Soirée à la mémoire des victimes du terrorisme intégriste en Algérie

mars 23, 2017

Contre l’amnésie et l’oubli, une soirée en hommage et à la mémoire des victimes du terrorisme islamiste en Algérie se tiendra demain à Montréal sous le signe de la poésie et des belles lettres.

La branche montréalaise de Ajouad Algérie mémoire convie le public pour la septième année à cette « journée contre l’oubli » qui est fixée le 22 mars mais aura lieu ce vendredi pour accommoder les participants.

Pour les organisateurs, cette journée sera l’occasion de « rendre hommage aux victimes du terrorisme intégriste en saluant leur mémoire, de dénoncer le pouvoir algérien qui, après avoir absous les criminels, organise méthodiquement l’amnésie collective de leurs crimes et de renouveler notre volonté de témoigner et notre engagement à poursuivre notre combat mémoriel ».

Lamia Benhacine, diplômée en art théâtrale et actrice, a mis en scène le « montage littéraire » de la soirée .

A rappeler qu’Ajouad Algérie Mémoires est une association basée en France et co-fondée par le fils du journaliste et chroniqueur Said Mekbel assassiné le 3 décembre 1994 et Amel Faredeheb, fille de l’économiste Abderahmane Fardeheb assassiné le 26 septembre de la même année.

Infos :

Quand : Vendredi 24 mars à 18 :30
Lieu : La Maisonnée – 6865 Av. Christophe Colomb, Montréal.

Par Samir Ben  Contactez moi

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Montréal : Funérailles de sœur Cécilia Bergeron, une missionnaire en Kabylie

mars 11, 2017

Les funérailles de sœur Cécilia Bergeron, une Sœur blanche qui a passé près de la moitié de sa vie en Algérie et plus précisément en Kabylie, auront lieu ce samedi à Montréal.

Très appréciée par ceux et celles qui l’ont connue en Algérie,  elle sera inhumée au cimetière Le Repos Saint-François d’Assise (Montréal). Une oraison funèbre en kabyle sera dite en sa mémoire. Une langue apprise durant son séjour en Algérie entre 1945 et 1994 , année où elle fut contrainte de revenir au Québec à cause du terrorisme.

Sœur Cécilia Bergeron qui a fêté ses 100 ans le 16 août dernier (voir le groupe qui lui est consacré : https://www.facebook.com/groups/587133141457578/) suivait ainsi l’une des consignes du fondateur de sa congrégation religieuse : « apprendre la langue du peuple qui accueille  et se faire proches des gens par la nourriture, le logement ».

« Elle était d une douceur incroyable je me souviens d’elle, moi enfant, j’étais touchée par son comportement, sa façon d’être. Elle adorait ma défunte mère », se souvient l’une des personnes qui l’ont connue en Algérie.

Les Sœurs blanches (Sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique) est une congrégation religieuse fondée en 1869 à Kouba (Alger), après la colonisation française. Son fondateur, Le cardinal Lavigerie, avait pour objectif l’évangélisation des populations musulmanes et la conversion au christianisme du continent africain.  Les Sœurs blanches sont présentes dans plusieurs pays. Elles interviennent auprès des femmes et des enfants et offrent des services au plus démunis.

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Montréal : Lancement de L’Otage le dernier roman de Salah Chekirou

mars 11, 2017

L’ancien journaliste algérien Salah Cherkirou lance aujourd’hui son dernier roman L’Otage publié aux  éditions Belle feuille (Québec, Canada).

