Taïeb Hafsi. Professeur à HEC Montréal : «En économie, les dirigeants algériens agissent sans discipline»

mai 31, 2017

A l’occasion de la nomination du nouveau gouvernement, Taïeb Hafsi professeur en management et titulaire de la chaire de Stratégie et société à HEC Montréal, répond aux questions d’El Watan.
Il dresse, sans langue de bois et sans concession, un constat peut reluisant. Il propose aussi des solutions.

La baisse, depuis près de trois années déjà, des cours du pétrole a entraîné une fragilisation des positions financières de l’Algérie, tant en interne qu’en externe ; baisse importante des réserves de change, baisse sensible de l’épargne interne et disparition du FRR, des déficits en hausse,…etc. Face à ce tableau de bord qui donne l’alarme, de quelle marge de manœuvre dispose encore le nouvel Exécutif nommé jeudi dernier ?

C’est étonnant que chacun attende un miracle. Le miracle ne se produira pas. L’Etat joue avec le feu. Depuis une décennie, il refuse de reconnaitre que le soleil se lève à l’Est. En niant la réalité, on ne l’efface pas. De nombreux auteurs, économistes et politistes, ont déjà indiqué la voie à suivre. En particulier le groupe Nabni a fourni une feuille de route remarquable, qui a été pour l’essentiel ignorée.

 

De même Abderrahmane Mebtoul, parmi beaucoup d’autres, n’arrête pas de mettre en garde et de rappeler les choses qu’on ne peut pas éviter. Le ministère des Finances, lui-même, a publié un modèle économique qui reprend certaines choses importantes qui pourraient aider. Finalement, on a l’impression que les dirigeants ont la tête dans le sable.

Pour répéter donc, les calculs actuels, rappelés récemment par le Pr Mebtoul, montrent que les sorties de devises en 2017 seraient de 57 milliards de dollars. Pour couvrir cela, il faudrait pour un pays aussi dépendant de l’énergie que l’Algérie un prix international du baril à 85 dollars. Comme il est à 50, les dangers de banqueroute sont clairs. Il n’y a qu’une seule voie, celle de la création de richesses.

Cela se fait par le secteur privé qu’on doit aider à être bon, notamment dans sa capacité à exporter. Il faut simplifier considérablement le processus de création et de développement d’entreprise. Il faut arrêter les décisions incompréhensibles de freinage des champions nationaux, comme Cevital et beaucoup d’autres.

Il faut encourager le financement par l’entreprise plutôt que directement par l’Etat. Les projets de qualité sont finançables à l’échelle internationale et cela doit être permis. Il faut encourager l’investissement par la diaspora en relation avec les entreprises privées algériennes. L’avenir de l’Algérie est dans une association tous azimuts avec l’Europe et une unité économique maghrébine.

Pour réaliser cela, la liberté des entreprises est une étape essentielle. L’autre aspect, qui n’est pas négligeable, c’est que l’économie c’est aussi lié à l’optimisme et à la confiance des acteurs économiques (les ménages et les entreprises). Optimisme et confiance sont directement liés à la clarté des objectifs et à la moralité des dirigeants. Beaucoup reste à faire en la matière.

Les futurs arbitrages seront assurément douloureux ! Quelles sont, d’après vous, les mesures urgentes à effet immédiat susceptibles de contribuer à l’amélioration de la situation ?

Comme je viens de le mentionner, je vous suggère de relire les dernières recommandations de Nabni. Elles sont vraiment appropriées et très clairement énoncées. Votre journal pourrait les reproduire partie par partie et les publiciser.

Au plan de la réduction des dépenses, l’on s’attend à ce que les arbitrages actuels entraînent de nouvelles tournures austères dans le budget de l’Etat ; une allocation ciblée des subventions, baisse des budgets d’équipement et de fonctionnement, restriction à l’importation,…etc. Qu’en pensez-vous ?

L’Algérie est un pays qui méprise l’organisation. Les dirigeants agissent sans discipline, de manière informelle, sans respect des règles qu’ils émettent. Le pays est en conséquence plutôt désordonné. Le problème est vraiment un problème d’ordre. On peut faire beaucoup mieux avec un comportement ordonné. On ne peut pas changer considérablement le soutien social actuel.

