Lounis Aït Menguellet à l’occasion de la sortie de son album Tudert nni : «Le combat pour tamazight n’est pas encore fini»

avril 30, 2017

Rencontré la veille de son concert qui a eu lieu à guichet fermé, hier vendredi, à l’Olympia de Montréal devant 1400 fans, Lounis Aït Menguellet donne dans cet entretien un accès direct et tout en humilité à son nouvel album qu’il lance aujourd’hui en Algérie et en France. A l’occasion, il rappelle que le combat pour tamazight, qui doit être l’affaire de tous les Algériens,
n’est pas encore fini. Le plus difficile reste à faire.

Avez-vous choisi de lancer votre nouvel album au Canada, ou est-ce un hasard du calendrier ?

Mon itinéraire de travail a fait que le disque sortira alors que je ne serai pas en Algérie. Mais en réalité, il sortira en Algérie. Mais la première chanson qui sera chantée sur scène, le sera au Canada !

Comment s’est construit votre nouvel album ?

En 2016, j’avais décidé d’une année sabbatique.  Et comme je savais qu’en 2017 il y aura le cinquantenaire de ma carrière, nous avons décidé, mes proches et moi, à commencer par mon fils Djaffar, de célébrer cet anniversaire.  Franchement, je n’espérais pas l’album. Parce que les chansons viennent ou ne viennent pas. Je ne sais même pas et je n’ai jamais su provoquer la moindre inspiration.

Et puis tout d’un coup, ça a commencé à débouler. Le déclic est venu des gens qui me demandaient pourquoi je n’écrivais pas mes mémoires. Je ne me sens pas le courage d’écrire. J’écris déjà les chansons… et puis me confier totalement à quelqu’un ce n’est pas tellement mon genre.

Et là, je me suis dit que l’idéal serait que je fasse des flashs sur ma vie, mais avec ce que je sais faire le mieux : écrire des chansons. Cela a donné la première chanson, titre de l’album, Tudert nni (Une certaine vie). Après, d’autres chansons sont venues en cascade. Cela a été une aubaine extraordinaire.

Est-ce que le texte précède la mélodie ?

Indifféremment. Lorsque le texte vient, la musique vient avec. Si c’est un air qui me trotte dans la tête, le texte vient avec.

Est-ce que la musique est de votre fils Djaffar ?

Djaffar travaille uniquement les arrangements. Il est indispensable que les mélodies soient les miennes.

Donc ce sont 7 chansons…

Oui, en plus de celle que je viens de citer, Taqsit nidden (une autre histoire) qui fait suite à la première et qui décrit un petit peu le dérapage d’après l’indépendance, où l’artiste était complètement muselé et où une chape de plomb est tombée sur toute la société. Avec Zer Kan (Regarde…), j’ai mis en jeu les 4 éléments (la terre, l’air, l’eau et le feu). Une chanson qui parle en quelque sorte d’écologie, mais loin de tout militantisme pur et dur. Un clin d’œil à la nature. I w aggad iw (aux miens) est très importante pour moi.

Elle s’adresse à tous les gens qui m’ont suivi le long de mes 50 ans de carrière, surtout le public qui m’a soutenu et grâce auquel j’ai duré jusqu’à maintenant. Il est admirable. Yella wass (Il y a un jour….), il y a des jours avec et des jours sans, comme on dit. Un jour, on se réveille et on s’épanouit, et un autre jour, on n’a pas envie de se lever.

Quant à Tajmilt i tayri (hommage à l’amour), comme son nom l’indique, c’est un hommage à l’amour. On me demande souvent si j’assume les chansons d’amour du début de ma carrière et si je ne les regrette pas ? Non seulement j’assume et à mon âge je leur rends hommage. Et enfin Slam i temzi (Ode à la jeunesse), un hommage jeunesse qui n’est pas une question d’années.

Est-ce que votre public a évolué. Vos chansons parlent-elles à la nouvelle génération ?

C’est extraordinaire. Je vois des familles entières (le grand-père, le père, les petits-enfants..) venir à mes concerts. Cela se transmet. Je ne me l’explique pas, mais j’ai très bien compris que les gens qui m’ont suivi veulent que leur progéniture me suive. Ils les ont éduqués dans ce sens.

Pour revenir à Taqsit nidden (Une autre histoire), est-ce qu’un chanteur doit être obligatoirement engagé ?

Non. Il y a des chanteurs qui ne se sentent pas interpellés et d’autres qui le sont.