L’événement qui sera suivi d’une vente-dédicace se tiendra à partir de 15:00 dans la mythique librairie Olivieri du quartier Côte-des-Neiges de Montréal.
L’otage « est l’histoire d’une jeune infirmière Québécoise qui s’extirpe difficilement d’une grosse dépression suite à une douloureuse rupture avec l’amour de sa vie. Suzanne, c’est d’elle qu’il s’agit intègre le service des soins palliatifs d’un grand hôpital montréalais, pensant qu’en côtoyant les malheurs de ceux que la vie n’a pas choyé, elle se remettra sur ses pieds. C’est auprès de ses patients qu’elle apprend beaucoup de choses sur sa vie. Nous sommes au début des années quatre-vingt-dix, les débuts de la généralisation de l’utilisation de l’internet un peu partout dans le monde. Les débuts d’utilisation des emails, du chat… », peut-on lire en quatrième de couverture.
Salah Chekirou qui vit au Canada depuis une dizaine d’année, a déjà publié en 2005, «Le grain de sable »  qui aborde l’assassinat du président algérien Mohamed Boudiaf « abattu en 1992 en direct devant les caméras de la télévision ».

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Législatives du 4 mai : Trois partis déposent des listes à Montréal

mars 7, 2017

Trois partis ont déposé des dossiers de candidature au niveau du consulat d’Algérie à Montréal pour la zone 4 qui compte l’Europe hors France, les Amériques et le reste du monde. La réception des dossiers ayant pris fin dimanche dernier à minuit.

Il s’agit du Front des forces socialistes (FFS), du Mouvement populaire algérien (MPA) et de Fadjr El Djadid. Le FFS a opté pour Mohamed Arezki Ferrah comme tête de liste. Le MPA a choisi Amar Souab. Fadjr El Djadid a préféré Houria Gaceb.

Les deux députés sortants de la zone 4, Belkacem Amarouche (FFS) et Noureddine Belmeddah (FLN)  ont été lâchés par leurs partis et ne sont pas sur les listes proposées.Il faut noter qu’il s’agit de la première étape du processus de candidature. Elle sera suivie ultérieurement de l’annonce des listes officielles retenues.

La loi électorale exige que les listes doivent être déposées au consulat de résidence du tête de liste. On ne sait pas encore si les autres partis, comme le FLN, ont déposé dans d’autres consulats de la zone 4 qui compte trois continents.

Les élections législatives algériennes se tiendront le 4 mai prochain. Plus de 11 000 électeurs sont inscrits sur les listes électorales à Montréal. Aux dernières élections de 2012, le taux de participation était de 8% dans la métropole canadienne. Plus de 100 000 Algériens vivent au Canada.

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Belkacem Amarouche :  »Pour un découpage qui donnerait un député issu de l’émigration algérienne au Canada »

mars 1, 2017

En visite au Canada la semaine dernière, le député FFS de l’émigration pour la zone 4, Belkacem Amarouche revient pour El Watan sur les objectifs de son déplacement au pays de la feuille d’érable. Il a fait le déplacement au Canada en compagnie de Madjid Rouar, secrétaire national chargé du pôle des relations internationales du Front des forces socialistes.

 

Quel est le but de la visite au Canada ?

D’abord c’est un devoir de revenir sur la zone dont je suis le parlementaire.  J’ai promis lors de ma première visite en 2013 que je reviendrais au Canada avant la fin de mon mandat. Et je reviens aussi dans un autre cadre avec mon camarade Madjid Rouar chargé du pôle des relations internationales qui est là pour mettre des pistes pour un redéploiement du parti à l’étranger avec nos militants et sympathisants.

 

Vous venez aussi en préparation des élections…

Nous sommes ici pour, entre autres, expliquer la participation du FFS à ces élections, son approche.  C’est le moment aussi de faire un bilan de cette mandature.  Et c’est une première qu’un parlementaire élu à l’étranger fasse un bilan.

Pour nous, cette élection n’implique pas la logique arithmétique mais c’est surtout de continuer dans cet élan et de créer des dynamiques citoyennes autour de la reconstruction du consensus national.

L’élection est une opportunité pour que le FFS se redéploye un peu plus et profite des différentes tribunes et des espaces qui lui seront offerts durant la campagne électorale et même cette précampagne. Je lance un appel à nos compatriote de s’inscrire sur les listes électorales et peser vraiment sur cette élection.

