Attentat de Jakarta (Indonésie) : La victime algérienne sera enterrée à Montréal

janvier 24, 2016

Tahar Amer-Ouali, l’Algérien de 70 ans, tué le 14 janvier dernier lors de l’attaque terroriste de Jakarta et revendiqué par Daesh sera enterré à Montréal, a appris El Watan auprès de sa famille qui vit dans la banlieue-nord de la métropole canadienne.

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« Il voulait être enterré au Canada près de ses enfants et de sa famille », explique son frère Djamel.

L’audioprothésiste qui a émigré au Canada en 1973 vivait entre le Québec où il a fondé plusieurs cliniques et l’Indonésie où il a une clinique pour les démunis qui est proche du Centre commercial le Sarinah et du Café Starbucks où a eu lieu l’attaque terroriste.

Son autre frère Mourad, 45 ans, qui a survécu à l’attaque est actuellement traité pour les blessures dues aux balles qui l’ont atteint.

Natif de Ait Toudert dans la Daira de Ouacifs en Kabylie, Tahar Amer-Ouali aimait la montagne d’où ce lien avec l’indonésie. « Vous savez, c’est un montagnard. Il est de Kabylie. Il aimait escalader les montagnes. Il avait escaladé le Kilimandjaro et plusieurs petites montagnes en Afrique. L’Indonésie est une région pleine de montagnes », ajoute son frère qui est lui aussi audioprothésiste.

Selon La Presse qui cite la président de l’ordre des prothésistes du Québec « Tahar Amer-Ouali est bien connu dans le petit monde de l’audioprothèse québécois. Il a ouvert sa première clinique à Montréal il y a 38 ans, devenant du même coup l’un des premiers membres de l’Ordre des audioprothésistes du Québec, fondé quelques années plus tôt. Durant sa carrière, il a ouvert deux autres centres, l’un à Montréal, l’autre à Laval. Il a aussi été membre du conseil de discipline de son ordre professionnel. » Il a pris sa retraite, il y a un peu plus d’une année.

A Jakarta, l’ambassadeur d’Algérie en Indonésie est allé voir à plusieurs reprises le frère qui a survécu. Une salate Djanaza (prière du mort) a été célébrée vendredi dernier avant le rapatriement du corps. Dans ce genre de situation, le gouvernement canadien prend en charge les frais de rapatriement.

Une veillée funèbre aura lieu ce dimanche soir. L’enterrement aura lieu lundi au Cimetière musulman  de Laval au nord de Montréal.

Tahar Amer-Ouali laisse une femme et cinq enfants qui ont tous réussi dans leurs domaines (audiologie et chirurgie maxillo-faciale).

Plusieurs Algériens préfèrent être enterrés au Canada pour être proches de leurs familles qui y vit. L’option de rapatriement vers l’Algérie n’est plus systématique. Bien que la loi de finances 2015 avait prévu un fond pour le rapatriement, aucun texte d’application (décret exécutif) n’a suivi depuis.

Détails :

Pour les condoleances:
Dimanche 24 Janvier, entre les prières du Maghrib et Isha (16:30 à 19:00)

ICQ Islamic center of Quebec : 2520 laval road ville St-Laurent H4L 3A1
Pour l’enterrement:
Lundi 25 Janvier : Prière Janaza ICQ

La mise en Terre après le Dhuhr (13:00) au cimetière musulman St-Francois Laval.

 

Par Samir Ben  Contactez moi

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Révision constitutionnelle : Les Algériens du Canada se mobilisent contre l’article 51

janvier 14, 2016

Le projet de révision de la Constitution entérinée par le Conseil des ministres lundi dernier fait réagir les Algériens du Canada qui représentent la deuxième communauté nationale à l’étranger avec un peu plus de 100 000 citoyens, dont une majorité de binationaux.

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Un rassemblement devant le consulat d’Algérie à Montréal est prévu le samedi prochain à partir de 14h30 pour dénoncer la disposition contenue dans l’article 51 du projet de révision constitutionnelle qui exclut les Algériens détenteurs d’une seconde nationalité ou plus de la possibilité d’accéder «aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions publiques».

