« Il faut reconnaître le MAK » (Me Ali Yahia Abdennour au Canada )

novembre 18, 2014

Voilà une déclaration qui ne devrait pas déplaire au fondateur du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), Ferhat Mehenni.

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Me Ali Yahia Abdennour qui est au Canada pour promouvoir son livre sur la crise berbère de 1949 et animer une série de rencontres sur la situation politique en Algérie, répondait à une question sur la légitimité et la pertinence du mouvement autonomiste, lors des débats qui ont suivi sa première conférence tenue dimanche dernier à Montréal.

L’illustre avocat a rappelé dans sa réponse, sa dernière contribution sur les colonnes d’El Watan où il affirmait que « Les partis non reconnus, présidés par Ali Benflis, Sid Ahmed Ghozali, Ali Rachedi Abdeslam, Ferhat Mehenni, etc. ont droit de cité, car toutes les voix ont le droit de se faire entendre. Il est temps que le bon sens et la raison habitent les esprits. ».

Pour l’infatigable militant des droits de l’Homme, « le parti de Ferhat Mhenni a le droit d’exister » et ce sera au peuple trancher. Mais sans liberté, puisque l’armée accapare le pouvoir depuis l’indépendance, ce ne sera pas une tâche facile. « La souveraineté populaire a été confisquée autant par le colonialisme que par les militaires. Nous avons libéré le territoire mais pas le peuple », ajoute Me Ali Yahia Abdennour. Il fera appel à Victor Hugo qui avait dit « libérez la liberté et elle fera le reste ». Pour lui, d’ailleurs, le « problème » de la liberté et de la justice se posera « lorsque le pouvoir actuel doit partir ». Il lui prédit une fin avant avril 2015.

Il a aussi rappelé avoir rencontré Ferhat Mehenni et avoir séjourné en Espagne. Un pays dont il loue la décentralisation, chose qui manque cruellement en Algérie. Une centralisation qui commence à la base où « le secrétaire général d’une APC désigné par décret présidentiel a plus de pouvoir qu’un président d’APC pourtant élu », sans oublier le wali qui a presque un droit de vie et de mort sur les maires.

Revenant sur le cas de l’Espagne, Me Ali Yahia Abdennour rappelle que les régions de ce pays jouissent déjà d’une large autonomie à tous les niveaux.

Par ailleurs, il n’adhère pas à l’idée de l’indépendance de la Kabylie. « Comment voulez-vous abandonner les richesses du Sahara ?», tranche-t-il.

L’ancien ministre de l’agriculture sous Boumédiène est invité par la Fondation canadienne pour Tamazight (Tiregwa). Selon son président Rachid Beguenane, il devrait aussi « donner ce mardi une conférence à l’université Laval dans la capitale provinciale et une autre, samedi prochain, à l’Université du Québec à Montréal. Elles auront pour thèmes la démocratie en Afrique du Nord ».

Par Samir Ben  Contactez moi

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Moins de pétrole algérien pour le Québec ?

novembre 12, 2014

Le gouvernement du Québec voudrait diminuer la dépendance de la province canadienne au pétrole algérien qui représente près de 40 % de ses importations en brut. Il se tournerait dans le futur davantage vers la province de l’Alberta et les Etats-Unis.

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Sans donner d’échéancier précis, Pierre Arcand, ministre québécois des ressources naturelles, qui répondait à un député de l’opposition a affirmé, que « la sécurité énergétique est de plus en plus importante et le Québec tentera de s’approvisionner davantage chez ses voisins d’Amérique du Nord en pétrole, que ce soit d’autres provinces ou des États américains ».

Le ministre faisait le lien avec l’instabilité actuelle au Moyen-orient due à l’émergence de l’organisation appelée Etat islamique.

«Quand on voit ce qui se passe entre avec toute la question de l’État islamique, il est clair qu’on a avantage à regarder nos approvisionnements énergétiques de notre côté, du côté nord-américain (…), et de dépendre le moins possible des approvisionnements qui viennent de l’extérieur», a-t-il dit pendant l’interpellation, ajoute l’agence de presse canadienne.

Cette option était en préparation bien avant l’apparition de Daesh, puisque plusieurs études sont menées pour établir une nouvelle politique énergétique de la province.

Selon la même source, en 2012, en plus du pétrole algérien, environ un tiers des importations « provient d’autres pays dont des pays du Moyen-Orient et seulement 8 pour cent du pétrole importé ici vient du reste du Canada. ».

