Attentat de Jakarta (Indonésie) : La victime algérienne sera enterrée à Montréal

janvier 24, 2016

Tahar Amer-Ouali, l’Algérien de 70 ans, tué le 14 janvier dernier lors de l’attaque terroriste de Jakarta et revendiqué par Daesh sera enterré à Montréal, a appris El Watan auprès de sa famille qui vit dans la banlieue-nord de la métropole canadienne.

Tahar_Amer_Ouali_avec_sa_famille

?

« Il voulait être enterré au Canada près de ses enfants et de sa famille », explique son frère Djamel.

L’audioprothésiste qui a émigré au Canada en 1973 vivait entre le Québec où il a fondé plusieurs cliniques et l’Indonésie où il a une clinique pour les démunis qui est proche du Centre commercial le Sarinah et du Café Starbucks où a eu lieu l’attaque terroriste.

Son autre frère Mourad, 45 ans, qui a survécu à l’attaque est actuellement traité pour les blessures dues aux balles qui l’ont atteint.

Natif de Ait Toudert dans la Daira de Ouacifs en Kabylie, Tahar Amer-Ouali aimait la montagne d’où ce lien avec l’indonésie. « Vous savez, c’est un montagnard. Il est de Kabylie. Il aimait escalader les montagnes. Il avait escaladé le Kilimandjaro et plusieurs petites montagnes en Afrique. L’Indonésie est une région pleine de montagnes », ajoute son frère qui est lui aussi audioprothésiste.

Selon La Presse qui cite la président de l’ordre des prothésistes du Québec « Tahar Amer-Ouali est bien connu dans le petit monde de l’audioprothèse québécois. Il a ouvert sa première clinique à Montréal il y a 38 ans, devenant du même coup l’un des premiers membres de l’Ordre des audioprothésistes du Québec, fondé quelques années plus tôt. Durant sa carrière, il a ouvert deux autres centres, l’un à Montréal, l’autre à Laval. Il a aussi été membre du conseil de discipline de son ordre professionnel. » Il a pris sa retraite, il y a un peu plus d’une année.

A Jakarta, l’ambassadeur d’Algérie en Indonésie est allé voir à plusieurs reprises le frère qui a survécu. Une salate Djanaza (prière du mort) a été célébrée vendredi dernier avant le rapatriement du corps. Dans ce genre de situation, le gouvernement canadien prend en charge les frais de rapatriement.

Une veillée funèbre aura lieu ce dimanche soir. L’enterrement aura lieu lundi au Cimetière musulman  de Laval au nord de Montréal.

Tahar Amer-Ouali laisse une femme et cinq enfants qui ont tous réussi dans leurs domaines (audiologie et chirurgie maxillo-faciale).

Plusieurs Algériens préfèrent être enterrés au Canada pour être proches de leurs familles qui y vit. L’option de rapatriement vers l’Algérie n’est plus systématique. Bien que la loi de finances 2015 avait prévu un fond pour le rapatriement, aucun texte d’application (décret exécutif) n’a suivi depuis.

Détails :

Pour les condoleances:
Dimanche 24 Janvier, entre les prières du Maghrib et Isha (16:30 à 19:00)

ICQ Islamic center of Quebec : 2520 laval road ville St-Laurent H4L 3A1
Pour l’enterrement:
Lundi 25 Janvier : Prière Janaza ICQ

La mise en Terre après le Dhuhr (13:00) au cimetière musulman St-Francois Laval.

 

Par Samir Ben  Contactez moi

———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun. ——————————


Révision constitutionnelle : Les Algériens du Canada se mobilisent contre l’article 51

janvier 14, 2016

Le projet de révision de la Constitution entérinée par le Conseil des ministres lundi dernier fait réagir les Algériens du Canada qui représentent la deuxième communauté nationale à l’étranger avec un peu plus de 100 000 citoyens, dont une majorité de binationaux.

consulatalgeriemontreal

Un rassemblement devant le consulat d’Algérie à Montréal est prévu le samedi prochain à partir de 14h30 pour dénoncer la disposition contenue dans l’article 51 du projet de révision constitutionnelle qui exclut les Algériens détenteurs d’une seconde nationalité ou plus de la possibilité d’accéder «aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions publiques».

Lancé par l’organisme Mouvance migratoire ô Canada que préside l’Algérien Ahcène Moussi, l’appel dénonce l’article 51 qui crée «deux classes de citoyens, diamétralement opposées : les Algériens qui résident en permanence en Algérie et les Algériens établis à l’étranger, appelés aussi émigrés ou binationaux». Pour cet organisme qui s’occupe, entre autres, de réfugiés au Canada, l’article 51 «porte atteinte à l’unité nationale, en plus d’être discriminatoire.

Il diminue les capacités de l’Algérie, par l’écartement d’une partie de ses citoyens, cette ressource humaine importante et exclut ces Algériens de l’étranger, près de 8 millions, à participer à la construction de leur pays». Ahcène Moussi déplore qu’au moment «où le pays a plus que jamais besoin de tous ses enfants, au moment où le cours du pétrole est à son plus bas niveau, nos dirigeants, par un simple article, décident d’exclure cette ressource humaine, une force qui aurait, si utilisée à bon escient, apporté incontestablement cette valeur ajoutée tant souhaitée — le savoir-faire et la devise forte pour renflouer nos caisses».

Il fait appel aussi aux «valeurs de Novembre et du Congrès de la Soummam» et rappelle que «la Constitution est la loi la plus importante d’un pays, puisqu’elle conditionne son avenir. Elle doit donc être élaborée de façon lucide, juste, et équitable, tenant compte des réalités historiques, culturelles, sociales de toutes les composantes de la nation».

Le président de Mouvance migratoire ô Canada exige la révision de l’article 51 et «tous les articles ambigus, discriminatoires, contradictoires et tous ceux qui sous-entendent la division, le doute ou la malhonnêteté». A rappeler qu’au Canada, la citoyenneté (et non la nationalité, toute une nuance) s’obtient généralement après quatre années de résidence continue.

Par Samir Ben  Contactez moi

———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun. ——————————