Lancé par l’organisme Mouvance migratoire ô Canada que préside l’Algérien Ahcène Moussi, l’appel dénonce l’article 51 qui crée «deux classes de citoyens, diamétralement opposées : les Algériens qui résident en permanence en Algérie et les Algériens établis à l’étranger, appelés aussi émigrés ou binationaux». Pour cet organisme qui s’occupe, entre autres, de réfugiés au Canada, l’article 51 «porte atteinte à l’unité nationale, en plus d’être discriminatoire.

Il diminue les capacités de l’Algérie, par l’écartement d’une partie de ses citoyens, cette ressource humaine importante et exclut ces Algériens de l’étranger, près de 8 millions, à participer à la construction de leur pays». Ahcène Moussi déplore qu’au moment «où le pays a plus que jamais besoin de tous ses enfants, au moment où le cours du pétrole est à son plus bas niveau, nos dirigeants, par un simple article, décident d’exclure cette ressource humaine, une force qui aurait, si utilisée à bon escient, apporté incontestablement cette valeur ajoutée tant souhaitée — le savoir-faire et la devise forte pour renflouer nos caisses».

Il fait appel aussi aux «valeurs de Novembre et du Congrès de la Soummam» et rappelle que «la Constitution est la loi la plus importante d’un pays, puisqu’elle conditionne son avenir. Elle doit donc être élaborée de façon lucide, juste, et équitable, tenant compte des réalités historiques, culturelles, sociales de toutes les composantes de la nation».

Le président de Mouvance migratoire ô Canada exige la révision de l’article 51 et «tous les articles ambigus, discriminatoires, contradictoires et tous ceux qui sous-entendent la division, le doute ou la malhonnêteté». A rappeler qu’au Canada, la citoyenneté (et non la nationalité, toute une nuance) s’obtient généralement après quatre années de résidence continue.

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Décès de Hocine Aït Ahmed : Trois hommages et un enterrement.

décembre 30, 2015

Les Algériens du pays de l’érable rendront hommage à Ait Ahmed à partir d’aujourd’hui à travers plusieurs activités.

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Le FFS Canada organisera samedi prochain à Montréal un hommage qui se tiendra dans un salon funéraire musulman dans l’Est de la ville. L’événement se tiendra au lendemain de l’enterrement du leader historique algérien dans son village natal, Ath Ahmed,  à 160 km au sud-est d’Alger dans la wilaya de Tizi-Ouzou,
« Il y aura des affiches du parti. Les slogans chers à Ait Ahmed : la constituante, Tamazight langue nationale et officielle, le consensus national.  Tous les citoyens algériens ou autres sont les bienvenus et aucune récupération ne sera tolérée que ce soit du pouvoir ou autre », explique à El Watan Mohamed Arezki Ferrah, membre du Front des force socialistes au Canada,
Il dit assumer « le caractère partisan de l’hommage. Une décision mûrement réfléchie après plusieurs réunions tenues suite au décès de Dda Lhocine ».
La crainte d’une récupération par le MAK n’est pas étrangère à cette décision et ce bien que le mouvement de Ferhat Mhenni n’ait rien annoncé à Montréal, quoique certains de ses sympathisants sont impliqués dans différentes actions pour honorer la mémoire de Ait Ahmed le fils de la Kabylie.
« Le MAK est en train d’essayer de faire une action pour Dda Lhocine,  alors qu’ils l’ont dénigré et critiqué à longueur de journée.  Je suis désolé.  Tous les gens qui se sentent touchés par sa mort quelle que soit leur appartenance  sont les bienvenus. Mais venir avec des drapeaux autres que l’emblème national pour lequel Dda Lhocine a donné 70 ans de sa vie, il n’en est pas question » rajoute ce résident  de Montréal.
Farid Khellaf, proche du FFS lui aussi et qui devrait prendre un vol Montréal-Alger pour assister aux funérailles, estime qu’« on ne peut pas dissocier Ait Ahmed du FFS. Il a deux familles : sa femme et ses enfants et  la grande famille du FFS»