Et vous est-ce que vous vous sentez interpellé ?

Oui, franchement. J’ai été confronté à l’aberration de la négation de ma langue, ancestrale et de mon identité. C’est une réalité qu’on ne peut pas nier et qu’on ne peut pas occulter. Et jusqu’à présent le problème n’est pas complètement réglé.

Même avec l’officialisation de tamazight ?

L’officialisation n’est qu’une loi parmi tant d’autres qui a besoin d’être appliquée. Elle a besoin de moyens. Il faut continuer à faire en sorte que la volonté politique soit maintenue. Le combat doit continuer. Il consiste aussi à travailler, à la construire, à la faire passer de l’oral à l’écrit.

C’est le combat le plus difficile en fait. Cela prendra du temps. Il ne faut pas se faire d’illusions. Il faut s’y atteler et ne pas dire que maintenant qu’elle est officielle passons à autre chose. Le combat, je ne le vois pas en termes de batailles de rues ou de manifestations. Non, c’est en termes de travail. Et je suis convaincu que ce sera bénéfique pour tous les Algériens et pour tout le pays.

C’est un apport extraordinaire. Les gens finiront par comprendre l’importance de cet apport. Les Algériens arabophones ne devraient pas avoir peur de s’approprier ce qui leur appartient déjà. L’Algérien, actuellement, a peur de s’approprier une partie de lui-même.

Vous avez dépassé les 20 albums le long de votre carrière. De toutes vos chansons, y a-t-il une que vous voudriez voir rester pour les générations futures ?

Je ne peux pas. Si je choisis une chanson, je sentirais une trahison envers toutes les autres. Pour moi, ce sont des entités vivantes, pas de simples abstractions. Je les aime toutes. Je les ai ressenties toutes à un moment ou un autre. Sincèrement, je ne pourrais pas choisir.

Qu’est-ce qui pourrait arrêter Lounis Aït Menguellet de chanter ?

Si la source se tarit. Qu’il n’y ait plus de chansons. Depuis 50 ans, je n’ai jamais programmé de prochain album. Je suis resté un chanteur provisoire durant toutes ces années.

Vos enfants travaillent avec vous. N’y a-t-il pas un risque que vous leur fassiez de l’ombre  ?

J’espère que non. Il m’arrive d’y penser. Si vous prenez, par exemple, Djaffar, je suis incapable de faire ce qu’il fait. Les arrangements qu’il réalise, je n’en serais jamais capable. Les chansons qu’il chante sont, musicalement, totalement différentes des miennes. La même chose pour Tarik. Il a écrit un roman, Le petit prodige, et il a un autre en chantier. On fait des choses différentes.

Par Samir Ben  Contactez moi

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Montréal : Les sept chansons du nouvel album de Lounis Ait Menguellet, Tudert nni

avril 28, 2017

Le nouvel album de Lounis Ait Menguellet, Tudert nni (une certaine vie), qui sera lancé demain, samedi 29 avril, en Algérie et en France, se compose de sept chansons écrites et composées par le chantre de la musique kabyle qui célèbre cette année ses 50 ans de carrière.

En entretien avec El Watan le poète et interprète de la chanson kabyle dévoile pour ses fans les titres des nouvelles chansons dont les arrangements ont été réalisés par son fils Djaffar.

« La première chanson, titre de l’album, Tudert nni (une certaine vie) est autobiographique. Taqsit nidden (une autre histoire) qui fait suite à la première, décrit le dérapage d’après l’indépendance où l’artiste était complètement muselé et où une chape de plomb est tombée sur toute la société », explique le chanteur.

« Avec Zer Kan (regarde…), j’ai mis en jeu les 4 éléments (la terre, l’air, l’eau et le feu). Une chanson qui parle en quelque sorte d’écologie mais loin de tout militantisme pur et dur. I w aggad-iw (aux miens) est très importante pour moi. Elle s’adresse à tous les gens qui m’ont suivi le long des 50 ans de carrière. Yella wass (Il y a un jour….), il y a des jours avec et des jours sans, comme on dit. Quant à Tajmilt i tayri (hommage à l’amour), comme son nom l’indique est un hommage à l’amour. Et enfin Slam i temzi (Ode à la jeunesse), un hommage jeunesse qui n’est pas une question d’années. », ajoute-t-il.

L’une de ces chansons sera chantée ce soir à l’occasion du concert qu’il animera à l’Olympia de Montréal. Demain, une séance de dédicaces sera organisée pour ses fans montréalais.