On peut améliorer sa gestion. Aujourd’hui, le paradoxe est que seuls les plus nantis bénéficient des subventions et autres aides de l’Etat. Les pauvres sont complètement en dehors du système et souffrent beaucoup. L’effet du désordre est clair aussi au niveau de l’activité des entreprises. Les restrictions à l’importation, la baisse des budgets, etc., sont des actions de panique, qui démontrent seulement un manque de compréhension de l’économie et une peur de perdre le contrôle.

C’est au contraire, maintenant qu’il faut se rapprocher des acteurs économiques nationaux et internationaux et établir des plans de route raisonnables. Mon conseil est surtout de faire appel à la connaissance et de commencer à construire véritablement, sans crainte, parce que l’Algérie a la possibilité de faire beaucoup mieux, même en cette période difficile.

La difficulté principale est que la population n’a aucune confiance dans l’Etat. Il faut donc faire des choses qui permettent de redonner à l’Etat sa stature et son influence. Cela passe par une moralité sans faille, un changement radical de la classe politique, notamment un rajeunissement de tout l’appareil de direction.

Celui qui veut gagner de l’argent doit aller vers le privé et l’entrepreneuriat. Celui qui va vers l’Etat et ses institutions doit être motivé uniquement par le désir de servir les autres. Cela peut paraître naïf ou prétentieux, mais la sauvegarde de la nation est à ce prix

La présidence de la République a une responsabilité historique en ces temps difficiles. Si elle continue à jouer un jeu politique centré uniquement sur le maintien du pouvoir actuel, elle va faire beaucoup de mal aux citoyens de ce beau pays et perdra le pouvoir.

Par Samir Ben  Contactez moi

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Borhane Ali-Tatar : Champion de dictée

mai 26, 2017

A 10 ans, l’élève de Annaba est lauréat d’un concours international de dictée au Canada. Les 80 écoliers participants viennent d’Algérie, du Canada, des Etats-Unis, du Maroc et du Sénégal.

Aéroport Houari Boumédiène. La nuit du mardi 23 au mercredi 24 mai. Il est 00h15. Amine Borhane Ali-Tatar vient d’arriver dans l’avion en provenance de Francfort, avant-dernière escale d’un long voyage nocturne entre Montréal et Alger qui se prolongera par route jusqu’à Annaba, sa ville natale. Il ne revenait pas les mains vides.

Dans ses valises, une médaille d’argent remportée haut la main lors d’une compétition internationale de dictée organisée par la fondation canadienne Paul Gérin-Lajoie (PGL, voir encadré). Du haut de ses 10 ans, Borhane, c’est ainsi que son père Moncef nous corrige le prénom, a décroché cette distinction dans la catégorie «français langue seconde». A son arrivée à Alger, drapeau algérien à la main, il n’y avait que papa et maman pour l’accueillir.

A l’aéroport, l’attention était plutôt portée sur une jeune équipe de football qui venait elle aussi d’arriver accompagnée du nouveau président de la Fédération algérienne de football, Kheireddine Zetchi ! L’élève de 5e année primaire de l’école publique Salah Bezri, du quartier Beauséjour de Annaba, ne s’est pas retrouvé à Montréal par hasard.

Enfant précoce, «Borhane comptait jusqu’à 20 avant l’âge de deux ans !», nous révèle au téléphone son père, conseiller en sport et entraîneur de tennis, à partir d’Alger où il attendait, avec son épouse Salima, cadre dans une banque, l’arrivée de leur fils. Elève brillant, il a toujours été dans le trio de tête de sa classe. Ce qui lui a permis de se qualifier pour l’épreuve finale de la dictée internationale et représenter l’Algérie. «C’est la troisième participation de l’Algérie à ce concours», nous informe Karima Sayah, directrice de l’école Al Awael de Annaba qui organise les épreuves de sélection en Algérie.

Lynda Kacimi, directrice pédagogique du projet PGL en Algérie et enseignante de français, nous explique que Borhane a été sélectionné parmi «900 participants de la wilaya de Annaba, y compris ses 10 communes et 5 écoles du Sud algérien (Oued Souf et Ouargla)». «La finale nationale s’est déroulée à l’hôtel Sabri au mois d’avril dernier. Le texte nous a été communiqué par la fondation. La correction s’est déroulée dans la transparence (des représentants de l’éducation et des inspecteurs) et dans l’anonymat», poursuit celle qui a accompagné le jeune représentant de l’Algérie à Montréal.

