Législatives du 4 mai : Opération séduction du FFS au Canada

février 16, 2017

Le Front des forces socialistes lance une opération de redéploiement auprès des Algériens du Canada en vue des élections législatives du 4 mai prochain.

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Madjid Rouar, secrétaire national chargé du pôle des relations internationales et Belkacem Amarouche, le député sortant pour la zone 4 (Les Amériques et Europe hors France) arrivent à Montréal aujourd’hui pour une mission d’une semaine.

« L’objectif s’inscrit dans le cadre des engagements pris lors de ma première visite en 2013 que je reviendrai au Canada pour échanger avec les membres de notre communauté et continuer à affiner les pistes pour le redéploiement sous l’angle de l’organisation du FFS », nous a confié Belkacem Amarouche, élu en 2012 pour la circonscription qui comprend le Canada. Une rencontre avec les militants et des sympathisants du FFS est prévue ce samedi.

Cette mission est en fait l’application sur le terrain du plan de « redéploiement du parti à l’étranger » adopté par le Secrétariat national du parti.

Ce plan met en place « des directoires de campagne dans chaque circonscription électorale à l’étranger » qui sont chapeautés et coordonnés par Madjid Rouar.

Des comités de campagnes seront créés et « sont ouverts à tous les militants et sympathisants du parti désireux de contribuer à la dynamique de campagne du FFS ».

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Attentat de Québec : Un dernier hommage aux victimes algériennes

février 4, 2017

Des milliers de Montréalais, dont beaucoup d’origine algérienne, ont rendu un dernier hommage, jeudi, à trois des six victimes de l’attentat terroriste contre une mosquée de Québec, la capitale provinciale.

 Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson

Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson

L’Aréna Maurice Richard, qui accueille habituellement les matchs de hockey sur glace, a été transformée en lieu où ont été célébrées les funérailles de Khaled Belkacemi et Abdelkrim Hassane, les deux victimes algériennes de la tuerie de dimanche dernier, ainsi que celles de la victime tunisienne, Aboubaker Thabti. Le lieu a été choisi sur proposition de la ville de Montréal, nous a expliqué Omar Chikh, de la maison funéraire Magnus Poirier qui est en charge du culte musulman. «La mosquée avec laquelle nous avons l’habitude de travailler n’allait pas suffire pour accueillir ceux qui comptaient assister, soit à la prière ou bien à la cérémonie», a-t-il ajouté. Plus de 5000 personnes ont commencé à affluer dès le matin en un flot continu que déversait la bouche du métro proche de la salle.
Toute la classe politique canadienne et québécoise était présente : le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, le Premier ministre provincial, Philippe Couillard, les chefs des principaux partis, des ministres, le maire de Montréal et celui de Québec, ville où a eu lieu le massacre ainsi que le consul général d’Algérie à Montréal. Les cercueils des victimes étaient exposés, couverts du drapeau algérien. Ils devraient arriver aujourd’hui en Algérie. Khaled Belkacemi, 60 ans, professeur en génie alimentaire à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’université Laval (Québec), sera enterré à El Harrach. Abdelkrim Hassane, 41 ans, informaticien, analyste-programmeur pour le gouvernement québécois, sera enterré à Staouéli.

Le Premier ministre canadien, qui a été le premier à prendre la parole par quelques mots en arabe, a affirmé que «c’est le moment pour tous les Québécois, tous les Canadiens, d’être unis en deuil, de repousser l’intolérance, mais surtout d’être là pour les familles et une communauté qui ont énormément de peine aujourd’hui».

Il est rejoint par le Premier ministre provincial, Philippe Couillard, qui s’est adressé aux Québécois d’origine musulmane en leur disant qu’ils sont chez eux au Québec et au Canada. «Les mots prononcés, les mots écrits ne sont pas anodins. A nous de les formuler, à nous de les choisir, car ces mots peuvent unir, peuvent guérir ou peuvent trancher, blesser», a-t-il ajouté, faisant référence, à demi-mot, certes, à l’islamophobie et au climat de stigmatisation quotidienne que subissent les musulmans, que ce soit dans les médias ou de la part de politiciens en mal d’appuis populaires.

Les mots ont un impact

Le même discours est partagé par Denis Coderre, le maire de Montréal, qui lui aussi a utilisé l’arabe au début de son intervention. «Il est temps de réaliser que les mots prononcés ont un impact. Que chaque message, tous ces messages sur les médias sociaux ne doivent plus être pris à la légère», a-t-il dit.

Lors de son intervention, le consul général d’Algérie à Montréal, Abdelghani Cheriaf, a rappelé que les communautés étrangères «sentent depuis un certain temps se poser sur elles un regard de méfiance et de suspicion». «Ces victimes innocentes sont tombées sous les balles du fanatisme, de la haine et de l’intolérance. Un acte commis dans une ville où on disait que rien ne présageait d’une telle violence. Faut-il payer de sa vie le simple fait de vouloir pratiquer sa foi ou sa religion ? Faut-il s’étonner de voir ce déferlement de violence ? Quand bien même ce phénomène est réduit, il ne faut pas le négliger ou le banaliser», a-t-il déclaré.