A noter qu’après ce lancement, Lounis Ait Menguellet animera un concert le 7 mai à Orvault (près de Nantes en France) et le 24 juin à Marseille. Une tournée en Algérie est prévue pour le ramadan. D’autres dates sont prévues en France à la rentrée (Aulnay-sous-Bois, Aubervilliers…)

 

Dédicaces à Montréal:

Quand : samedi 29 avril 2017 à partir de 14 :00

Où : Café Tikjda – 3882 Rue Bélanger, Montréal, QC H1X 1B6

 

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Mohamed Benhaddadi, expert en énergie : « L’Algérie doit aller vers le solaire »

avril 27, 2017

Rencontré au Carrefour littéraire de Montréal (*) où il a donné une conférence sur les énergies renouvelables à l’occasion de la journée de la terre, le professeur en génie électrique et expert en énergie croit fermement qu’il est temps que l’Algérie se mette au solaire car les sources du futur sont clairement les énergies renouvelables.

Sans être un « environnementaliste fondamentaliste», ce chercheur-associé au Centre interdisciplinaire de recherche en développement durable (Québec) et premier Chevalier algérien et maghrébin de l’Ordre national du Québec, pense que tout ceci doit se faire maintenant, car demain il sera peut-être trop tard.

Sciences naturelles et du génie au Québec passe sous sa loupe. Puisqu’il est l’un des conseillers scientifiques du Fonds de recherche du Québec.

 

Quel scénario énergétique pour l’Algérie pour les prochaines années ?

Dans un passé récent, j’ai exposé ce que l’Algérie ne devrait pas faire de façon implicite et également explicite. J’ai dit que chaque pays doit faire valoir ses atouts fondamentaux. Ceux qui ramènent le plus de plus-value, qui créent le plus d’emplois et de richesses. L’Algérie avec son potentiel solaire a une chance inouïe d’être parmi les pionniers. Sauf que c’est maintenant que ca se passe. C’est maintenant que le pays doit faire des actions. Parce qu’il peut être un leader dans ce domaine-là en s’associant avec d’autres leaders qui ont besoin, soit de territoires pour implémenter leurs technologies soit des partenaires avec lesquels ils vont les développer.

 

Donc, il faut aller vers le solaire et ce même si les ressources en hydrocarbures n’ont pas toutes été exploitées?

Absolument. Il faut aller vers le solaire. Et l’un n’empêche pas l’autre.  Parce que c’est une action de longue haleine et étalée dans le temps. Il est fondamental qu’on continue à faire de la prospection conventionnelle de gaz et de pétrole et d’exploiter tout le potentiel qui est économiquement viable. Les ressources dégagées doivent aller partiellement vers les ressources du futur qui sont clairement les énergies renouvelables. Pour un pays comme l’Algérie c’est essentiellement le solaire.

 

Comment on peut convaincre le gouvernement d’un point de vue économique ?

Le gouvernement doit, normalement, s’entourer d’experts qui doivent lui expliquer que ce qui n’est pas rentable aujourd’hui va l’être très bientôt. Dans ma conférence, j’ai donné l’exemple de l’éolien. Au début, Il était subventionné à hauteur d’un dollar le kilowatt-heure. Aujourd’hui, il est compétitif. Il n’a presque plus besoin de subventions dans le monde. L’histoire de l’éolien va se répéter avec le solaire et en plus grand encore.

 

Vous affirmez que le débat sur l’énergie en Algérie est pollué ?

Pour la simple raison que le débat n’est pas suffisamment technique. On fait intervenir des arguments qui ne sont pas censés être là, liés à des personnes, à des politiques de personnes.  Le débat devrait être situé dans un contexte technico-économique.

 

Mais les scientifiques ne détiennent pas le pouvoir…

Les scientifiques n’ont jamais cherché le pouvoir. Ils n’en ont que faire. Ils sont là pour donner des outils aux politiques pour initier des bonnes politiques. Malheureusement en Algérie, on ne voit pas qu’il y a un débat. Les débats qu’il y a, c’est plus des personnes qui interviennent à titre d’individu. Il faut qu’on ait une institution ou un organisme qui puisse à un moment donné dire assez c’est assez! , Il va falloir mettre tout le monde autour d’une table et écouter les différentes opinions et sortir avec une nouvelle politique énergétique pour le pays.

 

Le ministre de l’énergie a annoncé que l’Algérie n’a pas besoin pour le moment du gaz de schiste . Etes-vous de cet avis?

