La crise berbère de 1949 pour les nuls…

La crise berbère de 1949 sera le thème d’une conférence qui sera donnée par Mr Ali Yahia Abdennour le 16 novembre à Montréal.

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Me Ali Yahia Abdennour qui a publié chez Barzakh un livre sur le sujet apportera un éclairage de première main, en témoin du siècle qu’il est.

Il est invité par la Fondation canadienne pour tamazight  »Tiregwa’.

 

Lire le communiqué de la Fondation Tiregwa…

 

Par Samir Ben  Contactez moi

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9 réponses à La crise berbère de 1949 pour les nuls…

  1. Chrif dit :

    Tout d’abord il importe de rappeler que le nationalisme algérien moderne a été initié par l’émir Khaled au début du 20ème siècle et il est l’instigateur du mouvement l’Etoile Nord Africaine car il militait pour tout le Maghreb. Ensuite, ses adeptes dont Messali Hadj ont poursuivi son action et aussi les intellectuels jusqu’à l’émergence du FLN. En parallèle, les oulémas, qui ont toujours agi pour préserver la personnalité algérienne face aux tentatives de l’assimilation de la politique coloniale, vont clarifier leur position sur cette question notamment par l’affirmation non négociable des valeurs que sont la patrie, la langue et la religion.
    Quand à la crise dite berbériste de 1949, dont les défendeurs qui l’ont payé de leur vie étaient aussi musulmans tout en affirmant leur spécificité kabyle, annonçait les jours sombres d’après indépendance.
    L’autre drame c’est que ce nationalisme spécifique mûri des années durant va être relégué à l’arrière plan au lendemain de l’indépendance par un clan inculte qui s’est imposé par la force et par le sang en 1962.
    Le problème de Maitre Ali Yaha c’est qu’il va collaborer avec ce groupe destructeur de la révolution algerienne avec à sa tête Ben Bella et Boumédienne. Ces derniers seront soutenus par des auto proclamés « idéologues » du parti unique du FLN tel un Mohamed Harbi qui avouera dans ses écrits ne s’être « engagé dans la révolution que pour le socialisme ». C’est ainsi que le pouvoir corrompu qui a confisqué la liberté en Algerie va tenter de mettre en place des orientations hasardeuses au nom du socialisme ou du marxisme et auxquelles le peuple algerien n’adhérera pas.
    Les fossoyeurs du devenir algérien ont écarté ou exilé ou assassiné des hommes intègres dont la probité, l’instruction et l’intelligence étaient capables d’offrir une vision d’avenir haute et noble du pays qui aurait apporté une espérance pour ses propres citoyens. Cette espérance était aussi attendue par l’Afrique et le monde. Au lieu de cela on a eu un régime de terreur et de corruption qui perdure et qui n’a donné que la désolation politique et sociale, la destruction des valeurs, la dislocation des régions et qui fait fuir des millions d’algériens.
    Quel immense gâchis!
    Maitre Ali Yahya qui a été ministre de Ben Bella et de Boumédienne peut-il nous dire :
    -Où sont les idées de Malek Bennabi surveillé et intimidé au lendemain de 1962 comme jamais ne l’avait fait le colonialisme que l’auteur du « phénomène coranique » avait toujours combattu?
    -Où sont les idées d’un Jean Amrouche qui rejetant l’assimilation dont il en avait été victime, ira rencontrer les responsables du FLN à Tunis, au Caire pour essayer de les convaincre d’oeuvrer à la « grande espérance » au delà du « sang et des ruines »?
    Il appelait en vain de toutes ses forces à la construction d’une « Algerie ouverte, multiraciale qui dépasse à la fois le colonialisme des uns et l’exclusivité des autres ».
    -Où sont les idées d’un Mouloud Feraoun qui a payé de sa vie, abattu par l’oas, son engagement pour l’instruction et la liberté?
    -Où sont les idées d’un Mouloud Mammeri ce doué de littérature qui avait protesté en arrêtant d’écrire dénonçant la  » tragédie, les larmes, le sang des innocents » que subissait tout le peuple algérien?
    -Où sont les idées du grand Maghreb d’un Moufdi Zakaria, chantre et poète, qui a écrit l’hymne national Kasamen alors qu’il était en prison et qui finira en exil à Tunis où il décèdera.
    -Où sont les engagements défendus au sacrifice de leur vie des Abanne Ramdane, Krim Belkacem, Mohamed Kheider, Mohamed Khemisti, colonel Chabani,…etc, etc, etc.
    Voilà pourquoi aujourd’hui des algériens, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, ne croyant plus à aucun nationalisme préfèrent se jeter à la mer pour fuir l’oppression et la misère d’un pays sans avenir.
    Les algériens sont toujours à la recherche de l’indépendance et de leur liberté. Sur tous ces points la guerre d’Algérie déclenchée en 1954 n’est pas encore finie.