Rassemblement vendredi
Vendredi prochain jour d’enterrement de Ait Ahmed, un rassemblement est prévu au centre-ville de Montréal.  « Ce sera un rassemblement où les citoyens sont invités à se recueillir avec les mots d’ordre chers à Ait Ahmed : la constituante, le Maghreb des peuples et démocratique, les droits de l’homme et la justice sociale », explique Ali ihaddaden  l’un des organisateurs.
Un appel a été lancé sur les réseaux sociaux pour la participation au rassemblement.  « Hocine Aït Ahmed, l’un des dirigeants historiques de la lutte de libération de l’Algérie, militant pour la démocratie, la justice sociale et les droits humains.  Partisan de l’union des peuples maghrébins et fervent défenseur des causes des peuples opprimés à travers le monde, sera enterré dans son village natal Ain El hammam, en Algérie, ce premier janvier 2016. Afin de rendre un dernier hommage à ce grand Homme, un rassemblement se tiendra le 1er janvier 2016 à Montréal.  Rassemblons nous pour saluer la mémoire de ce grand militant des causes justes qui a mené un combat pendant plus d’un demi-siècle, sans reniement ni compromission », peut-on lire dans le communiqué.

Une veillée-hommage, mercredi

Mercredi, une veillée-hommage sera aussi organisée en hommage à Ait Ahmed par un groupe d’Algériens regroupés dans un comité qui commémorera ce « symbole de la révolution algérienne, militant constant pour la liberté, la démocratie et les droits de l’homme ».
L’une des membres de ce comité qui a préféré ne pas s’identifier estime que Hocine Ait Ahmed « appartient à tout le monde et chacun le voit comme ça lui convient.  Il ressemble beaucoup au rapport qu’on a avec l’Algérie. Elle nous appartient, mais chaque Algérien la voit selon ses desseins et d’autres l’aiment plus que leurs desseins.  Sa vie est collée à la vie du pays naissant ».

Appel

« Hocine Aït Ahmed, dernier des pères fondateurs de la nation algérienne moderne, sera enterré parmi les siens, ce vendredi 1er janvier 2016, sur les hauteurs du majestueux Djurdjura, bastion de la lutte contre le colonialisme et toute forme d’oppression.
Trois événements complémentaires seront organisés à sa mémoire à Montréal. En cette occasion, soyons dignes de la stature de ce grand militant pour la liberté, la démocratie et la justice sociale. Faisons de ces trois événements, des moments de recueillement, dans l’union, la fraternité et le respect des idéaux de ce grand militant qui a œuvré, durant soixante dix ans, pour une Algérie libre, démocratique et respectueuse des droits politiques et sociaux-culturels de tous ses enfants.
Honneur à ce militant clairvoyant, qui nous a maintes fois éclairé par sa lucidité, son abnégation, et son dévouement à sa patrie et son peuple, en dépit de la détention, la diffamation et l’exil qu’il a subi. » (
Boualem Aourane, Ali Ihaddadene, Zahir Madi)

Mercredi 30 décembre 2015 : https://www.facebook.com/events/1656910554582586/

Vendredi 1er janvier 2016 : https://www.facebook.com/events/1545765989079402/

Samedi 2 janvier 2016 : https://www.facebook.com/profile.php?id=100008802908292

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Décès de Hocine Aït Ahmed : Le consulat d’Algérie à Montréal ouvre un registre de condoléances

décembre 26, 2015

Le consulat d’Algérie à Montréal vient d’annoncer qu’un registre de condoléances sera ouvert du mardi 29 au jeudi 31 décembre 2015 à son siège sur la rue Saint-Urabin.

Hocine_Ait_Ahmed

« Il est porté à la connaissance des ressortissants algériens que suite au décès du militant Hocine AIT AHMED , un registre de condoléances sera ouvert au siège du consulat Général du 29 au 31 Décembre 2015 », peut-on lire dans le communiqué du consulat.
A rappeler qu’un autre registre de condoléances a été ouvert par le FFS Canada sur la Rue Jean-Talon au coeur du Petit Maghreb de Montréal.

