Sochi : Deux soeurs Québécoises sur le même podium…

Beaucoup de parents et pays en rêvent. Une famille québécoise de Montréal, les Dufour-Lapointe, l’a fait aux jeux olympiques d’hiver qui se déroulent à Sochi (Russie) :  Deux de ses trois filles, Justine et Chloé, qualifiées en finale des épreuves de bosses en ski acrobatique ont décroché les médaille d’or et d’argent pour le Canada. La troisième s’est contentée d’une douzième place mais n’a pas démérité.

Chloé et Justine Dufour-Lapointe

Chloé et Justine Dufour-Lapointe

Maxime, Chloé et Justine Dufour-Lapointe avec leurs parents

Maxime, Chloé et Justine Dufour-Lapointe avec leurs parents

C’est la septième fois de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver que des frères et/ou soeurs terminent au 1er et au 2e rang d’une même épreuve.

Quelle belle réussite pour les filles et quelle récompense pour les parents. La maman qui a une maîtrise en administration a laissé tomber une carrière professionnelle pour s’occuper à temps plein de ses filles. Finalement, elle ne le regrette certainement pas son choix. Et je dis bien SON choix.

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Chloé et Justine Dufour-Lapointe

Chloé et Justine Dufour-Lapointe

Chloé et Justine Dufour-Lapointe

Chloé et Justine Dufour-Lapointe

Une source d’inspiration

L’exploit des deux soeurs et de leur aînée va inspirer certainement d’autres filles au Québec, au Canada et partout dans le monde. Je pense à la petite Nour Houda Foura, une Québécoise d’origine algérienne,  étoile montante du patinage artistique qu’on pourra, peut-être voir sur un podium international dans le futur.

 

Par Samir Ben  Contactez moi

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17 réponses à Sochi : Deux soeurs Québécoises sur le même podium…

  1. André dit :

    Enfin!!!!!! une information positive. Ça nous change du débat sur le voile… Faut ajouter les 2 homologues masculins québécois des ces frangines qui eu aussi ont récolté l’or et l’argent.

    L’Algérie ne participe pas à ces jeux. Puis-je rappeler qu’à Vancouver,il y a 4 ans, un certain Meïdi Khelifi né en 1992 en France, ayant la double nationalité, a participé comme fondeur. Bon,il est arrivé 84è…L’important c’est de participer disait le baron…
    Enfin, ceux qui participent à ce bloque et qui croient que je ne connais pas l’Algérie, pourront se raviser avec cette information que je vous offre.

    • bena dit :

      André des Trois Rivières… ;-

      Bravo aux Deux sœurs et bravo pour Meïdi Khelifi.

      Tu as oublié de dire que Mehdi-Sélim Khelifi fait partie du FIS… Fédération Internationale de Ski. -:

      a+

    • bena dit :

      Dans le silence habité du poème

      Bernard Mazo se défiait assurément de l’emphase et faisait confiance à l’intelligence de l’éclair traqué dans ses ultimes fulgurances.

      C’est «dans le silence habité du poème», qu’il ciselait ses strophes poétiques d’une grande sobriété métaphorique. Ses vers se déclinent comme des évidences, des sentences philosophiques («on creuse/ le silence/ On s’entête»). Il y avait plus d’une circonstance dans le parcours et l’oeuvre de Bernard Mazo qui favorisait une réelle et singulière affinité.

      D’abord, naturellement, il y avait le Sud, plus singulièrement, l’Algérie au destin croisé si longtemps avec celui de la France. Bernard Mazo, sans détour, faisait la part du tragique dans ce compagnonnage imposé par l’histoire coloniale. Comme beaucoup de jeunes Français, Bernard Mazo eut «vingt ans dans les Aurès» et depuis, il confiait qu’il portait l’Algérie et les Algériens dans son coeur «comme une blessure jamais tout à fait refermée et cela depuis plus de cinquante ans». Il y a découvert la richesse de la culture multimillénaire berbère et arabe en même temps que les affres du colonialisme avec son cortège de misère et d’injustice. Dans cette «sale guerre» qui n’avouait pas son nom,

