Toronto : Mariage à l’algérienne…

juin 29, 2013

Des klaxons vont se faire entendre ce samedi après-midi à Scarborough dans le district Est de Toronto – la ville la plus peuplée du Canada – 6 millions d’habitants dans le grand Toronto – et la ville aux 242 quartiers aussi divers que la composante ehnique de sa population – on peut entendre dans la rue des centaines de langues !

Le cortège qui va silloner les quelques kilomètres qui séparent les maisons des parents des jeunes futurs mariés d’origine algérienne du lieu de la célébration va transformer le quartier en une cité algérienne.

voiture

Tout a été fait, selon la tradition algérienne – « pas trop quand même, on a gardé l’essentiel » m’a expliqué A.M., une amie de la famille.

En terme d’essentiel, la tradition du henné n’a pas été élaguée ! Ainsi, la future mariée s’y est pliée hier en recevant la famille du mari pour la traditionnelle séance de henné.

Si le mariage avait lieu à Montréal, le henné aurait pu être pris en charge par Malika la Seddara (la contacter sur Facebook…), une Algérienne de Nedroma spécialisée dans les tatouages temporaires au henné et la préparation des mariées pour la nuit de noces. Elle est toujours présentes dans les événements de la communauté .

Les préparatifs de la fête vont bon train. La confection des gâteaux a été faite à la maison par les femmes et les amies de la famille – les inévitables youoyous étaient de rigueur à chaque fournée terminée !

gateaux

gateaux

Ces Torontoises travailleuses, enseignantes ou qui élèvent leurs enfants à la maison perpetuent une tradition héritées de leurs mamans qu’elles transmetteront certainement à leurs filles – le processus naturel d’intégration dans l’environnement multiculturel canadien apportera nécessairement des changements  à ces traditions.

viandes

viandes

Idem pour les plats prévus que ce soit le couscous ou les plats à base de viande …halal.  Une denrée qui ne manque pas à Toronto puisque le nombre de musulmans représenten près de 3% de la population.

Au bout de tout ceci, ce qui comptera le plus ce sera le bonheur des deux jeunes mariés…c’est ce que tout le monde leur souhaite…

Par Samir Ben Contactez moi

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Une « tabouna » à Toronto…

juin 27, 2013

Un mariage algérien sans un four  »Tabouna »(voir la photo) n’en est pas un. Même si la fête se passe à Toronto (Canada) à des milliers de kiolmètres de l’Algérie.

tabouna

 »Excuse moi, il faut que j’y aille. Je dois rejoindre un groupe de copines au Costco pour choisir une Tabouna. Il y aura du monde ce  samedi au mariage de la fille d’une amie et on doit avoir du bon matériel pour préparer à manger »,  me dit A.M, une Algérienne de  Toronto, pour s’excuser de ne pas pouvoir continuer l’entretien qu’elle m’accordait.

On parlait de sa vie à Toronto, de sa condition de femme, de ses enfants, de son travail, de son choix de vivre dans l’Ontario anglophone au lieu du Québec francophone comme le font la majorité des Algériens qui ont immigré au Canada et d’autres questions qui viennent à l’esprit quand veut aller au-delà des clichés et apparences…

Toronto - Vue à partir de l'aéroport Billy Bishop du Centre ville

Toronto – Vue à partir de l’aéroport Billy Bishop du Centre ville

Et voilà que la  »Tabouna » me rappelle que les enfants de la deuxième génération, nés au Canada, commencent à atteindre l’âge adulte et à se …marier !

Si tout se passera comme prévu, il y aura un cortège qui aménera la mariée de chez ses parents jusqu’à la salle ou sera célébré le mariage – je ne sais pas s’il est permis de klaxonner à Toronto comme on le fait lors de mariages en Algérie et s’il y a une limite aux décibels émis par les voitures…

A Toronto, l’imam qui célèbre le mariage se charge des déclarations auprès de l’état civile – donc on cumule le religieux et le civil.

Nos deux heureux futurs jeunes mariés d’origine algérienne ont fréquenté la même école du week-end pour apprendre l’arabe quand ils étaient petits.

Et il parait que pour les mariages dans la communauté, on se dirige vers une pénurie à Toronto.

Solution ? il faut aller chercher à Montréal !!

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copyright – 2012 – Samir Ben


Toronto : cherche Algérien(ne) désespérement…

juin 1, 2013

Pas facile de trouver l’ombre d’un Algérien ou d’une Algérienne à Toronto ! Contrairement à la région du Grand Montréal ou se concentre plus de 95% des Algériens du Canada, la ville reine (l’autre nom  de la capitale de l’Ontario) n’accueillerait que quelque … 400 Algériens.

Toutefois, les registres consulaires de l »ambassade d’Algérie à Ottawa comptent près de 2 000 inscrits (1 994 exactement) qui vivent dans la Grande Région de Toronto.

On peut alors estimer qu’il y aurait environ 2 500 Algériens dans ce qu’on appelle le GTA (Greater Toronto Area)

Dundas Square _ Centre VIlle de Toronto

Dundas Square _ Centre VIlle de Toronto

Selon des chiffres, certes non officiels mais non contestés par différentes sources, les Algériens du Canada seraient une communauté de près de 100 000 personnes.

Il n’y a pas de quartier Petit Maghreb à Toronto. On peut visiter Chinatown, Koreatown, Little Italy, …..mais pas la moindre boutique détenue par un Algérien.

Les quelques Algériens que j’ai eu la chance de croiser ont des expériences et des vécus différents, mais une tendance se dégage : la langue est un facteur déterminant dans le choix du lieu d’installation au Canada. On s’installe à Montréal parce que la vie se passe en français quoiqu’il ne soit pas aisé de trouver un travail parfois.

Il semblerait qu’il soit plus facile pour un célibataire (Algérien) de s’installer à Toronto que pour une famille qui serait tentée de lâcher Montréal la francophone pour l’anglophone Toronto – Il est clair que les expériences diffèrent d’une personne à une autre.

Autant un étudiant comme Ahmed H., 31 ans, est optimiste autant d’autres Algériens de Toronto le sont moins.

L’avenir est plus à chercher, certainement, du côté des enfants nés au Canada de parents Algériens. J’ai eu la chance de rencontrer la jeune Sarah Semmar, 11 ans, qui est classé dans le Top 25 des meilleurs joueurs de tennis de moins de 12 ans en Ontario.

Un chose surprenant toutefois : comme les Algériens de Montréal ont de la nostalgie pour l’Algérie, ceux de Toronto ont de la nostalgie pour …. Montréal !!

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