De la mythologie grecque à Harry Potter

L’intérêt de Borhane pour la lecture s’est manifesté dès son jeune âge. «Il pouvait reconnaître des mots dans les livres et sur le journal», se remémore son père qui a posté sur les réseaux sociaux quelques vidéos du jeune lauréat, où on le voit, encore bébé, compter jusqu’à 20 et reconnaître les formes géométriques. Avec ses deux grand-mères et son grand-père paternel, d’anciens enseignants de français, on peut dire que dans le cas de Borhane, le fruit n’est pas tombé loin de l’arbre !

«Maintenant, la lecture est devenue un gros budget. Il les dévore en deux trois jours maximum», nous explique son père qui réside avec sa petite famille, qui compte aussi un autre garçon de 6 ans, dans le quartier les Allemands de la Coquette. Des livres payés rubis sur l’ongle en l’absence d’un réseau performant de bibliothèque à Annaba et partout en Algérie. «A quatre ans, il connaissait la mythologie grecque grâce aux livres», affirme son père.

Récemment, il s’est attaqué à la série Harry Potter. «Il dévore un tome en deux trois jours maximum. Dès qu’il en termine un, il demande l’autre. Et s’il n’est pas disponible, il recommence le même livre plusieurs fois», informe le père. Le iPad, cadeau d’encouragement du consulat d’Algérie à Montréal, qui a pris en charge une partie du séjour, servira certainement à autre chose qu’à la lecture sur tablette.

Borhane aime l’odeur du papier ! Le père explique qu’il n’y a aucune pression sur son fils, il le laisse évoluer à son rythme. Et pour décompresser, il joue au tennis. Son passe-temps favori reste les discussions avec son grand-père sur la grammaire et les jeux de charade. Le séjour d’une semaine à Montréal a permis au jeune Borhane de visiter la grande bibliothèque de la ville. Une expérience qui l’a marqué, selon son père.

Ce dernier ainsi que sa femme sont restés en contact continu avec leur fils. Ils ont ameuté tous leurs contacts à Montréal pour qu’ils rendent son séjour le plus agréable possible. On ne laisse pas partir son enfant sans vivre une montagne russe d’émotions ! Sur facebook, ils ont publié un message à tous leurs amis à Montréal, principalement d’anciens tennismen algériens, leur demandant d’assister à la dictée pour encourager leur fils : «Vous n’avez pas le choix, et comme tout Algérien qui se respecte, vous devez vous munir du drapeau.

Et si vous voyez que ça ne se passe pas bien pour le représentant d’Algérie, il ne faut pas déroger à la règle : un bon envahissement de terrain est demandé !» lit-on dans leur message. Le jour de son arrivée en Algérie, Borhane devait affronter une autre épreuve. A 8h30, il devait être à Annaba pour passer son examen de 5e année primaire ! En l’absence de vol sur Annaba, le père et la mère ont dû se relayer au volant de leur voiture toute la nuit.

«Nous avons ramené avec nous des coussins et un drap pour qu’il puisse dormir», nous dit le père. Arrivé à 7h30, douche,  petit-déjeuner et à l’attaque ! A 8h30 il est déjà en plein examen (arabe, français et mathématiques). Des études de texte sur Les petites herbes (arabe) et Le menuisier (français). Les parents avaient plus peur de la dictée que de l’examen de 5e année. Borhane, apparemment n’a eu peur ni de l’une ni de l’autre !