L’ancienne première-ministre du Québec, Pauline Marois avait affirmé à El Watan en avril dernier que le « Québec veut diminuer progressivement sa dépendance au pétrole, mais cela ne vise pas plus particulièrement le pétrole produit en Algérie que celui de tout autre pays ».

Pour l’Algérie, les exportations d’hydrocarbure vers le Canada dont le Québec s’élevaient en 2013 à plus de 3.3 milliards de dollars canadiens.

 

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Hocine Meghar nouvel ambassadeur d’Algérie au Canada

novembre 6, 2014

Hocine Meghar vient d’être nommé ambassadeur d’Algérie au Canada. Il remplace Smail Benamara en poste à Ottawa depuis 2006.

Hocine Meghar, nouvel ambassadeur d'Algérie au Canada

Hocine Meghar, nouvel ambassadeur d’Algérie au Canada

Diplomate de carrière, Hocine Meghar a été, entre autres, ambassadeur d’Algérie en Allemagne. Son dernier poste était directeur général de la communauté nationale à l’étranger au ministère des affaires étrangères.

Cette nomination fait partie d’un vaste mouvement dans le corps diplomatique annoncé ce jeudi par la présidence algérienne.

 

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La crise berbère de 1949 pour les nuls…

novembre 3, 2014

La crise berbère de 1949 sera le thème d’une conférence qui sera donnée par Mr Ali Yahia Abdennour le 16 novembre à Montréal.

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Me Ali Yahia Abdennour qui a publié chez Barzakh un livre sur le sujet apportera un éclairage de première main, en témoin du siècle qu’il est.

Il est invité par la Fondation canadienne pour tamazight  »Tiregwa’.

 

Lire le communiqué de la Fondation Tiregwa…

 

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Algériens du Canada : Place à l’excellence

novembre 2, 2014

La fondation Club avenir a honoré hier six membres de la communauté algérienne au Canada pour l’excellence de leur parcours lors d’une soirée de gala suivie d’un concert Gnawi de Hasna El Becharia

Les lauréats 2014 (de gauche à droite) : Fairouz Oudjida, Mohamed Ammour, Malik Boukhira, Meriem Benmelouka, Hafid Naoun et Karima Brikh

Les lauréats 2014 (de gauche à droite) : Fairouz Oudjida, Mohamed Ammour, Malik Boukhira, Meriem Benmelouka, Hafid Naoun et Karima Brikh. Photo : blednet.com

Pour son douzième gala d’excellence, la fondation Club avenir n’a pas failli à sa réputation de « détecteur » de success-story dans la communauté algérienne au Canada.

L’organisme qui s’est donné comme mission, il y a 11 ans, de promouvoir l’intégration au Canada à travers la mise en avant de l’excellence, a remis hier ses trophées pour six lauréats d’origine algérienne.

La palme d’or est revenue à Malik Boukhira, co-fondateur de Spearhead Games, une compagnie de conception de jeux vidéo pour Playstation, entre autres.

Malik Boukhira

Malik Boukhira

Dans la catégorie contribution communautaire, le jury a retenu Mohammed Ammour dans la liste soumise par le comité de sélection. Ancien joueur de foot-ball en Algérie et en France et entraineur de plusieurs équipes au Canada depuis 15 ans.

Mohamed Ammour

Mohamed Ammour

Le prix de la réussite professionnelle a été remporté ex-æquo par deux membres de la communauté algérienne. Meriem Benmelouka est directrice générale du Campus des Technologies de la Santé (CTS) de Montréal, qui accompagne les entreprises du secteur des technologies médicales. Hafid Naoun est fondateur d’un organisme qui offre des services de mise à jour des connaissances et d’aide à l’emploi pour les ingénieurs et techniciens immigrants (APCDAO).

Meriem Benmelouka

Meriem Benmelouka – photo blednet.com

 

Hafid Naoun

Hafid Naoun

Le prix jeune potentiel a été attribué à la journaliste Karima Brikh, la présentatrice du téléjournal du week-end de la chaîne de télévision TVA. La star montante du journalisme télévisuel au Québec est de mère Québécoise et de père Algérien originaire de Bejaia qui a émigré dans les années 1970.

