L’Enfant de la haute plaine, premier roman de Hamid Benchaar

septembre 16, 2014

Une guerre sans images n’en est pas une et ne serait qu’un vague souvenir englouti par l’oubli. C’est pour échapper à cette fatalité que Hamid Benchaar a écrit son premier roman qui raconte la guerre de l’indépendance de l’Algérie à travers les yeux d’un petit garçon de sept ans, Zine, qui pourrait être lui, enfant.

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« La Guerre d’Algérie demeure une inconnue pour les générations post-indépendance pour qui, elle n’existe simplement pas, car sans images », dit l’auteur dans le blog qu’il tient sur le site du journal français Le Monde.

L’Enfant de la haute plaine, commence en 1958 au moment où « la guerre d’Algérie entre dans sa quatrième année. Tortures, viols et tueries s’abattent du jour au lendemain sur de paisibles paysans de cette région qui fut à la pointe de la lutte pour l’indépendance », peut-on lire en quatrième de couverture de ce roman publié récemment chez l’Harmattan.

L’enjeu de raconter cette guerre ? Ne pas la raconter « fait l’affaire des bourreaux d’hier qui peuvent ainsi nier l’existence des exactions commises et notamment la torture. Heureusement, il y a les écrits qui témoignent et qui accusent », ajoute l’auteur.

« J’ai voulu, dans ce livre, rappeler combien ce conflit fut atroce et complexe, et combien il était difficile, sur le moment, de faire la distinction entre les bourreaux et les victimes », dit ce diplômé de l’Institut polytechnique national de Grenoble (France).

Hamid Benchaar vit entre Montréal et Ottawa où il exerce actuellement comme consultant en systèmes informatiques pour le gouvernement canadien.

[rectifié le 17.09.2014] Natif des Aurès en Algérie, il a déjà publié chez l’éditeur allemand Dictus Publishing, en mode impression à la demande, un essai, Liberté choisie et appartenance subie : Réflexions de nature politique et philosophique sur l’exil, la mémoire et l’histoire des sociétés,  qui est une compilation de textes postés sur le même blog.

 

Le blog de l’auteur …

Le site des éditions l’Harmattan ….

 

 

Par Samir Ben  Contactez moi

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Comment déprogrammer un terroriste…

septembre 13, 2014

Le jeune réalisateur américain Giovanni Zelko parcourt les festivals avec son premier film The Algerian. Il était à Montréal au début du mois en cours pour le Festival des films du monde, où il a présenté son film en hors-compétition.

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«Tout ce qui est américain n’est pas obligatoirement hollywoodien» s’applique parfaitement à cette production indépendante qui raconte l’histoire d’Ali, un étudiant algérien membre d’une cellule terroriste dormante implantée à Los Angeles et qui prépare une action d’envergure. Le contact avec les Américains dont des musulmans, la rencontre de l’amour feront le malheur des commanditaires de sa mission.

Rencontré en marge du festival, le réalisateur new yorkais se défend de perpétuer le stéréotype du musulman terroriste. «Je suis d’origine italienne et je déteste l’image de l’Italien dans les médias américains : mauvais, il bat sa femme et a des liens avec la mafia ! La réalité est tout autre. Dans le cas des Italiens, ça peut être amusant, mais pour le musulman, l’image est encore plus dramatique», explique-t-il.

Il est vrai que, généralement, les réalisateurs indépendants sont habituellement de gauche et très inclusifs.

Giovanni Zelko a écrit le film avec Ben Youcef, un acteur d’origine algérienne qui a vécu jusqu’à l’âge de 10 ans en Arabie saoudite avant d’aller en Angleterre et, finalement, s’installer à Los Angeles, où en plus de son travail d’acteur — il a joué dans Munich, NCIS LA entre autres — il participe à des prières interreligieuses.«Notre agenda, Ben et moi, quand on a écrit le scénario du film, n’était pas de divertir. Nous voulions justement montrer les musulmans au-delà des stéréotypes. Les musulmans ne sont pas tous des terroristes. Nous voulions dire que la majorité des musulmans sont bons, comme dans n’importe quel autre groupe», se défend-il.

«Nous montrons dans notre film qu’il était sur un mauvais chemin. S’il n’avait pas été en contact avec des Américains, il aurait mené sa mission à terme. Sa rencontre avec un imam américain et une fille dont il est tombé amoureux, des discussions avec un soldat américain déployé en Afghanistan ont fini par le déprogrammer et la fin en surprendra plus d’un !» ajoute le réalisateur.

Quelques scènes du film ont été tournées à Ghardaïa, Tipasa et à La Casbah d’Alger. Le choix de Ghardaïa d’où est originaire l’acteur Ben Youcef s’est imposé naturellement. «J’ai été fasciné par la beauté de cette ville. Il ne faut pas oublier que c’est une fiction, donc l’histoire n’est pas liée à cette ville», nuance le réalisateur quand on lui fait remarquer qu’il est paradoxal de filmer une scène violente dans l’une des communautés les plus pacifiques d’Algérie.

Le tournage du film avait commencé en 2009, mais les événements du printemps arabe ont contraint Giovanni Zelko à apporter des modifications au scénario en cours de route.«On a commencé à tourner avant le printemps arabe. On a été obligé d’adapter le scénario au fur et à mesure des événements du printemps arabe. Au départ, le film était fait plutôt en réaction aux événements du 11 septembre 2001. Le but était de faire un portrait de la relation entre les cultures, la tolérance et la coexistence entre celles-ci et comment un musulman radical se transforme à la rencontre des gens dans le film», explique-t-il.

Ayant une formation de base en histoire, avant ses études en cinéma à Boston, il s’est basé sur l’ouvrage collectif Le Moyen-Orient en 2015, publié en 2002 et dirigé par une professeure de la National Defense University à Washington.

Le réalisateur s’est inspiré de La Bataille d’Alger, les scènes de La Casbah, et même à Star Wars pour le personnage du cerveau de la cellule appelé le «Père» et sa relation avec Ali. Pour le moment, il compte rester dans le circuit des festivals avant de le distribuer en 2015.

Sur Facebook : https://www.facebook.com/TheAlgerianMovie

Cliquer ici pour accéder au site web du film…

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