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ENCADRE

Extrait de la dictée PGL – Grande fi nale internationale 2017

Boustifaille médiévale

«Voilà plus de mille ans dans une contrée nordique, trois Vikings juvéniles s’apprêtaient à prendre leur premier copieux repas de la journée. Ce trio improbable était composé d’un féroce guerrier omnivore, d’une druidesse végétarienne et d’un vaillant éclaireur toujours prêt à déguster la chair tendre d’une grillade de phoque. Le lourd plateau de bois débordait d’appétissantes victuailles apprêtées avec les restes de la veille afi n de satisfaire cette tablée scandinave…»

La compétition

La grande fi nale internationale de La Dictée PGL organisée par la fondation Paul Gérin-Lajoie s’est déroulée le dimanche 21 mai à Montréal. Cette 26e édition avait pour thème «Le monde dans mon assiette». 79 écoliers de 5e et 6e années provenant du Canada, des Etats-Unis, du Sénégal, du Maroc et de l’Algérie se sont eff orcés de faire le moins de fautes possible afi n de remporter l’une des trois bourses d’études. Parmi les participants, on comptait 66 fi nalistes dans la catégorie francophone et 13 dans la catégorie français langue seconde. Dans la catégorie français langue seconde, Amine Borhane Ali-Tatar (école El Awael, Algérie)est classé 2e. Catégorie gagnants régionaux français langue seconde: hors Canada : Amine Borhane Ali-Tatar (école El Awael, Algérie).

Sélection en Algérie

C’est l’école Al Awael de Annaba qui organise le processus de sélection en Algérie. Avec une expérience de plus de 10 années dans l’organisation du concours de dictée en trois langues. «En 2015, Al Awae a rejoint le réseau PGL en organisant la première dictée PGL en Algérie le 27 avril 2015 à l’hôtel Sabri, Annaba.» L’école a ouvert ses portes en 2001 et a obtenu son agrément en 2005. En 2014, Al Awael adhère au réseau des écoles associées à l’Unesco. Depuis sa création, elle a vu défi ler plus de 3000 élèves.

La fondation Paul Gérin-Lajoie

La fondation Paul Gérin-Lajoie est une organisation à but non lucratif qui a pour mission de contribuer à l’éducation de base des enfants, de même qu’à l’alphabétisation et la formation professionnelle des jeunes dans les pays en développement. Au Canada, la Fondation mène des activités de sensibilisation à la coopération et à la solidarité internationale. www.fondationpgl.ca

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Montréal : Un élève de Annaba, Amine Borhane Ali Tatar, lauréat d’un concours international de dictée

mai 23, 2017

Amine Borhane Ali Tatar, élève de cinquième année primaire de l’école publique Bezri Salah de Annaba (Algérie), s’est classé deuxième à la 26e grande finale de La Dictée PGL.

La compétition de dictée qui avait pour thème « Le monde dans mon assiette» a eu lieu ce dimanche 21 mai au collège de Maisonneuve de Montréal.
Amine Borhane Ali Tatar concourait dans la catégorie français langue seconde. Il a été sélectionné après avoir remporté la première place en Algérie lors des épreuves éliminatoires organisées par l’école Al Awael (Annaba).

L’événement est organisé par La Fondation Paul Gérin-Lajoie,  une organisation qui a pour mission de «contribuer à l’éducation de base des enfants, de même qu’à l’alphabétisation et à la formation professionnelle des jeunes dans les pays en développement»

D’autres détails suivront.

 

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Pour ne pas désavantager Air Canada Rouge : Le Canada refuse d’octroyer des vols supplémentaires à Air Algérie

mai 16, 2017

La compagnie nationale demandait 9 vols par semaines contre 4 actuellement

Les autorités canadiennes ont rejeté une demande d’Air Algérie d’augmenter ses fréquences pour la saison estivale à neuf vols par semaine sur la ligne Alger-Montréal.

L’Office canadien des transports a opposé une fin de non recevoir à la demande de la compagnie nationale qui devrait ainsi se suffire d’un vol quotidien pour la période allant du 20 juin au 17 septembre  2017.

 

Dans sa requête devant cet organisme de réglementation canadien, Air Algérie explique que sa « demande de capacité additionnelle est entièrement justifiée pour le bien des liens d’affaires toujours en hausse entre le Canada et l’Algérie, et aussi devant la croissance de la communauté algérienne au Canada et l’essor de l’industrie touristique entre les deux pays ».

Cette demande s’est heurtée à l’opposition d’Air Canada qui lance le 1er juillet prochain sa première desserte vers l’Algérie à travers sa filiale low cost Air Canada Rouge. Elle prévoit 4 vols par semaine.

