L’humoriste Mehdi Bousaidan, Palme d’or de la Fondation Club Avenir

octobre 31, 2015

L’humoriste québécois d’origine algérienne, Mehdi Bousaidan remporte la Palme d’or des prix de la Fondation club avenir qui récompensent chaque année l’excellence dans la communauté algérienne et maghrébine au Canada.

Mehdi_Bousaidan

Le prix lui a été remis hier soir lors d’une cérémonie dans une grande salle montréalaise à l’occasion du Gala d’excellence de la Fondation créée il y a 13 ans par trois Algéro-Canadiens (deux  chefs d’entreprises dans les TIC Ahmed Aina et Bachir  Halimi et le Professeur de HEC Montréal Taieb Hafsi ).

Arrivé au Canada à l’âge de  cinq ans, Mehdi Bousaidan qui en a maintenant 24, affiche un CV qui ne ferait certainement pas rougir ses parents. Depuis janvier dernier il est la vedette de la série télévisée Med (diminutif de Mehdi) qui passe sur la chaîne câblée VRAK TV. La série est l’adaptation québécoise de Soda, une production française.

Il est aussi, et entre autres!, chroniqueur à la Radio de Radio-Canada à l’émission «La soirée est encore jeune ».
Mehdi Bousaidan a été nommé deux fois aux Prix Gémeaux de la télévision francophone canadienne, l’équivalent des Emmy Awards américains.
C’est à travers quelques passages au Couscous Comedy Show qu’il s’est fait connaître chez les jeunes et les moins jeunes de la communauté algérienne et maghrébine y compris celle venant de France.

Mehdi Bousaidan ne vient pas de nulle part. Le jeune humoriste est un diplômé de l’Ecole nationale de l’humour de Montréal. Le fondateur du Couscous Comedy Show, l’humoriste et entrepreneur Fares Mekideche alias Uncle fofi affirmait récemment à  El Watan que  bien que Mehdi ait fait l’école de l’humour, le produit final est à « 80 % du Mehdi  Bousaidan».

Lors de la soirée de gala, d’autres prix ont été remis dans quatre catégories. Le Grand prix jeune potentiel est revenu à Sara Kali, quatre fois championne canadienne de boxe.  Fatiha Gatre-Guemiri a remporté le prix de l’Entreprenariat au féminin. Le prix Reconnaissance d’une réussite exceptionnelle est revenu ex-æquo au Dr Brahim Benaissa et le professeur Arezki Tagnit-Hamou, Le prix Reconnaissance d’une contribution communautaire est revenu, ex aequo aussi,  à Abdelnasser Toubal et Abderrahmane Ben Hassel.  Le professeur Brahim Benmokrane a été élu personnalité de l’année..

Plusieurs artistes d’origine algérienne se sont succédés sur scène : le groupe montréalais Berbanya, l’humoriste Reda Saoui et Lotfi Double Kanon. La soirée a été animée par la journaliste québécoise d’origine algérienne Karima Brikh.

Voir les CV des lauréats …

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Canada : Retour triomphal des libéraux au pouvoir

octobre 21, 2015

Les électeurs canadiens viennent de montrer la porte aux conservateurs, dominés par une minorité néoconservatrice, aux commandes depuis 10 ans à Ottawa.

Justin Trudeau (43 ans), le nouveau Premier ministre du Canada

Justin Trudeau (43 ans), le nouveau Premier ministre du Canada

Le Parti libéral du Canada, appelé parfois «natural governing party of Canada» (le parti destiné naturellement à gouverner le Canada, ndlr), revient au pouvoir après 10 années dans l’opposition. Il bat le Parti conservateur dominé par une minorité néoconservatrice et relègue à la troisième place le Nouveau parti démocratique (NPD); formation de centre gauche, donné favori pendant la majeure partie d’une campagne électorale qui a duré 78 jours.

Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, 43 ans, fils du célèbre Premier ministre canadien Pierre-Elliott Trudeau, devient ainsi le 23e Premier ministre du Canada, une fédération qui fêtera ses 150 ans en 2017. Selon les décomptes des différents médias canadiens, le Parti libéral a remporté 184 sièges sur les 338 que compte  le Parlement. Les conservateurs obtiennent 99 sièges et les néo-démocrates 44. Le Bloc québécois, un parti séparatiste fédéral, remporte 10 sièges et les Verts maintiennent leur unique députée. «Les Canadiens ont choisi le changement, un vrai changement», a déclaré Justin Trudeau dans son discours devant ses partisans qui fêtaient la victoire de leur parti.

«Les Canadiens, d’un bout à l’autre de ce beau pays, ont envoyé un message clair : c’est le temps d’un changement, d’un vrai changement», a-t-il ajouté. Il a affirmé aussi que «la politique n’a pas besoin d’être négative et à base d’attaques personnelles», tout en s’engageant à ne «jamais diviser les Canadiens», faisant référence à la stratégie électorale des conservateurs qui ont joué la carte de la peur de l’autre, particulièrement le musulman réduit à sa minorité intégriste, pour se maintenir au pouvoir.

Les conservateurs avaient profité d’un revers judiciaire qui autorisait les femmes portant le niqab à prêter le serment de la citoyenneté le visage couvert pour marteler un message qui peut séduire une partie de l’électorat franchement islamophobe ou xénophobe, qui rejoint aussi une opinion publique très attachée à l’égalité entre hommes et femmes.

Bien qu’ayant passé près de 10 ans au pouvoir à Ottawa, le gouvernement défait n’a jugé utile de s’attaquer à ce problème qu’à la veille de l’élection de lundi dernier. Cette stratégie a été dénoncée pendant la campagne électorale. Pour Justin Trudeau, alors encore candidat, «c’est un autre exemple qui montre que M. Harper fait tout ce qu’il peut pour détourner l’attention du fait qu’après 10 ans d’échec de son approche économique, les Canadiens veulent du changement. Ses priorités ne sont pas à la bonne place».

Le chef du NPD, de son côté, avait accusé le gouvernement conservateur sortant de «faire campagne sur le dos des minorités». «Le rôle d’un Premier ministre est de bâtir des ponts d’un groupe ethnique à l’autre, d’une province à l’autre, d’une religion à l’autre, a soutenu Justin Trudeau.

Pour plusieurs observateurs, le nouveau Premier ministre aura du travail pour améliorer l’image du Canada dans le monde.
«Le projet des conservateurs (dominés par une frange radicale de néoconservateurs) était de transformer la société canadienne elle-même en la convertissant aux thèses néoconservatrices, notamment et surtout l’abandon des composantes principales de l’Etat social (système public de santé et d’éducation, filet social), du souci de l’environnement et du multiculturalisme», expliquait récemment à El Watan Miloud Chennoufi, professeur en relations internationales au Collège des forces canadiennes de Toronto.

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MILOUD CHENNOUFI. Professeur en relations internationales au Collège des forces canadiennes «La défaite des conservateurs canadiens est possible»

octobre 18, 2015

Un peu plus de 26 millions de Canadiens élisent aujourd’hui les 338 députés qui représenteront 10 provinces et 3 territoires au parlement fédéral à Ottawa. Trois formations politiques majeures sont en lice : le parti conservateur qui est au pourvoir, le parti libéral du Canada (centre) et le Nouveau parti démocratique (centre gauche). Miloud Chennoufi, professeur de relations internationales au Collège de Forces canadiennes à Toronto, analyse pour El Watan les enjeux de cette élection.

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Beaucoup de commentateurs disent que cette élection revêt un caractère historique par rapport aux élections précédentes ? En quoi est-elle unique ?

