Le corps du chauffeur de taxi algérien Belkacem Si Lakhal retrouvé

août 24, 2016

 

Le corps du chauffeur de taxi Belkacem Si Lakhal, disparu depuis décembre dernier a été formellement identifié, a-t-on appris auprès du service de police de la ville de Montréal (SPVM). La police considère que sa mort n’a pas de lien avec un acte criminel et qu’il s’agirait probablement d’un malaise, d’un accident ou d’un geste volontaire.

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Disparu depuis neuf mois, le corps du chauffeur de taxi d’origine algérienne a été retrouvé au mois de mai dernier mais l’identification a pris du temps. « Le corps a séjourné un bon moment dans l’eau. L’identification formelle a nécessité la collaboration de plusieurs intervenants dont le coroner, a expliqué à El Watan, André Leclerc, chargé de communication à la Police de Montréal ».

Il a indiqué que l’enquête criminelle est maintenant fermée et que l’événement n’est pas lié à un acte criminel. Ca pourrait être un malaise, un accident ou un geste volontaire.

Le corps de l’homme de 52 ans a été retrouvé dans le fleuve Saint-Laurent à une dizaine de kilomètres du lieu où a il a laissé sa voiture, dans le Vieux port de Montréal, avant de disparaitre.

Sa famille qui a eu à fournir des échantillons d’ADN il y a quelques semaines a été mise au courant avant l’annonce de l’identification formelle.

La femme, le  fils et les deux filles de cet Algérien originaire de la wilaya de Tizi-Ouzou vivaient dans l’angoisse de recevoir une mauvaise nouvelle depuis le 21 décembre dernier. Il n’avait plus donné signe de vie après un dernier appel à sa femme juste avant de déposer un client et disparaître.

Ses cartes de crédit et bancaire n’ont pas été utilisées après sa disparition. Habituellement, dans les histoires d’agression, la police retrace toujours les transactions bancaires qui peuvent être utiles pour reconstituer le fil des événements qui peut mener à d’éventuels agresseurs.

Vu l’endroit où a été retrouvé le véhicule de Belkacem Si Lakhal , la police avait émis dès le début de cette affaire la possibilité d’un acte délibéré du chauffeur, mais son fils avait réfuté cette thèse dans une déclaration aux médias locaux : «Ce n’est pas quelqu’un qui peut faire ça ! Il était fatigué par son travail, oui, mais on n’a pas de problème d’argent, pas de problème de famille, on s’aime !»

Mais le porte-parole de la police avait un autre avis : « Même si la famille pense qu’il n’était pas suicidaire, on n’écarte aucune piste. Il n’avait a priori rien à faire à l’endroit où a été découverte sa voiture. Il n’y a rien ici, aucune résidence.»

Par Samir Ben  Contactez moi

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copyright – 2012-2015 – Samir Ben

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Orientalys : «Un espace pour le dialogue des cultures»

août 4, 2016

Pour la 6ème année, le Vieux-Port de Montréal se transformera en Médina et vibrera aux rythmes venus de l’Orient du 11 au 14 août prochain. L’Algérie sera présente à travers des artistes venant du pays (Raina Rai, El Dey) ou d’autres ayant élu domicile au Canada. Maxime Garrigue, adjoint à la programmation nous parle de ce rendez-vous estival montréalais.

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Le Festival Orientalys en est à sa 6e édition. A-t-il évolué depuis ses débuts ?

Le concept d’Orientalys c’est de rapprocher les festivaliers des cultures orientales avec des spectacles de musique, de danse, des ateliers et des animations gratuites pendant 4 jours de festivités au cœur de l’été, en plein centre de Montréal. Avec six ans d’existence, le festival a bien évolué.

Né comme étant le volet plein air du Festival du monde arabe, Orientalys s’est ouvert plus largement sur l’Orient et donne chaque année à voir toujours plus de pays représentés pendant l’événement, avec en plus du Maghreb et du Moyen-Orient, la Chine, l’Inde ou le Pakistan, et pour la première fois en 2016, la Thaïlande. Mais malgré tout, Orientalys garde certaines caractéristiques de ses débuts, notamment la gratuité des activités et le lieu, le quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.

Montréal est une ville qui a une multitude de festivals. Qu’est-ce qui permet à Orientalys de se démarquer ?

Il est vrai que Montréal regorge de festivals, surtout en période estivale, mais l’équipe travaille fort pour proposer une programmation intéressante, à chaque fois renouvelée et toujours plus interactive.

Orientalys est avant tout rassembleur, autant dans son concept inclusif que dans le lieu central qu’il occupe et qui mélange touristes, Québécois de toutes origines et immigrants qui viennent découvrir, redécouvrir ou simplement profiter de toutes les activités et spectacles offerts pendant les quatre jours. Le festival est en croissance constante avec toujours plus de monde accueilli, des gens qui reviennent à chaque année et une notoriété qui s’améliore. Nous pensons que ce que les gens viennent chercher à Orientalys c’est surtout l’authenticité et la proximité qui permettent un moment chaleureux et un réel échange.

L’actualité internationale ne risque-t-elle pas de déteindre sur Orientalys, dont le cœur est le rapprochement entre l’Orient et l’Occident ?

Nous sommes extrêmement attristés par l’actualité internationale, notamment celle qui touche le Moyen-Orient et l’Europe. Mais pour ce qui est de notre événement, nous ne pensons pas qu’il y ait véritablement de répercussions du fait qu’Orientalys est un festival en plein air et festif, qui ne se confronte pas directement avec la politique.

