Le hacker Hamza Bendelladj n’a pas été condamné à mort

août 24, 2015

Le hacker algérien Hamza Bendelladj, détenu aux États-Unis depuis mai 2013, n’a pas été condamné à mort.

Son avocat américain commis d’office a affirmé à El Watan que «la rumeur sur sa condamnation à mort est fausse. Il connaîtra sa peine vers la fin du mois d’octobre».

Hamza Bendelladj à son arrestation en Thaïlande en janvier 2013

Hamza Bendelladj à son arrestation en Thaïlande en janvier 2013

L’ambassadrice américaine, Joan Polaschik, a aussi démenti, sur son fil Twitter, la condamnation à mort de celui qu’on surnomme le «hacker souriant» après son arrestation hypermédiatisée en Thaïlande, en janvier 2013, et son extradition vers les Etats-Unis.

Elle a précisé que «les crimes informatiques ne sont pas des crimes capitaux et ne sont pas punis par la peine de mort». Hamza Bendelladj a plaidé coupable, le 26 juin dernier, pour avoir «développé, distribué et contrôlé SpyEye, un cheval de Troie bancaire malicieux».

Chacun de ces chefs d’inculpation pourrait coûter une peine de 5 à 20 ans et une amende de 14 millions de dollars. Selon diverses sources, il risque une peine de prison de 30 ans.

Mais selon maître Strongwater, «les procureurs n’ont pas encore défini quelle peine ils vont recommander à la cour lors de l’audience qui se tiendra fin octobre». Son procès était prévu le 5 octobre, mais le plaidoyer de culpabilité évite au gouvernement américain de longues procédures qui auraient coûté trop cher aux contribuables. Hamza Bendelladj lui-même n’en a pas les moyens.

La rumeur sur sa condamnation lancée par un site tunisien a enflammé les réseaux sociaux en Algérie et dans la diaspora. Des internautes ont même lancé une pétition demandant au président  Barack Obama de libérer ce hacker. A rappeler que l’un des coaccusés de Hamza Bendelladj, le Russe Aleksandr Panin, avait plaidé coupable en janvier 2014 devant le tribunal fédéral d’Atlanta pour «création de virus en vue de commettre une fraude bancaire».

Panin et Bendelladj auraient conspiré pour écouler ce virus au prix unitaire de 1000 à 8500 dollars sur des forums spécialisés.

Le Russe aurait vendu le virus à quelque 150 clients. A titre d’exemple, l’un d’eux aurait subtilisé un total de 3,2 millions de dollars en 6 mois sur différents comptes bancaires.
Le «hacker souriant» semble, selon l’acte d’accusation, un «simple revendeur» des produits du pirate russe.

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Élections au Canada : deux candidates d’origine algérienne

août 21, 2015

Les élections législatives canadiennes qui se tiendront le 19 octobre prochain verront la participation de deux candidates de la diaspora algérienne et ce n’est pas une première.

SadiaGroguhé_DjaouidaSellah

Sadia Groguhé et Djaouida Sellah

Djaouida Sellah et Sadia Groguhé deux députées sortantes du Nouveau parti démocratique (NPD), une formation politique de centre-gauche, sollicitent un autre mandat de leurs électeurs dans banlieue sud de Montréal.

Sadia Groguhé est née en France de parents algériens. Détentrice d’une maîtrise en psychologie, elle a été active en politique municipale avant d’émigrer au Canada en 2005.  Djaouida Sellah, médecin en Algérie, est arrivée au Canada en 1998, année où elle a créé l’Association québécoise des médecins diplômés hors Canada et États-Unis.

Ces deux femmes ont été élues avec un autre candidat d’origine algérienne, Tarik Brahmi, dans la foulée du raz-de-marée de leur parti aux élections de mai 2011 et que les observateurs de la politique canadienne ont appelé la Vague orange. Une vague qui devrait se consolider. Le NPD a de fortes chances de former le prochain gouvernement à Ottawa, selon les derniers sondages. Mais comme la campagne électorale s’étire sur 78 jours, la plus longue dans l’Histoire du Canada, tout peut arriver. L’ampleur de la vague orange de 2011 avait surpris y compris au sein du NPD qui s’est retrouvé dans les sièges de la première opposition en passant de 37 à 103 députés.

Le NPD a eu quatre ans pour consolider son image auprès de l’électorat en tenant tête au gouvernement conservateur majoritaire, comme le mentionnait à El Watan Peter Julian, l’un des ténors de ce parti.  Sa position minoritaire n’était pas sans avantages : il pouvait exprimer et répéter ses idées et arguments et atteindre le public à partir du parlement.