Consulat :3415 Rue Saint-Urbain, Montréal, Québec, H2X2N2

ou bien

Restaurant Maghrebia Poissonnerie Castel : 3445 Jean Talon Est Montréal, québec, H2A 1X1

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Décès de Hocine Aït Ahmed : Un registre de condoléances ouvert à Montréal

décembre 25, 2015

Les Algériens vivant à Montréal pourront signer à partir d’aujourd’hui un registre de condoléances mis à leur disposition par des membres et sympathisants du Front des forces socialistes (FFS) au Canada.

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« Le registre sera ouvert au public aussi longtemps qu’il y aura des bénévoles pour assurer la permanence », a expliqué à El Watan l’un des initiateurs.

Bien que l’ouverture officielle du registre soit prévue pour ce vendredi à 13 :30, heure de Montréal, plusieurs personnes se sont déjà déplacées pour coucher sur papier leurs condoléances à la famille du défunt et à l’Algérie qu’Ait Ahmed a voulue « unie dans sa pluralité» depuis sa prime implication dans le long chemin de libération nationale, de l’Etat de droit et de la démocratie.

Lieu : Restaurant Maghrebia Poissonnerie Castel au 3445 Jean Talon Est Montréal (Facebook).

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Bahia Kiared expose à Montréal

décembre 1, 2015

L’artiste-peintre Bahia Kiared expose depuis hier et ce jusqu’au 6 décembre prochain plusieurs de ses toiles regroupées sous le thème  »Elles » à l’espace Mushagalusa de Montréal.

Le vernissage aura lieu demain, 2 décembre. Les Montréalais auront la chance d’y assister à partir de 18:00 à la galerie sise au 533 rue Ontario Est.

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«Je me sens proche de ce qui est vrai et authentique. J’aime surtout reproduire ce que m’inspire le genre humain, de par ses joies et ses faiblesses, ou même sa détresse. Ses milles et une façons de se tenir, de regarder me touchent et me donnent envie par moment de figer l’instant d’un regard, d’une impression ou juste d’une lueur dans les yeux», dit la montréalaise d’origine algérienne à propos de son travai.

Sa mère «cette femme forte et fière qui avait le goût des belles choses, comme elle la décrit, a été la première à me faire aimer le dessin, la peinture ainsi que le monde des couleurs et à été ma plus grande inspiration et ma seule école dans le domaine artistique», dit-elle.

Venue d’Algérie il y a quelques années, Bahia Kiared raconte son expérience canadienne dans un récit (D’Alger à Montréal) qu’elle a publié au début du mois chez Edilivre.

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Samia Orosemane, humour à peine voilé !

novembre 27, 2015

L’humoriste franco-tunisienne Samia Orosemane connait une ascension fulgurante depuis l’attentat contre Charlie Hebdo où elle a mis en ligne une vidéo où elle demandait aux djihadistes de se choisir une autre religion que la sienne.

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Près d’un millions de visionnements plus tard, elle est à Montréal pour présenter son spectacle Femme de couleurs au théâtre le Château .

La vidéo en question, il faut le préciser, a été mise en ligne bien avant, en octobre 2014, en réaction aux attentats d’Ottawa et de Saint-Jean-Sur-Richelieu. « A l’époque, nous dit-elle au bout du fil à partir de Paris où elle vit, je n’en revenais pas quand j’ai découvert que les auteurs des attentats étaient des convertis à l’islam».

D’où le coup de gueule de celle qui a mis les pieds au Québec pour la première en septembre dernier quand elle a été appelée en « urgence » en remplacement au gala Afrikiri de Montréal.

L’organisateur de la soirée ne se savait pas encore qu’il avait mis la main sur une valeur sûre qui cartonne dans les salles en France et en Belgique avec son spectacle Femme de couleurs. De fil en aiguille et en découvrant ses passages sur les plateaux de télévisions européennes, il décide de la faire revenir à Montréal et la produire devant 600 spectateurs.

