Le Québec, Twitter et moi…

juillet 30, 2012

Je m’apprête à suivre sur Twitter les élections québécoises.  Elles devraient être annoncées dans les prochains jours.

Et alors? me diriez-vous ?! 

J’ai un compte twitter un peu plus jeune que le service du petit oiseau bleu lancé en 2006.  J’avoue que même vivant dans un pays du G8, je ne l’utilisais pas beaucoup. Une question de coût !

Ceci s’explique aussi par le fait que mes contacts et mes amis  sont plus sur facebook.  Donc, je passe plus de temps sur facebook.

Au Québec (une province canadienne, si ca ne vous dit rien, pensez à Céline Dion !)

C’est la première fois au Québec que j’assiste et je mesure en  »live » l’impact des réseaux sociaux sur la vie politique – Je ne parle pas d’un changement de régime comme cela s’est fait en Egypte ou échoué en Iran !

Comme le Québec s’apprête à vivre une élection législative, probablement le 4 septembre prochain, après plusieurs mois d’agitation étudiante, les esprits commencent à sa chauffer sur Facebook et particulièrement sur Twitter.

On en est déjà à une première victime : un candidat d’origine arabe, un peu trop imprudent, et  qui a accusé sur Twitter, les indpendantistes québécois d’être racistes s’est vu exclus de son parti et ne pourra pas se représenter au nom de cette formation politique (Kamal G. Lutfi pour le parti Coalition Avenir Québec).

Les annonces de candidatures passent par twitter avant d’être entérinée….en conférence de presse le lendemain !

Les échanges entre candidats se passent en direct sur Twitter…et les candidats intéragissent avec les électeurs…Il est clair que ceci ne se passe pas sans risque pour les candidats s’ils ne font pas attention à ce qu’ils mettent dans les 140 caractères qu peut contenir un tweet.

A Alger !

Tout ça  me rappelle une histoire qui m’est arrivée à Alger pendant l’été 2010. Elle n’a rien à voir avec la classe politique algérienne ou le pouvoir algérien lui-même – Tous deux ne fonctionnant qu’avec la rumeur…

C’est celle de ce responsable dans la wilaya d’Alger que je devais rencontrer dans le cadre de mon travail de journaliste – bien sûr, je suis passé par la cellule de communication qui a organisé la prise de contact.

Naïvement, le jour J, j’appelle le responsable sur son téléphone mobile – il me l’avait donné auparavant.

Première tentative, deuxièeme tentative…nème tentative : Il ne répond pas ! Il a fini par m’envoyer un SMS :  »ceci est le téléphone d’un MESSOUL (responsable) !!! »….et mon téléphone à moi, il appartient à qui ?….c’est toute la différence entre un système qui donne l’impression, au moins, aux gens qu’ils comptent et un autre qui les écrase….

Par Samir Ben Contactez moi

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Prière de prendre note que tout commentaire qui contient des insultes, des propos racistes, islamophobes ou anti-sémites sera systématiquement refusé. Cet espace doit demeurer un lieu de débat contradictoire et non un crachoire pour frustrés de tous genres.
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copyright – 2012 – Samir Ben

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Faut-il faire taire Omar Aktouf ?

juillet 22, 2012

La dernière contribution sur El Watan du professeur en management aux HEC de Montréal sur les choix économiques de l’Algérie a suscité une avalanche de commentaires pas toujours doux à son endroit (voir plus basm le lien sur la contribution ).

Youcef Bendada, économiste, vivant au Canada, part à sa défense. Je publie ici son texte en intégralité :

 

Faut-il faire taire Omar Aktouf ?

Omar Aktouf sort de sa réserve et,  comme à l’accoutumée, parle vrai. Il parle économie, gestion, management sans détours. Et puis, il cisèle ses phrases et ne prend pas de gants pour dire vrai.  Sa contribution, puisqu’elle est ainsi intitulée, est un cri du cœur d’un sociologue doublé d’un économiste connu et reconnu à travers le monde. Je n’exagère pas, puisque son école s’étend de l’Europe aux deux continents américains grâce à sa maitrise des langues anglaise, espagnole et portugaise.

