Japon : Hommage à Hasni à Tokyo

septembre 30, 2017

Au Bar Bonobo à Shibuya, quartier branché de Tokyo, l’ambiance était à la musique rai dimanche dernier. Quelques 70 personnes ont répondu à l’invitation de Toufik Ouamria et sa femme Natsue pour rendre hommage à l’icône du rai Hasni tombé sous les balles assassines d’un islamiste il y a 23 ans, un certain jeudi 29 septembre 1994 plus précisément.

Des Japonais curieux et ouverts sur les musiques du monde ou des Algériens issus de la petite communauté d’environ 400 âmes du pays du soleil levant.

Le couple algéro-nippon n’est pas à son premier événement consacré à Hasni. Depuis 7 ans, Toufik, gérant de restaurant et Natsue employée dans l’industrie de la musique, ne ratent pour rien au monde aucun anniversaire de la mort de Hasni. Le nombreux public a ému Toufik car habituellement l’affluence est un peu plus modeste.

L’année dernière, il a eu même droit à une visite surprise de l’ambassadeur d’Algérie au Japon. Compréhensible quand on sait que le Constantinois de Sidi Mabrouk (Le bosquet) a un statut de quasi-ambassadeur de la musique algérienne à Tokyo. Toutes les stars algériennes qui passent par la capitale japonaise font un saut chez lui. Le blogue de sa femme Natsue sur la culture algérienne est devenu un incontournable pour tout japonais qui s’intéresse à l’Algérie (https://blogs.yahoo.co.jp/natsuex).

« Hasni représentait l’espoir. C’était un vrai homme, un patriote. A l’annonce de son assassinat, je ne voulais pas le croire. Après le choc, plus rien n’a été comme avant pour moi. Le bon rai était fini… », nous dit Toufik, 43 ans, toujours inconsolable, plus de deux décades, après la mort de son idole.

Le chanteur a une influence particulière sur Toufik au point où il a donné le nom de Hasna à l’une de ses deux filles. Sa relation avec sa femme a commencé autour d’une discussion sur Hasni à Séoul en Corée du Sud où il a vécu un moment.

Matoub en japonais

Natsue Ouamria a plus d’une corde à son arc. Elle a étudié la musique en Europe dont la France où elle a découvert le rai et la musique algérienne. En plus de son érudition en ce domaine, elle est une bonne organisatrice d’événements. Le passage de Chikha Rimitti au Tokyo Summer Festival en 2004 s’est fait grâce à elle.

L’une des réalisations dont elle est très fière est d’avoir publié dans un magazine japonais de musique du monde quelques traductions de textes de Lounes Matoub avec l’aide de son mari Toufik.

De loin, il n’est pas évident de voir que les Japonais sont ouverts sur les rythmes du monde. Mais cette perception se trouve chamboulée quand on découvre que même des albums du chanteur chaoui Kamel El Galmi trouvent des acheteurs au Japon!

Par Samir Ben  Contactez moi

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Festival du monde Arabe de Montréal : Slimane Benaissa présente sa nouvelle pièce Trois jours avant … l’heure

septembre 28, 2017

Slimane Benaissa revient à Montréal en novembre pour présenter sa nouvelle pièce Trois jours avant … l’heure qu’il vient de monter en Belgique.

Il la présentera le 8 novembre prochain dans le cadre de la 18e édition du festival du monde arabe de Montréal, une ville qu’il connait bien puisqu’il s’y est produit à différentes occasions ces dernières années.

La pièce explore « les coulisses » logistiques et mentales de la préparation d’un attentat kamikaze. « Quand on se penche sur l’itinéraire et les motivations des kamikazes et qu’on constate les dégâts qu’ils causent, et une fois la stupeur dépassée, en supposant qu’elle passe, on a l’impression que cela relève de la farce », explique l’auteur en prenant le soin de mettre de l’avant tout le respect pour les victimes et leurs proches qui sont au fond « nos proches ».

« C’est l’envers du décor que nous avons voulu dévoiler : qu’en est-il de leur déterminisme apparent ? Qu’en est-il de leur préparation à des fins aussi funestes ? Qu’en est-il de la logique qui sous-tend la radicalisation ? Quel est le lien entre le religieux et l’idéologique ? Qu’en est-il d’un acte fou, au nom d’une cause désespérée ? », ajoute le dramaturge dans la présentation de sa pièce.