Il permet de rapprocher des cultures entre elles plutôt que de les opposer, et c’est aussi l’occasion de porter un autre message, à l’image de La Maison de la Syrie, qui est active pour la cause syrienne et qui vient présenter le meilleur de la culture et des traditions de ce pays. Les gens sont curieux de mieux connaître ce dont on parle aux informations, mais dans un autre contexte et avec de véritables interlocuteurs. C’est un levier formidable pour favoriser le dialogue.

Pouvez-vous nous donner une idée sur ce qui attend les festivaliers ?

Orientalys est ancré à Montréal avec de nombreux partenaires dans les nombreuses communautés qui y participent. C’est important pour notre équipe que ces associations soient les actrices de leur animation dans leurs tentes et ce sont elles qui nous accompagnent et qui peuvent nous conseiller ou même présenter certains artistes sur nos scènes.

C’est notamment le cas pour les jeunes artistes, ou les artistes locaux qui peuvent profiter du festival comme d’un tremplin et gagner en expérience et en notoriété. Mais Orientalys, c’est aussi des artistes de renommée internationale qui viennent jouer comme le groupe allemand Äl Jawala et sa musique frénétique des Balkans, Delhi 2 Dublin qui vient de la côte ouest du Canada et qui propose de revisiter une fusion indienne à l’heure électronique, ou le trio montréalais Cordâme, qui vient présenter un spectacle avec de la danse, inspiré de la mythologie méditerranéenne. Ce seront au final plus de 200 artistes de plus de 25 nationalités différentes qui seront présents à Orientalys cette année avec de la musique, de la danse, du chant et de nombreuses surprises.

Quels sont les artistes algériens qui seront présents ?

L’Algérie sera présente comme chaque année depuis la création du festival avec une tente qui viendra présenter le pays avec des activités, des animations et de nombreux artistes qui ont joué sur nos scènes. Cette année encore, nous sommes heureux de consolider notre partenariat avec l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) qui sera très présente — l’AARC devrait porter un autre nom après sa prochaine fusion avec l’Office Riad El Feth, ndlr — notamment à travers la participation des deux groupes, Raïna Raï et El Dey, ainsi que de l’Espace Algérie de la Médina.

Nous accueillerons également une révélation montréalaise en l’espèce du groupe Nomad’Stones, emmené par son chanteur algérien Chakib, ainsi que de la chanson kabyle avec l’expérimenté Azzedine El Maghrabi au oud. Nous aurons aussi la chance de proposer des danses kabyles avec le groupe Sanaa Dance.

La page Facebook d’Orientalys…

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Mohamed Benhaddadi, un Algérien dans le panthéon québécois

août 2, 2016

Le professeur, docteur et chercheur en génie électrique, Mohamed Benhaddadi vient d’ajouter un nouveau «trophée» à son tableau de chasse en recevant des mains du Premier ministre québécois, Philippe Couillard, la médaille de chevalier de l’Ordre national du Québec.

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Cet enfant du quartier algérois du 1er Mai, natif de Aïn El Hammam, village Ichelivane, a été décoré lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’Assemblée nationale provinciale, fin juin dernier. «En recevant l’Ordre national du Québec, vous entrez dans le panthéon québécois», a déclaré le Premier ministre, qui n’a pas tari d’éloges sur les qualités des lauréats de la cuvée 2016 de l’Ordre national du Québec, institué en 1984 et qui compte trois grades : chevalier, officier et grand officier. «Cette distinction est une fierté pour moi, pour ma famille, ma région natale, la Kabylie, et pour l’Algérie.

C’est surtout un signe que l’éducation et la recherche scientifique sont des vecteurs de promotion dans la société. C’est aussi un encouragement dans ce sens», a confié à El Watan Mohamed Benhaddadi, qui a également reçu en octobre 2015 le prix Denise-Barbeau de l’association francophone pour le savoir, Acfas, qui «récompense la qualité des activités de recherche d’une personne œuvrant au sein du réseau collégial [système nord-américain, NDLR.»

Premier Algérien qui accède au panthéon québécois, Mohamed Benhaddadi, dont les qualités de pédagogue sont reconnues par ses pairs, contribue régulièrement sur les colonnes d’El Watan avec des sujets liés à l’énergie. «Mohamed Benhaddadi se révèle un excellent pédagogue, un généreux vulgarisateur et une personnalité marquante du réseau collégial. Défenseur de l’efficacité énergétique, ce chercheur est sans doute le premier à avoir intégré dans le cursus technologique des cégeps les avancées de la recherche pour ce qui est de l’amélioration du rendement des moteurs électriques. Intarissable sur l’énergie en général et l’efficacité énergétique en particulier, il discourt amplement du sujet : articles pour la grande presse, conférences dans les collèges et universités, mémoires aux autorités, etc.», peut-on lire dans la note accompagnant l’annonce de sa distinction.

Après avoir obtenu son baccalauréat en Algérie, «Mohamed Benhaddadi a fait ses études supérieures en Ukraine, selon le site web de l’Acfas, où il finit premier de sa promotion à l’université de Luhansk, avant d’obtenir un doctorat à l’Institut polytechnique de Kiev. Il rentre en Algérie et devient professeur à l’Ecole militaire polytechnique de Bordj El Kiffan pendant deux ans, puis à l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediène à Alger, de 1989 à 1997. Il fait un court séjour en Belgique comme professeur invité à l’université de Liège, avant de rejoindre l’Ecole polytechnique de Montréal comme chargé de cours d’abord, puis comme professeur associé, de 1997 à 2013.»

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