Le Puits de Lotfi Bouchouchi projeté ce soir à la cinémathèque québécoise

 

Raconter la guerre de libération nationale (algérienne) sans verser dans la glorification béate ou la propagande du lendemain de l’indépendance, légitimes à l’époque, et qui ont caractérisé le cinéma algérien des 40 premières années post-révolution, est le défi que s’est lancé Lotfi Bouchouchi en réalisant sa première fiction, Le Puits.

LePuits

Le film raconte l’histoire d’un village du sud algérien assiégé par un commando de l’armée française, le commando 135 connu aussi par le commando Georges, formé de transfuges de l’ALN qui ont rejoint l’armée d’occupation, de harkis et de légionnaires. Le village est soupçonné d’abriter des moudjahidines qui ont anéanti un autre commando français. Le manque d’eau et la soif mettront les villageois devant le dilemme de choisir leur mort.

En entrevue avec El Watan, Lotfi BouchouchiLe explique que « Le Puits n’est pas un autre film sur la révolution c’est plutôt un autre regard sur celle-ci. Dans mon film le héros c’est le peuple. Les films post-indépendance parlaient, à juste titre d’ailleurs, du grand révolutionnaire qui n’avait pas peur. La femme qui était toujours infirmière. Mais plus de 50 ans après l’indépendance, le regard change et on a même l’obligation d’avoir un recul».

Lotfi Bouchouchi a une longue feuille de route dans la production cinématographique en Algérie. Le scénario du film écrit par Yacine Benelhadj est basé sur une nouvelle de l’oncle du réalisateur. Il a fait appel à des acteurs algériens dont Nadia Kaci et français. Le jeu des enfants est plus que convaincant et il vaut le déplacement. La musique du film ne laisse pas indifférent.

Le Puits sera projeté ce soir, en présence du réalisateur, à la cinémathèque québécoise dans le cadre du Festival de cinéma Vues d’Afrique où il est en compétition.

 

Vues d’Afrique

Quatre films algériens font partie de la programmation du festival qui prend fin dimanche. Dans la fiction, les programmateurs de Vues d’Afrique ont sélectionné Madame Courage de Merzak Allouache, une co-production algéro-francaise sortie en 2015.  Dans la catégorie Afrique Connexion, on retrouve le film de Lotfi Bouchouchi  Le Puits une production algérienne.

De son côté Amin Sidi Boumedième concourt dans la même catégorie mais en court-métrage avec Serial K sortie en 2014. Le documentaire de Hassen Ferhani, Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point) est en course pour le prix du meilleur documentaire.

En hors compétition, l’Algérie sera aussi présente à travers une production canadienne : El Djazair mon amour, un projet collectif de 5 cinéastes de la ville de Québec.

 

Détails : Le Puits de Lotfi Bouchouchi…

 

Par Samir Ben  Contactez moi

———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment ce contenu :