 

Lors de votre dernière visite, la rencontre était ouverte au public ? Pourquoi pas cette fois-ci ?

Il faut d’abord travailler au niveau interne. Échanger avec la base sur les meilleures méthodes à adopter pour la campagne électorale surtout pour cette zone 4 qui est la plus grande circonscription électorale.

 

Comment se fera le choix des candidats et est-ce que vous allez vous représenter ?

Je suis candidat à la candidature. C’est la commission nationale qui statuera sur les candidatures, pas uniquement à l’étranger. La liste est centralisée et ouverte à tous les militants et même des sympathisants et des concitoyens qui sont proches du programme du FFS et qui peuvent être des acteurs fédérateurs pour le projet du FFS autour de la reconstruction du consensus national.

 

Avez-vous une idée sur le nombre d’électeur dans votre zone qui couvre l’Europe hors France, les Amériques ?

Il faut dire les vérités comme elles sont. Le pouvoir actuel ne nous a pas instruits d’un chiffre réel et exact et ceci pose problème concernant les préparatifs. Nous n’avons pas toutes les données en main. Ca implique même les résultats de 2012.   C’est notre droit de connaître les résultats pays par pays pas uniquement la zone et c’est ce que nous avions demandé à la dernière élection législative. C’est notre droit de connaître le nombre d’Algériens dans chaque Etat et le nombre d’électeurs. C’est plus que nécessaire. Mais bien sûr et évidemment pour le pouvoir algérien ces données sont un secret d’Etat alors que c’est un droit absolu pour chaque Algérienne et Algérien et pas uniquement les partis politiques.

 

Vous avez certainement quelques chiffres…

Au Canada 83 000, en Belgique 35 000, en Espagne 60 000, 65 000 au Royaume-Un. Il y a aussi l’Italie et l’Australie. Ceci pour les grandes agglomérations pour lesquelles il y a un potentiel électoral énorme. Dans les autres pays, on trouve entre 3 000 et 4 000. On se retrouve globalement avec plus de 600 000 électeurs.

 

Vous représentez le Canada mais vous vivez en Belgique ?

Historiquement, en dehors de la France, la plupart des parlementaires de l’émigration viennent de Belgique.  Il ne faut pas oublier que le découpage était différent et n’incluait pas les Amériques. Ca s’explique par la mobilisation citoyenne et des considérations géographiques. La Belgique est un petit pays et les gens peuvent se déplacer facilement. Il y a cinq centres de vote. C’est plus difficile dans d’autres pays. Par exemple au Royaume-Uni, quelqu’un qui vit à Dublin, il est obligé de passer la nuit à Londres pour voter. Il y a aussi la culture du vote qui est obligatoire en Belgique donc les gens  n’ont pas intégré que le vote algérien est un droit.

Dans le cas du Canada, il y a aussi une autre contrainte. Les autorités canadiennes interdisent à l’Etat algérien de louer d’autres lieux que les enceintes diplomatiques et consulaires pour organiser l’élection.

En 2012, le taux de participation en Belgique était de 21%, le plus haut taux de la zone ce qui a aidé à donner le taux de participation de 14% à l’émigration.

 

Il ne serait pas plus intéressant de changer le découpage pour avoir un député issu du Canada ?

Je l’ai dit lors de ma première visite. C’est la preuve que le pouvoir en place a fait toujours des lois qui sont déphasées et qui ne sont pas harmonieuses avec la réalité. La zone que je couvre est intercontinentale. Il faut un budget de l’ONU pour pouvoir la parcourir.

L’expérience tunisienne est à méditer. Ils ont 19 députés à l’émigration. Là où il y a une grande communauté il crée un poste de député ou  plus.

 

Quels sont les problèmes auxquels font face les électeurs de votre zone ?