      il a entendu également les appels de quelques Justes français, tels Henri Alleg,Maurice Audin et autres hommes de conscience comme Jean de Maisonseul et le général Pâris de La Bollardière . Et, au coeur de ces Aurès tourmentés, la poésie était là. Eclairante et salvatrice. Bernard Mazo à l’écoute des voix algériennes nouvelles, Kateb Yacine et Jean Sénac, parmi les premiers, entrait dans l’intimité d’une revendication nationale en même temps que dans les profondeurs des cultures du monde arabe. Dans son travail à venir, son passage par les Aurès aura été fertile. Il retournera plusieurs fois en Algérie où il entretient des liens d’une grande densité en même temps qu’il développe une fine connaissance de la poésie algérienne. La parole —comme sa poésie— de Bernard Mazo est d’autant plus précieuse qu’on entre à travers les deux rives de la Méditerranée pour à la fois entretenir la fraternité poétique et le partage humain.

      Voyageur au long cours du fait poétique sur « cette terre vouée au désastre », Bernard Mazo nous confiait sans complaisance : « Pour moi, la langue arabe est la langue de la poésie. Elle le fut dès la lointaine époque anté-islamiste avec le soufisme puis ne cessa de se développer à partir de l’an I de l’Hégire, eut sa période flamboyante au coeur de la civilisation arabo-andalouse pour retrouver un second souffle dans la seconde partie du XX° siècle ». Ainsi les oeuvres des grands maîtres tels Adonis, Georges Schéhadé, Salah Stétié Ounsi El Hage n’ont pas de secret pour lui tout autant que les nouvelles voix comme Joumana Haddad,

      Abdelmonem Ramadan, Salah Al Hamdani. Sans oublier Mahmoud Darwich qu’il tenait pour « l’une des grandes voix mondiale contemporaine qui pouvait réunir des milliers de personnes pour ses lectures ». A côté de ces grandes voix du monde arabe, il ne manquait pas de préciser que « la poésie la plus novatrice s’est développée au Maghreb et plus spécifiquement en Algérie avec ces grands poètes francophones ».

      Ayant une connaissance étendue des expressions poétiques dans le monde arabe, le propos de Bernard Mazo était loin d’être une convenance généreuse à l’égard des poètes du Maghreb.

      Mieux, il surprenait encore par l’attention vigilante qu’il prête aux nouveaux paysages poétiques originaires de cet espace… Il s’agit de la poésie féminine dans son versant francophone comme arabophone qu’il dépeint avec enthousiasme, la trouvant d’une « force et d’une richesse exceptionnelles. Poésie de résistance, poésie de revendication, poésie tissée d’ima-ges fortes et d’un lyrisme retenu ».

      C’est une chance précieuse qu’ont les poètes du Machreck et du Maghreb d’avoir eu au pays de Rimbaud et de Char un tel ami attentif à leurs créations et qui en témoignait avec une pénétrante assiduité. A l’écoute du « bruissement mystérieux du monde » Bernard Mazo domestiquait les fureurs et les débordements par l’exercice d’une poésie solidaire mais qui ne renonçait pas aux emblèmes de la rigueur et de la profondeur esthétiques. Il écrivait « au nom/de tout ce qui ne veut pas mourir …/ dans le torrent impassible/des jours ». C’était sa réponse tranquille à l’implacable question de Hölderlin : « A quoi bon des poètes en temps de détresse ? ».

      C’est grâce à la médiation du poète et peintre Hamid Tibouchi, qui accompagnait l’un de ses plus récents recueils « La cendre des jours », que j’ai eu le plaisir de le rencontrer et mieux le connaître. Le même ami vient de m’informer que Bernard Mazo nous a quittés subitement… Bernard Mazo n’esquivait pas pour autant la complexité existentielle et la fragilité humaine. Dans un entretien, il nous avouait : « Au fond, j’ai ce travers de vouloir être aimé et de ne jamais oublier que nous avons une trajectoire mortelle, que nous sommes exilés sur terre, souvent désorientés face au grand mystère de la vie et de l’univers ». « Un poème chante ou ne chante », aimait-il à redire l’aphorisme de René Char. Sa poésie résonnera assurément longtemps dans la mémoire de ceux qui l’ont connu et pour ses lecteurs à venir.

