Musique : Quand Fairouz chante Fairouz

octobre 26, 2017

La soprano Fairouz Oudjida donnera un concert ce samedi à Montréal dans le cadre du festival du monde arabe. Elle revisitera le répertoire de la diva libanaise Fairouz.

S’attaquer au répertoire de la grande diva libanaise Fairouz, née Nouhad Haddad, demande du courage et de l’audace. Car on n’a pas droit à l’erreur quand on chante devant un public montréalais de connaisseurs.

La soprano algérienne Fairouz Oudjida n’a pas peur des défis. Mais est-ce vraiment un défi que de chanter Fairouz pour celle qui a été bercée par les chants de la diva libanaise, toute son enfance passée dans la ville pétrolifère de Hassi Messaoud où travaillait son père.

« Fairouz m’a accompagnée depuis que j’étais enfant à Hassi Messaoud dans le sud algérien. Mes parents étaient amoureux de la musique orientale. Quand je sortais de l’école, je mettais son disque et je suivais les paroles sur la jaquette.  C’était mon passe-temps.  Son nom était comme le mien écrit en arabe sur les cassettes ou les vinyls, tout cela créait une relation particulière entre elle et moi », explique Fairouz Oudjida dont l’intérêt pour Fairouz a débuté vers l’âge de 8 ans.

« J’ai commencé très jeune à l’écouter avec beaucoup d’intérêt. Cette chanteuse m’habitait. Elle m’inspire depuis  toutes ces années. Son univers était proche du mien du moins j’arrivais à entrer dans le sien à travers la chanson », ajoute celle dont le prénom choisi par sa grand-mère paternelle a été très déterminant sur ses goûts et intérêts musicaux.

« Quand je suis née, ma grand-mère paternelle avait demandé à ma maman si elle pouvait me donner le prénom de Fairouz parce qu’elle adorait la diva et elle espérait qu’un jour je chanterais comme elle. C’est une histoire que je raconte souvent que c’est devenu banal pour moi mais au fond ça n’a jamais été banal. C’était prémonitoire. Mon prénom a été déterminant sur ma vie! », nous dit-elle.

 

Fairouz se chante, elle ne s’imite pas

 

Sara Nacer, directrice de SN production rappelle que le projet date depuis environ deux ans. « Fairouz traine ce projet depuis longtemps.  Elle est tellement respectueuse de son art qu’elle ne s’est jamais donné la permission de mener à terme ce projet que le jour où elle serait prête.  Nous parlons de ce projet depuis deux ans au minimum », explique celle qui est la productrice du concert en co-diffusion avec le festival du monde arabe de Montréal

L’histoire de Fairouz avec Fairouz ne s’arrête pas à son enfance. « J’ai toujours chanté pour mes proches Habaytak, Irdja3 ya alfa laila. Ses chansons collaient à ma voix.  En 2007, je suis partie à Milan où je représentait l’Algérie avec deux chansons (Alayki minni salam et Ssendu) .  A ce moment là, j’ai transcrit musicalement Habaytek avec l’aide d’une amie japonaise qui m’avait déjà aidé pour Ssendu. Donc  grâce à elle j’avais une partition  pour piano et voix utiles pour ceux qui m’accompagnent ».

Les Libanais qui l’écoutent reprendre les grands classiques de leur diva sont impressionnés et émerveillés. « Fairouz se chante, elle ne s’imite pas », nous dit-elle pour se parer de toute critique de fan inconditionnel de Fairouz.

« Sa musique m’emporte, m’inspire, elle me parle. Le raffinement et la délicatesse de sa musique. Bien qu’elle ait beaucoup de vigueur sur scène, malgré son charisme, elle me touche particulièrement avec ses chansons d’amour. Ses chansons ont une touche classique que j’aime beaucoup. Elle réussit une belle balance et une harmonie dans le mélange oriental-occidental» rajoute Fairouz qu’on  ne peut arrêter quand elle commence à parler de la diva libanaise.

Avec as voix de soprano, Fairouz Oudjida peut-elle rendre, sur scène, la voix de Fairouz? « J’ai un timbre de voix soprano. Et comme elle a une voix mezzo-soprano, je  peux changer de tonalité. J’ai été Soprano puis mezzo et maintenant soprano. L’essentiel que la voix soit à l’aise », explique-t-elle.

