Montréal : Assia Djebar de plus près

juin 15, 2018

La maison des écrivains de Montréal accueille ce soir la journée Assia Djebar lancée il y a trois années pour célébrer l’entrée de l’écrivain et historienne algérienne à l’académie française un certain 16 juin 2005٫

Ce sera à travers Femmes d’Alger, le film de Kamal Dehane, dont le titre renvoie autant au roman de Assia Djebar qu’à la série de toiles de Delacroix٫

Le film a été tourné entre novembre 1991 et janvier 1992 à un moment où l’expérience démocratique algérienne allait basculer dans l’horreur qui a donné la décennie noire.

Le documentaire a déjà connu une consécration montréalaise en 1993 où il a remporté le prix du meilleur court métrage au festival de cinéma Vues d’Afrique.

La projection sera suivie d’un débat en présence de la réalisatrice Nadia Zouaoui qui a, elle aussi, réalisé un documentaire sur la situation des femmes dans sa kabylie natale.

Dans un entretien accordé à El Watan, à paraître la semaine prochaine, le réalisateur qui enseigne le documentaire à l’Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion (INSAS) de Bruxelles en Belgique explique que le film a été réalisé en une sorte de deux en un puisque il l’a tourné en même temps que Assia Djebar entre ombre et soleil.

Kamal Dehane est l’un des rares, en dehors des spécialistes de l’auteur de Loin de Médine, à s’être rapproché de si près de Assia Djebar. Il a fallu qu’il passe à travers toute son œuvre et la suivre pendant trois années.

L’événement est organisé par SN Production, Racines et Confluences ainsi que l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec(UNEQ).

Les organisateurs se sont donné le mandat de parler de la femme algérienne en 2018. Mais avant d’y arriver une rétrospective s’impose. « en 1992, le cinéaste Kamel Dehane donnait la parole aux Femmes d’Alger. Assia Djebar et d’autres ouvraient leurs cœurs sur la vie des femmes dans une Algérie conservatrice en pleine transformation : d’un côté l’espoir d’une émancipation et de l’autre la menace d’un nouveau conservatisme, l’islamisme. En 2006 la documentariste Nadia Zouaoui installée à Montréal revient en Algérie. Son Voyage est l’occasion de voir que peu de choses ont changé et que rien n’est acquis, son film « Le voyage de Nadia» donne la parole aux femmes de son village natal en Kabylie où plusieurs générations se confient dans un huis clos touchant », explique le comité dans son communiqué.

Plus de détails : https://us8.campaign-archive.com/?e=&u=8b92d166953759307868c5d65&id=0d97d70498

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Consulat d’Algérie à Montréal : Portes ouvertes pour les enfants de la diaspora au Canada

juin 13, 2018

Le consulat d’Algérie à Montréal ouvrira ses portes le 30 juin courant aux enfants de la diaspora algérienne au Canada.

Lors de cette journée, les enfants de 8 à 14 ans pourront circuler librement de l’autre côté des guichets, qui resteront ouverts au public pendant la visite guidée. Des simulations et des jeux de rôles seront proposés aux enfants.

«L’idée est de donner l’occasion à nos ressortissants, même si on a d’abord commencé par les enfants, de voir comment fonctionne un consulat et de leur permettre ainsi de se faire une idée qui soit plus proche de la réalité», explique Abdelghani Cheriaf, consul général d’Algérie à Montréal. «Cela participe aussi de notre volonté de faire en sorte que nos compatriotes, dont les enfants, préservent un lien avec le pays», ajoute-t-il. Lors de la première journée portes ouvertes organisée en mars dernier, l’engouement a été tel que les inscriptions ont été clôturées au bout de quatre jours (on prévoit trente enfants et un maximum de deux adultes accompagnateurs par jeune). 

Par ailleurs, à l’occasion du 56e anniversaire de l’indépendance, le consulat a organisé un concours sur l’histoire de l’Algérie qui prendra fin ce vendredi. Composé de cinquante questions portant sur la période allant de la préhistoire à l’indépendance, il est destiné aux enfants algériens du Canada âgés de 8 à 18 ans. «Les réponses seront vérifiées par un jury spécialisé et les prix seront remis aux heureux lauréats lors d’une cérémonie qui sera organisée à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance nationale», affirme-t-on.

On ne connaît pas encore la nature des cadeaux, mais le consulat a sollicité Air Algérie et Air Canada, entre autres, pour le sponsoring. Les questions ne sont pas à la portée du premier venu. «J’ai trouvé l’idée bonne J’allais proposer cela à mon fils de 14 ans. Même moi j’ai eu du mal à répondre à toutes les questions sans aller vérifier mes réponses sur internet. Ce n’est pas un concours destiné aux jeunes, c’est une préparation à un examen universitaire.

