires ou communautaires ainsi que des partis politiques, la marche avait pour but d’exiger l’arrêt de «l’agression israélienne contre Ghaza» qui est «soutenue par le Canada» et «la fin du blocus de Ghaza», entre autres. «Ghaza, Ghaza le Québec est avec toi», «Ghaza, Ghaza, le Québec ne t’oublie pas» ou «Israël assassin, Harper complice», sont quelques uns des slogans entendus pendant la marche.

Les organisateurs ont tenu à rappeler que ce qui se passe en Palestine est une guerre d’occupation. «Nos voix porteront dans les rues, dans les organisations, dans les médias sociaux et dans les élections», s’est adressée aux manifestants l’une des organisatrices.

 

La pétition du Dr Izzeldin Abuelaish (sur le site du parti NPD): http://petition.npd.ca/les-enfants-de-Gaza

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copyright – 2012-2014 – Samir Ben


Des milliers de manifestants pour Gaza (Photos)…

août 10, 2014

Ils étaient plusieurs milliers à sillonner aujourd’hui les rues de Montréal en solidarité avec les Palestiniens de Gaza.

Québécois, Canadiens, immigrants, néo-canadiens, musulmans, juifs , chrétiens ou athées unis pour dénoncer, entre autres,  le gouvernement Harper qui   »continue d’appuyer inconditionnellement l’agression israélienne et d’en blâmer toute l’horreur et la destruction sur les Palestiniens eux-mêmes, mais aussi l’immense majorité de la classe politique qui a failli honteusement à sa responsabilité minimale d’exiger le respect du droit international par Israël… » 

 

 

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Sur facebook : https://www.facebook.com/events/538906192875894

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