La compagnie canadienne estime que la demande d’Air Algérie d’augmenter le nombre de vols est « prématurée ». Si Air Algérie est autorisée à exploiter cinq vols supplémentaires par semaine, en plus des quatre habituels, « il y aura en tout 4 032 places par semaine entre le Canada et l’Algérie, soit plus du double de la demande moyenne prévue », a argumenté Air Canada devant cet organisme qui fait office de tribunal quasi-judiciaire.

Dans sa décision, l’office rappelle qu’il a donné l’occasion à Air Algérie de répondre à Air Canada. Mais, comme il le souligne , les négociateurs de la compagnie nationale ont « essentiellement réitéré la demande initiale sans fournir d’informations supplémentaires ».

En analysant la requête dans le fond, l’office metionne que selon l’accord aérien entre l’Algérie et le Canada « la responsabilité de démontrer que la capacité additionnelle est nécessaire et qu’elle s’inscrit dans l’esprit des accords négociés repose sur le demandeur.» or «Air Algérie n’a pas fourni de justification économique démontrant un besoin de capacité additionnelle au-delà des 14 vols par semaine actuellement disponibles ».

« Le régime actuel de capacité convenu permet l’exploitation de 14 vols par semaine entre l’Algérie le Canada, soit sept par des transporteurs algériens et sept par des transporteurs canadiens », rappelle la même source.

L’accord aérien entre l’Algérie et le Canada a été signé le 5 juillet 2006 à Ottawa par l’ancien ambassadeur d’Algérie au Canada Smail Benamara. Il a été modifié en 2013.

Air Algérie Canada étant sans directeur depuis plus de deux ans, il ne nous a pas été possible de prendre attache avec sa représentation montréalaise.

A rappeler qu’avant le lancement de ses vols directs, Air Canada desservait déjà Alger à partir de Montréal via Francfort (Allemagne) en partenariat avec Lufthansa. De son côté, Air Algérie a une ligne directe depuis juin 2007.

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Législatives algériennes : Un taux de participation de 12% à Montréal

mai 12, 2017

Ils étaient 1 370 sur les 11 254 inscrits à s’être déplacés au consulat d’Algérie à Montréal pour voter. Le taux de participation atteint ainsi les un peu plus de 12%.

Montréal fait partie de la zone 4 (Europe hors France et Amérique) où sur les 133 377 inscrits, 11 849 ont voté soit un taux de participation de 9%.

 

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Législatives algériennes : Un taux de participation de 6.5% à Ottawa

mai 11, 2017

Sur les 2 649 incrits sur la liste élecorale à Ottawa, 171 ont voté à l’élection du 4 mai, soit un taux de participation d’un peu moins de 6.5%. Les bulletins nuls étaient au nombre de 53.

 

La capitale canadienne fait partie de la zone 4 (Europe hors France et Amérique) où sur les 133 377 inscrits, 11 849 ont voté soit un taux de participation de 9%.

 

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Vote de la diaspora : Le FFS conteste les résultats en Espagne, en Belgique et en Allemagne

mai 10, 2017

Avec 15 voix le séparant du postulant de l’Alliance nationale républicaine (ANR), le candidat du Front des forces socialistes (FFS) pour l’Europe hors France et l’Amérique (zone 4) a annoncé avoir déposé un recours auprès du conseil constitutionnel. Ce dernier devrait statuer d’ici le 17 mai prochain.

Dès la publication des résultats provisoires par l’institution, les langues ont commencé à se délier.

Mohamed Ferrah, n’y va pas par quatre chemins. Il s’en prend directement dans son recours aux responsables des bureaux de vote en Espagne, en Belgique et en Allemagne (Francfort).

« A Madrid et Alicante, des fonctionnaires des consulats se sont amusés à voter par procuration à plusieurs reprises. Sur les P-V, on ne mentionne même pas le nombre de votants par procuration », nous explique celui qui est à 15 voix d’un poste de député. Il a récolté 1208 voix contre 1223 pour Noreddine Belmeddah, député sortant FLN, réélu sous les couleurs de l’ANR.

« Les urnes des bureau de Charleroi, Luxembourg, Gand et Liège ont été acheminées à Bruxelles sans les surveillants après le vote du week-end. Elles ont passé deux nuits à l’hôtel Royal de Bruxelles avant d’être exposées aux votants le dernier jour du scrutin le jeudi 4 mai », ajoute Mohamed Ferrah.