Je ne sais pas quel est le potentiel de l’Algérie en gaz de schiste. Il y a beaucoup de chiffres qui sont avancés mais on ne sait pas sur quoi ils sont basés. Si les réserves sont faramineuses, il faut certainement penser exploiter ces gisements. Mais actuellement, à ma connaissance, il n’y a pas une évaluation qui nous donne le potentiel économiquement fiable du pays dans cette ressource.

 

Vous avez affirmé que le pire ministre d’énergie qu’a connu l’Algérie est Chakib Khelil. Pourquoi ?

Quand je regarde les politiques qui ont été initiées (par Chakib Kheli, NDLR), on voit que la donnée fondamentale est basée sur l’exploitation maximale des ressources naturelles comme si elles allaient s’évaporer si jamais cette personne n’est plus au pouvoir. L’idée que la finalité est d’augmenter, coûte que coûte, la production est un objectif que je ne peux pas partager parce que la production, conformément aux nouvelles orientations qui s’inscrivent dans un cadre de développement durable, doivent tenir compte d’une exploitation qui tienne compte des besoins des générations futures. Si le potentiel du pays est étalé sur 20 ou 25 ans, on ne devrait pas augmenter la production pour abaisser ce potentiel à 10 ans.

Un autre exemple. Dans le domaine de l’électricité, un domaine que je connais beaucoup mieux, on a voulu déréglementer très rapidement et même sauvagement, comme ca a été fait en Californie au milieu des années 1990 où ils se sont retrouvés avec un prix du kilowatt-heure d’un demi-dollar. Il y avait de la demande qui avait beaucoup augmenté sans que l’offre n’augmente au même rythme. Les prix ont explosé. C’est ce qui allait se produire en Algérie si on avait été dans cette direction jusqu’au bout. C’est le genre de politiques qui sont à  prohiber.

 

Pour revenir à vous, est-ce qu’on a fait appel à vous en Algérie ?

J’ai fait partie de la délégation des experts algériens qui sont partis en Algérie au mois d’octobre dernier où j’ai donné deux conférences, une au ministère des affaires étrangères et l’autre à l’enseignement supérieur. Dans l’un des conférences, il y avait deux personnes qui m’ont demandé si je voulais rencontrer le ministre de l’énergie. J’étais choqué. Pourquoi irais-je voir le ministre, moi qui milite pour que les institutions ne dépendent pas des hommes. Il faut qu’il mette en place une institution qui puissent entrer en contact avec les personnes qui pourront contribuer peut être à l’avenir du pays.

Par ailleurs, je propose une formation sur l’efficacité énergétique, les moteurs et les drives. Je l’ai développée avec Polytechnique de Montréal. Je la donne une fois par année. Elle complète la formation que nous donnons à nos ingénieurs. Ce sont des problèmes pratico-pratiques qu’ils viennent discuter avec moi. Je viens avec une formation qui est ficelée sur la base de laquelle il y a de larges échanges. Elle dure deux journées complètes. Je rêve de le faire en Algérie mais pas à l’université. Elle est destinée aux PME (publique ou privée). Je l’ai donné à une quarantaine d’entreprises dont la moitié sont des PME. 

 Par Samir Ben  Contactez moi

(*) : Le carrefour littéraire de Montréal est un espace de débat et d’échange d’idées lancé en 2016 par le quatuor  Ali Kaidi, Khelifa Hareb, Nacer Irid et Mouloud Idriss, quatre militants pour la démocratie et l’identité amazighe en Algérie et au Québec.

(*)Mohamed Benhaddadi, Rachid pour les intimes, est « titulaire d’un Doctorat en Génie Électrique, professeur et expert en énergie, Chercheur-associé au Centre interdisciplinaire de recherche en développement durable CIRODD et Professeur au CEGEP du Vieux Montréal. Il est l’auteur de plusieurs publications et de deux livres. Ses travaux de recherche portent sur les entraînements et la qualité de l’énergie électrique. Son domaine d’intérêt couvre aussi l’énergie, l’efficacité énergétique et l’environnement.

 

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Air canada sponsorise le concert de Lounis ait Menguellet

avril 26, 2017

Air Canada Rouge, la filiale Low Cost d’Air Canada, n’y est pas allée par quatre chemins pour promouvoir sa nouvelle desserte Montréal Alger qui sera lancée à la fin du mois de juin prochain.