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Signe distinctif de l’humoriste : le voile. Elle ne le porte pas que sur scène! Après des études au Conservatoire de Paris, Samia Orosemane décide de le porter et met ses ambitions d’humoriste en veilleuse avant de remonter sur scène. « Il y a plusieurs filles qui portent le voile et qui aimeraient être humoristes. Je ne sais pas comment ca va se passer pour elles, car moi j’ai été au conservatoire avant de le porter », explique-t-elle.

Très active sur les médias sociaux, ses vidéos Geneviève et Aicha sont suivies par des milliers d’internautes.

Son succès est certainement dû à sa capacité d’imiter les accents des différentes ethnies et cultures qui composent la France actuelle. Elle promet d’apprendre l’accent québécois !

Valeurs. « Dans mon spectacle, je raconte tous les combats que j’ai pu rencontrer dans ma vie en tant que femme. Le principe est de toujours transmettre des valeurs (respect des parents les difficultés de se marier avec quelqu’un de culture différente… ). Je parle de la rencontre de l’Autre. C’est un spectacle qui pousse au vivre-ensemble », dit-elle.

« La seule limite que je me pose est de ne pas être vulgaire. Et c’est possible en humour. Gad El Maleh ou le regretté Elie Kakou ne sont jamais vulgaires sur scènes », tranche celle qui aime dire sur sa page facebook « faites l’humour, pas la guerre ! ».

Plus de détails sur le spectacle….

 

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Nabila Ben Youssef, humour laïque

novembre 27, 2015

L’humoriste québécoise Nabila Ben Youssef  a fini hier soir le rodage montréalais de son spectacle Islamophobe malgré moi. Elle compte le poursuivre en région avant de le présenter devant un large public plus tard en 2016.

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Quand il s’agit d’islamophobie au Québec, on peut soit être comme le chroniqueur Mathieu Bock-Côté  et l’évacuer d’un revers de la main parce qu’elle serait un concept frauduleux ou choisir d’être comme Adil Charkaoui qui en fait un business exclusif. Nabila préfère une troisième voie : en rire !

L’humoriste d’origine tunisienne est montée hier soir sur scène au théâtre Sainte-Catherine malgré l’attentat qui a touché sa Tunisie natale la veille et qui l’a ébranlée. « Il faut montrer à ces barbares qu’on n’a pas peur d’eux », pouvait-on lire dans son message d’invitation à ses fans sur Facebook.

Mais sur les planches, la vie reprend le dessus et Nabila a enchaîné les blagues et les vannes dont elle seule détient le secret. Tout le monde y passe : musulmans, catholiques et juifs.

Elle s’est attaquée frontalement au projet de loi 59, dont certains auraient aimé qu’il criminaliserait toute critique de la religion. Une aberration pour celle qui s’est libérée de la sienne en immigrant au Québec il y a 20 ans.

Elle imagine que les peines de ceux qui s’attaqueraient à la religion seraient 1 000 coups de fouet ! « Tant qu’à y être. Pourquoi ne pas aller en Arabie Saoudite: ni hiver, ni élections partielles… » envoyant à terre la centaine de spectateurs pris d’un rire collectif.

L’humoriste, pédagogue, insistait lors de son spectacle sur la différence entre musulman et islamiste. « Je suis islamistophobe pas islamophobe » disait-elle en se moquant de ceux qui viennent sur sa page Facebook lui demander de renvoyer chez eux tous les musulmans du Québec.

Elle y voit le résultat de l’image du musulman dans les média. « A force de taper sur le même clou, les médias rendraient Mahomet lui-même islamophobe !», lance-elle à une salle acquise où on pouvait voir l’ancien conseiller municipal d’Hérouxville, André Drouin ou la présidente du Mouvement laïque québécois, Lucie Jobin.

Continuant dans la pédagogie, Nabila prend le temps d’expliquer, pas justifier, les dérives de l’islam : « L’islam est en pleine crise d’adolescence ». C’est la dernière religion arrivée sur le marché et finirait nécessairement par devenir adulte.