Historique, peut-être pas. Plutôt, des élections importantes parce que c’est la première fois depuis 2006 qu’une défaite du Parti Conservateur semble possible et ardemment souhaitée. Il ne faut pas oublier que ses succès électoraux passés n’étaient pas dus à quelque solide popularité auprès de la majorité des Canadiens, mais plutôt à la division du vote entre les deux partis d’opposition, le Parti Libéral qui a longtemps gouverné le pays et le Nouveau Parti Démocratique. Et cette division du vote s’explique largement par l’incapacité des Libéraux de choisir un chef capable de fédérer autour de lui les énergies opposées aux conservateurs. Rappelez-vous le leadership désastreux et très peu authentique de Michael Ignatieff qui a mené le Parti Libéral à sa pire défaite électorale en 2011, une élection pourtant imperdable. Aujourd’hui, même si Justin Trudeau n’a pas encore montré la perspicacité d’un grand homme d’État, il n’a pas eu l’effet anesthésiant d’Ignatieff sur l’électorat libéral ou l’électorat anti-conservateur, bien au contraire. Si les Canadiens décident de voter en masse, ce ne sera pas à l’avantage des conservateurs.

En quoi les conservateurs ont changé l’image du Canada depuis qu’ils sont au pouvoir ?

Vous avez raison de parler de l’image du Canada, pas du Canada tout court. Car le projet des conservateurs (dominés par une frange radicale de néo-conservateurs) était de transformer la société canadienne elle-même en la convertissant aux thèses néoconservatrices, notamment et surtout l’abandon des composantes principales de l’État social (système public de santé et d’éducation, filet social), du souci de l’environnement et du multiculturalisme. L’échec est retentissant puisque les Canadiens continuent d’y croire. Par contre, les conservateurs ont réalisé certaines transformations dans le fonctionnement des institutions parce qu’ils en avaient le pouvoir. Par exemple,davantage de centralisation, de mépris du parlement, durcissement de l’accès au filet social, coupure dans le secteur de la santé, et surtout affrontement répété avec la cour suprême. Il se trouve cependant que c’est ce qui est retenu contre eux actuellement et c’est précisément ce qui risque de mobiliser les électeurs qui ont préféré rester chez eux en 2011. Sur le plan international, le soutien aveugle que le Premier Ministre Harper a accordé à Israël, l’action zélée contre l’accord de Kyoto, et le désengagement canadien de l’Afrique sauf lorsqu’il s’agit des intérêts des entreprises minières, tout cela a valu au Canada de ne pas se faire élire membre non permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. Oui, l’image du Canada a souffert ces dix dernières années.

Les musulmans au Canada sont-il juste un enjeu électoraliste ou y a-t-il réellement un problème avec l’islam au Canada?
Les néoconservateurs fédéraux (une minorité) et la frange ethno-nationaliste des séparatistes québécois (une autre minorité) veulent en faire un enjeu. Cela ne semble marcher ni dans un cas ni dans l’autre. Les premiers l’ont fait par désespoir électoral, étant incapable de mener campagne sur leurs réalisations au gouvernement. Au Québec, ce sont des néoconservateurs provinciaux qui, il y une dizaine d’années, ont cherché à renverser la logique politique de la province en important des États-Unis les thèmes anti-multiculturalistes. Plus tard, ce fut les séparatistes qui s’en sont emparés en réduisant le tout à une obsession ouvertement islamophobe et implicitement antisémite. Pour l’obsession islamophobe, les thèmes, la terminologie et les stratégies sont directement inspirés de ce que la culture politique française actuelle a de plus pathétique à offrir. Ce faisant, le nationalisme québécois qui fut longtemps un nationalisme civique et émancipatoire s’est transformé en nationalisme ethnique à la française, avec les pathologies qui lui sont associées, y compris l’islamophobie. Mais les résultats des dernières élections provinciales (pire score électoral des séparatistes depuis la création de leur parti) montrent que la majorité des électeurs (qui ne veulent pas entendre parler de séparatisme) ont compris la supercherie qui consiste à leur vendre le projet séparatiste dans un emballage ethno-nationaliste frappé d’islamophobie et de racisme. Il est profondément regrettable que des Algériens et d’autres Maghrébins servent de porte-voix dans l’hystérie islamophobe au Québec. Je trouve insupportable autant de haine de soi et je ne peux m’empêcher de penser aux pages les plus déprimantes écrites sur le complexe du colonisé.