    • amnay dit :

      Incroyable comment vous essayez toujours de falsifier l’Histoire: l’émir Khaled n’est pas l’instigateur de l’Etoile Nord Africaine. les origines de l’ENA remontent à 1924, où à Paris, des ouvriers « indigènes algériens », c’est à dire des kabyles pour leur écrasante majorité ( Voir benjamin stora, historien du FLN) créent un syndicat pour défendre les droits des ouvriers Nord-africains. ce syndicat prend le nom de «Le Congrès des ouvriers nord-africains de la région parisienne», fondé par Amar Imache . Et c’est encore Amar Imache qui est à l’origine de la mutation, en 1926, de ce syndicat en premier parti politique prônant la lutte pour le progrès social et l’indépendance de l’Afrique du Nord.l’émir Khaled n’a strictement rien à voir là-dedans! d’autre part, parmi les 8 fondateurs de l’Étoile nord-africaine (ENA) », 5 sont kabyles et pour faire consensus avec les arabophones, ils élisent messali hadj, quin’était pas encore adepte du gourou chakib arslan, précurseur du panarabisme et du panislamisme! RÉSULTAT: la crise berbériste, l’Algérie n’est plus algérienne est devient arabe après avoir été française et aujourd’hui nous sommes dirigés par les harkis de la guerre d’Algérie dont tout le monde sait qu’elle s’est déroulée en Kabylie et dans les Aurès !!! y’en a marre de vos contre-vérités

      • Chrif dit :

        Désolé de vous contredire mais il est injuste d’écrire que « l’émir Khaled n’a strictement rien à voir là-dedans ».
        Car c’est bien l’émir Khaled, petit fils de l’émir Abdelkader, qui est à l’origine de l’étoile nord africaine qui se fit en plusieurs étapes. D’ailleurs les premières cartes d’adhésion de ce mouvement nationaliste indiquaient son nom comme président d’honneur alors qu’il venait d’être exilé par la puissance coloniale. (Kaddache : Histoire du nationalisme algérien.1981. SNED)
        Dans son action retentissante, il était effectivement entouré de militants kabyles et d’autres algériens de toutes les régions mais aussi de marocains et de tunisiens et le premier drapeau de ce parti entrain de naître était vert couleur de l’islam car il visait l’unité de tout le Maghreb sous domination française.
        L’Etoile Nord Africaine a repris l’Ikdam de Khaled comme revue ainsi que les thèses de son programme politique comme revendications.
        Messali Hadj admiratif et disciple fervent de Khaled ne va y adhérer qu’en 1926 comme l’écrit dans la thèse, publiée en 1982, que lui a consacré Benjamin Stora. Cet historien pieds noirs que vous citez comme référence pour faire valoir votre position mais peut être sans l’avoir vraiment lu. Donc qui falsifie l’histoire?

    • kamelia dit :

      Ya el khaoua vous avez oublie les premiers heros de la revolution
      Algerienne EL MOKRANI CHIKH HADDAD BENKANOUN
      ALLAH YARHAMHOUM OU YARHAM A CHOUHADA

  2. Chafika dit :

    Voilà pourquoi aujourd’hui des algériens, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, ne croyant plus à aucun nationalisme préfèrent se jeter à la mer pour fuir l’oppression et la misère d’un pays sans avenir.
    Les algériens sont toujours à la recherche de l’indépendance et de leur liberté. Sur tous ces points la guerre d’Algérie déclenchée en 1954 n’est pas encore finie.

    +10 000

  3. Bouzidi dit :

    Avant tout il faut remettre les choses à leur place. Il ne s’agissait pas d’une crise berbère mais bien d’une crise anti-berbère. Dont acte…
    On est en 1949 et il faut bien le reconnaître les fondamentaux de la de l’époque étaient l’islamité et l’arabité. Les kabyles eux mêmes se définissaient comme arabes ( nekwni s wa raven… ). Les meilleurs théologiens et jusqu’à présent d’ailleurs sont kabyles. Les meilleurs écoles coraniques étaient implantées en kabylie. 99 % des kabyles ignoraient jusqu’à l’existence du mot amazigh…
    Des kabyles ont même participé à la rédaction du rapport occultant la présence berbère en afrique du nord que messali a envoyé à l’onu.
    Donc qui par ignorance, qui par opportunisme qui par peur de représailles’ la dimension berbère n’ existait pas…Messali était bien dans son élément pour rendre compte à ses guides egyptiens et du moyen orient en général.
    Et voilà qu’un groupe de jeunes kabyles vient le perturber et avec lui toute la société avec des notions que peut être lui même ignorait. Il n’était pas un savant.
    Le rapport de messali était en principe l’occasion inespérée pour unifier tous les kabyles avec l’eclairage de ces jeunes. Mais l’un ne faisant pas vers l’autre, la méfiance s’est installée et messali en a profité pour semer la dis dans le milieu kabyle.
    Tout ça c’est du passé mais à présent qu’est ce qui nous manque pour faire un seul homme pour sauver ce qui peut l’être encore…

    • tilmatine dit :

      voila pourquoi le bateau algerie tong dans tout les sens ,chacun prone l’exclusivisme,mais jamais nous, tous ensenmble ! quel gachis, notre pays continus a mangé ses enfants aussi lang-temps que sa dure ses richesses du sous sol, avant c’était le grenier de rom pour son blé, jai la conviction que nous avons la malediction d’avoir un pays aussi beau et riche mais!qui resteras invivable pour ses enfants. point barre!

  4. Harhad Ahrav dit :

    Maitre Ali yahia Abdenour une grande figure, il a été Ministre sous les gouvernements dictatoriaux de Ben Bella, de Boumediene, signataire des accords de ST. Egidio avec le FFS, le FIS etc., avocat de Ali Belhadj et Abassi Madani, à sa décharge: avocat des détenus du printemps Berbère, création de la Ligue Algérienne des droit de l’homme. Le trajet tourmenté d’un homme politique Algérien, Conclusion nul n’est parfait, et rien n’est immuable en ce monde, surtout en politique, il ne faut jamais dire jamais.

  5. massinissa ouchen dit :

    Ah des berberes qui colonisent les Inuiques…?

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