Il ne mâche pas ses mots quand il parle du vote pas procuration qui serait la brèche par laquelle s’introduit le « diable » de la fraude.

« A Francfort, c’est le même processus qu’ailleurs. Des fonctionnaires avec 20 procurations qui votent pour leurs connaissances. Or, la loi n’autorise qu’une seule procuration par personne et que celle-ci doit être motivée par des contraintes majeures. Je défie le consul de Madrid et d’alicante de mettre les registres à la disposition des experts. Ils trouveront que des personnes ont voté plusieurs fois par procuration », continue-t-il.

Autre reproche. La composition du personnel des bureaux de vote. « Le bureau de vote devait être composé uniquement de citoyens résidant dans la Zone mais en réalité la majorité sont des fonctionnaires des consulats », explique-t-il.

Mais le FFS, comme d’autres partis, avait des surveillants et pouvaient compter les votants en temps réel ?

« On nous a exigé que ce soit la même personne pour tout le long des six jours du scrutin. Ce n’était pas possible qu’elle soit présente tout le temps», cet ancien élu de l’APW d’Alger.

Sans le dire directement, le candidat FFS se pose des questions sur le taux de participation global.

Dans le cas de Montréal où se trouve le tiers des voix qu’il a récoltées dans la zone 4, l’évolution du taux de participation laisse perplexe.

Selon les observateurs, le samedi 29 et dimanche 30 avril, un beau week-end à Montréal,  le nombre de votants était de 154.

Lundi, mardi et mercredi « il y a eu de la pluie et une journée de semaine, nous n’avons pas eu de surveillant, ajoute-t-il. Et jeudi matin,  on a eu 1 000 voix de plus a raison de 350 voix par jour de semaine ! »

Sur les 955 466 inscrits à l’étranger, 95 844 ont voté, soit un taux de participation de 10 %. En Europe hors France et en Amériques, sur les 133 377 inscrits, 11 849 ont voté soit un taux de participation de 9%.

Invité à commenter le recours du FFS, le député élu Noreddine Belmeddah dit que « le FFS a le droit d’introduire des recours mais ailleurs qu’au Canada, il a été classé troisième, cinquième et parfois n’a obtenu aucune voix ».

 

La tâche ne sera pas facile avec le Conseil constitutionnel puisque le fardeau de la preuve repose sur le dos du FFS dans son recours. Mais elle permet aux citoyens et à l’observateur de voir clairement les mécanismes de la fraude dans les bureaux ouverts pour les Algériens de l’étranger.

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En collaboration avec des Algériens du Canada : Première compétition d’aéronautique en Algérie

mai 9, 2017

Quel étudiant en aéronautique n’a pas rêvé de mettre en pratique la théorie apprise sur les bancs de son université et concevoir une fusée amateur qu’il pourra lancer un jour ? Le rêve est plus proche de la réalité qu’on le croit!

Étudiantes tunisiens aux 3e Tunispacedays

Près d’une centaine d’étudiants venant de neuf universités algériennes se retrouveront le 25 septembre prochain à l’institut d’aéronautique et études spatiales de Blida pour une compétition où ils auront à présenter des maquettes et des prototypes, sans moteur, de fusées amateur de haute puissance qu’ils auront conçues et validées auparavant selon des critères scientifiques et techniques rigoureux.

« Le plus important pour le moment n’est pas de lancer ces fusées. Le focus est porté sur la conception et la validation du travail des étudiants ainsi que la réalisation du prototype ou de la maquette. On le fera dans quelques années  après l’obtention des autorisations nécessaires. Les Tunisiens le font et ils organisent des lancements de fusées qui atteignent 500 mètres d’altitude», explique Abdelkader Kherrat, chargé de cours en aéronautique à Polytechnique Montréal.

Étudiants pendant la compétition IREC 2016 – Utah (USA)

« Ce genre de compétition est organisée partout dans le monde. L’année dernière à Green River en Utah (USA) où j’étais présent, une équipe de jeunes étudiants égyptiens s’est classée sixième », nous explique cet infatigable ingénieur chez le constructeur canadien Bombardier qui s’apprête à visiter une compétition qui se tiendra au Québec où l’association canadienne de fuséologie organise des lancers qui atteignent les 2 000 mètres d’altitude.