Karima Brikh

Karima Brikh

Enfin, la mezzo-soprano Fairouz Oudjida a remporté le prix de l’entreprenariat féminin. Elle s’est distinguée en chantant l’opéra classique (français, italien, russe) et « algérien » (arabe, kabyle et gnawa).

Fairouz Oudjida

Fairouz Oudjida

Le gala s’est poursuivi dans une ambiance Gnawi avec Hasna El Becharia qui signe son deuxième concert à Montréal en un peu plus d’une année.

La soirée s’est déroulée en présence de l’ambassadeur et du consul d’Algérie ainsi que de plusieurs personnalités politiques canadiennes et québécoises dont la ministre provinciale de l’Immigration, de la diversité et de l’Inclusion. Cette dernière n’a pas manqué de souligner la qualité des immigrants algériens qui s’installent au Québec. « Le ‪‎Québec sélectionne la crème de la crème en Algérie », a dit Kathleen Weil.

Plus d’info :

http ://www.clubavenir.com

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Le Canada frappé sur son propre sol

octobre 25, 2014

Scène surréaliste au Canada. Des ouvriers s’affairent à poser des blocs de béton à l’entrée d’une caserne militaire pour la protéger contre d’éventuelles attaques terroristes. Et les militaires canadiens ont été invités à ne plus porter leur uniforme dans les lieux publics pour ne pas être pris pour cible. Tout a basculé en l’espace de trois jours lorsque deux militaires ont été tués par deux jeunes «convertis» à l’islam et au passé trouble.

En l’espace de trois jours, deux militaires canadiens ont été tués par deux jeunes «convertis» à l’islam dont le profil est un mélange entre délinquance et troubles mentaux.

En l’espace de trois jours, deux militaires canadiens ont été tués par deux jeunes «convertis» à l’islam dont le profil est un mélange entre délinquance et troubles mentaux.

Lundi dernier à une quarantaine de kilomètres au sud de Montréal, un soldat canadien a été tué et un autre blessé quand un Québécois de 25 ans a foncés sur eux au volant de sa voiture avant d’être abattu par la police. Selon les médias canadiens, le tueur, un canadien de souche, a appelé les services d’urgence «pour dire qu’il agissait au nom d’Allah». «L’intérêt du suspect pour les organisations terroristes et les groupes extrémistes avait inquiété sa famille au point que ses propres parents ont contacté les policiers il y a quelques mois pour les aviser de la situation.»

Michael Bibeau- Zehaf, le tueur d'Ottawa (avant)

Michael Zehaf-Bibeau, le tueur d’Ottawa

Michael Zehaf-Bibeau, le tueur d'Ottawa

Michael Zehaf-Bibeau, le tueur d’Ottawa (avant)

Bien que les services de renseignement le surveillaient de près et étaient même en contact avec lui, le tueur a réussi à commettre son acte. «L’individu s’était fait confisquer son passeport par les autorités canadiennes pour éviter qu’il ne se rende à l’étranger afin de combattre aux côtés des djihadistes», selon le chef de la Gendarmerie royale du Canada (la police fédérale). «Il faisait aussi partie des 90 Canadiens considérés à risque de se radicaliser et qui faisaient l’objet d’une enquête», affirme le même responsable. Et d’ajouter que l’homme avait pu agir «par frustration d’avoir été privé de son passeport».

Le second attentat, plus spectaculaire a eu lieu mercredi à Ottawa, la capitale canadienne. Un autre jeune «converti» de 32 ans a ouvert le feu à proximité du Parlement tuant un soldat qui montait la garde devant le Monument aux morts avant d’être lui-même abattu dans l’enceinte du Parlement. Un vent de panique s’en est suivi dans la capitale où les députés ont été confinés dans les locaux parlementaires pendant de longues heures.

Martin Couture-Rouleau, le tueur de Saint_jean_sur_Richelieu

Martin Couture-Rouleau, le tueur de Saint_jean_sur_Richelieu

Martin Couture-Rouleau, le tueur de Saint_jean_sur_Richelieu (avant)

Martin Couture-Rouleau, le tueur de Saint_jean_sur_Richelieu (avant)

Lors d’une conférence de presse, le chef de la police fédérale a décrit l’assaillant comme «un désillusionné qui nourrissait probablement des croyances extrémistes et dont le geste est clairement relié à sa radicalisation mais ses motifs ne sont pas clairs. Son casier judiciaire montrait des infractions en matière de drogue, de violence et d’autres activités criminelles». L’homme de 32 ans est de mère québécoise et de père libyen.