Elle sera accompagnée d’un orchestre dirigé par le pianiste Mouayad Khaldi. « Il travaille avec moi depuis 2010, année de mon arrivée au Canada. Il est d’origine syrienne. Il a fait comme moi l’école russe! », nous dit celle qui rêve de « porter Fairouz chante Fairouz à l’Opéra d’Alger ».

Si certains naissent avec une cuillère en argent dans la bouche, Fairouz est née, sans aucun doute, avec une voix en or que les Montréalais pourraient écouter ce samedi lors du concert qui se donnera à guichets fermés.

 

Plus de détails : http://festivalarabe.com/evenement/fairouz-chante-fairouz/

 

Par Samir Ben  Contactez moi

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En conflit avec Air Algérie : Les patrons du canadien SM international accusés de corruption au Canada

octobre 18, 2017

Le procès pour corruption de deux dirigeants du groupe canadien SM international, commencera le 8 novembre prochain au Palais de justice de Montréal,  selon ce qu’a appris El Watan.

Bernard Poulin – Président-Fondateur de SMi

Le groupe SMi qui vient de remporter un arbitrage contre Air Algérie dans l’affaire de la construction du siège social de la compagnie nationale à Bab Ezzouar (Alger) se trouve ainsi décapité d’une partie de sa direction.

Son président fondateur Bernard Poulin, 66 ans,  et  son vice-président infrastructures Dany Moreau  qui ont été arrêtés  le 19 septembre dernier par l’Unité permanente anticorruption du Québec (UPAC) se présenteront avec six autres accusés pour une audience préliminaire.

Ils sont accusés « de fraude, de corruption dans les affaires municipales, d’abus de confiance et de complot, et ce, en lien avec un système de partage de contrats publics octroyés par la Ville de Montréal, entre 2001 et 2009 ».

Selon l’UPAC, l’enquête a démontré  qu’ « il existait un réseau de firmes de génie-conseil, de fonctionnaires municipaux ainsi que d’un élu qui, entre eux, avaient élaboré un système de partage de contrats en échange de financement politique, de ristournes sur la valeur des contrats mis en cause (160 millions de dollars) ou d’autres avantages personnels ».

 

Le groupe SM pourrait être blacklisté au Québec

Les conséquences de ces accusations ne s’arrêteront pas aux seuls accusés. Le groupe SM international pourrait être mis dans le Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics au Québec, une Blacklist qui a déjà accueilli SNC Lavalin accusé de fraude dans diverses affaires au Canada et à l’international.

Selon différentes médias locaux, « le gouvernement québécois « a entrepris des vérifications pour déterminer si le Groupe SM international (SMi) et ses filiales pourront continuer de faire affaire avec le gouvernement et les villes ». La décision pourrait prendre quelques semaines à quelques mois.

Fondé par Bernard Poulin en 1972, le groupe SM international est actif dans 35 pays. Il dispose de 8 bureaux à l’international dont un en Algérie. Il emploie 1000 employés.

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Diaspora algérienne au Canada : Motivations et histoires de réussites

octobre 15, 2017

Ils sont venus, ils étaient tous là!  L’auditorium du collège Regina Assumpta de Montréal  a accueilli  hier la première édition de la journée Where’ACC  organisée par le Centre culturel algérien (CCA) et consacrée au développement personnel.

Rayene Bouzitoun

C’était l’occasion pour les présents d’écouter les histoires de réussite et les motivations qui drivent les jeunes – y compris la deuxième génération –  issus de la diaspora algérienne au Canada et en Allemagne.

Protocole oblige,  et après l’intervention du président du CCA, Adel Ghlamallah ainsi que le chef du projet Where’ACC  (qui veut dire Où es-tu ? quand c’est prononcé en algérien), Youcef  Redjaouani, la parole a été donnée au Consul d’Algérie à Montréal, Abdelghani Cheriaf.

