Diaspora : L’auteure Djemila Benhabib, invitée du Carrefour littéraire de Montréal

Pour sa sixième édition qui se tiendra ce vendredi, le Carrefour littéraire de Montréal invite la journaliste et auteure d’origine algérienne Djemila Benhabib pour parler de son expérience d’écriture comme moyen et acte de résistance.

djemilabenhabib

L’auteure de Ma vie à contre-Coran et des Soldats d’Allah à la conquête de l’occident aura aussi l’occasion de débattre avec les habitués de ce café littéraire lancé il y a quelques mois par le quatuor  Ali Kaidi, Khelifa Hareb, Nacer Irid et Mouloud Idriss, quatre militants pour la démocratie et l’identité amazighe en Algérie et au Québec.

Dès le lancement de ce café littéraire qui se tient au Café le Carrefour, d’où son nom, pas loin du Petit Maghreb de Montréal, ses initiateurs n’ont pas fait dans la facilité et dans la non- pertinence du choix des sujets ou des invités.

Le ton a été donné dès le premier rendez-vous où le sujet était Albert Camus « célèbre mais néanmoins controversé », comme le décrit Khelifa Hareb. Cirta, capitale de la Numidie en écho à la manifestation Constantine Capitale de la culture arabe, était le sujet du troisième café littéraire.

Et cette sixième édition ne déroge pas à la règle puisque la militante laïque et anti-islamiste Djemila Benhabib est connue pour son talent polémiste. Un talent reconnu même par ses adversaires politiques.

Adulée au Québec par certains, honnie par d’autres, l’ancienne correspondante d’El Watan à Montréal ne passe laisse pas indifférent.

Son combat contre les islamistes lui vaut souvent le qualificatif d’islamophobe. Une accusation colportée, d’un côté, évidemment, par un courant islamiste radical qui veut la faire taire en usant et abusant d’une liberté d’expression possible en occident. D’un autre côté, le musulman « lamda » lui reproche de fournir des munitions aux islamophobes qui ne veulent pas de musulmans en occident.

Au mois d’août prochain, elle aura l’occasion de défendre son point de vue en commission parlementaire à l’occasion de l’étude du projet de loi 59 sur le discours haineux. Certains voient dans ce projet une menace pour toute critique de l’islam qui pourrait être prise pour de l’islamophobie.

Des réactions sur les réseaux sociaux ont amené Khelifa Hareb à donner quelques précisions. « Nous remercions nos invités et Djemila Benhabib d’avoir accepté nos invitations sans hésitation et de nous honorer avec leurs participations. Nos invités sont des écrivains, des réalisateurs, chercheurs qui partagent avec nous un minimum syndical (démocratie, justice sociale, laïcité, féminisme, écologie)», explique-t-il.

« On donne la chance aux orateurs d’exposer leurs idées autour d’un thème bien défini en toute liberté et indépendance. Cela ne veut pas dire qu’on partage ou qu’on on adhère complètement à leurs idées. Et c’est tant mieux ainsi. Car notre objectif est de créer un débat constructif, un vrai échange d’idées libre et indépendant, ouvert, démocratique, responsable, loin de toute structuration partisane, ou récupération politique », conclut-il.

Il est à parier que la salle du Café Carrefour sur la rue Bélanger ne suffira pas à tous ceux et celles qui viendront écouter l’auteure.

Djemila Benhabib est née en Ukraine de père algérien et de mère chypriote- grecque. Ses parents aux convictions de gauche étaient des enseignants universitaires. Elevée à Oran, elle a fui l’Algérie pendant la décennie noire sous la menace terroriste. Proche de la branche identitaire du Parti Québécois, elle a été candidate de ce parti aux élections provinciales de 2012 et 2014 où elle a été défaite.

Ses livres ont édités en Algérie par les éditions Koukou du journaliste Arezki Ait-Larbi (http://www.koukou-editions.com/).

La page Facebook du Carrefour littéraire…

Par Samir Ben  Contactez moi

———————– Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Signalez-le moi. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire basé sur le respect de tout un chacun. ——————————

copyright – 2012-2015 – Samir Ben

7 réponses à Diaspora : L’auteure Djemila Benhabib, invitée du Carrefour littéraire de Montréal

  1. Biiouechra dit :

    On l’a presque oublié! Elle ne mérite pas un aussi long article. Lambda.

  2. Si elle avait la moindre dignité, elle n’aurait pas choisi un tel titre pour son livre.
    D’ailleurs elle a été la seule à le lire.
    C’est plus que certain.

    Les koffar doivent certainement la chérir , l’applaudir alors que Allah, ses anges et les fidèles passent leur temps à la maudire.

    Construire sa réputation sur le dos de la 3°religion ?
    Il faut avoir l’audace de le faire.

    C’est à croire que cette dame est plus intelligente que les 3 ou 4 milliards d’adeptes à l’Islam.

    Il faut de tout pour faire un monde.
    Et cette créature ne fait pas exception.

  3. Isis dit :

    Je n’aime pas cette dame, et ça n’a rien avoir avec l’Islam. Je pense seulement qu’elle est hypocrite et prête à vendre sa dignité pour se faire plaire.

  4. Chrif dit :

    Il est clair que cette femme cherche la notoriété en essayant de jouer, comme certains à l’époque coloniale ,le rôle de l' »arabe » contre les arabes, de la « musulmane » contre les musulmans.
    Mais son esprit n’est pas arabe mais plutôt chypriote grecque, son sang non plus n’est pas algérien mais à dominante chypriote grecque c’est à dire ce territoire dont l’histoire nous enseigne qu’il a en détestation l’islam et les musulmans.
    Quant au titre de son pamphlet il est manifestement provocateur pour plaire à une frange extrémiste en Occident qui pousse à la « guère des civilisations ».
    Ce n’est rien moins que la démonstration de sa pauvreté intellectuelle car si elle avait un peu de culture elle saurait que les valeurs du Coran ont donné naissance à la plus brillante civilisation de l’humanité qui a transmis à l’Europe les sciences qui l’ont façonnée et marquée jusqu’à aujourd’hui.
    Rien que dans le domaine de la philosophie comme l’a écrit Ernest Renan sans Avicenne et sans Averroes il n’y aurait ni Albert le Grand ni Saint Thomas d’Acun. C’est à travers le savoir et la pensée des musulmans que les universités se sont créées en France (et ensuite en Europe) comme celles de médecine à Montpellier et de philosophie à Paris. Les anglo-saxons ayant opté pour l’enseignement arabe scientifique.
    Dans cette transmission la ville de Tolède joua un grand rôle car c’est surtout là où furent traduits aux 11ème et 12ème siècles les ouvrages arabes traitant de toutes les sciences.
    Alors c’est quoi qui est à « contre Coran?

  5. DB dit :

    Le microbe a besoin d’infection, pour prospérer. De la haine en l’occurence. Et elle sait vraisemblablement où la puiser, mais aussi comment la distiller.

  6. Révoltée dit :

    Retour des béni-oui-oui. Franchement avec sa tranche, elle devrait avoir honte.
    C’était toujours la première à tirer sur les siens.
    quelle honte.

  7. Pierre Cloutier dit :

    À lire les commentaires contre Djemila Benhabib, ce n’est pas demain la veille que l’islam va être accepté au Québec. Que ceux et celles qui acceptent les valeurs occidentales soient les bienvenus et que ceux et celles qui veulent vivre sous la charia restent chez eux. Me semble que c’est simple à comprendre.

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