Omar Aktouf, me semble-t-il, n’attend rien de quiconque. Il dit ce qu’il pense et dérange ceux qui courtisent. Omar Aktouf a lancé un cri que l’on veut déformer afin de le discréditer et l’éloigner de son devoir d’intellectuel prêt à servir sa patrie. À quoi alors servirait un intellectuel, si ce n’est pour dénoncer les (vraies) dérives de son pays lorsqu’il est en danger?

Pourquoi a-t-on voulu l’éloigner de son pays déjà dans les années 90, lorsque certaines autorités logées à El Mouradia ont demandé à une annexe de l’ONU de le bannir d’un programme économique au service des pays en développement, alors qu’il n’en coûtait pas un dinar à notre pays pour profiter de son savoir? Mais peut-être que, justement, le savoir que Omar Aktouf propose ne «plaît» tout simplement pas à bien des intérêts solidement installés dans et hors l’Algérie ?

Omar Aktouf, dont l’engagement pour son pays n’a d’égal que son franc parler et la justesse de ses analyses, dérange, tout bonnement, toute une série de «cliques» qui se sont donné pour «noble mission» le contrôle privé des richesses de notre pays, quitte à tenter de trouver théories et justifications là où il n’y en a plus : les modèles US et le néolibéralisme.

Pour preuve que Omar Aktouf a toujours eu raison, il suffit de lire ses ouvrages prémonitoires quant à la fabuleuse filouterie des Surprimes que le système financier américain a concoctée, plongeant le monde entier dans un tourbillon de mesures démentes de néolibéralisme, qui n’en finit plus, et dont les ressorts ne sont que sucer le sang des travailleurs et massacrer la nature tout en continuant à engraisser les banquiers et leurs complices, dont font partie, businessmen, politiciens, «experts» et autres «éminents professeurs».

L’appel de Omar Aktouf, si on veut bien le lire pour ce qu’il est : le cri du cœur d’un homme droit et authentique algérien, en plus d’être celui d’un des plus précoces et fins analystes (encore une fois mondialement connu et reconnu) des dégâts de la mondialisation, du néolibéralisme et du modèle US… est une bénédiction pour notre pays qui n’en peut plus de souffrir l’infinie boulimie de ces courtisans sans foi ni loi, qu’on nous présente, «théories fumeuses» à l’appui, comme les sauveurs de la nation.

Par ailleurs, ce cri de Omar Aktouf est une suite logique à son essai de fin des années 1980, publié sous le titre «Algérie, entre l’exil et la curée» : cet ouvrage dénonçait déjà l’inanité du mode de fonctionnement de notre économie,  et surtout, mettait clairement  à nu un système pourri ne favorisant que clanisme, corruption et maintien de l’économie algérienne dans un sous-développement endémique.

Omar Aktouf tente de construire une démarche et une stratégie  aussi désintéressées que sérieuses, démarche qui permettrait de maitriser les ressources, en particulier toutes les ressources de type bien commun et publiques, aux mains d’un État fort («véritable État» comme il le dit, et non «cliques» d’économie de bazar,  s’improvisant «gouvernants») qui veille à un usage du revenu national de manière équitable, à une juste répartition entre «entreprises», travailleurs, nature…

Traiter Omar Aktouf de «naïf», de «déconnecté», de «soviétiste»… et de  tous ces «noms d’oiseaux» que je vois de ci-de là, n’est, pour moi, que refus de voir sérieusement ce qu’il a à nous dire, et gratuite insulte à son intelligence et à l’approche rigoureuse-constructive qu’il imprime à son discours.

Ne laissons pas son cri se transformer en désespoir. Quant aux charlatans, ils peuvent continuer à bénéficier de tous les supports, rien n’y fera, l’économie nationale sera sauvée par ses enfants, et, espérons le, la multiplication des Omar Aktouf.

 

Youcef Bendada

Économiste/Montréal

Lien : La contirbution de Omar Aktouf

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Rabah Driassa sur les rives du Saint-Laurent…

juillet 19, 2012

Que ce soit clair : Rabah Driassa ne viendra pas à Montréal ! Mais on écoutera certainement une de ses chansons  sur les quais du Vieux Port de Montréal à l’occasion du festival Orientalys qui se déroulera du 10 au 12 août prochain.