Au-delà des problèmes consulaires (passeport et autres) pour lesquels je suis intervenu, il faut retravailler les conventions sociales avec les pays d’accueil. Nous en avons que cinq pays dont la Belgique, la France et la Tunisie. Mais nous n’en avons pas avec le Canada. Il y a aussi la question des retraites, la reconnaissance des diplômes…

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Législatives du 4 mai : Opération séduction du FFS au Canada

février 16, 2017

Le Front des forces socialistes lance une opération de redéploiement auprès des Algériens du Canada en vue des élections législatives du 4 mai prochain.

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Madjid Rouar, secrétaire national chargé du pôle des relations internationales et Belkacem Amarouche, le député sortant pour la zone 4 (Les Amériques et Europe hors France) arrivent à Montréal aujourd’hui pour une mission d’une semaine.

« L’objectif s’inscrit dans le cadre des engagements pris lors de ma première visite en 2013 que je reviendrai au Canada pour échanger avec les membres de notre communauté et continuer à affiner les pistes pour le redéploiement sous l’angle de l’organisation du FFS », nous a confié Belkacem Amarouche, élu en 2012 pour la circonscription qui comprend le Canada. Une rencontre avec les militants et des sympathisants du FFS est prévue ce samedi.

Cette mission est en fait l’application sur le terrain du plan de « redéploiement du parti à l’étranger » adopté par le Secrétariat national du parti.

Ce plan met en place « des directoires de campagne dans chaque circonscription électorale à l’étranger » qui sont chapeautés et coordonnés par Madjid Rouar.

Des comités de campagnes seront créés et « sont ouverts à tous les militants et sympathisants du parti désireux de contribuer à la dynamique de campagne du FFS ».

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Attentat de Québec : Un dernier hommage aux victimes algériennes

février 4, 2017

Des milliers de Montréalais, dont beaucoup d’origine algérienne, ont rendu un dernier hommage, jeudi, à trois des six victimes de l’attentat terroriste contre une mosquée de Québec, la capitale provinciale.

 Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson

Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson

L’Aréna Maurice Richard, qui accueille habituellement les matchs de hockey sur glace, a été transformée en lieu où ont été célébrées les funérailles de Khaled Belkacemi et Abdelkrim Hassane, les deux victimes algériennes de la tuerie de dimanche dernier, ainsi que celles de la victime tunisienne, Aboubaker Thabti. Le lieu a été choisi sur proposition de la ville de Montréal, nous a expliqué Omar Chikh, de la maison funéraire Magnus Poirier qui est en charge du culte musulman. «La mosquée avec laquelle nous avons l’habitude de travailler n’allait pas suffire pour accueillir ceux qui comptaient assister, soit à la prière ou bien à la cérémonie», a-t-il ajouté. Plus de 5000 personnes ont commencé à affluer dès le matin en un flot continu que déversait la bouche du métro proche de la salle.
Toute la classe politique canadienne et québécoise était présente : le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, le Premier ministre provincial, Philippe Couillard, les chefs des principaux partis, des ministres, le maire de Montréal et celui de Québec, ville où a eu lieu le massacre ainsi que le consul général d’Algérie à Montréal. Les cercueils des victimes étaient exposés, couverts du drapeau algérien. Ils devraient arriver aujourd’hui en Algérie. Khaled Belkacemi, 60 ans, professeur en génie alimentaire à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’université Laval (Québec), sera enterré à El Harrach. Abdelkrim Hassane, 41 ans, informaticien, analyste-programmeur pour le gouvernement québécois, sera enterré à Staouéli.

Le Premier ministre canadien, qui a été le premier à prendre la parole par quelques mots en arabe, a affirmé que «c’est le moment pour tous les Québécois, tous les Canadiens, d’être unis en deuil, de repousser l’intolérance, mais surtout d’être là pour les familles et une communauté qui ont énormément de peine aujourd’hui».