Pour ce dernier,  qui est revenu sur les problèmes de discrimination qui traversent les sociétés occidentale, « il n’est pas normal de demander à la deuxième génération qui est citoyenne canadienne et qui est passée par l’école canadienne, de s’intégrer. Ces jeunes évoluent dans une société qui est la leur ». « Ce n’est pas une raison pour se recroqueviller sur soi », a-t-il toutefois ajouté.

La ministre canadienne du patrimoine, Mélanie Joly, invitée à intervenir  a essayé de définir « c’est quoi être canadien », elle-même une 12ème génération. Pour elle, cinq éléments fondent l’identité canadienne : «  Nous sommes une petite population dans un vaste pays [36 millions d’habitants sur près de 10 millions de Km2, NDLR], proches d’un grand voisin, les États-Unis. Les autochtones. Le français et l’anglais.  La démocratie et enfin l’immigration ».

 

Conférence TEDx

Calquées sur le modèle des conférences TEDx, les présentations étaient chronométrées à 18 minutes.

Rayene Bouzitoune, 18 ans, membre du Conseil jeunesse du Premier ministre canadien, Justin Trudeau a ouvert le bal. Enchainant sur la notion d’appartenance au Canada , elle a rappelé qu’elle est arrivée d’Algérie à quatre ans. Croyant au début que c’était un aller-retour, elle a fini par comprendre que c’était un aller simple.

Son parcours d’immigrante, elle le symbolise par le tracé qu’on laisse en traversant une tempête de neige.  « Ce ne sera pas normal que les générations immigrantes après nous retrouvent la même tempête mais qu’elles ne puissent pas marcher dans nos pas », explique-t-elle à une assistance, dont certains avaient l’âge de ses grands-parents,  qui l’écoutait religieusement. Pour construire son identité, chose pas facile même si elle serait restée en Algérie, elle s’est impliquée dans son milieu. « Quand j’ai compris que je suis au Canada pour longtemps, j’ai commencé à attendre le moment où je deviendrais canadienne ! », a-t-elle ajoutée. « Même avec mes papiers et ma citoyenneté, j’avais toujours cette conviction que je n’étais pas encore Canadienne. Qu’est-ce qui manque alors même si je parle bien le français et avec parfois un petit accent québécois ?»,  s’est-elle interrogée.  C’est en comprenant qu’en contribuant  à la société et en s’impliquant à tous les niveaux, pas exclusivement au niveau gouvernemental, qu’elle consolidait son appartenance à cette société canadienne.  « S’impliquer peut consister juste à lancer une initiative locale comme un comité de recyclage dans une école primaire! », précise-t-elle.  Et quand on fait quelque chose pour la société, l’écho de nos actions nous revient.  «Ce monde est une montagne et nos actions sont les cris. L’écho de nos actions nous revient », a-t-elle conclu par cette citation du poète soufi Jalal Eddine Rumi

Sarah Dahmani

Sarah Dahmani, arrivée au Canada à l’âge de 11 ans se rappelle du premier choc linguistique qu’elle a eu en s’installant avec ses parents à St-Guillaume (Québec), un village de 1500 habitants!  A sa première journée de classe, elle est rentrée chez elle en pleurant en demandant, en colère, à ses parents pourquoi ils l’avaient inscrite dans une école anglophone!. Son père, intrigué, l’accompagne le lendemain à sa nouvelle école et finit par comprendre que l’enseignante avait un fort accent québécois!

Comme elle était une excellente élève en Algérie, elle a compris que pour maintenir son niveau, elle devait redoubler d’efforts.  Elle allait commencer à travailler en milieu hospitalier avant de comprendre que ce n’était pas ce qu’elle voulait au fond d’elle.  Elle abandonne tout et postule pour un travail au sein d’un organisme à but non lucratif qui s’occupe de l’environnement à la grande incompréhension de ses parents.

A force de persévérer elle a obtenu en 2013 avec on équipe le Phénix de l’environnement, la plus haute distinction en environnement au Québec.  De cette expérience, elle se rappellera toujours de la réaction d’un collègue québécois à qui elle a dit qu’elle était contente et tellement chanceuse d’avoir obtenu ce prix. « Félicitation Sarah ! La chance n’existe pas. La chance c’est de savoir saisir les opportunités quand elles se présentent! » , lui avait-il lancé.