 

« Le but de cette manifestation est d’offrir aux étudiants une activité parascolaire qui leur permettra de vivre une expérience en ingénierie », ajoute Abdelkader Kherrat qui a déjà réussi auparavant à envoyer une carlingue d’avion de Bombardier à l’institut de Blida.

« Les étudiants sont énormément motivés. Je reçois quotidiennement des questions sur facebook et skype à des heures tardives ici alors imaginez à quelle heure en Algérie [5 heures de décalage horaire, NDLR]», mentionne cet ancien étudiant de Polytechnique d’El Harrach et passionné d’aéronautique à l’enthousiasme contagieux.

L’idée de cette compétition remonte à une année lorsqu’il l’avait proposée à des enseignants universitaires algériens qui l’ont rapidement adoptée. S’en est suivi un accord de la direction générale de la recherche du ministre de l’enseignement supérieur, qui ne s’est pas fait prier pour embarquer dans le projet. Le recteur de l’Université de Blida a proposé d’accueillir cette première édition.

D’autres universités peuvent s’ajouter aux neuf qui ont répondu à l’appel (Oran, Bel Abbes, Blida, École Polytechnique El-Harrach, Bab Ezzouar, Constantine, École Polytechnique de Constantine, Biskra et El Oued).

Les étudiants qui sont suivis par des encadreurs en Algérie auront aussi l’aide et le support d’une équipe à Montréal.  La compétition durera un jour. Les 3 équipes gagnantes devraient recevoir entre 50 000 et 200 000 DA en prix. Pour le moment, Abdelkader Kherrat a réussi à convaincre Cevital et Soficlef de sponsoriser l’événement et continue à essayer de convaincre d’autres.

 

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Canada : Le FFS perd son unique siège de la diaspora

mai 6, 2017

Débâcle pour le FFS à l’étranger. Le parti de Hocine Ait Ahmed se voit « allégé » de son seul siège de la diaspora à l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’issue d’une élection qui a connu un fort taux d’abstention. Près de 90% des 133 377 inscrits sur la liste électorale de la zone 4 (Europe hors France et Amériques) n’ont pas voté.

Bien qu’ayant récolté le plus de voix au bureau de Montréal (404 sur les 1311 exprimées), le candidat FFS, Mohamed Ferrah, n’a pas pu récolter les appuis nécessaires dans les autres bureaux de vote d’une zone qui s’étend sur plus de deux continents.  L’issue de cette élection se joue en Europe et plus précisément entre l’Espagne, l’Angleterre et l’Italie et à un moindre degré la Belgique. Le Canada avec ses 14 000 électeurs ne peut pas faire basculer significativement les résultats. D’ailleurs le député sortant (FFS), Belkacem Amarouche, avait plaidé pour un nouveau découpage qui ferait élire un résident du Canada.

La candidature de ce résident en Belgique n’a pas été retenue. Le parti lui a préféré Mohamed Ferrah, résident montréalais et ancien membre de l’APW d’Alger. Ceci avait provoqué une crise interne au sein du microcosme FFS à Montréal et à Bruxelles. Finalement, les deux sièges de la circonscription sont revenus au FLN et à l’Alliance nationale républicaine (ANR).  Le nouveau député FLN de cette zone, Abdelhakim Dahmoune, est un employé du consulat d’Algérie à Francfort (Allemagne).

Le deuxième siège est revenu au député sortant Noreddine Belmeddah. Il a été élu sur les listes de l’ANR après que sa candidature eut été rejetée par son ancien parti, le FLN.  Une situation dont seul le parti de Ould Abbès est capable de faire subir à un de ses membres qui a été à la tête de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée. Cet ancien membre-fondateur de la Fédération européenne des associations algériennes à l’étranger  s’est fait connaitre par l’introduction dans la loi e finance 2015 de la première disposition sur le rapatriement des dépouilles des Algériens de l’étranger –  les décrets d’applications n’ont toujours pas été promulgués par le gouvernement, faut-il le rappeler. Sa présence soutenue sur les médias sociaux le long de son dernier mandat lui a porté chance et a donné ses fruits. Pour l’observateur, c’est une preuve que l’appartenance politique compte peu pour les électeurs de la diaspora.