On ne peut pas, d’une part, dire que les jeunes ne s’intéressent pas à l’histoire, et leur proposer un supplice en guise de concours», commente le journaliste Amine Esseghir, installé à Montréal depuis quelques années. «C’est fait exprès. Le but est de susciter des discussions entre les enfants et leurs parents», explique le vice-consul, Mohamed-Réda Boulassel, qui est en charge du concours.

 

Inscription : https://www.consulatalgeriemontreal.com/portail_culturel/portes_ouvertes1.html

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Montréal : Rencontre sur les opportunités économiques entre l’Algérie et le Canada

juin 13, 2018

Le partenariat économique entre l’Algérie et le Canada sera au cœur d’une rencontre entre hommes et femmes d’affaires le 19 juin prochain à Montréal.

Organisée par le Conseil de développement Canada-Algérie (CDCA), l’événement verra la participation des ambassadeurs des deux pays. Ce sera aussi l’occasion pour les membres du CDCA de « se réunir et de créer des opportunités d’affaires », explique Mustapha Ouyed, son président.
« La présence des deux ambassadeurs et des autorités consulaires signifie qu’elles sont prêtes à aider, à soutenir et à encourager le développement des relations d’affaires », ajoute celui qui est aussi fondateur et président d’OSC Consultants qui œuvre dans le marché du carbone réglementaire.
Si Hocine Meghar, ambassadeur d’Algérie à Ottawa présentera les efforts de l’Algérie à attirer les investisseurs, son homologue canadienne Patricia McCullagh donnera un aperçu sur le rôle des délégués commerciaux pour aider les entreprises canadiennes qui veulent faire des affaires en Algérie.
Cette dernière participe à partir d’aujourd’hui, 12 juin, au Global Petroleum Show qui se tient à Calgary en Alberta, la province pétrolifère de l’Ouest canadien. Elle ne sera pas seule à Calgary puisque y prendra part aussi Arezki Hocini, président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT).
Au-delà des secteurs déjà ciblés par le CDCA comme l’agro-alimenaire, l’environnement et les énergies renouvelables ainsi que le commerce extérieur, le regroupement prépare « une grande mission d’entreprises minières canadiennes en Algérie », annonce Mustapha Ouyed.
Celle-ci devrait se faire en automne mais est en préparation depuis le début de l’année. « Une mission d’investisseurs miniers qui va aller voir le potentiel algérien dans une approche de développement minier durable. Le Canada est le champion du monde en terme d’investissements et d’expertise dans le secteur minier  », ajoute-t-il.
Sans donner le nom des compagnies il affirme qu’il« y aura des juniors qui prennent les risques d’aller explorer et des majors qui peuvent mettre 3 à 4 milliards de dollars dans l’exploitation d’une mine.»
Sur un autre registre, Mustapha Ouyed explique aussi que le CDCA a fait une offre au ministère algérien du commerce pour «fournir de la formation par des experts canadiens et accompagner les PME algériennes pour qu’elles s’exportent mieux.»
Questionné sur les points à améliorer entre l’Algérie et le Canada, Mustapha Ouyed a insisté sur le « déficit de communication ». « À l’heure actuelle et on l’a dit à plusieurs reprises  il y a un déficit de communication que ce soit dans un sens ou l’autre », explique celui qui se dit être « agréablement surpris » quand il est en mission en Algérie où il découvre des dispositifs destinés aux entreprises mais qui ne sont « malheureusement pas visibles ni sur internet ni ailleurs ».
« Pour un homme ou une femme d’affaires, moins il y a d’information sur une opportunité plus le  risque est élevé et moins ils seront enclins à mettre leur argent ».
Il donne l’exemple du rapport annuel de l’Institut Fraser sur le secteur minier dans le monde où l’Algérie est absente quand des pays comme la Mauritanie, le Mali ou le Maroc sont présents.
«Ce rapport est très crédible auprès des entreprises minières. Quand nous avons demandé aux minières pourquoi elles ne s’intéressent pas à l’Algérie, elles nous ont fait remarquer que l’Algérie n’est pas dans le rapport Fraser !», explique le président du CDCA. « Nous sommes en train de travailler pour aider à faire en sorte que l’Algérie soit présente dans le prochain rapport.»
A rappeler que le volume total des échanges entre l’Algérie et le Canada est passé de 2,37 milliards de dollars canadiens en 2016 à 1٫53 milliards en 2017 loin des 3٫72 milliards de 2013. En 2016, l’Algérie était le premier partenaire commercial du Canada en Afrique, et le 32e partenaire commercial du Canada dans le monde.
Pour Export Développement Canada (EDC), l’organisme qui garantit les exportations canadiennes, le risque Algérie est « moyen ». Selon cet organisme « en raison du cadre de réglementation [algérienne, NDLR], les possibilités d’investissement et de financement étrangers sont limitées. Les lenteurs bureaucratiques attribuables à une culture administrative hautement centralisée sont monnaie courante. »
Pour y assister  :  https://www.eventbrite.ca/e/billets-cocktail-dinatoire-de-reseautage-du-conseil-de-developpement-canada-algerie-46370792288?aff=efbeventtix

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