Ghani Kolli

Ghani Kolli, entrepreneur et conférencier, qui vit au Canada depuis 2011, a rappelé que son premier choc migratoire et culturel, il l’a eu quand il a déménagé de son village natal Tagma en allant s’installer à Bejaia. Un autre choc culturel en arrivant à Alger. Le succès pour lui « c’est de rester et demeurer ce que nous sommes profondément. Car avec tous ces mouvements d’un lieu à un autre avec toutes ces cultures et sous-cultures, l’enjeu est de rester soi-même ».

 

Si Mohand Ou Mhand, the new cool!

C’est en bleu de Shanghai qu’Ismail Chaib, venu de Berlin, a donné  sa conférence  en arabe algérien. Il a entamé sa présentation en racontant l’histoire du poète kabyle Si Mohand Ou Mhand  (1848-1905) qui a quitté son village après un désaccord avec son entourage. Le directeur des opérations chez TESOBE (une Startup dans le domaine financier en Allemagne) fera  le parallèle avec son propre grand-père qui a quitté sa Kabylie natale pour s’installer et fonder une famille à El Harrach (Alger).  Arrive son tour, lui aussi, fâché un peu contre son propre pays,  qu’il quittera il y a quelques années pour la France puis l’Allemagne.

Ismail Chaib

Mais la décision de partir n’était pas facile. Il y avait cette  « peur » de tout laisser tomber. A l’époque, il avait une start-up prometteuse SMSBridge qui fonctionnait bien. Il avait « peur » de tout quitter, situation et famille.  Quelque temps après son installation en France pour étudier, il a eu une opportunité de travail en Allemagne sur le projet Open Bank. Encore une fois, cette « peur » de tout lâcher!  En analysant son parcours, il s’est rendu compte que les décision les plus déterminantes sur sa vie ont été prises à ces moments de « peur ». En conclusion, « sortir de sa zone de confort » est la seule façon pour avancer dans la vie, selon Ismail Chaib qui fera, lui-même,  face à une autre « peur »… il aura bientôt 30 ans! Gageons, qu’il s’en sortira ! Il faudra lui poser la question «  Wo bist Du ou Where’ACC » à ce moment-là !

 

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Montréal : Le Centre culturel algérien organise une journée sur le développement personnel

octobre 13, 2017

Les chemins du succès passent par le développement personnel. Telle est l’approche des organisateurs de la journée Where’AAC (qui veut dire Où es-tu ? quand c’est prononcé en algérien) qui se tiendra ce samedi 14 octobre à Montréal.

Organisé par le Centre culturel algérien (CCA) de Montréal, une association indépendante à ne pas confondre avec les centres culturels relevant de la diplomatie algérienne, la journée est destinée principalement aux membres de la diaspora algérienne de Montréal qu’ils soient immigrants de fraiche date ou installés depuis longtemps au Canada.

« Les principaux objectifs de cette journée visent à aider les participants à apprendre à mieux se connaître afin d’évoluer efficacement dans leurs carrières, acquérir des méthodes de développement personnel pour s’affirmer dans leur environnement socio-professionnel et développer des compétences en terme de communication interpersonnelle et de savoir-faire (soft skills) », peut-on lire dans les documents de présentation de cette journée.

« Tout le monde se rejoint quand il s’agit de développement personnel. Qu’on soit médecin, ingénieur ou quelqu’un qui a fait des études en littérature », explique Youcef Redjouani en charge du projet Where’ACC au sein du CCA et informaticien de formation et de métier.

Pour Adel Ghlamallah, président du CCA, le choix du thème de cette journée n’est pas le fruit du hasard. « Il y a un an, nous avons lancé un sondage sur le site et la page facebook du CCA. On avait posé la question suivante : quels sont les thèmes qui vous intéressent?   Au top il  y a eu le développement personnel et la communication ».

Les conférences et ateliers prévus seront animés par « des conférenciers auxquels tout le monde peut s’identifier » assure-t-il.

Pas moins de six conférenciers, quatre hommes et deux femmes sont au programme. Ils viennent du Canada et d’Allemagne et sont tous d’origine algérienne.