Il est rejoint par le Premier ministre provincial, Philippe Couillard, qui s’est adressé aux Québécois d’origine musulmane en leur disant qu’ils sont chez eux au Québec et au Canada. «Les mots prononcés, les mots écrits ne sont pas anodins. A nous de les formuler, à nous de les choisir, car ces mots peuvent unir, peuvent guérir ou peuvent trancher, blesser», a-t-il ajouté, faisant référence, à demi-mot, certes, à l’islamophobie et au climat de stigmatisation quotidienne que subissent les musulmans, que ce soit dans les médias ou de la part de politiciens en mal d’appuis populaires.

Les mots ont un impact

Le même discours est partagé par Denis Coderre, le maire de Montréal, qui lui aussi a utilisé l’arabe au début de son intervention. «Il est temps de réaliser que les mots prononcés ont un impact. Que chaque message, tous ces messages sur les médias sociaux ne doivent plus être pris à la légère», a-t-il dit.

Lors de son intervention, le consul général d’Algérie à Montréal, Abdelghani Cheriaf, a rappelé que les communautés étrangères «sentent depuis un certain temps se poser sur elles un regard de méfiance et de suspicion». «Ces victimes innocentes sont tombées sous les balles du fanatisme, de la haine et de l’intolérance. Un acte commis dans une ville où on disait que rien ne présageait d’une telle violence. Faut-il payer de sa vie le simple fait de vouloir pratiquer sa foi ou sa religion ? Faut-il s’étonner de voir ce déferlement de violence ? Quand bien même ce phénomène est réduit, il ne faut pas le négliger ou le banaliser», a-t-il déclaré.

Il a fini son discours sur une note d’espoir. «Mais une lumière a jailli à travers toutes ces bougies allumées à Montréal, à Québec et dans d’autres lieux pour dire le rejet de l’ostracisme et surtout pour marquer leur solidarité avec la communauté musulmane du Canada et partager son deuil sincèrement.» Le maire de Montréal a appelé tout le monde à «profiter de la journée d’aujourd’hui pour faire notre propre examen de conscience». De même que celui de Québec. «Que leur sacrifice soit le ferment d’un nouvel espoir pour nous tous», a-t-il dit.

Le Québec, une société pacifique qui a su par différents mécanismes démocratiques réduire la violence politique à pratiquement zéro, est sous le choc. L’opinion publique est toujours marquée par la tuerie à la Polytechnique, où 14 jeunes étudiantes avaient été tuées le 6 décembre 1989 par un homme armé. De quoi sera fait demain ? Le Premier ministre provincial a affirmé récemment qu’il y aura «un avant et un après attentat» contre la mosquée de Québec.

La réaction du député fédéral libéral, Joël Lightbound, de la formation politique du Premier ministre canadien, résume bien l’attitude des hommes politiques. Dans une déclaration faite devant le Parlement canadien au cours de la semaine, il demandait pardon aux victimes qui sont issues de sa circonscription électorale. «Pardon d’avoir vu prendre racine dans le cœur de mes semblables la peur, la méfiance et la haine. Pardon de ne pas en avoir fait assez. Si les mots ont des conséquences, les silences aussi ont des conséquences. Plus jamais !» a-t-il déclaré.

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La province du Québec n’échappe pas aux groupes d’extrême droite et à l’islamophobie

février 3, 2017

Jamais en Occident au cours des 15 dernières années, selon les analyses du magazine québécois L’Actualité, une attaque contre un lieu de culte musulman ou autre n’a fait autant de victimes que l’attentat contre la mosquée du quartier Sainte-Foy à Québec, la capitale de la province canadienne du même nom.

islamophobie

Le jeune étudiant en sciences politiques, Alexandre Bissonnette, qui a visité la mosquée quelques jours avant son acte et discuté avec des fidèles, est revenu dimanche soir à l’heure de la prière du Icha. Armé d’une mitraillette AK-47 et d’une arme de poing 9 mm. L’attaque n’a duré que quelques minutes tuant six personnes et blessant une dizaine d’autres, faisant 17 enfants orphelins, selon différents médias locaux. Le bilan aurait pu être plus lourd si l’arme de l’assaillant ne s’était pas enrayée. Parmi les victimes deux Algériens. Il s’agit de Khaled Belkacemi et de Abdelkrim Hassan. Ils seront enterrés en Algérie. Une cérémonie funéraire a eu lieu hier, jeudi, dans une grande salle de sports de Montréal.