Slimane Benaissa qui a célébré ses cinquante ans de carrière en juin dernier en reprenant sa célèbre pièce Babor Ghraq n’a pas encore dit son dernier mot. Si certains ont vu en cette reprise un tarissement de sa source créative, ils se raviseront vite avec Trois jours avant…l’heure.

Programmation du Festival du Monde Arabe : http://festivalarabe.com/evenement/trois-jours-avant-lheure/

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Algérie-Canada : Le conseil de développement déplore les difficultés d’obtention de visas pour les hommes d’affaires algériens

septembre 27, 2017

Le conseil de développement Algérie-Canada (CDCA) a mis de l’avant, hier lors d’une rencontre organisée à Montréal, les difficultés que rencontrent les hommes et les femmes d’affaires algériens pour obtenir des visas canadiens.

Mustapha Ouyed – vice-président exécutif du CDCA – (C) Karim Ouadia

« Les hommes et les femmes d’affaires algériens qui veulent venir discuter avec des partenaires canadiens n’ont pas les mêmes facilités de visa que l’Algérie octroie aux Canadiens », a expliqué Mustapha Ouyed, vice-Président exécutif du CDCA devant une assistance composée des gens du milieu des affaires.

« Le problème des visas est l’un des enjeux que nous avons identifiés. Nous comprenons qu’au Canada la diplomatie et l’octroi de visas soient gérés par deux ministères différents mais on aimerait bien qu’il y ait des mécanismes qui rendent les choses plus fluides », a-t-il ajouté.

Ce problème s’est posé la semaine dernière à la présidente du Ladies Business Club d’Algérie, Lamia Boudoudou.

Sa demande de visa pour la Canada a essuyé un refus car son dossier n’a pas convaincu l’agent qui l’a traité qu’elle « quitterait le canada à la fin de son séjour».

Celle-ci s’est fait connaître en lançant il y a quelques années une entreprise qui offre des services aux femmes d’affaires et autres employées actives.

Elle était invitée à Montréal par la Fondation club Avenir, un organisme canadien qui promeut l’excellence au sein de la communauté des Algériens du Canada. Elle devait prendre part à une table-ronde qui avait pour thème « l’épanouissement professionnel de la femme algérienne» lors de la levée de fonds annuelle de cet organisme.

Etant l’une des invitées d’honneur de la soirée, son absence a mis mal à l’aise les fondateurs de la Fondation dont l’illustre professeur en management à HEC Montréal, Taieb Hafsi.

Les autres intervenantes étaient Iris Almeida-Côté, présidente du groupe Innova Connect nommée à deux reprises dans le top 100 des femmes les plus influentes au Canada, l’ancienne députée fédérale d’origine algérienne Sadia Groguhé et Ruth Vachon, présidente du réseau des femmes d’affaires du Québec.

Cette dernière faisait partie de la délégation qui accompagnait la vice-première ministre du Québec qui a effectué une visite officielle en Algérie au début de juillet dernier.

Ironiquement, la visite était centrée sur l’entreprenariat féminin et devait inaugurer une nouvelle ère dans les relations entre les femmes d’affaires algériennes et canadiennes et plus particulièrement les québécoises grâce à la langue française.  Mais au vu du traitement réservé à  Lamia Boudoudou par les fonctionnaires en charge des visas canadiens, il y a tout un fossé entre les intentions et la réalité.

Lamia Boudoudou a expliqué qu’elle comprend quelque part la décision du fonctionnaire qui lui refusé son visa. « Avec tout ce qui se dit et s’écrit sur la situation économique et politique de l’Algérie, j’imagine qu’il s’est dit que tout le monde veut fuir! », nous dit cette ex-émigrée en France qui n’a qu’un seul le passeport, l’algérien.

A noter que selon les chiffres de l’ambassade canadienne à Alger, 14 000 Algériens ont visité le Canada en 2016 en dehors de ceux qui y vivent.