Son équipe de marketing a jeté son dévolu sur le concert de Lounis Ait Menguellet qui aura lieu ce vendredi à l’Olympia de Montréal à guichets fermés devant 1 400 spectateurs.

La compagnie aérienne a choisi cet événement certainement pour le buzz et attention que suscite la venue d’une telle pointure de la chanson berbère et algérienne. L’organisateur du concert a édité à l’occasion un fascicule de 24 pages qui fera la part belle aux annonceurs avec une sélection de chansons de Lounis Ait Menguellet et leur traduction en français, la langue principale des Montréalais. Il sera remis aux fans du poète et interprète de la chanson kabyle qui a fêté récemment ses 50 ans de carrière à Paris devant 7000 spectateurs et plus de 15 000 à Alger.

Ce sposoring mérite d’être signalé pour la simple raison que, de mémoire de journaliste, c’est la première fois qu’un événement culturel bénéficie d’un soutien en dehors de la communauté. Habituellement, les sponsors se recrutent plus dans le milieu des agents immobiliers ou des planificateurs financiers.

D’ailleurs, l’un des sponsors habituels, le courtier immobilier Karim Ighil vient de créer le Réseau des professionnels kabyles du Québec et du Canada dont l’une des conditions d’adhésion est d’accepter de participer à une caisse qui aide au sponsoring d’événement culturels kabyles. Le réseau qui reste apolitique est ouvert à tous les professionnels qu’ils soient Kabyles ou non.

 

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Deux bourses pour étudier le profil de la diaspora algérienne du Canada

avril 26, 2017

La Fondation Club Avenir vient de lancer un appel à candidature pour l’octroi de deux bourses à des jeunes maghrébins du Canada dotées de 3 000 dollars chacune pour mener une étude sur la communauté algérienne du pays de la feuille d’érable.

(c) Ph. Sofiane Khan

« L’objectif de ces bourses est de mieux connaître cette communauté et de révéler des caractéristiques qui pourraient servir d’input aux politiques gouvernementales québécoises et canadiennes », affirme la fondation dont l’une des missions est d’encourager l’excellence au sein des Algériens du Canada.

La première bourse servira à dresser un portrait de la communauté algérienne. La seconde permettra d’identifier son leadership et ses leaders.

La bourse est destinée aux jeunes de la communauté maghrébine. Les candidats retenus devront remettre leurs résultats dans un délai de 6 à 9 mois à partir de l’attribution de la bourse. Les candidatures doivent être soumises avant le 31 mai prochain.

Le comité d’attribution est composé de « Sid Soussi, Prof. de sociologie à l’UQAM, Ryad Titah, Prof. de TI à HEC-Montréal et Taïeb Hafsi, Prof. de Stratégie à HEC-Montréal ». Les boursiers bénéficieront de la supervision d’une personne-ressource désignée par ce comité.

« Les professeurs Rachad Antonius, de l’UQAM et Brahim Bouderbat, de l’UdM, ont accepté de servir de référence et de guide pour les candidats retenus pour les travaux liés à ces bourses », ajoute la même source.

On s’est toujours demandé ce que faisait la Fondation Club Avenir à part donner des prix une fois par année. C’est maintenant un peu plus clair!

 

Plus d’info :

 

Le site web de la fondation : http ://www.clubavenir.com

Ou

Taïeb Hafsi, HEC-Montréal, 3000 Côte Ste-Catherine, Montréal, QC, H3T 2A7.

Par courriel à: bourses (at) clubavenir.com.

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Deuxième génération : Mohand Khellaf, le jeune espoir de l’athlétisme canadien

avril 24, 2017

Né il y a 18 ans en Algérie et arrivé au Canada, plus précisément au Québec, à l’âge de 3 ans et demi, Mohand Zine Khellaf trace son chemin dans le monde de l’athlétisme québécois.

Il y a quelques semaines, à la mi-février, il a battu le record du Québec du 800 mètres en salle avec un chrono de 1:50.53. Son record personnel en plein air est de 1:51.06, selon la Fédération québécoise d’athlétisme, qui explique que le jeune Montréalais «a rayé d’un coup trois records du Québec, dont celui de 1:51.39, battu en 2008 sur la piste de l’Armory, à New York». La course, disputée sur la piste de l’université de Boston, est passée sous le radar, car les médias se sont intéressés à un autre athlète, mais pas pour des raisons sportives.  En effet, le lendemain de la course, il s’est agi plus des Canadiens d’origine maghrébine, qui n’ont pas pu entrer aux Etats-Unis à cause du décret Trump. Le jeune espoir, qui s’entraîne avec le club montréalais Saint-Laurent Sélect, compte faire carrière en athlétisme, selon son père et sa mère, qui sont ses premiers fans et son plus grand soutien.