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Faisal Al Azem, porte parole du Conseil canado-syrien : « Le gouvernement canadien ne veut pas de réfugiés syriens musulmans »

octobre 15, 2015

Le gouvernement conservateur canadien privilégierait les réfugiés syriens non musulmans dans l’étude des dossiers que lui envoie le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). L’information a été révélée par le quotidien The Globe and Mail la semaine dernière. Sachant qu’il ne peut pas demander au HCR de faire un tri selon la religion des candidats à l’exil et à la réinstallation au Canada, le gouvernement canadien a ordonné à ses fonctionnaires de donner priorité aux dossiers des « Syriens membres de minorités religieuses ou ethniques comme les chrétiens, les ismaéliens ou les Kurdes ». Faisal Al Azem, porte-parole du Conseil canado-syrien trouve scandaleux ce filtrage.

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Pourquoi le gouvernement canadien a demandé la suspension des de l’étude des dossiers des réfugiés syriens ?

En 2013 et 2014, le gouvernement canadien, conservateur, a demandé aux officiers d’immigration d’arrêter le travail sur les dossiers de réfugiés syriens qui ont été référés par le HCR. C’est le corps de l’ONU qui réfère les dossiers des réfugiés syriens vulnérables au Canada et à la communauté internationale.

Ce qu’on sait est que quand le HCR sélectionne ces réfugiés, il se base sur leur désespoir et leur vulnérabilité et non en fonction de préférences ethniques ou religieuses etc.

Maintenant ce qu’on est en train de remarquer est que le gouvernement canadien veut filtrer les dossiers qui ont été référés par le HCR. On se pose la question pourquoi il y a cette interférence et cette intervention du cercle du premier ministre pour choisir certains dossiers ?

La seule réponse qu’on a, est, et elle provient même de membres du gouvernement. On se rappelle le secrétaire du ministre Alexander, le ministre de l’immigration, a dit au parlement que « notre concentration va être pour la réinstallation des réfugiés venant des minorités ».

Nous ce que nous disons et que se concentrer sur un groupe et ignorer la souffrance des millions d’autres malheureusement ne fait pas de nous des humanitaires mais des idéologues.

C’est la source de notre frustration et c’est le problème.

Quel est le but du gouvernement ?

Il ne veut pas de réfugiés syriens musulmans. Pour lui cette catégorie doit être minime dans le programme de réinstallation des réfugiés syriens au Canada.

Et les parrainages privés?

La majorité des organismes qui ont des ententes avec le gouvernement pour le parrainage privé sont des églises. Et on sait que depuis janvier plus de 90% des parrainages privés ont été pour des cas de réfugiés syriens des minorités. Le gouvernement ne touche pas au privé car il sait ça va surtout être des chrétiens ou des minorités.  Quand c’est le HCR, c’est tout le monde, tous les vulnérables.

Ne vous retrouvez-vous pas dans une situation où vous semblez être insensibles au sort des minorités ?

Pas du tout. Ce que nous demandons c’est de protéger les gens pour leur vulnérabilité pas juste par leur appartenance religieuse. Ne me dites pas je veux juste protéger les chrétiens parce que je suis un occidental et je me sens proche d’eux sachant qu’il y a des millions qui sont sous les barils de TNT du gouvernement syrien ou sont dans des zone d’AlQaida ou Daesh, en danger ou kidnappés.

Se concentrer sur une souffrance et ignorer l’autre n’Est pas une approche humanitaire. C’est idéologique.

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Le passeport algérien passe à 100 dollars canadiens

octobre 14, 2015

Le timbre fiscal du passeport algérien est passé de 90 à 100 dollars canadiens depuis le 6 octobre dernier annonce le consulat d’Algérie à Montréal.

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Bien que le prix du timbre n’ait pas connu de changement (6 000 DA), sa valeur en dollar a augmenté « suite à la dépréciation du taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien » justifient les responsables du consulat.