      .

      ABDELMADJID KAOUAH

      • Martin André dit :

        ABDELMADJID KAOUAH était en en grande forme pour avoir écrit un aussi long et intéressant texte. Il a dû boire plusieurs kaouahs avant d’écrire 😉

  2. Kamel dit :

    Enfin Monsieur le journaliste Samir Ben comprend qu’il peut parler d’autre chose que de la charte, du racisme et des mosques de Montréal … et ca peut interesser la communauté .

  3. personne dit :

    Allez…capotons tous pour les JO ! Oh boy….Que du bonheur !

  4. Yanis dit :

    Toc Toc Monsieur cloutier

  5. citoyen7 dit :

    les russes sautent haut, les noirs courent vite. c’est la police qui les entraînent dans les deux cas.

    • bena dit :

      Ha ha ha,

      Et le lanceur de marteau ?

      Il est rentré au stade, quand on lui a dit voilà tu vas lancer le marteau…rma djedou… jusqu’en dehors du stade.
      C’était un  »teneur de mur », le travail, lui il ne voulait rien savoir.

      Il a eu une médaille en ordure/or dur.

      ;-

  6. Ovide dit :

    Félicitations aux deux sœurs de leur exploit et je leur dis
    Bravo ! ! ! j’espère qu’elles vont inspirer d’autres jeunes…

  7. rodesir dit :

    Merci pour l’article , ….Juste pour rappeler que la premiere médaille d’or algerienne aux jeux ( d.’été bien sur ) a été gagnée haut la main par une femme : Hassiba Boulmerka . et qu’en 12 participations , on n’en a obtenu que 5 en or ! pas beaucoup , mais assez pour mettre ne avant  » un peu plus  » ce sont de veritables champions ! contrairement aux pantins du football soccer !! excepté peut etre ceux de 1982 mais ils n’ont pas depassé le premier tour ! soyons réalistes !! et l’exceptionnel Rabah Madjer !

  8. HBench dit :

    Voilà qui va peut-être refroidir les ressentiments de nos compatriotes, et leur déluge de critiques envers le Québec depuis quelques jours. Le Québec est, pour le Canada, le plus gros pourvoyeur de médailles aux JO.
    Dans d’autres domaines, aussi, il est le pilier de la fédération. Et pas seulement grâce aux anglophones. Si, comme dit Nietzsche, le ressentiment est la morale du faible, il peut aussi être générateur de valeurs. Il suffit de vouloir.

    • personne dit :

      En ta qualité d’Africain du Nord , je doute que tu saches skier…toe ! Moe, pour ma part ,j’aurais préféré une citation d’Antoinetta Macchioci , qui stipulait en substance :  »Le pessimisme de la volonté, c’est l’optimisme de la pensée  ».
      NB : Le Québec est par ailleurs un très gros pourvoyeur, d’analphabètes, de chômeurs, de racistes…..etc ! Bref la liste serait fastidieuse !

      • rodesir dit :

        @ Personne : !! Le Canada ne souhaite pas lacher le Québec ! par contre les  » analphabetes, chomeurs, … » du quebec veulent bien se detacher du Canada !! comment expliquer ?

      • HBench dit :

        Voilà encore une ineptie. Je ne sais pas où tu habites, mais si tu es à Montréal ou à Ottawa, j’autorise Samir de te donner mon adresse. Je te donne rendez vous sur une piste de ski. N’oublie pas de ramener tes skis. Et voici une autre citation. Juste pour toi. « la pauvreté intellectuelle est plus lamentable que la pauvreté matérielle. car elle désarme réellement l’homme. »

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