Les dépouilles devraient arriver au pays demain. Le gouvernement algérien a décidé de prendre en charge les frais de rapatriement. Les autres victimes viennent de Tunisie, du Maroc et de Guinée. Frédéric Castel, chargé de cours et chercheur au département de sciences des religions de l’université du Québec à Montréal rappelle qu’«environ 43% des musulmans du Québec sont nés au Maghreb et 25% dans la province. C’est une communauté hyper instruite».

Acte terroriste?

Bien que l’attaque ait été qualifiée de terroriste par la Premier ministre canadien Justin Trudeau, l’assaillant de 27 ans ne fait pas face à des accusations de terrorisme. La justice canadienne s’est suffi, pour le moment, d’accusation de meurtre prémédité. Ce qui a fait sourciller beaucoup d’observateurs.

Dans une longue explication jurido-technique, des sources judiciaires ont affirmé à Radio Canada que «des accusations de terrorisme ne sont pas forcément pertinentes puisque le délai quant à son éligibilité pour une libération conditionnelle pourrait aller, théoriquement, jusqu’à 150 ans». L’auteur de l’attentat est présenté par des connaissances comme quelqu’un aux idéaux «très à droite et ultra-nationaliste suprématiste blanc», selon Le Journal de Montréal. Adepte de Marine Le Pen et de Donald Trump ou du groupe identitaire nationaliste québécois G.n.ration nationale.

Au Québec, il existerait entre 20 à 25 groupes d’extrême droite, selon le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal comme La Meute, Atalante Québec ou la Fédération des Québécois de souche. Selon des fuites de son interrogatoire après son arrestation, il a affirmé aux enquêteurs qu’il «craignait et détestait les musulmans» et ne cachait pas «son hostilité envers les membres de la communauté musulmane», selon les sources du journal La Presse.

Beaucoup d’observateurs n’ont pas été surpris par cette attaque puisque la rhétorique islamophobe au Québec, et partout en Occident, s’est décomplexée et prend différentes formes. Parfois au nom de la lutte contre l’islamisme radical et parfois pour défendre les thèses identitaires pour des raisons électorales ou idéologiques. Au Québec, deux tendances se télescopent à propos du concept d’islamophobie lui-même. La première la qualifie de concept frauduleux et est promue par la droite identitaire. La seconde est l’apanage des islamistes et des intégristes qui crient à l’islamophobie à toute critique de l’islam.

D’ailleurs le drame au Québec est que le Centre de lutte contre l’islamophobie est une émanation de la mouvance intégriste et dirigé par un imam controversé. Ceci finit par donner l’effet inverse. Même si en 2015, l’Assemblée nationale du Québec avait adopté unanimement une motion dénonçant l’islamophobie, les chroniqueurs spécialisés dans l’islam-bashing ont continué leur besogne au quotidien ce qui poussent certains individus influençables à commettre l’irréparable.

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L’Etat algérien prendra en charge le rapatriement des deux victimes algériennes de l’attentat de Québec

février 1, 2017

Le rapatriement des corps des deux victimes algériennes de l’attentat contre la mosquée de Québec sera pris en charge par l’Etat algérien, a-t-on appris auprès du consulat d’Algérie à Montréal.

enterrement

Khaled Belkacemi , 60 ans, est né à El Harrach. Il était professeur en génie alimentaire à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval (Québec).