Il n’est pas le seul athlète d’origine algérienne à se faire connaître au Québec. On pense à un autre jeune espoir du même club, Aghilas Si Lakhal, qui a «réalisé aussi un PB (personal best, ou record personnel) avec un temps de 1:56.10. Il complète le top 5 national chez les juniors au 800m». On peut aussi le voir courir au cinéma dans le film 1 :54 du Canadien Yan England, sorti en 2016. Un film sur l’adolescence et l’intimidation (le harcèlement entre adolescents).

D’autres jeunes de la deuxième génération de l’immigration algérienne au Canada sont visibles dans d’autres sports avec divers résultats (arts martiaux, football, patinage artistique…). On pense, entre autres, à Walid Sekhri, champion canadien de Tae Taekwondo en 2011, ou à la jeune patineuse artistique, Nour El Houda Foura. Verra-t-on ces jeunes espoirs concourir pour l’Algérie un jour ? Le sujet a été abordé lors de la mission économique du Forum des chefs d’entreprise au Canada, organisée il y une semaine. A l’occasion d’une rencontre avec des membres de la diaspora algérienne à Montréal, Ali Haddad, le président du FCE, s’est montré disponible à explorer la piste du sponsoring des jeunes athlètes par des entreprises algériennes.

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Lounis Aït Menguellet dédicacera son nouvel album en primeur à Montréal

avril 22, 2017

Les fans montréalais de Lounis Aït Menguellet seront choyés samedi prochain, le 29 avril,  à l’occasion de la sortie de son nouvel album qui aura lieu le même jour en Algérie et en Europe. Le poète et interprète de la chanson kabyle le dédicacera en primeur à Montréal.

La séance se tiendra le lendemain de son concert prévu à l’Olympia de Montréal et qui se donnera à guichet fermé puisque l’organisateur a réussi à écouler les 1 400 places en un temps record.

Lounis Aït Menguellet a fêté récemment ses cinquante ans de carrière avec un concert grandiose à la coupole du complexe olympique Mohamed Boudiaf d’Alger devant 15 000 spectateurs après un autre au Zenith de Paris au début de l’année, devant près de 7 000 fans.

Avec une vingtaine d’album, le chanteur n’a encore rien laissé filtrer sur son nouveau produit. Sur son site on peut toutefois avoir une idée générale, mais qui laisse sur sa faim, de ce qui attend les amoureux de la musique et de la poésie kabyle.

A propos des chansons du nouvel opus, Tarik Aït Menguellet, le fils de Lounis, écrit : « Quand l’une est autobiographie, l’autre est un bel hommage à tous ceux qui ont suivi et accompagnent le poète depuis le début de sa carrière, à ceux qui ont pris et prennent le train en marche, ou ceux qui attendent à la prochaine gare.  Lounis Aït Menguellet chante la désillusion, la nature et l’écologie, il chante la dualité de la vie. Il chante l’amour, il chante la jeunesse. Le temps qui passe mais qui n’a pas d’emprise sur le poète »

Lounis Aït Menguellet qui a célébré hier le printemps berbère par un concert à Sarcelles (France) prévoit une grande tournée en Algérie avec plusieurs haltes en Kabylie. Son passage à Montréal n’est pas le premier puisqu’il s’y est produit en 2012 et 2014.

 

Infos :

Quand : samedi 29 avril 2017 à partir de 14 :00

Où : Café Tikjda – 3882 Rue Bélanger, Montréal, QC H1X 1B6

 

 

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Claude Courtemanche. président du Conseil de développement Canada-Algérie (CDCA) «Les Canadiens sont beaucoup plus impatients que les Algériens face à la bureaucratie»

avril 16, 2017

Rencontré en marge de la mission du Forum des chefs d’entreprise au Canada, organisée la semaine dernière avec le CDCA, Claude Courtemanche décode dans cet entretien le fonctionnement des milieux d’affaires entre les deux pays dont le volume d’échanges, principalement les hydrocarbures, s’est élevé 2,4 milliards de dollars canadiens, selon les dernières statistiques.

Quel bilan faites-vous de cette rencontre ? Avez-vous atteint vos objectifs ?