Marie Trezanini – chanteuse franco-québécoise
De la musique juive yéménite à Rabah Driassa.

L’auteure-compositrice et interprrète franco-québécoise, Marie Trezanini, me l’a annoncé aujourd’hui lors du dévoilement de la programmation de ce festival.

Qu’est-ce qui a poussé Marie Trezanini à aller chercher dans le répertoire du chanteur que nous avons connu il y a longtemps à travers, entre autres, ses chansons à la gloire de la révolution agraire – du temps du socialisme irréversible en Algérie ?

Cette globe-trotteuse de la musique orientale a parcouru pratiquement tout le monde arabe et se spécialise depuis 2010 dans la musique juive yéménite – Ceux qui connaissent la chanteuse israélienne Ofra Haza savent de quoi je parle.

Lors de ses recherches sur la musique traditionnelle dans différents pays arabes dont l’Algérie, elle est tombée sur  Rabah Driassa. « J’ai adoré la chanson -Wentia Derti Elhenna- (Tu as mis le henné) qui raconte l’histoire d’un amour tragique ou un homme doit assister de loin au mariage de sa bien aimée.. »

Moi de mon côté, je redécouvre Rabah Driassa. Quand j’étais jeune, disons plus jeune, je le trouvais ringard et vieux jeu…mais finalement, en le réécoutant sur Youtube, je découvre qu’il était tout sauf superficiel !

Plus d’informations sur Marie Trezanini sur son site web…

La programmation d’Orientalys au vieux port de Montréal…

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Le Québec suspend l’immigration économique…

juillet 13, 2012

Le Québec ne prendra plus de nouvelles demandes d’immigration jusqu’en mars 2013, selon ce que rapporte ce matin le journal Le Soleil.

Cette décision concerne les travailleurs permanents, catégorie pour laquelle la majorité des demandeurs algériens postulent.

Le programme de parrainage n’est pas suspendu .

Toutefois, si les demandeurs ont une promesse d’embauche pour un emploi spécifique et pour lequel il y a un manque criant de main d’oeuvre, leurs demandes sera prise en charge.

Cette décision n’affecte pas, il est clair, les demandes qui passe par d’autres provinces canadiennes ou qui relève d’un programme fédéral.

Je présume bien que ceci va engendrer un frustration pour ceux qui avaient un projet d’immigration.

En tous cas, ils pourront le reprendre dans 9 mois.

Lire l’article du Soleil : Immigration économique: Québec ferme la porte…

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La célébration du 50ème à Montréal en photos…

juillet 9, 2012

Ils étaient près de 20 000 Algériens du Québec et leurs amis Québécois et autres à venir célébrer le 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie au Parc Jean Drapeau de Montréal…

Une initiative citoyenne mise sur pied par deux Algériens du Québec, les animateurs radio, Aissa Lamri et Lamine Foura et un Québécois amis de l’Algérie, Patrick Cameron…

 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
 
   
   
   
   
   
 
Lire mon compte-rendu sur El Watan…
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Une grande fête algéro-québécoise pour le 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie…

juillet 7, 2012

Le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie ne passe pas inaperçu à Montréal. Deux Algériens, Lamine Foura et Aissa Lamri, et un Québécois, Patrick Cameron,  se sont associés pour organiser à cette occasion le samedi 7 juillet prochain une grande fête algéro-québécoise sur le site de l’ïle Sainte Hélène du Parc Jean Drapeau de Montréal qui peut accueillir jusqu’ à 15 000 personnes.

Le 50eme anniversaire de l’indépendance de l’Algérie à Montréal – Une grande fête algéro-québécoise…

 

Ce concert-événement sera assuré par plusieurs artistes « d’origine algérienne, des Québécois de souche ainsi que des amis de l’Algérie », a affirmé à El Watan Patrick Cameron, qui est, entre autres, régisseur de scène extérieur pour le Festival de Jazz et les Francofolies de Montréal depuis 2003.

L’événement s’étalera de 12 :00 du matin jusqu’à 22 :00. Il ne se suffira pas uniquement de la variété et de la musique (algérienne, québécoise…) mais inclura aussi la danse et divers arts. Deux humouristes montréalais d’origine algérienne seront aussi de la fête, Uncle Fofi (Fares Mekideche) le créateur du Couscous Comedy show et Reda Saoui.