Jusqu’à présent les djihadistes canadiens se sont fait connaître à l’étranger. On se rappelle que deux d’entre eux avaient participé à l’attaque de Tiguentourine en janvier de l’année dernière. Les autorités canadiennes savaient qu’avec l’annonce de la participation du pays à la coalition contre l’organisation appelée Etat islamique, le risque d’attentat augmenterait. Bien que Daech aurait lancé un appel pour tuer les citoyens canadiens, il n’y a pas, pour le moment, de liens prouvés entre cet appel et les derniers attentats. Dans la foulée, le gouvernement canadien s’apprête à déposer un projet de loi qui donnerait plus de pouvoir aux services de renseignement dans la lutte antiterroriste.

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L’Enfant de la haute plaine, premier roman de Hamid Benchaar

septembre 16, 2014

Une guerre sans images n’en est pas une et ne serait qu’un vague souvenir englouti par l’oubli. C’est pour échapper à cette fatalité que Hamid Benchaar a écrit son premier roman qui raconte la guerre de l’indépendance de l’Algérie à travers les yeux d’un petit garçon de sept ans, Zine, qui pourrait être lui, enfant.

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« La Guerre d’Algérie demeure une inconnue pour les générations post-indépendance pour qui, elle n’existe simplement pas, car sans images », dit l’auteur dans le blog qu’il tient sur le site du journal français Le Monde.

L’Enfant de la haute plaine, commence en 1958 au moment où « la guerre d’Algérie entre dans sa quatrième année. Tortures, viols et tueries s’abattent du jour au lendemain sur de paisibles paysans de cette région qui fut à la pointe de la lutte pour l’indépendance », peut-on lire en quatrième de couverture de ce roman publié récemment chez l’Harmattan.

L’enjeu de raconter cette guerre ? Ne pas la raconter « fait l’affaire des bourreaux d’hier qui peuvent ainsi nier l’existence des exactions commises et notamment la torture. Heureusement, il y a les écrits qui témoignent et qui accusent », ajoute l’auteur.

« J’ai voulu, dans ce livre, rappeler combien ce conflit fut atroce et complexe, et combien il était difficile, sur le moment, de faire la distinction entre les bourreaux et les victimes », dit ce diplômé de l’Institut polytechnique national de Grenoble (France).

Hamid Benchaar vit entre Montréal et Ottawa où il exerce actuellement comme consultant en systèmes informatiques pour le gouvernement canadien.

[rectifié le 17.09.2014] Natif des Aurès en Algérie, il a déjà publié chez l’éditeur allemand Dictus Publishing, en mode impression à la demande, un essai, Liberté choisie et appartenance subie : Réflexions de nature politique et philosophique sur l’exil, la mémoire et l’histoire des sociétés,  qui est une compilation de textes postés sur le même blog.

 

Le blog de l’auteur …

Le site des éditions l’Harmattan ….

 

 

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Comment déprogrammer un terroriste…

septembre 13, 2014

Le jeune réalisateur américain Giovanni Zelko parcourt les festivals avec son premier film The Algerian. Il était à Montréal au début du mois en cours pour le Festival des films du monde, où il a présenté son film en hors-compétition.

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«Tout ce qui est américain n’est pas obligatoirement hollywoodien» s’applique parfaitement à cette production indépendante qui raconte l’histoire d’Ali, un étudiant algérien membre d’une cellule terroriste dormante implantée à Los Angeles et qui prépare une action d’envergure. Le contact avec les Américains dont des musulmans, la rencontre de l’amour feront le malheur des commanditaires de sa mission.

Rencontré en marge du festival, le réalisateur new yorkais se défend de perpétuer le stéréotype du musulman terroriste. «Je suis d’origine italienne et je déteste l’image de l’Italien dans les médias américains : mauvais, il bat sa femme et a des liens avec la mafia ! La réalité est tout autre. Dans le cas des Italiens, ça peut être amusant, mais pour le musulman, l’image est encore plus dramatique», explique-t-il.

Il est vrai que, généralement, les réalisateurs indépendants sont habituellement de gauche et très inclusifs.