A rappeler que le passeport coûtait 27 dollars avant l’entrée en vigueur de la loi de finances 2015 où il est passé à 90 dollars.

Avant janvier 2010, sa valeur en monnaie algérienne était pour une longue période de 2 000 DA et les services consulaires faisaient payer les ressortissants algériens vivant au Canada 95 dollars avant de les ramener à 27 dollars.

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Polémique Rebrab-Bouchouareb : Le professeur Taieb Hafsi défend Rebrab

octobre 1, 2015

Le professeur en management à HEC Montréal  Taïeb Hafsi s’est dit « étonné et sincèrement déçu d’entendre  Mr Abdelslam Bouchouareb. Il est décevant de voir qu’un ministre de la République soit si peu informé sur un sujet aussi important pour son département ministériel.»

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Pour lui « l’acquisition de Brandt fait partie d’une stratégie claire, dite de co-localisation, et qui est à l’avantage de l’Algérie. Pour simplifier Cevital utilise le réseau marketing/vente et une partie des installations de fabrication (pour la cuisson) de Brandt et fabrique de manière massive en Algérie de façon à capturer une partie substantielle du marché européen »

« L’usine qui est en construction à Sétif est la plus grande d’Algérie et pour l’électroménager l’une des plus grandes au monde. Elle devrait créer jusqu’à 7000 emplois. Les tambours usagés mais de qualité vérifiée que Cevital souhaitait utiliser étaient destinés à accélérer la mise en production des premières installations et gagner presqu’une année. Le coût de ces tambours est insignifiants par comparaison à la valeur de l’usine qui est de plusieurs centaines de millions de dollars. Je crois sincèrement que si le Ministre de l’industrie visitait les installations de Cevital, il serait non seulement comme nous tous fier de ces réalisations, mais il recommanderait lui-même l’utilisation de ces tambours. », ajoute-t-il.

Il trouve aussi que « l’Algérie a suffisamment souffert de la déconstruction de son industrie. Le ministre de l’industrie doit se rappeler constamment que dans la phase actuelle sa responsabilité est la construction de cette industrie et Cevital devrait être son principal allié. »

« Je ne veux pas contredire Mr Bouchouareb, mais il devrait savoir que Cevital est une entreprise qui a comme principe de base de respecter scrupuleusement la loi. S’il veut comprendre les raisons de ce choix, il le trouvera dans le livre que j’ai écrit sur Issad Rebrab. Pour l’instant, Cevital n’a pas introduit frauduleusement de tambours usagés en Algérie. Elle a demandé l’autorisation de les importer et jusqu’ici elle ne l’a pas obtenue. Elle respecte la loi et le ministre a comme devoir de respecter les citoyens, notamment corporatifs, qui respectent la loi. C’est cela qui renforcera les institutions et l’autorité du ministre et du gouvernement », conclut le professeur Hafsi.

Réaction de Omar Aktouf

Son collègue à HEC Montréal, le professeur en management Omar Aktouf, qui considère que la gestion de l’économie en Algérie est caractérisée par une opacité telle que toutes les dérives sont possibles, trouve que les accusations contre le patron de Cevital sont graves et dit espérer  « de tout cœur que Mr Rebrab arrivera à dissiper hors de tout doute les accusations qui planent contre lui ».  « Quand Issad Rebrab dit qu’on lui met des bâtons dans les roues je le crois et je ne comprends vraiment pas pourquoi ? », ajoute-t-il.

Omar Aktouf estime aussi qu’«aucun Algérien concerné par ce qui se passe au pays ne peut esquiver de commenter ce grave évènement». Il déplore «avant tout que de tels scandales –avérés ou non- se succèdent en Algérie, et que cela touche ce qui était jusque-là considéré comme «fleuron exemplaire» du privé algérien». Mais « plus rien ne m’étonne venant d’un pays où il n’y a aucune transparence», tranche le professeur de HEC Montréal.

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