Salim Bouguermouh

Salim Bouguermouh

Par ailleurs, une élection primaire s’est tenue à l’intérieur du NPD dans une circonscription à l’Ouest de Montréal pour choisir un candidat qui représentera le parti à la prochaine élection. Salim Bouguermouh, lui aussi d’origine algérienne, avait à affronter de grosses pointures dont une célèbre journaliste canadienne anglophone et un ancien vice-ministre.

Après des études de médecine en Algérie, Il a complété sa spécialisation médicale en France. Au Canada, il a obtenu son doctorat (PhD) à l’Université de Montréal, suivi d’un stage postdoctoral au Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Singapour.
Issu d’une famille militante en Algérie, il est le fils de l’ancien député FFS Mohand Larbi Bouguermouh.  Bien que les membres de son parti aient choisi finalement un autre candidat, Salim Bouguermouh ne baisse pas les bras et continue à militer et à prendre part activement à la campagne électorale.

Ne niant pas le travail communautaire pour les immigrants, il estime toutefois que le salut viendrait d’une implication dans la vie politique. « De par mes origines, j’ai un intérêt particulier pour les communautés immigrantes.  Je voudrais les encourager à investir tous les champs de la vie citoyenne au Canada, à participer à la vie politique.», affirme-t-il en les invitant, bien sûr, à « rejoindre le NPD ».

A noter aussi qu’un autre candidat Salah Bediari, poète et éditeur d’origine algérienne veut se présenter à la prochaine élection en indépendant.

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Montréal : deux Algériens meurent en sauvant de la noyade l’enfant de l’un des deux

août 13, 2015

Un père et son ami sont morts le week-end dernier en tentant de sauver le fils du premier d’une noyade certaine dans le parc des Chutes-Dorwin à 75 kilomètres au nord de Montréal.

Les chutes de Dorwin à 75 km au Nord de Montréal

Les chutes de Dorwin à 75 km au Nord de Montréal

Les corps de Nouali Benaissa, 50 ans, et Blaha Meloua, 53 ans, tous deux originaires de l’Ouest algérien ont été repêchés dans la rivière Ouareau chacun leur tour, dimanche et lundi.

Profitant du beau temps, les deux familles sont allées pique-niquer à côté des chutes. Échappant à la vigilance des adultes, et pour une raison inconnue, l’enfant de 5 ans se retrouve dans l’eau à cet endroit où la baignade est interdite. Nouali Benaissa saute le premier pour sauver le fils de son ami. Il réussit à l’arracher au torrent après une lutte contre le courant très puissant.  Il est lui-même pris dans le tourbillon et c’est à ce moment que le père de l’enfant, Blaha Meloua, plonge pour les secourir.

La suite est dramatique. Les deux hommes se noient sous le regard horrifié de leurs femmes et des enfants présents. L’arrivée rapide des secours a permis de sauver l’enfant mais malheureusement  le décès de Nouali Benaissa a été constaté à l’hôpital et le corps de Blaha Meloua n’a été retrouvé que le lendemain.

Ce dernier a immigré au Canada il y a 6 ans après avoir vécu à Chicago aux États-unis, selon des informations recueillies auprès de ses amis.
Il a travaillé comme chauffeur de taxi avant de suivre une formation dans la construction et la rénovation (plomberie, électricité…) il y a une année. Il était père de deux enfants, un garçon et une fille.Nouali Benaissa a lui aussi vécu aux Etats-Unis avant de s’installer au Canada. Architecte de formation, il a travaillé dans l’inspection des constructions pour la ville de Montréal.

Les deux familles habitaient dans le quartier de Saint-Léonard à Montréal.

Rapatriement des corps

Une collecte vient d’être lancée  par l’association Le Centre culturel algérien. L’argent collecté servira à couvrir les frais des pompes funèbres (le centre ICQ) ainsi que le transport des corps et des familles vers l’Algérie.

L’État algérien ne prend pas en charge les rapatriements de corps de ses citoyens décédés à l’étranger et ce bien que la loi de finances 2015 avait prévu un fonds spécial à cet effet. Mais en l’absence de décret exécutif, elle est en stand by.

Tout semble indiquer aussi que cette disposition de la loi ne sera jamais appliquée. On se rappelle que le gouvernement avait été piégé par le député FLN de l’émigration (Canada, les Amérique et l’Europe hors France) Noureddine Belmeddah qui avait introduit un amendement accepté et voté par les autres députés.

A noter que le rapatriement des corps n’est pas systématique. D’autres immigrants algériens préfèrent enterrer leurs morts au Canada à l’image de ce que promeut l’Association de la Sépulture Musulmane du Québec.
Pour les dons :  L’Association le Centre Culturel Algérien (CCA) à Montréal…

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