Pas moins de 12 chapiteaux sont prévus pour la vente de produits, exposition, artisans et  restauration etc.

Par ailleurs, selon l’associé de Aissa Lamri et Lamine Foura, la ville de Montréal a djà donné son appui pour intégrer l’événement dans le cadre des Week ends du monde qui se passe chaque été sur le site du parc Jean Drapeau. Plusieurs organismes et  ministères provinciaux (Québec) et fédéraux (Canada) appuient également cette fête placée sous le signe de l’amitié algéro-québécoise.

Ambassade et consulat algériens ?

Les oragnisateurs de l’événement  ont déposé une demande d’aide auprès du consulat algérien de Montréal et de l’ambassade algérienne à Ottawa mais ils attendent depuis plusieurs mois. « Nous  n’avons eu aucune réponse. Ni oui, ni non », affirment-ils

Une source du consulat d’Algérie à Montréal a démenti plusieurs fois que cet événement  soit financé sur des fonds publics algériens.  La fête du samedi 7 juillet est une initiatives privée entre des Algériens et des Québécois et les autorités algériennes n’y sont associées ni de près ni de loin. « Nous aiderons tous les organisateurs d’événements liés aux festivités du 50ème dans la mesure du possible », a ajouté la même source.

Pour préparer le 50ème anniversaire, le consulat algérien a mis en place un panel composé de 4 personnalités algériennes de la diaspora qui aidera à choisir quels seront les projets qui auront le soutien financier.  Les personnes intéressées peuvent déposer des demandes d’aide. L’argent viendra de la Commission d’organisation du cinquantenaire qui est basée en Algérie. Comme elle prend en charge les festivités à l’intérieur et à l’extérieur du pays, il ne faut pas s’attendre à ce que sa contribution soit très élevée.

 « Il faut que les gens soient créatifs. Le 50ème ne se résume pas au 5 juillet. Pour nous c’est la l’année du 50ème. Donc les gens peuvent étaler leurs événements sur toute l’année », a expliqué la source du consulat algérien de Montréal. « Les locaux du consulat sont à la disposition de ceux qui veulent organiser des conférence, des rencontres littéraires, entre autres, en lien avec cet anniversaite », a ajouté à la fin la même source.

Une autre fête est prévue aussi par l’Association le Centre culturel algérien

Par Samir Ben Contactez moi

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Souad Massi est en ville…

juillet 4, 2012

La chanteuse algérienne Souad Massi est à Montréal. J’ai eu le plaisir et la chance de discuter avec elle.

Souad Massi au Festival international de Jazz de Montréal – 4 juillet 2012 – Photo : Frédérique Ménard-Aubin.

Elle est restée fidèle à son image  :  simple mais pas du tout simplette, algéroise mais universelle, féministe mais féminine…

Avec 4 albums, et quelques concerts qu’elle vient de donner aux Etats-Unis, elle arrive à Montréal où l’attend unn public composé d’Algériens du Québec et de Québécois qui l’ont déjà écouté lors des francofollies de Montréal..

De tout ce qu’elle m’a dit, elle a insisté sur une chose « Je salue tous les gens de Bouzaréah et de Bologhine », ces quartiers d »Alger où elle est née et où elle a passée sa jeunesse (elle est encore jeune !)..

Elle se produira ce soir sur la Scène TD de la place des Festivals – Angle Maisonneuve et Jeanne-Mance.

Elle passera à 21:00 et à 23:00…

Elle a promis de chanter en arabe, kabyle, francais et anglais…

Quelques photos du concert :

Souad Massi au Festival international de Jazz de Montréal – 4 juillet 2012 – Photo : Frédérique Ménard-Aubin.

Souad Massi au Festival international de Jazz de Montréal – 4 juillet 2012 – Photo : Frédérique Ménard-Aubin.

Souad Massi au Festival international de Jazz de Montréal – 4 juillet 2012 – Photo : Frédérique Ménard-Aubin.

D’autres photos sont disponible sur ce lien :
Photos et vidéos du concert de Montréal…
Par Samir Ben Contactez moi

copyright – 2012 – Samir Ben