Comme c’est un spectacle de rodage le but est de tester l’effet des blagues en direct devant le public. Ainsi, après l’histoire de l’adolescent qui hésiterait entre un cours de poterie ou d’islam radical en entrant au CEGEP (Maisonneuve?!), elle s’amuse de la fréquentation des églises au Québec qui serait du même ordre que les visites des petits enfants aux personnes âgées dans un CHSLD. Une blague qui a laissé planer un malaise dans l’assistance pendant quelques secondes. On se demanderait si le public est vraiment prêt à rire de tout !

Rire pour faire rire ? non merci, disait-elle en début d’année au quotidien La Tribune (Sherbrooke) en réponse au journaliste qui lui demandait pourquoi elle n’est plus liée à Juste pour rire: « ce que je fais, ce n’est pas juste pour rire  : c’est aussi pour réfléchir ! »

Visitez le site web de Nabila Ben Youssef ….

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Montréal : Djmawi Africa, circulez vers l’avant !

novembre 25, 2015

Le groupe de musique algérienne « actuelle » sera en concert ce vendredi 27 novembre à La Tulipe de Montréal.

DjmawiAfrica

 

Les huit membres du groupe Djmawi Africa ne pourront pas utiliser à Montréal la formule consacrée des receveurs de bus algériens « Avancez l’arrière », titre de leur dernier album. Dans la métropole canadienne, on dit « Circulez vers l’arrière »! Deux mondes. Deux formules.

La formule algérienne a, toutefois, l’avantage de pouvoir exprimer un paradoxe qui résume « la mauvaise direction qu’on peut prendre », explique Abdou El Ksouri, le guitariste et manager du groupe en pleine promotion du concert que donnera le groupe à Montréal ce vendredi à  la Tulipe.

Beaucoup mettent rapidement Djmawi Africa dans la case musique Gnawa. Abdou el Ksouri nuance : « comme le chaabi, le rock ou la musique classique, le Gnawa fait partie des influences du groupes ». C’est de la musique algérienne telle qu’elle est faite de nos jours en Algérie. La raison est toute simple : l’Algérie est un grand pays aux multiples musiques. Leur fusion est un processus naturel pour ce groupe qui est à son troisième album « Avancez l’arrière » sorti en 2013. Le premier Mama remonte à 2008 et le second Echfaa a été lancé en 2012.

Ce souci « identitaire » est plus dans le regard de l’autre. Pour Abdou El Ksouri, l’équation est simple : « C’est de la musique algérienne actuelle tout simplement ».

Sara Nacer, de SN production (Montréal) qui produit le concert de ce vendredi en co-diffusion avec le Festival du monde arabe raconte, amusée, comment elle doit répéter plusieurs fois que « les membres de Djmawi Africa vivent en Algérie, y travaillent et y produisent leur musique ».

Des questions qui fusaient à la fin de leur concert ( Showcase) au Marché canadien et nord-américain des musique du monde, Mundial de Montréal, qui s’est tenu du 17 au 20 novembre.

La bonne prestation et la réaction des professionnels laissent augurer d’une année 2016 marquée par le Canada et l’Amérique du Nord pour Djmawi Africa.

Le groupe n’est pas à son premier « Marché de la musique ». Il vient juste de revenir de Rabat au Maroc où il a participé à Visa for music qui couvre les marchés d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. En octobre, Djmawi Africa était à Yaoundé (Cameroun) pour le marché des musiques d’Afrique le Kolatier. En mars 2016, il sera à Abidjan (Côte d’Ivoire) au Marché des arts du spectacle africain(MASA).

« Beaucoup de concerts en Afrique, cette année. On est beaucoup pour les échanges Sud-Sud », nous dit le guitariste du groupe qui aime à rappeler que la musique de Djmawi Africa est le produit algérien qui s’exporte le mieux « hors hydrocarbure ». On verra ce qu’en pensent les producteurs de dattes ! Mais une chose est sûre, le « Africa » dans le nom du groupe est tout sauf de l’exotisme pour cette formation qui assume et revendique ses racines africaines. Ce qui n’aurait pas déplu à leur ancêtre Massinissa qui déclara un jour « l’Afrique aux Africains ».