Ceci est notre première mission et il est trop tôt pour faire un bilan. La mission s’est bien déroulée avec un programme riche et varié. Nous avons encore du travail à faire, et c’est pour cela que nous avons signé un mémorandum d’entente entre le FCE et le CDCA.

Nous devons travailler en étroite collaboration pour encourager un maximum d’échanges et arriver à un partenariat économique d’entreprises entre les deux pays. Nous avons réussi, tant à Ottawa qu’à Montréal, à transmettre le message qu’il y a une volonté réelle des gens d’affaires qui non seulement sont prêts à devenir des partenaires, mais veulent collectivement contribuer à l’essor de leur pays. De plus, j’ose même dire que ce message est passé dans le reste du Canada via le forum national du «Canadian Arab Business Council» à Ottawa. L’Algérie y était le pays d’honneur et le ministre canadien du Commerce international a rencontré personnellement la délégation du FCE et à sa tête Ali Haddad .

 

Dans la présentation du CDCA, vous affirmez qu’il n’est pas nécessairement facile pour un canadien de décoder le fonctionnement des affaires en Algérie ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples de ces «différences culturelles» ?
Ce qui vient à l’esprit, c’est d’abord l’attitude vis-à-vis de l’environnement juridique. Les Canadiens sont beaucoup plus impatients que les Algériens à l’égard de la bureaucratie. Il faut que les règles du jeu soient simples, claires et ne changent pas d’un jour à l’autre. Ils sont aussi habitués à trouver près d’eux et rapidement les produits et services dont ils ont besoin, ce qui n’est pas toujours le cas en Algérie.
Il faut donc qu’ils apprennent les vertus de la patience et de la persévérance, tout en tenant bon sur les critères d’efficacité et de productivité que l’on trouve dans l’ADN des pays froids comme le Canada.

Ceci étant dit, nous avons aussi de belles ressemblances dont je peux témoigner suite à la mission. Nous nous entendons bien en tant qu’individus et c’est très important dans les affaires. Nous sommes de part et d’autre des gens simples, allant directement aux choses, avec un bon sens de l’humour. Nous partageons en plus une langue de travail, le français, mais un français bien branché sur la réalité d’affaires anglo-saxonne de l’Amérique du Nord.

Est-ce que la règle du 51/49 peut constituer un frein pour les gens d’affaires canadiens ?

Nous comprenons le contexte et nous saisissons bien l’esprit de la règle. Il faut tout de même que les investissements étrangers contribuent sur le long terme à l’essor du pays et au bien-être des Algériens.

On doit cependant être conscient des réalités. Attirer des investissements est un «business» très compétitif, avec quelque deux cents pays, incluant le Canada, sur le marché. Et un très grand nombre d’entre eux n’ont pas ce type d’exigence. Peut-être qu’il y aurait lieu d’examiner d’autres options, telles des critères au niveau du «contenu» algérien des activités de l’investisseur étranger. D’autres pays ont pris cette voie.

Je tiens à ajouter que nous sommes de ceux qui disent haut et fort qu’il faut un partenaire algérien qui comprenne bien le contexte local pour s’aventurer en affaires dans votre pays. C’est pour cela qu’on stimule les rencontres entre gens d’affaires.

Hors hydrocarbures, quels seraient les secteurs qui pourraient être intéressants pour les gens d’affaires des deux pays ?

On peut déceler à première vue des secteurs tels les techniques de construction, l’agroalimentaire, le pharmaceutique, la sécurité alimentaire, les technologies de l’informatique, la sécurité, etc. Mais c’est d’abord et avant tout l’exercice de «match-making» des entreprises des deux pays qui nous en dira plus.

On verra peut-être un partenariat idéal dans un secteur différent. Je préférerais qu’on en reparle un peu plus tard dans l’année lorsque le FCE et le CDCA auront fait leur devoir d’identification des candidats partenaires. Un gros travail nous attend, et c’est là que nous verrons si nous sommes à la hauteur des attentes créées suite à cette très agréable visite du FCE.

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———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun. ——————————


Cinéma : Soirée spéciale Algérie au festival Vues d’Afrique de Montréal

avril 15, 2017

C’est avec la comédie Good Luck Algeria du réalisateur franco-algérien Farid Bentoumi que les organisateurs de la 33e édition de Vues d’Afrique ont choisi d’honorer l’Algérie ce soir à la cinémathèque québécoise de Montréal.