Giovanni Zelko a écrit le film avec Ben Youcef, un acteur d’origine algérienne qui a vécu jusqu’à l’âge de 10 ans en Arabie saoudite avant d’aller en Angleterre et, finalement, s’installer à Los Angeles, où en plus de son travail d’acteur — il a joué dans Munich, NCIS LA entre autres — il participe à des prières interreligieuses.«Notre agenda, Ben et moi, quand on a écrit le scénario du film, n’était pas de divertir. Nous voulions justement montrer les musulmans au-delà des stéréotypes. Les musulmans ne sont pas tous des terroristes. Nous voulions dire que la majorité des musulmans sont bons, comme dans n’importe quel autre groupe», se défend-il.

«Nous montrons dans notre film qu’il était sur un mauvais chemin. S’il n’avait pas été en contact avec des Américains, il aurait mené sa mission à terme. Sa rencontre avec un imam américain et une fille dont il est tombé amoureux, des discussions avec un soldat américain déployé en Afghanistan ont fini par le déprogrammer et la fin en surprendra plus d’un !» ajoute le réalisateur.

Quelques scènes du film ont été tournées à Ghardaïa, Tipasa et à La Casbah d’Alger. Le choix de Ghardaïa d’où est originaire l’acteur Ben Youcef s’est imposé naturellement. «J’ai été fasciné par la beauté de cette ville. Il ne faut pas oublier que c’est une fiction, donc l’histoire n’est pas liée à cette ville», nuance le réalisateur quand on lui fait remarquer qu’il est paradoxal de filmer une scène violente dans l’une des communautés les plus pacifiques d’Algérie.

Le tournage du film avait commencé en 2009, mais les événements du printemps arabe ont contraint Giovanni Zelko à apporter des modifications au scénario en cours de route.«On a commencé à tourner avant le printemps arabe. On a été obligé d’adapter le scénario au fur et à mesure des événements du printemps arabe. Au départ, le film était fait plutôt en réaction aux événements du 11 septembre 2001. Le but était de faire un portrait de la relation entre les cultures, la tolérance et la coexistence entre celles-ci et comment un musulman radical se transforme à la rencontre des gens dans le film», explique-t-il.

Ayant une formation de base en histoire, avant ses études en cinéma à Boston, il s’est basé sur l’ouvrage collectif Le Moyen-Orient en 2015, publié en 2002 et dirigé par une professeure de la National Defense University à Washington.

Le réalisateur s’est inspiré de La Bataille d’Alger, les scènes de La Casbah, et même à Star Wars pour le personnage du cerveau de la cellule appelé le «Père» et sa relation avec Ali. Pour le moment, il compte rester dans le circuit des festivals avant de le distribuer en 2015.

Sur Facebook : https://www.facebook.com/TheAlgerianMovie

Cliquer ici pour accéder au site web du film…

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« The Algerian » au Festival des films du monde de Montréal

août 30, 2014

Le film américain « The Algerian » sera projeté cette fin de semaine à Montréal dans le cadre du Festival des films du monde.

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Programmé dans la section Regards sur les cinémas du monde, « The Algerian » réalisé par Giovanni Zelko, suit le parcours d’Ali, joué par Ben Youcef, entre l’Algérie et les Etats-Unis.

« Membre d’une cellule terroriste dormante en Algérie, le jeune homme caché sous une fausse identité d’étudiant aux États-Unis s’implique de plus en plus avec ceux qu’il était censé détruire », peut-on lire dans le synopsis du film – le premier de ce réalisateur indépendant diplômé de la Boston University.

Les cinéphiles montréalais auront l’occasion de voir le film et de discuter avec le réalisateur qui sera présent aux trois projections prévues samedi et dimanche au Cinéma Quartier Latin 14.

Plus d’info sur le festival voir ici

 

Photos autour du film The Algerian

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BenYoucef_TheAlgerian

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Giovanni Zelko, le  réalisateur de The Algerian

Giovanni Zelko, le réalisateur de The Algerian

Giovanni Zelko, le  réalisateur de The Algerian

Giovanni Zelko, le réalisateur de The Algerian

Séance de visionnement à Washington DC. Abdallah Baali, ambassadeur d'Algérie aux Etas-Unis.

Séance de visionnement à Washington DC. Abdallah Baali, ambassadeur d’Algérie aux Etats-Unis.