Il a fini son discours sur une note d’espoir. «Mais une lumière a jailli à travers toutes ces bougies allumées à Montréal, à Québec et dans d’autres lieux pour dire le rejet de l’ostracisme et surtout pour marquer leur solidarité avec la communauté musulmane du Canada et partager son deuil sincèrement.» Le maire de Montréal a appelé tout le monde à «profiter de la journée d’aujourd’hui pour faire notre propre examen de conscience». De même que celui de Québec. «Que leur sacrifice soit le ferment d’un nouvel espoir pour nous tous», a-t-il dit.

Le Québec, une société pacifique qui a su par différents mécanismes démocratiques réduire la violence politique à pratiquement zéro, est sous le choc. L’opinion publique est toujours marquée par la tuerie à la Polytechnique, où 14 jeunes étudiantes avaient été tuées le 6 décembre 1989 par un homme armé. De quoi sera fait demain ? Le Premier ministre provincial a affirmé récemment qu’il y aura «un avant et un après attentat» contre la mosquée de Québec.

La réaction du député fédéral libéral, Joël Lightbound, de la formation politique du Premier ministre canadien, résume bien l’attitude des hommes politiques. Dans une déclaration faite devant le Parlement canadien au cours de la semaine, il demandait pardon aux victimes qui sont issues de sa circonscription électorale. «Pardon d’avoir vu prendre racine dans le cœur de mes semblables la peur, la méfiance et la haine. Pardon de ne pas en avoir fait assez. Si les mots ont des conséquences, les silences aussi ont des conséquences. Plus jamais !» a-t-il déclaré.

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La province du Québec n’échappe pas aux groupes d’extrême droite et à l’islamophobie

février 3, 2017

Jamais en Occident au cours des 15 dernières années, selon les analyses du magazine québécois L’Actualité, une attaque contre un lieu de culte musulman ou autre n’a fait autant de victimes que l’attentat contre la mosquée du quartier Sainte-Foy à Québec, la capitale de la province canadienne du même nom.

islamophobie

Le jeune étudiant en sciences politiques, Alexandre Bissonnette, qui a visité la mosquée quelques jours avant son acte et discuté avec des fidèles, est revenu dimanche soir à l’heure de la prière du Icha. Armé d’une mitraillette AK-47 et d’une arme de poing 9 mm. L’attaque n’a duré que quelques minutes tuant six personnes et blessant une dizaine d’autres, faisant 17 enfants orphelins, selon différents médias locaux. Le bilan aurait pu être plus lourd si l’arme de l’assaillant ne s’était pas enrayée. Parmi les victimes deux Algériens. Il s’agit de Khaled Belkacemi et de Abdelkrim Hassan. Ils seront enterrés en Algérie. Une cérémonie funéraire a eu lieu hier, jeudi, dans une grande salle de sports de Montréal.

Les dépouilles devraient arriver au pays demain. Le gouvernement algérien a décidé de prendre en charge les frais de rapatriement. Les autres victimes viennent de Tunisie, du Maroc et de Guinée. Frédéric Castel, chargé de cours et chercheur au département de sciences des religions de l’université du Québec à Montréal rappelle qu’«environ 43% des musulmans du Québec sont nés au Maghreb et 25% dans la province. C’est une communauté hyper instruite».

Acte terroriste?

Bien que l’attaque ait été qualifiée de terroriste par la Premier ministre canadien Justin Trudeau, l’assaillant de 27 ans ne fait pas face à des accusations de terrorisme. La justice canadienne s’est suffi, pour le moment, d’accusation de meurtre prémédité. Ce qui a fait sourciller beaucoup d’observateurs.

Dans une longue explication jurido-technique, des sources judiciaires ont affirmé à Radio Canada que «des accusations de terrorisme ne sont pas forcément pertinentes puisque le délai quant à son éligibilité pour une libération conditionnelle pourrait aller, théoriquement, jusqu’à 150 ans». L’auteur de l’attentat est présenté par des connaissances comme quelqu’un aux idéaux «très à droite et ultra-nationaliste suprématiste blanc», selon Le Journal de Montréal. Adepte de Marine Le Pen et de Donald Trump ou du groupe identitaire nationaliste québécois G.n.ration nationale.

Au Québec, il existerait entre 20 à 25 groupes d’extrême droite, selon le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal comme La Meute, Atalante Québec ou la Fédération des Québécois de souche. Selon des fuites de son interrogatoire après son arrestation, il a affirmé aux enquêteurs qu’il «craignait et détestait les musulmans» et ne cachait pas «son hostilité envers les membres de la communauté musulmane», selon les sources du journal La Presse.

Beaucoup d’observateurs n’ont pas été surpris par cette attaque puisque la rhétorique islamophobe au Québec, et partout en Occident, s’est décomplexée et prend différentes formes. Parfois au nom de la lutte contre l’islamisme radical et parfois pour défendre les thèses identitaires pour des raisons électorales ou idéologiques. Au Québec, deux tendances se télescopent à propos du concept d’islamophobie lui-même. La première la qualifie de concept frauduleux et est promue par la droite identitaire. La seconde est l’apanage des islamistes et des intégristes qui crient à l’islamophobie à toute critique de l’islam.