Le CDCA qui promeut le développement des relations d’affaires entre l’Algérie et le Canada a été créé l’année dernière. Un autre organisme, l’Alliance d’affaires Canada Algérie poursuit les mêmes objectifs depuis une dizaine d’années.

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Hockey : La sélection marocaine bat l’équipe algérienne

septembre 18, 2017

C’est sur un score de 9 à 2 qu’a pris fin le match de hockey sur glace entre le Maroc et l’Algérie au Colisée de Laval au nord de Montréal.

Une autre rencontre est prévue ce mercredi à partir de 19 heures sur la même patinoire.

 

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Hockey sur glace : L’Algérie affrontera le Maroc à Montréal !

septembre 15, 2017

Une sélection algérienne de hockey sur glace (Les Corsaires d’Alger) affrontera ce dimanche 17 septembre à Montréal une équipe marocaine lors d’un match qui se tiendra dans une aréna au nord de la ville.

Harond Litim – Capitaine de la sélection algérie – les Corsaires d’Alger

Organisée par l’association des joueurs de hockey marocains, l’association de l’équipe de hockey d’Algérie et la boîte d’événementiel FESTITAM, la rencontre ne sera pas la première entre des joueurs d’origine algérienne et marocaine venant de du Québec et de France.

La dernière rencontre remonte à juillet 2016 lors de la première coupe d’Afrique de hockey sur glace organisée au Maroc (Casablanca et Rabat) par la Fédération royale marocaine de hockey sur glace.

Les deux capitaines d’équipe Harond Litim (Algérie) et Adil El Farj (Maroc) ont pu former leurs équipes en puisant dans le vivier québécois où le hockey sur glace est le sport-roi.

La majorité des joueurs se connaissent puisqu’ils ont l’occasion de jouer des rencontres amicales à Montréal.

Contrairement à la croyance populaire, les jeunes Maghrébins du Québec s’intéressent aussi au hockey et pas uniquement au soccer (football).

« Dès qu’il y a une patinoire, ils veulent y aller. Ils ont déjà la base en rollers », explique Adil El Farj qui a commencé à jouer au hockey au lycée à Montréal.

Il réfute aussi l’idée qui veut que la pratique du hockey plus coûte cher aux parents. « N’importe quel sport coûte de l’argent et pas plus le hockey que le soccer », affirme-t-il.

Au Maroc, il y a une fédération de hockey sur glace grâce à la présence de plusieurs patinoires. Le royaume est le seul pays du Maghreb membre de la fédération internationale de hockey sur glace.

« Le premier club de hockey sur glace au Maroc est né en 2005 à Rabat. En février 2016, la Fédération royale marocaine de hockey sur glace a été créée, remplaçant ainsi l’Association marocaine de hockey sur glace (ANMHG) qui chapeautait ce sport à l’échelle nationale », selon l’agence de presse marocaine.

L’Algérie est à la traîne. Malgré l’absence de patinoires  et de fédération, une équipe algérienne « non officielle » existe. Elle a été fondée par l’Algérien résidant au Royaume Unis, Karim Kerbouche. Sa première participation à une compétition remonte à la coupe arabe de 2008 aux Emirats Arabes Unis.

Harond Litim se rappelle quand certains responsables algériens souriaient quand il leur parlait d’une équipe algérienne de hockey sur glace. « Ah le Zindedine Zidane du hockey !», s’amusaient-ils.

« L’Algérie vit toujours avec la gloire du match contre l’Allemagne en 1982. La disqualification au Mondial et peut être à la coupe d’Afrique sera peut être l’occasion à nos responsables de sortir des sentiers battus et penser au hockey »,  ajoute celui qui est convaincu qu’il suffit d’une patinoire pour lancer ce sport en Algérie.

Pour avoir un maximum de présence, l’organisateur a pu offrir l’entrée gratuite au match en allant chercher du sponsoring chez les commerçants de la communauté (Boulangeries Castel, Fiston inc, entre autres) ou des institutions (Banque nationale).

« Nous avons aussi un match contre une sélection libanaise, le 22 septembre à Montréal », rappelle Harond Litim qui dit ne pas craindre un envahissement de patinoire!

 

Pour assister (Gratuit) : https://www.eventbrite.ca/e/match-de-hockey-algerie-vs-maroc-tickets-36889593768

 

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