 

 

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Le gouvernement canadien s’oppose à la venue d’enfants palestiniens blessés

août 14, 2014

Le gouvernement conservateur canadien vient d’opposer une fin de non-recevoir à la demande d’entrée au Canada pour assurer des soins à une centaine d’enfants palestiniens blessés par les récents bombardements de l’armée israélienne sur la bande de Ghaza.

Manifestation de soutien aux Palestiniens de Gaza. Montréal. 10 aout 2014. Photo. Mohamed Kadri.

Manifestation de soutien aux Palestiniens de Gaza. Montréal. 10 aout 2014. Photo. Mohamed Kadri.

Cette initiative vient d’un médecin canado-palestinien, le docteur Izzeldin Abuelaish, qui a lui-même perdu trois de ses filles, en 2009, tuées par le tir d’un char israélien sur leur maison à Ghaza. Cette expérience est racontée dans un livre qu’il a publié en 2011 sous le titre Je ne haïrai point.

Le gouvernement canadien justifie sa décision par les risques liés au transport et qui pourraient aggraver l’état de santé de ces enfants. Leur séparation de leurs familles en serait l’autre raison, selon le porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères.

Le Dr Abuelaish a affirmé aux médias canadiens qu’il est choqué par le fait qu’on puisse refuser des soins à un enfant blessé. «Imaginez un moment que ce soit votre enfant», s’est-il adressé aux conservateurs.

«Notre responsabilité éthique est de leur prodiguer l’aide nécessaire au moment où ces enfants en ont besoin», a-t-il ajouté.

Pour lui, si la volonté politique est présente, il suffit d’un avion pour ramener ces enfants. Et l’avion est prêt. Il a aussi mis à contribution les services médicaux et sociaux de la province de l’Ontario.

Les 100 enfants, qu’il compte toujours ramener malgré le refus du gouvernement qui doit délivrer les visas, ont des blessures ou sont dans un état qui leur permet de voyager de Ghaza jusqu’au Canada. La majorité a besoin de soins orthopédiques, de chirurgie plastique, vasculaire ou nerveuse.

Plusieurs citoyens canadiens ont proposé d’héberger ces enfants pendant leur séjour au Canada. Le ministre ontarien de la Santé a affirmé, dans un communiqué, qu’il y a «une responsabilité morale à assister les enfants blessés dans des conflits armés».

Pour ne pas laisser mourir ce projet, le Dr Abuelaish a lancé une pétition sur internet dans l’espoir d’avoir un appui populaire massif qui infléchirait la position du gouvernement conservateur.

Cette attitude du gouvernement canadien ne surprend pas les observateurs qui y voient une volonté des conservateurs de ne pas laisser une telle opération aboutir, car elle risque de ternir l’image de leur allié dans l’opinion publique.

Dès le début des bombardements israéliens sur Ghaza, le Premier ministre, Stephen Harper, s’est porté pour la défense d’Israël. Il affirmé à plusieurs reprises que «le Canada continuera d’appuyer de façon inébranlable le droit d’Israël de se défendre».

Le dernier appui à Israël remonte à deux jours avec la mise en place d’une commission d’enquête de l’ONU sur de possibles crimes de guerre à Ghaza. Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, s’en est pris à cette commission. «C’est une honte totale, qui ne fera rien pour promouvoir la paix et la dignité dans la bande de Ghaza et pour le peuple palestinien», a-t-il dit.

MARCHE POUR GHAZA

L’attitude du gouvernement canadien dans le dossier palestinien a été dénoncée par plus de 10 000 personnes lors d’une marche qui a sillonné les rues de Montréal, dimanche dernier. Organisée par une coalition de syndicats, d’organisations populaires ou communautaires ainsi que des partis politiques, la marche avait pour but d’exiger l’arrêt de «l’agression israélienne contre Ghaza» qui est «soutenue par le Canada» et «la fin du blocus de Ghaza», entre autres. «Ghaza, Ghaza le Québec est avec toi», «Ghaza, Ghaza, le Québec ne t’oublie pas» ou «Israël assassin, Harper complice», sont quelques uns des slogans entendus pendant la marche.

Les organisateurs ont tenu à rappeler que ce qui se passe en Palestine est une guerre d’occupation. «Nos voix porteront dans les rues, dans les organisations, dans les médias sociaux et dans les élections», s’est adressée aux manifestants l’une des organisatrices.

 

La pétition du Dr Izzeldin Abuelaish (sur le site du parti NPD): http://petition.npd.ca/les-enfants-de-Gaza

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