D’ailleurs le drame au Québec est que le Centre de lutte contre l’islamophobie est une émanation de la mouvance intégriste et dirigé par un imam controversé. Ceci finit par donner l’effet inverse. Même si en 2015, l’Assemblée nationale du Québec avait adopté unanimement une motion dénonçant l’islamophobie, les chroniqueurs spécialisés dans l’islam-bashing ont continué leur besogne au quotidien ce qui poussent certains individus influençables à commettre l’irréparable.

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L’Etat algérien prendra en charge le rapatriement des deux victimes algériennes de l’attentat de Québec

février 1, 2017

Le rapatriement des corps des deux victimes algériennes de l’attentat contre la mosquée de Québec sera pris en charge par l’Etat algérien, a-t-on appris auprès du consulat d’Algérie à Montréal.

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Khaled Belkacemi , 60 ans, est né à El Harrach. Il était professeur en génie alimentaire à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval (Québec).

Abdelkrim Hassane est né à Alger. Agé de  41 ans, il était père de trois filles âgées de 10 ans, 8 ans et 15 mois. Informaticien, il travaillait au gouvernement du Québec comme analyste-programmeur.

 »L’exposition des corps et la prière auront lieu demain jeudi à partir de 13:00 à l’arena Maurice Richard (2800 Rue Viau, Montréal, QC H1V 3J3), selon Anie Samson, mairesse de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et la Présidente de la commission de la sécurité publique de Montréal. »

D’autres victimes sont tombées sous les balles du suprémaciste Alexandre Bissonnette : Mamadou Tanou Barry, 42 ans de Guinée, Aboubaker Thabti, 44 ans de Tunisie, Azzeddine Soufiane, 57 ans du Maroc, Ibrahima Barry, 39 ans de Guinée.

Selon les Frédéric Castel, chargé de cours et chercheur au Département de sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal « environ 43 % des musulmans du Québec sont nés au Maghreb et 25% dans la province. C’est une communauté hyper instruite ».

 

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Attentat contre la mosquée de Québec : Hommages aux victimes à travers le Canada

février 1, 2017

Plusieurs rassemblements ont eu lieu à travers le Canada en hommage aux victimes de l’attentant terroriste contre la mosquée de la ville de Québec perpétré dans la soirée du dimanche par un jeune adepte de l’extrême droite.

hommage

A Québec, la capitale de la province, plusieurs hommes politiques canadiens et québécois ont pris part à la vigile en mémoire de six victimes.

«Nous n’acceptons pas cette haine», a déclaré Justine Trudeau le premier ministre canadien lors de ce rassemblement auquel ont pris part des milliers de personnes, devant le Centre culturel islamique de Québec, siège de la mosquée. «Nous défendrons et protégerons toujours votre droit de vous rassembler et de prier, aujourd’hui et tous les jours», a-t-il ajouté.

D’autres villes ont organisé des rassemblements similaires : Montréal, Ottawa, Toronto, Halifax, Edmonton…

Si au début, la confusion était totale sur l’auteur ou les auteurs de la tuerie, les services de sécurité canadiens ont finalement divulgué l’identité de l’unique assaillant qui porte le nom d’Alexandre Bissonnette.  Agé de 27 ans, il fait face « à 11 chefs d’accusation, dont 6 de meurtre prémédité ».

 

Deux Algériens parmi les victimes

Deux Algériens font partie des victimes tombées sous les balles d’Alexandre Bissonnette. Il s’agit, comme annoncé par El Watan, de Khaled Belkacemi. Agé de 60 ans, il était professeur en génie alimentaire à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval. Originaire d’Alger, il était aussi chercheur affilié à l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels.

La seconde victime algérienne est  Abdelkrim Hassane. Agé de  41 ans, il était père de trois filles âgées de 10 ans, 8 ans et 15 mois. « Informaticien, il est arrivé au Québec en 2010 et a rapidement décroché un emploi. Il travaillait au gouvernement du Québec comme analyste-programmeur. Auparavant, il aurait travaillé pour une compagnie pharmaceutique en Algérie. Une de ses anciennes collègues le décrit comme un homme gentil, pieux et respectueux », selon Radio Canada.

Le gouvernement algérien a aussi confirmé l’identité des victimes algériennes. «Nous avons le regret de confirmer le décès de Abdelkrim Hassane né le 20 mai 1975 à Alger et de Khaled Belkacemi né le 18 janvier 1957 à El Harrach, dans l’attaque terroriste perpétrée dans la soirée du 29 janvier courant contre le Centre culturel islamique de Québec», rapporte l’agence officielle APS.

Les autres victimes sont : Mamadou Tanou Barry, 42 ans de Guinée, Aboubaker Thabti, 44 ans de Tunisie, Azzeddine Soufiane, 57 ans du Maroc, Ibrahima Barry, 39 ans de Guinée.

 

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