Abdelkrim Hassane est né à Alger. Agé de  41 ans, il était père de trois filles âgées de 10 ans, 8 ans et 15 mois. Informaticien, il travaillait au gouvernement du Québec comme analyste-programmeur.

 »L’exposition des corps et la prière auront lieu demain jeudi à partir de 13:00 à l’arena Maurice Richard (2800 Rue Viau, Montréal, QC H1V 3J3), selon Anie Samson, mairesse de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et la Présidente de la commission de la sécurité publique de Montréal. »

D’autres victimes sont tombées sous les balles du suprémaciste Alexandre Bissonnette : Mamadou Tanou Barry, 42 ans de Guinée, Aboubaker Thabti, 44 ans de Tunisie, Azzeddine Soufiane, 57 ans du Maroc, Ibrahima Barry, 39 ans de Guinée.

Selon les Frédéric Castel, chargé de cours et chercheur au Département de sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal « environ 43 % des musulmans du Québec sont nés au Maghreb et 25% dans la province. C’est une communauté hyper instruite ».

 

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Attentat contre la mosquée de Québec : Hommages aux victimes à travers le Canada

février 1, 2017

Plusieurs rassemblements ont eu lieu à travers le Canada en hommage aux victimes de l’attentant terroriste contre la mosquée de la ville de Québec perpétré dans la soirée du dimanche par un jeune adepte de l’extrême droite.

hommage

A Québec, la capitale de la province, plusieurs hommes politiques canadiens et québécois ont pris part à la vigile en mémoire de six victimes.

«Nous n’acceptons pas cette haine», a déclaré Justine Trudeau le premier ministre canadien lors de ce rassemblement auquel ont pris part des milliers de personnes, devant le Centre culturel islamique de Québec, siège de la mosquée. «Nous défendrons et protégerons toujours votre droit de vous rassembler et de prier, aujourd’hui et tous les jours», a-t-il ajouté.

D’autres villes ont organisé des rassemblements similaires : Montréal, Ottawa, Toronto, Halifax, Edmonton…

Si au début, la confusion était totale sur l’auteur ou les auteurs de la tuerie, les services de sécurité canadiens ont finalement divulgué l’identité de l’unique assaillant qui porte le nom d’Alexandre Bissonnette.  Agé de 27 ans, il fait face « à 11 chefs d’accusation, dont 6 de meurtre prémédité ».

 

Deux Algériens parmi les victimes

Deux Algériens font partie des victimes tombées sous les balles d’Alexandre Bissonnette. Il s’agit, comme annoncé par El Watan, de Khaled Belkacemi. Agé de 60 ans, il était professeur en génie alimentaire à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval. Originaire d’Alger, il était aussi chercheur affilié à l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels.

La seconde victime algérienne est  Abdelkrim Hassane. Agé de  41 ans, il était père de trois filles âgées de 10 ans, 8 ans et 15 mois. « Informaticien, il est arrivé au Québec en 2010 et a rapidement décroché un emploi. Il travaillait au gouvernement du Québec comme analyste-programmeur. Auparavant, il aurait travaillé pour une compagnie pharmaceutique en Algérie. Une de ses anciennes collègues le décrit comme un homme gentil, pieux et respectueux », selon Radio Canada.

Le gouvernement algérien a aussi confirmé l’identité des victimes algériennes. «Nous avons le regret de confirmer le décès de Abdelkrim Hassane né le 20 mai 1975 à Alger et de Khaled Belkacemi né le 18 janvier 1957 à El Harrach, dans l’attaque terroriste perpétrée dans la soirée du 29 janvier courant contre le Centre culturel islamique de Québec», rapporte l’agence officielle APS.

Les autres victimes sont : Mamadou Tanou Barry, 42 ans de Guinée, Aboubaker Thabti, 44 ans de Tunisie, Azzeddine Soufiane, 57 ans du Maroc, Ibrahima Barry, 39 ans de Guinée.

 

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