On reconnaîtra rapidement dans le lot Rayene Bouzitoun, la jeune membre du Conseil jeunesse du Premier ministre canadien et qui fait le buzz là où elle passe.

Les autres conférenciers sont :  Sarah Dahmani ( diplômée en sciences de l’environnement qui a dirigé une entreprise d’économie sociale à Montréal),  Ghani Kolli, entrepreneur et conférencier en entreprenariat arrivé  à Montréal en 2011.

Aboubakr Sahli, consultant sénior, formateur et chef auditeur dans le domaine de la Qualité, l’hygiène, la sécurité et l’environnement (QHSE).

Dali Chabaane, un chasseur de tête dans le domaine technologique et l’ingénierie. Et enfin, et non le moindre,  Ismail Chaib patron de TESOBE (une Startup dans le domaine financier en Allemagne).

 

Plus de détails sur : http://ccacanada.org/evenements/journee-de-conferences-d-ateliers-et-de-reseautage-sur-le-developpement-des-competences-p

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Allègement des conditions d’obtention de la citoyenneté canadienne

octobre 6, 2017

Le gouvernement de Justin Trudeau allège et simplifie les conditions d’obtentions de la citoyenneté canadienne pour les étrangers vivant légalement au Canada avec statut de résident permanent.

 A partir du 11 octobre prochain, tout demandeur de citoyenneté doit avoir « été présent au Canada pendant au moins trois des cinq ans qui ont précédé la date de sa demande ».

Auparavant, les conservateurs qui étaient au pouvoir, avaient imposé une présence effective de quatre ans pendant les six ans précédents la demande.  Leur loi était entrée en vigueur en juin 2015.

Deux ans plus tard, les libéraux de Justin Trudeau appliquent une de leurs promesses électorales en abrogeant les dispositions critiquées par beaucoup d’organisme défendant les immigrants.

D’autres changements ont été apportés. Ainsi, l’obligation d’être présent  au Canada six mois par année pendant les 4 ans précédents la demande a été supprimée.

L’exigence de connaître l’anglais ou le, les deux langues officielle du pays, pour les demandeurs a été changée. Elle est s’applique entre 18 et 54 ans. Auparavant, elle était applicable pour tout demandeur âgé de 14 à 64 ans.

« L’un des principaux atouts pour réussir son intégration dans la vie au Canada est l’obtention de la citoyenneté canadienne. Le gouvernement encourage tous les immigrants à demander la citoyenneté canadienne et à profiter de tous les avantages qu’offre le fait d’être Canadien. », explique le ministre canadien de l’immigration, Ahmed Hussen, lui-même arrivé au Canada en 1992 comme réfugié Somalien.

 

Les Algériens champions de la citoyenneté canadienne

« Les Algériens obtiennent en moyenne la citoyenneté  canadienne au bout de 3.8 années de résidence. Ceci contrairement à la moyenne des immigrants qui l’obtienne au bout de 6 ans », affirme l’historienne Marion Camarasa dans son livre La Méditerranée sur les rives du Saint-Laurent: une histoire des Algériens au Canada.

« Les originaires d’Algérie naturalisés conservent leur nationalité algérienne et acquièrent la citoyenneté canadienne souvent pour des raisons pratiques. Elle leur ouvre les portes du monde occidental », ajoute l’historienne.

La notion de citoyenneté, quoique juridiquement ne différant pas du concept de nationalité, n’est pas lié à la nation. Elle est très répandue dans les Etats fédéraux qui peuvent être composés de plusieurs nations. Au Canada, par exemple, le Québec est reconnu comme « une nation au sein d’un Canada uni ».

A noter que d’autres mesures sont entrées en vigueur en juin dernier date de la promulgation de la nouvelle loi. Le mesure qui permettait, sur proposition de conservateurs, de révoquer la citoyenneté canadienne d’un binational « si cette personne est déclarée coupable de trahison, d’espionnage ou de terrorisme » a été abrogée.  « Tout citoyen à double nationalité qui est déclaré coupable de ces crimes est traduit devant la justice canadienne, comme tout autre Canadien qui enfreint la loi » prévoit la loi proposée par le gouvernement Trudeau.

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