Les huit députés pour les Algériens de l’étranger sont répartis sur quatre zones électorales disposant chacune de deux sièges à l’APN. Les résultats ont été comme suit : Zone 1 – France-Nord (FLN/RND), Zone 2 –  France-sud (FLN/Moustakbal) , Zone 3 –  pays arabes, Afrique et Océanie (FLN/RND) et  Zone 4 – Europe hors France, les Amériques et le reste du monde (FLN/ANR).

Sur les 955 466 inscrits à l’étranger, 95 844 ont voté, soit un taux de participation de 10 %. Les bulletins nuls sont au nombre de 11 593.

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copyright – 2012-2017 – Samir Ben


Montréal : Le FFS en tête, les bulletins nuls en 5ème position

mai 5, 2017

Seuls les chiffres de Montréal sont disponibles. L’ambassadeur d’Algérie au Canada refuse de communiquer aux médias ceux du bureau d’Ottawa.

Dépouillement. Bureau de Montréal.

Sur les 11 254 inscrits à Montréal, 1 311 électeurs ont pris part au scrutin donnant un taux de participation de 11.7% à l’issue du dépouillement qui s’est terminé vers 23 :00.

Ce bureau fait partie de la zone 4 (Europe hors France, les Amériques et le reste du monde). Elle est dotée de deux sièges sur les 462 que compte l’Assemblée populaire nationale (APN).

Le candidat du Front des forces socialistes (FFS) Mohamed Ferrah, présent pendant l’opération de dépouillement puisqu’il vit au Canada, est arrivé en tête avec 404 voix, suivi de celui du FLN avec 307 voix.

Le député sortant de la zone 4 Noreddine Belmeddah (Espagne) qui s’est présenté sous les couleurs de l’Alliance nationale républicaine (ANR) s’est classé troisième avec 247 voix. En 2012 il a été élu sur la liste du FLN. Les bulletins nuls étaient au nombre de 59, soit en cinquième position. Le parti El Karama termine la liste de 12 candidatures avec deux voix.

On ne connaît pas encore les résultats du bureau d’Ottawa qui couvre l’ouest canadien. L’ambassadeur d’Algérie au Canada, Hocine Meghar, a refusé de nous communiquer le nombre d’inscrits, le nombre de votants ainsi que les résultats, nous renvoyant au ministère de l’intérieur et au conseil constitutionnel qui donnera les résultats dans 15 jours.

Le résultat du FFS s’explique par une intense campagne de proximité de son candidat qui vit à Montréal où il a installé son quartier général de campagne au cœur du Petit Maghreb, une artère commerciale prisée par les Algériens. « Sortir le vote »  était l’enjeu pour le FFS car les partis du pouvoir (FLN, RND…) ont leur électorat acquis.

Le FLN en deuxième position jouit d’une base « fidèle » qui s’est encore un fois exprimée. Le député sortant réalise avec sa troisième position un score appréciable d’autant plus qu’il ne s’est jamais déplacé au Canada pendant son mandat. Sa présence et sa réactivité sur les médias sociaux y compris youtube l’ont grandement aidé. Il est fort probable que s’il est resté avec le FLN, il aurait été classé premier si on prend en compte qu’il y a deux paramètres qui pèsent pour ce vote : le candidat lui-même et/ou le parti.

Beaucoup d’observateurs s’attendaient à un fort taux de bulletins nuls. Mais il ne faut pas oublier qu’historiquement, le vote nul s’exprime plus significativement pendant l’élection présidentielle.

Près de 120 000 Algériens vivent au Canada, principalement dans la région de Montréal. En 2012, le taux de participation était d’un peu plus de 8% — sur les  10 000 inscrits, 888 ont voté.

Si le taux de participation est passé de 8% à 11.7%, il faut tenir compte de l’augmentation du nombre d’électeurs.

Les électeurs algériens de l’étranger sont au nombre de 955.426. La zone 4 est dotée de 2 députés pour 133.337 électeurs. Elle compte 61 centres de vote et 390 bureaux répartis sur trois continents. L’opération de vote s’est étalée du 29 avril au 4 mai.

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