Montréal : Quand Taos Amrouche croise Assia Djebar

La seconde édition de la journée Assia Djebar au Québec a été entamée hier sous le signe du chant berbère avec un récital de la soprano Fayrouz Oudjida qui a puisé dans le riche legs de Taos Amrouche.

Accompagné de Takfarinas Kichou au bendir et de Mehdi Nacer à la guitare,  Fayrouz Oudjida qui ne parle pas berbère, faut-il le souligner, a mené son programme avec la perfection qu’on lui connaît, l’entamant avec une chanson chaouie, suvie de Thakhoukhets Athoumalou ( le pêcher du champs à l’ombre) la chanson coup de cœur de Fayrouz Oudjida. Plusieurs chansons plus loin dont une en espagnole et le beau Essendou, elle finira son programme par une chanson kabyle rythmée.

« Pour moi, Taos Amrouche et Assia Djebar sont deux icônes de la culture algérienne. Chanter Taos Amrouche, un projet qui a mûri pendant 15 ans, le jour de la célébration de notre romancière est ma façon à moi de rendre hommage aux deux. », nous dit Fayrouz Oudjida.

Aujourd’hui à l’Université Concordia dont Assia Djabar détient un doctorat honoris causa, sera projeté le film que lui a consacré en 1992 le documentariste Kamal Dehane, Assia Djebar entre ombre et soleil.

Il sera suivi d’une « discussion avec les panelistes Lise Gauvin (Université de Montréal), Françoise Naudillon (Université Concordia), Marie-Blanche Tahon (Universtié d’Ottawa) et Saliha Beroual (Université Concordia) ».

Les organisateurs ont aussi prévu des « lectures et musique autour de l’œuvre d’Assia Djebar avec Marika Fellegi, violoniste et Elitsa Dimitrova, pianiste interprétant une œuvre originale. »

« La Journée Assia Djebar vise à rendre hommage à l’universalité de l’œuvre de cette écrivaine francophone d’origine algérienne qui lègue au monde de la littérature un héritage considérable. Lors de cette journée, c’est l’ensemble de son parcours d’écrivaine, de cinéaste et de militante pour la cause des femmes qui sera présenté et célébré par les amoureux du livre mais aussi par celles et ceux pour qui Assia Djebar a entretenu le désir de lire », expliquent les organisateurs.

A noter que plusieurs partenaires se sont associés pour ces deux journées d’hommage : Racines et Confluences, SN Production, Mémoire d’encrier et l’Union des écrivaines et des écrivains québécois en collaboration avec le Consulat d’Algérie à Montréal et le Département d’Études françaises de l’Université Concordia.

Par Samir Ben  Contactez moi

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