 

Le clip Dellali

 

L’octuor qui fêtera ses 11 ans le mois prochain a surpris ses fans et le milieu de la musique algérienne par son clip Dellali sorti en septembre 2014. Un clip réussi sur le plan esthétique et qui n’a pas peur de bousculer quelques tabous.

« On a voulu bousculer le clip en Algérie. Les clips algériens sont très traditionnels. On court sur la plage ou dans la forêt, explique Abdou El Ksouri. On a fait appel à des jeunes cinéastes algériens qui travaillent en Algérie ». La réalisation du clip a été confiée à Damien Ounouri, le réalisateur de Fidai. Certains parlent même du premier vrai clip algérien.

La vidéo officielle mise en ligne en juillet derniers a été visionnée plus de 100 000 fois, pratiquement le même nombre d’abonnés à la page facebook du groupe.

Cette présence sur les médias sociaux fait dire au manger du groupe que « de nos jours pour annoncer un concert, nous n’avons qu’à le dire sur les médias sociaux ». Ðonc, plus besoin de squatter les murs de la ville ou d’afficher son visage sur les bus. De quoi rassurer l’organisateur du concert qui s’est fié au flair de la directrice artistique de SN production, Karima Bougherara.

On le voit bien, Djmawi Africa circule vers l’avant !

 

Plus d’info :

https://www.facebook.com/events/1027772017274040/

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Kamel Daoud au salon du livre de Montréal « Ecrire un roman sur l’islamisme ne m’intéresse pas »

novembre 22, 2015

« Je ne suis pas intéressé par l’écriture d’un roman sur l’islamisme. J’aime mieux m’imposer par ma littérature que par le marketing», a affirmé à El Watan l’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud en marge du Salon du livre de Montréal qui se tient jusqu’à lundi et où il est invité en tant que lauréat du Prix des cinq continents de la francophonie.

KamelDaoud

L’auteur de Meursault, contre-enquête écrirait, toutefois, volontiers un roman sur l’expérience religieuse.

« Je n’ai pas envie d’écrire un livre qui correspond à une sorte d’exotisme : Algérien, islam, islamisme… Beaucoup d’ouvrages quand il s’agit de littérature tombent dans l’événementiel. La littérature traite de l’humain pas d’une religion », a-t-il ajouté juste après sa participation à une causerie sur la signification d’Être Arabe aujourd’hui avec l’auteure québécoise d’origine palestinienne Yara El-Ghadbane et l’anthropologue Gilles Bibeau auteur de l’essai Généalogie de la violence.

Kamel Daoud est revenu sur la genèse de son roman qui remonte à une chronique écrite pour le Quotidien d’Oran en mars 2010 et qui avait pour titre Le contre Meursault ou « l’Arabe » deux fois tué.

Lors de son intervention, celui dont l’audience dépasse le monde arabe et la francophonie a arraché les applaudissements des présents quand il a affirmé en préambule qu’il n’était pas « arabe ». « Je ne me sens pas arabe. Je crois que l’arabité c’est comme la négritude. Elle est dans le regard de l’autre », a-t-il expliqué.

« L’arabité m’appartient mais je ne lui appartiens pas. C’est un patrimoine culturel, un patrimoine de l’histoire mais je ne me sens pas arabe. Ce n’est pas une nationalité, c’est une culture et un patrimoine », ajoute le chroniqueur.

Rejetant la peau que veut lui imposer le puissant du moment, l’occident, Kamel Daoud revendique le statut de la possession du centre du monde. « J’ai le droit de représenter l’humanité, de parler en son nom et d’être au centre de l’universalité. Pourquoi dois-je être le marabout de la fable et l’occident représenter le centre du monde ?. J’ai le droit de proclamer que je suis le nombril du monde moi aussi », a-t-il conclu.

Par Samir Ben  Contactez moi

 

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