Inspiré d’une histoire réelle, celle du frère du réalisateur, le film raconte sur un ton léger l’aventure de Noureddine Bentoumi, Samir incarné par Sami Bouajila dans le film, qui a représenté l’Algérie aux Jeux olympiques d’hiver de Turin en 2006, dans le ski de fond. Le film, un co-production fanco-belge est sorti en 2016.

La soirée consacrée à l’Algérie est un concept promu par  Vues d’Afrique qui choisit un film et organise la projection en partenariat avec le consulat du pays en question. Les organisateurs ont prévu d’autres pays comme Haïti, le  Sénégal, le Maroc et Cuba.

Le festival qui a ouvert hier, vendredi, se tiendra jusqu’au 23 avril.  « En dehors d’Afrique aucune manifestation n’a l’ampleur de Vues d’Afrique qui, en 2017, vient à nouveau offrir un panorama issu de 37 pays avec plus d’une centaines d’œuvres au programme : fictions, documentaires, longs et courts-métrages provenant du Canada, du continent africain, d’Europe et des Caraïbes seront projetés à la Cinémathèque québécoise », affirment les organisateurs.

La soirée d’ouverture a été placée sous le signe du Maroc avec le film La Main de Fadma du cinéaste marocain Ahmed El Maamouni, « prix de la réalisation du Festival de Tanger 2017 ».

La section documentaire permettra aux inconditionnels du genre de voir, entre autres, « le Mozambique vu par João Graça et Fábio Ribeiro dans Maputo, un parcours dans la vraie ville émergente de ce pays ».  « Le Suisse Nicolas Wadimoff propose Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté (hors-compétition) qui nous plonge dans la bataille que mène Jean Ziegler contre la pauvreté et l’indépendance économique dans les pays en voie de développement ».

Le documentaire sénégalais Kimtiyu – Cheikh Anta de Ousmane William M’Baye, intéresserait certainement ceux qui s’intéressent à l’apport de l’Afrique à la civilisation humaine à travers le combat de Cheikh Anta Diop, un homme qui « passera toute son existence en quête de vérité et de justice, afin de redonner à l’Afrique une conscience historique et une dignité ».

Actualité internationale oblige,  Boko Haram : les origines du mal du français Xavier Muntz « présente une enquête exclusive et glaçante sur les origines du groupe terroriste islamiste et sa sanglante dérive, nourrie par les exactions de l’armée ».

Comme le festival est canadien, il aurait été inconcevable de ne pas prévoir une section « Regards d’ici ».  Les concepteurs du festival y ont pensé dès le début de cette aventure. Plusieurs films et documentaires canadiens seront proposés au public. .

« Le documentaire De Sherbrooke à Brooks de Roger Parent s’attache à décrire le flux migratoire d’immigrés principalement congolais qui les conduit du Québec vers l’Ouest du Canada en quête de boulot malgré le handicap de la langue », expliquent les organisateurs.  « Haïti, la route de Francine Saillant présente l’histoire d’Haïti, de la période précoloniale jusqu’à la révolution.. Le narrateur, Dany Laferrière, offre une version à la fois factuelle et poétique des moments marquants de l’histoire de ce pays ».

 

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Le FCE aura une représentante au Canada

avril 12, 2017

Le forum des chefs d’entreprise installera aujourd’hui à Montréal Esma Zahzah comme représentante pour le Canada, à l’issue de la visite de son président Ali Haddad à Montréal et Ottawa.

Membre honoraire du FCE, elle aura pour mission de maintenir et de dynamiser les relations avec les milieux d’affaires canadiens.

Diplômée en traduction, Esma Zahzah est une spécialiste en communication. Elle a aussi œuvré dans le développement de l’entrepreneuriat féminin.

A travers ce choix, le FCE met de l’avant les femmes dans l’entreprise, un sujet que promeut l’actuelle ambassadrice du Canada en Algérie.

Ce point a aussi été abordé par la ministre québécoise de la PME, Lise Thériaut lors de son allocution à l’ouverture de la rencontre d’affaires organisée par le FCE et le Conseil de développement Algérie-Canada (CDCA) qui s’est tenue avant-hier à Montréal.

Cette dernière qui sera en visite en Algérie en juillet prochain sera accompagnée par Ruth Vachon, la présidente du Réseau des femmes d’affaires du Québec.

A noter que depuis 2015, le FCE dispose d’un représentant à New York. Il s’agit de Lamine Djilani.

Enfin, l’un des vice-présidents du FCE, Abdelmadjid Fechkeur, vit entre l’Algérie et le Canada.

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